L'opinion N°377
du 22 au 29 décembre 2004

ACTUALITE

 

Semaine au Pays

Gestion du contentieux électoral
Du 6 au 10 décembre 2004 s’est tenu au Conseil d’Etat à Ouagadougou, un séminaire de formation des magistrats de ladite institution ainsi que ceux des tribunaux administratifs de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.
Pendant cinq (5) jours de travaux, les participants ont planché sur les compétences du Conseil d’Etat en matières électorale et contractuelle. Ils ont notamment passé au peigne fin les questions de contentieux, des marchés publics, des systèmes électoraux, et des élections locales. La première communication, assurée par le Professeur M. Baloma SAWADOGO et le Conseiller d’Etat, M. Dieudonné T. OUATTARA, a permis aux magistrats de renforcer leurs connaissances sur les marchés publics ou l’achat public, ses différentes catégories ainsi que le contentieux y relatif. Les conférenciers ont présenté à l’occasion, les règles de détermination de l’ordre juridictionnel compétent sur les questions de contentieux des marchés publics et l’état de la jurisprudence en la matière. Le Professeur LOADA de la CGD (Centre pour la gouvernance démocratique), a fait la seconde communication qui portait sur les systèmes électoraux : les modes de scrutin, les systèmes électoraux et le découpage électoral, la réforme du système électoral burkinabè.

Cour de cassation
Deux nouveaux magistrats ont été installés à la Cour de cassation, le vendredi 10 décembre 2004. M.Timothée TRAORE et Etienne Dar HIEN ont été respectivement installés conseiller et Avocat général près la Cour de cassation. Avant d’occuper ces nouvelles fonctions, les deux hommes ont chacun occupé plusieurs postes de responsabilités. La cérémonie d’installation de ces deux magistrats, a été présidée par le premier président de la Cour de cassation, M. Cheick OUEDRAOGO. Dans ses réquisitions le procureur général près la Cour de cassation, M. Urbain TRAORE a adressé ses « félicitations » aux deux « installés » pour leur promotion méritée à ces hauts postes de responsabilités dont rêve tout magistrat. Rappelons que le conseiller près la Cour de cassation a pour rôle d’établir après étude approfondie du dossier « un rapport » comportant l’exposé des faits et de la procédure et il établit « la note » comportant son avis. L’avocat général est quant à lui autant en matière civile que pénale « partie jointe ». Il est indépendant de la Cour et des parties ainsi que de leurs conseils.

Développement de l’entreprise dans l’espace UEMOA
Du 13 au 15 décembre 2004, s’est tenu à Ouagadougou un séminaire de formation au profit d’une trentaine de magistrats de rang supérieur. Organisé par le Projet d’appui à la compétitivité et au développement de l’entreprise (PACDE), il était placé sous le thème « Le concours de l’administration judiciaire burkinabè à l’effort d’harmonisation des législations dans l’espace OHADA ». La formation visait trois objectifs. Il s’agissait d’abord de favoriser chez les magistrats de rang supérieur, l’adoption progressive des pratiques juridictionnelles favorables à la réalisation de l’objectif fondamental du traité de l’OHADA ; ensuite, poser le problème de la recherche d’une adéquation de la législation nationale avec les textes OHADA et enfin, orienter les auditeurs vers une pratique appropriée pour toutes les juridictions de droits communs nationaux dans les systèmes de droits communautaires. Ainsi, durant trois jours les participants ont apprécié les situations qui commandent l’application des actes uniformes, décelé les pratiques juridictionnelles qui obstruent l’application des actes uniformes. Les échanges à travers des débats fort nourris ont permis de renforcer, l’adhésion du personnel judiciaire au système juridique et judiciaire de l’OHADA et de maîtriser l’application des actes uniformes, l’inter dépendance des dispositions nationales, les actes uniformes et sur la coexistence entre les juridictions nationales de la Cour commune de Justice et d’arbitrage.

Syndicalisme
Pour renforcer la culture syndicale de niveau I, le comité national des femmes de la Confédération Nationale des Travailleurs du Burkina (CNTB) a convié au Centre d’éducation ouvrière de Ouagadougou et ce du 14 au 16 décembre 2004, une trentaine de ses membres (femmes) à réfléchir sur le thème « La problématique de la syndicalisation des femmes travailleuses ». Après une cérémonie d’ouverture présidée par M. Marcel ZANTE, Secrétaire général adjoint de ladite confédération, les participantes ont entamé les travaux centrés sur des éléments tels le syndicat (définition, objectifs, principes, fonctions et activités, etc.), la présentation de la CNTB, la présentation des travailleurs, les coopératives, le syndicat et le secteur informel. Par ailleurs, les questions de la participation des femmes au syndicat, des cotisations syndicales et autres problèmes majeurs affectant la vie syndicale en général ont été abordés.

Soutien à la candidature de Blaise COMPAORE
Femmes militant pour la paix et la démocratie au Burkina Faso convaincues de l’importance primordiale que son Excellence le Président Blaise COMPAORE accorde à l’émancipation de la Femme burkinabè, convaincues du rôle qu’il joue en faveur de la promotion de la Femme, avons décidé de la création d’une structure dénommée « Les Tanties de Blaise COMPAORE ».
Cette structure est un Comité de soutien à Son Excellence le Président Blaise COMPAORE et à son programme de Développement Solidaire ce Comité de soutien « Les Tanties de Blaise COMPAORE est affilié à la structure «Les amis de Blaise COMPAORE».
Peut être membre de cette structure toute femme d’âge mûre (plus de cinquante (50 ans) résidant au Burkina Faso qui s’engage à soutenir le Président Blaise COMPAORE et à défendre son programme de Développement Solidaire. « Les Tanties de Blaise COMPAORE » conscientes du potentiel d’expérience qu’elles ont acquise au fil des ans s’engagent à le mettre au service de l’œuvre commune du développement du Burkina Faso. Elles s’engagent à jouer pleinement le rôle dévolu aux Tanties dans la société traditionnelles africaine à savoir :
- œuvrer pour la cohésion, la solidarité et le maintien de la paix
sociale ;
- œuvrer pour une mobilisation effective pour la défense d’un
objectif commun ;
- incarner la sagesse afin de susciter la tolérance, le respect et le patriotisme dans le cœur de tous les fils du Burkina.

La structure est présente dans plus d’une vingtaine de provinces, elle entend s’étendre sur l’ensemble du territoire national et compte de nos jours près de trois cents (300) membres.
« Les Tanties de Blaise COMPAORE invitent toutes les Femmes sans exclusive qui adhèrent et qui soutiennent le programme de Développement Solidaire du Président Blaise COMPAORE à se joindre à elles en vue de la conquête de nouvelles victoires.
De ce fait, elles invitent le Président Blaise COMPAORE à présenter sa candidature pour la présidentielle de 2005.

Promotion de la Jeunesse
L’Association 2000 pour le progrès qui soutient la candidature du président Blaise COMPAORE pour les élections présidentielles de 2005 mobilise ses troupes. En effet l’association conduite par M. Lucien ILBOUDO ne tarit pas d’initiatives pour mobiliser la Jeunesse burkinabè pour la victoire éclatante du président COMPAORE. Depuis le samedi 18 décembre, elle a lancé « les journées des sympathisants du président COMPAORE ». Celles-ci, qui se déroulent sur trois jours, ont commencé dans l’arrondissement de Boulmiougou et s’étendront aux autres arrondissements de la Commune de Ouagadougou. Seize (16) provinces du pays dans lesquelles l’association 2000 pour le progrès est présente sont intéressées par ces activités. Des journées qui s’articulent autour de kermesses, de bals populaires, de rencontres sportives avec comme moment ultime une conférence-débat sur le thème « quel est le rôle et la place que le président Blaise COMPAORE accorde à la Jeunesse dans son programme pour un développement solidaire ». C’est M. Alain ILBOUDO qui a eu la charge d’exposer sur le thème de la conférence qui n’a pas manqué de susciter des questions de la part des jeunes de l’arrondissement de Boulmiougou sortis nombreux pour l’occasion. L’Association 2000 pour le progrès qui a été créée en juin 1997 a été officiellement reconnue en juin 1998 et poursuit comme objectifs, la sauvegarde de l’environnement avec un reboisement à son actif, la formation et la promotion de la micro-entreprise avec plusieurs formations à l’endroit de la jeunesse dans la menuiserie, la soudure, la couture, etc.

Non au "ticket de la mort"

Le 11 décembre 2004, l’axe Ouaga-Koupèla a été le théâtre d’un mortel accident lié à la circulation. Bilan 17 morts dont 16 sur le coup. Dans le N° précédent nous évoquions la mobilisation des syndicats des transporteurs du Niger et du Burkina consécutivement à ce drame. A ce propos, un ami d’une des victimes nous livre ses sentiments à travers cette lettre ouverte. Il met à l’index les transporteurs pour leur inobservation des règes de sécurité, les syndicats des transporteurs de privilégier les intérêts de leur corporation au détriment de la sécurité des voyageurs, et " Secours Voyageurs" de faire son deal sur le dos des voyageurs.


Un ami a succombé à ses blessures suite à l’accident survenu sur la route de Ouaga Koupela, victime innocente de la route. Non que dis-je, ne serait-il pas plutôt victime de ces transporteurs cupides, qui n’hésiteraient pas à surcharger leur véhicule pour quelques billets de plus et qui se soucieraient guère de l’état mécanique de leur véhicule, pourvu qu’il avance.
Par ailleurs, mon ami a succombé à ses blessures avant même d’atteindre l’hôpital. Ce qui suppose que les secours ont tardé à se manifester, et que " Secours - Voyageurs" qui encaisse 200FCFA sur chaque ticket de transport vendu par les transporteurs souscripteurs de cette couverture de risque au profit du voyageur, ne se contente que de garnir son tiroir – caisse au lieu de voler promptement au secours des blessés. Aux dires de certains, M. A. KOUANDA aurait fait le nécessaire pour les blessés et se serait même transporté sur les lieux de l’accident. Mais, la question est de savoir si tous les blessés ont pu bénéficier de la prise en charge de " Secours- Voyageurs" à laquelle leur donne droit l’acquisition de leurs titres de transport. Ce à quoi on peut émettre des doutes. A la lumière des événements, il s’avère que les blessés n’étaient assistés que par le personnel hospitalier sans l’ombre d’aucun agent de " Secours- Voyageurs". Où était donc ce bon samaritain du "sauvetage" lors de cette catastrophe de SOGEBAF qui fit 35 morts dans un passé récent entre Niangologo et Banfora, sans oublier celle de Houndé avec ses 10 morts ? Tous ces blessés ont – ils bénéficié du concours de " Secours- Voyageurs". Beaucoup vous diront que non. On a plutôt l’impression que des "deals" sont en train de se faire sur le dos des honnêtes voyageurs au détriment de leurs bourses et de leur sécurité.
"Secours- Voyageurs" est plus que jamais interpellé car il doit éclairer l’opinion publique sur les tenants et les aboutissants de cette formule d’assistance voyageurs en cas d’accident, sur laquelle planent des doutes sérieux. Les syndicats transporteurs voyageurs ne doivent pas s’impliquer seulement à défendre leurs "plats" mais aussi, faire de la sécurité du voyageur leurs préoccupations premières.
Les autorités doivent veiller à ce que le monde du transport soit régi par des réglementations strictes et rigoureuses, assorties de sanctions à la hauteur des préjudices subis par les voyageurs. Ceux qui font du transport de personnes leur activité principale, doivent se dire qu’ils ont à gérer des vies humaines et non de simples colis. Avec l’accident de Ouaga-Koupèla, nous avons eu droit à des enterrements à la sauvette avec des corps non identifiables et des tombes sans noms. Il faut que des responsabilités soient situées et que plus jamais nous n’assistions à des drames d’une telle ampleur.

Un ami d’une des victimes


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