| Semaine
au Pays
Gestion du contentieux électoral
Du 6 au 10 décembre 2004 s’est tenu au Conseil d’Etat
à Ouagadougou, un séminaire de formation des
magistrats de ladite institution ainsi que ceux des tribunaux
administratifs de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.
Pendant cinq (5) jours de travaux, les participants ont planché
sur les compétences du Conseil d’Etat en matières
électorale et contractuelle. Ils ont notamment passé
au peigne fin les questions de contentieux, des marchés
publics, des systèmes électoraux, et des élections
locales. La première communication, assurée
par le Professeur M. Baloma SAWADOGO et le Conseiller d’Etat,
M. Dieudonné T. OUATTARA, a permis aux magistrats de
renforcer leurs connaissances sur les marchés publics
ou l’achat public, ses différentes catégories
ainsi que le contentieux y relatif. Les conférenciers
ont présenté à l’occasion, les règles
de détermination de l’ordre juridictionnel compétent
sur les questions de contentieux des marchés publics
et l’état de la jurisprudence en la matière.
Le Professeur LOADA de la CGD (Centre pour la gouvernance
démocratique), a fait la seconde communication qui
portait sur les systèmes électoraux : les modes
de scrutin, les systèmes électoraux et le découpage
électoral, la réforme du système électoral
burkinabè.
Cour de cassation
Deux nouveaux magistrats ont été installés
à la Cour de cassation, le vendredi 10 décembre
2004. M.Timothée TRAORE et Etienne Dar HIEN ont été
respectivement installés conseiller et Avocat général
près la Cour de cassation. Avant d’occuper ces nouvelles
fonctions, les deux hommes ont chacun occupé plusieurs
postes de responsabilités. La cérémonie
d’installation de ces deux magistrats, a été
présidée par le premier président de
la Cour de cassation, M. Cheick OUEDRAOGO. Dans ses réquisitions
le procureur général près la Cour de
cassation, M. Urbain TRAORE a adressé ses « félicitations
» aux deux « installés » pour leur
promotion méritée à ces hauts postes
de responsabilités dont rêve tout magistrat.
Rappelons que le conseiller près la Cour de cassation
a pour rôle d’établir après étude
approfondie du dossier « un rapport » comportant
l’exposé des faits et de la procédure et il
établit « la note » comportant son avis.
L’avocat général est quant à lui autant
en matière civile que pénale « partie
jointe ». Il est indépendant de la Cour et des
parties ainsi que de leurs conseils.
Développement de l’entreprise
dans l’espace UEMOA
Du 13 au 15 décembre 2004, s’est tenu à Ouagadougou
un séminaire de formation au profit d’une trentaine
de magistrats de rang supérieur. Organisé par
le Projet d’appui à la compétitivité
et au développement de l’entreprise (PACDE), il était
placé sous le thème « Le concours de l’administration
judiciaire burkinabè à l’effort d’harmonisation
des législations dans l’espace OHADA ». La formation
visait trois objectifs. Il s’agissait d’abord de favoriser
chez les magistrats de rang supérieur, l’adoption progressive
des pratiques juridictionnelles favorables à la réalisation
de l’objectif fondamental du traité de l’OHADA ; ensuite,
poser le problème de la recherche d’une adéquation
de la législation nationale avec les textes OHADA et
enfin, orienter les auditeurs vers une pratique appropriée
pour toutes les juridictions de droits communs nationaux dans
les systèmes de droits communautaires. Ainsi, durant
trois jours les participants ont apprécié les
situations qui commandent l’application des actes uniformes,
décelé les pratiques juridictionnelles qui obstruent
l’application des actes uniformes. Les échanges à
travers des débats fort nourris ont permis de renforcer,
l’adhésion du personnel judiciaire au système
juridique et judiciaire de l’OHADA et de maîtriser l’application
des actes uniformes, l’inter dépendance des dispositions
nationales, les actes uniformes et sur la coexistence entre
les juridictions nationales de la Cour commune de Justice
et d’arbitrage.
Syndicalisme
Pour renforcer la culture syndicale de niveau I, le comité
national des femmes de la Confédération Nationale
des Travailleurs du Burkina (CNTB) a convié au Centre
d’éducation ouvrière de Ouagadougou et ce du
14 au 16 décembre 2004, une trentaine de ses membres
(femmes) à réfléchir sur le thème
« La problématique de la syndicalisation des
femmes travailleuses ». Après une cérémonie
d’ouverture présidée par M. Marcel ZANTE, Secrétaire
général adjoint de ladite confédération,
les participantes ont entamé les travaux centrés
sur des éléments tels le syndicat (définition,
objectifs, principes, fonctions et activités, etc.),
la présentation de la CNTB, la présentation
des travailleurs, les coopératives, le syndicat et
le secteur informel. Par ailleurs, les questions de la participation
des femmes au syndicat, des cotisations syndicales et autres
problèmes majeurs affectant la vie syndicale en général
ont été abordés.
Soutien à la candidature de
Blaise COMPAORE
Femmes militant pour la paix et la démocratie au Burkina
Faso convaincues de l’importance primordiale que son Excellence
le Président Blaise COMPAORE accorde à l’émancipation
de la Femme burkinabè, convaincues du rôle qu’il
joue en faveur de la promotion de la Femme, avons décidé
de la création d’une structure dénommée
« Les Tanties de Blaise COMPAORE ».
Cette structure est un Comité de soutien à Son
Excellence le Président Blaise COMPAORE et à
son programme de Développement Solidaire ce Comité
de soutien « Les Tanties de Blaise COMPAORE est affilié
à la structure «Les amis de Blaise COMPAORE».
Peut être membre de cette structure toute femme d’âge
mûre (plus de cinquante (50 ans) résidant au
Burkina Faso qui s’engage à soutenir le Président
Blaise COMPAORE et à défendre son programme
de Développement Solidaire. « Les Tanties de
Blaise COMPAORE » conscientes du potentiel d’expérience
qu’elles ont acquise au fil des ans s’engagent à le
mettre au service de l’œuvre commune du développement
du Burkina Faso. Elles s’engagent à jouer pleinement
le rôle dévolu aux Tanties dans la société
traditionnelles africaine à savoir :
- œuvrer pour la cohésion, la solidarité et
le maintien de la paix
sociale ;
- œuvrer pour une mobilisation effective pour la défense
d’un
objectif commun ;
- incarner la sagesse afin de susciter la tolérance,
le respect et le patriotisme dans le cœur de tous les fils
du Burkina.
La structure est présente dans plus
d’une vingtaine de provinces, elle entend s’étendre
sur l’ensemble du territoire national et compte de nos jours
près de trois cents (300) membres.
« Les Tanties de Blaise COMPAORE invitent toutes les
Femmes sans exclusive qui adhèrent et qui soutiennent
le programme de Développement Solidaire du Président
Blaise COMPAORE à se joindre à elles en vue
de la conquête de nouvelles victoires.
De ce fait, elles invitent le Président Blaise COMPAORE
à présenter sa candidature pour la présidentielle
de 2005.
Promotion de la Jeunesse
L’Association 2000 pour le progrès qui soutient la
candidature du président Blaise COMPAORE pour les élections
présidentielles de 2005 mobilise ses troupes. En effet
l’association conduite par M. Lucien ILBOUDO ne tarit pas
d’initiatives pour mobiliser la Jeunesse burkinabè
pour la victoire éclatante du président COMPAORE.
Depuis le samedi 18 décembre, elle a lancé «
les journées des sympathisants du président
COMPAORE ». Celles-ci, qui se déroulent sur trois
jours, ont commencé dans l’arrondissement de Boulmiougou
et s’étendront aux autres arrondissements de la Commune
de Ouagadougou. Seize (16) provinces du pays dans lesquelles
l’association 2000 pour le progrès est présente
sont intéressées par ces activités. Des
journées qui s’articulent autour de kermesses, de bals
populaires, de rencontres sportives avec comme moment ultime
une conférence-débat sur le thème «
quel est le rôle et la place que le président
Blaise COMPAORE accorde à la Jeunesse dans son programme
pour un développement solidaire ». C’est M. Alain
ILBOUDO qui a eu la charge d’exposer sur le thème de
la conférence qui n’a pas manqué de susciter
des questions de la part des jeunes de l’arrondissement de
Boulmiougou sortis nombreux pour l’occasion. L’Association
2000 pour le progrès qui a été créée
en juin 1997 a été officiellement reconnue en
juin 1998 et poursuit comme objectifs, la sauvegarde de l’environnement
avec un reboisement à son actif, la formation et la
promotion de la micro-entreprise avec plusieurs formations
à l’endroit de la jeunesse dans la menuiserie, la soudure,
la couture, etc.
Non au "ticket
de la mort"
Le 11 décembre
2004, l’axe Ouaga-Koupèla a été le théâtre
d’un mortel accident lié à la circulation. Bilan
17 morts dont 16 sur le coup. Dans le N° précédent
nous évoquions la mobilisation des syndicats des transporteurs
du Niger et du Burkina consécutivement à ce
drame. A ce propos, un ami d’une des victimes nous livre ses
sentiments à travers cette lettre ouverte. Il met à
l’index les transporteurs pour leur inobservation des règes
de sécurité, les syndicats des transporteurs
de privilégier les intérêts de leur corporation
au détriment de la sécurité des voyageurs,
et " Secours Voyageurs" de faire son deal sur le
dos des voyageurs.
Un ami a succombé à ses blessures suite à
l’accident survenu sur la route de Ouaga Koupela, victime
innocente de la route. Non que dis-je, ne serait-il pas plutôt
victime de ces transporteurs cupides, qui n’hésiteraient
pas à surcharger leur véhicule pour quelques
billets de plus et qui se soucieraient guère de l’état
mécanique de leur véhicule, pourvu qu’il avance.
Par ailleurs, mon ami a succombé à ses blessures
avant même d’atteindre l’hôpital. Ce qui suppose
que les secours ont tardé à se manifester, et
que " Secours - Voyageurs" qui encaisse 200FCFA
sur chaque ticket de transport vendu par les transporteurs
souscripteurs de cette couverture de risque au profit du voyageur,
ne se contente que de garnir son tiroir – caisse au lieu de
voler promptement au secours des blessés. Aux dires
de certains, M. A. KOUANDA aurait fait le nécessaire
pour les blessés et se serait même transporté
sur les lieux de l’accident. Mais, la question est de savoir
si tous les blessés ont pu bénéficier
de la prise en charge de " Secours- Voyageurs" à
laquelle leur donne droit l’acquisition de leurs titres de
transport. Ce à quoi on peut émettre des doutes.
A la lumière des événements, il s’avère
que les blessés n’étaient assistés que
par le personnel hospitalier sans l’ombre d’aucun agent de
" Secours- Voyageurs". Où était donc
ce bon samaritain du "sauvetage" lors de cette catastrophe
de SOGEBAF qui fit 35 morts dans un passé récent
entre Niangologo et Banfora, sans oublier celle de Houndé
avec ses 10 morts ? Tous ces blessés ont – ils bénéficié
du concours de " Secours- Voyageurs". Beaucoup vous
diront que non. On a plutôt l’impression que des "deals"
sont en train de se faire sur le dos des honnêtes voyageurs
au détriment de leurs bourses et de leur sécurité.
"Secours- Voyageurs" est plus que jamais interpellé
car il doit éclairer l’opinion publique sur les tenants
et les aboutissants de cette formule d’assistance voyageurs
en cas d’accident, sur laquelle planent des doutes sérieux.
Les syndicats transporteurs voyageurs ne doivent pas s’impliquer
seulement à défendre leurs "plats"
mais aussi, faire de la sécurité du voyageur
leurs préoccupations premières.
Les autorités doivent veiller à ce que le monde
du transport soit régi par des réglementations
strictes et rigoureuses, assorties de sanctions à la
hauteur des préjudices subis par les voyageurs. Ceux
qui font du transport de personnes leur activité principale,
doivent se dire qu’ils ont à gérer des vies
humaines et non de simples colis. Avec l’accident de Ouaga-Koupèla,
nous avons eu droit à des enterrements à la
sauvette avec des corps non identifiables et des tombes sans
noms. Il faut que des responsabilités soient situées
et que plus jamais nous n’assistions à des drames d’une
telle ampleur.
Un ami d’une des victimes
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