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Un centre d’enfouissement est né
Il existe désormais un centre
d’enfouissement technique (CET) à Ouagadougou pour
traiter les déchets solides. Le ministre de l’Environnement
et du Cadre de vie, Laurent SEDEGO a présidé
la cérémonie de lancement des activités
de ce centre le lundi 7 février 2005 en présence
du maire de Niamey.
Fruit des efforts du gouvernement burkinabè,
de la Banque mondiale, de la LVIA et de la communauté
urbaine de Lyon, la construction du centre d’enfouissement
technique (CET) est une solution idoine aux problèmes
de gestion des déchets solides qui polluent la ville
de Ouagadougou. En effet, avec une population estimée
à 1,2 million d’habitants, Ouagadougou produirait environ
300.000 tonnes de déchets par an soit 800 tonnes par
jour. Ces déchets étant essentiellement composés
d’ordures ménagères, de déchets industriels
et biomédicaux sont sources de pollution et de nuisances.
A cela, il faut ajouter la pollution de 16 500 tonnes de déchets
plastiques qui sont la cause de la mortalité de 30
% du cheptel.
A l’instar donc des autres villes du monde, la ville de Ouagadougou
est de nos jours confrontée aux phénomènes
des temps modernes liés aux problèmes environnementaux
et en particulier ceux qui sont liés à la gestion
des déchets solides dont les conséquences sont
entièrement néfastes pour la santé humaine
et l’environnement. Dans ce sens, la protection du cadre de
vie et des ressources naturelles est devenue le défi
majeur du nouveau millénaire. C’est pourquoi, selon
le maire de Ouagadougou, Simon COMPAORE, le conseil municipal
a placé dans son plan de mandat les problèmes
d’assainissement et d’amélioration du cadre de vie
au centre de ses préoccupations. Ce qui a conduit à
l’élaboration d’un nouveau plan de propreté
appelé schéma directeur de gestion des déchets.
Le ministre de l’Environnement et du Cadre de vie a soutenu
que c’est en voulant accompagner le conseil municipal dans
la réalisation de ce schéma directeur que le
gouvernement a contracté un prêt d’un montant
de 2,3 milliards auprès de la Banque mondiale pour
la construction d’un centre d’enfouissement qui a coûté
3,6 milliards de F CFA.
Sis à Polesgo (route du cimetière de Toudwéogo)
ce centre a une capacité de près de 7 millions
m3 de déchets, pour une durée d’exploitation
de 20 ans. C’est en effet un ouvrage de stockage des déchets
par couches successives compactées et recouvertes de
matériaux inertes. Pour rendre son fonctionnement efficient,
35 centres de collecte équipés d’une centaine
de containers de 30m3 chacun ont été créés.
Ils accueillent les déchets ménagers collectés
par les groupements d’intérêt économique,
et les PME.
Il est important de souligner la grande implication du secteur
privé dans la gestion de ce centre, en l’occurrence
les entreprises et les groupements associatifs intervenant
dans la filière déchet. Ce qui doit contribuer,
à relever le ministre SEDEGO, à créer
des emplois et à améliorer les conditions de
vie de leurs membres estimés à plusieurs centaines.
Il soutient en effet qu’une étude réalisée
par son département en octobre 2003 montre que les
emplois directs créés actuellement dans la filière
déchets sont essentiellement le fait de la collecte.
Ainsi, 683 emplois ont été créés
dans le secteur privé et 1350 l’ont été
par les municipalités soit un total de 2033 emplois
sur un potentiel de 7182.
Ainsi, le ministre de l’Environnement et du Cadre de vie de
même que le maire de Ouagadougou ont exprimé
toute leur satisfaction pour l’implication effective des opérateurs
économiques dans la chaîne de fonctionnement
de ce centre. Un avis d’appel d’offres a permis de sélectionner
12 PME et GIE pour assurer la pré-collecte, la collecte
et le transport des déchets. Et il est important de
souligner que c’est la prestigieuse entreprise EBT de Hamado
PARKOUDA qui a la charge de la collecte. Toutefois, le maire
pour qui le CET de Polesgo s’inscrit dans la perspective du
développement durable, concept qui conjugue les objectifs
de performances économiques, de progrès social
et de protections de l’environnement, a invité toutes
les entreprises au respect scrupuleux du cahier de charges
au risque de se voir sévèrement sanctionnées.
Le CET comprend
les infrastructures suivantes :
- 6 cellules d’enfouissement des ordures ménagères
pour 3 à 4 ans d’exploitation, d’une superficie de
69 235 m2, ces cellules offrent une capacité de stockage
de 425 000m3 soit 290 325 tonnes de déchets.
- 4 cellules d’enfouissement des déchets industriels
et spéciaux d’une capacité de stockage minimale
de 7 900 tonnes sur une superficie de 8 000 m2 et une hauteur
maximale d’accumulation de 5m.
- Un réseau de captage et de canalisation des lixiviats
;
- Un réseau de capacité et d’évacuation
du bio gaz ;
- 4 bassins de traitement des lixiviats ;
- 1 unité de valorisation des déchets en composition
;
- 1 unité de valorisation des déchets plastiques
;
- 1 garage d’entretien ;
- 5 forages d’eau dont 3 puits d’observation de la qualité
de la nappe d‘eau souterraine.
Par Drissa TRAORE
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