| Lutte
contre le terrorisme
Un séminaire de formation aux techniques policières
d’investigation en matière de lutte contre le terrorisme
s’est tenu les 14 et 15 février 2005 à Ouagadougou.
Premier du genre, il a été initié par
l’OI PC –interpool dans le cadre du projet «Baobab»
et a permis à 11 délégués venus
de différents pays de partager des expériences
en matière de lutte contre le terrorisme et de proposer
des solutions. Après avoir présenté la
situation en matière de terrorisme en Afrique Subsaharienne,
chaque délégation a expliqué la manière
dont la lutte est menée dans son pays à travers
des exemples d’actions concrets réalisés par
les services de sécurité. Les participants ont
en outre bénéficié de la présentation
du projet «Baobab» et des outils utilisés
par Interpool en matière de lutte contre le terrorisme.
Les pays participants ont affiché une volonté
ferme de combattre le terrorisme sous toutes ses formes en
dépit des moyens modestes dont disposent la plus part
des pays au Sud du Sahara.
Il ont souligné la nécessité de promouvoir
la coopération entre Etats et les institutions spécialisées
en l’occurrence l’OI PC-Interpool. Ils ont également
suggéré le renforcement de la coopération
entre pays frontaliers notamment à travers les échanges
d’informations.
Lutte contre
le Sida
Le comité ministériel de lutte contre le sida
du ministère du Commerce, de la Promotion de l’Entreprise
et de l’Artisanat, a organisé le mercredi 16 février
2005, une journée de plaidoyer à l’ONAC. Celle-ci
se voulait un moyen efficace d’informer et de sensibiliser
les premiers responsables du ministère de la nécessité
de lutter contre la pandémie du Sida. Le comité
ministériel entendait ainsi, par cette activité,
prouver sa détermination dans la lutte malgré
le manque de moyens financiers. Au cours de la journée,
les participants ont pu s’imprégner de l’épidémiologie
et de l’impact du VIH/Sida dans le monde, en Afrique et au
Burkina Faso. Ils se sont penchés également
sur l’organisation de la lutte contre le Sida dans notre pays,
ont échangé leurs expériences et visionné
le film «Positivement». Un film qui prouve que
le sida n’est pas une fatalité.
Lutte contre
le paludisme
Les experts de neuf (9) pays africains du Réseau d’Afrique
de l’Ouest pour le traitement antipaludique (R.A.O.T.A.PII)
se sont réunis en atelier du 15 au 18 février
2005 à Ouagadougou.
Ledit atelier, premier du genre depuis la constitution du
réseau, a permis aux participants d’adopter un plan
d’action commun qui vise à faire face aux défis
et importantes préoccupations des Etats membres confrontés
à l’inefficacité de la chloroquine dans le traitement
antipaludique. La tenue de l’atelier devait permettre également
au réseau de lever certains obstacles liés à
son fonctionnement.
Le réseau présente des atouts au regard de son
caractère bilingue, 3 pays anglophones et 6 pays francophones,
ce qui constitue pour lui, le plus important, de par le nombre
de pays membres, soit 9 pays pour une population concernée
de plus de 220 millions d’habitants. Pendant 3 jours les participants
ont échangé sur le processus de changement des
méthodes thématiques et tiré profit des
expériences de trois autres réseaux frères
que sont : le ROATAPI, le RACTAP (Réseau d’Afrique
Centrale pour le traitement anti-paludique), et le RAOPAG
(Réseau d’Afrique de l’Ouest contre le paludisme pendant
la grossesse).
Economie et
développement
Une quarantaine d’étudiants de la 3e promotion en économie
agricole, des ressources naturelles et de l’environnement
(EARNE) de l’UFR/SEG ont effectué leur sortie officielle.
C’était le samedi 12 février 2005 lors d’une
cérémonie au cours de la quelle leurs diplômes
de fin d’études leur ont été délivrés.
Dotés désormais de connaissances théoriques
et pratiques, ils sont prêts pour servir le Burkina
Faso à travers les ministères, les entreprises
et projets pour dynamiser les activités de promotions
de l’éducation environnementale. Les lauréats
de la promotion «Boubié-BASSOLET» du nom
du responsable de la filière ont été
exhortés par le ministre Laurent SEDEGO de l’Environnement
et du Cadre de vie et président de la cérémonie
de sortie à ne pas se contenter de la fonction, mais
à la compléter par un perfectionnement continu
car le domaine de l’environnement est très vaste. Mieux,
les lauréats ont été rassurés
que leurs préoccupations seront prises en compte. Les
lauréats de la 3e promotion de l’EARNE ont choisi pour
marraine, Madame Kadiatou YONLI, qui a invité ses filleules
à relever le défi de la gestion de l’environnement.
Eau et Assainissement
Une délégation de Water Aid accompagnée
de journalistes s’est rendue le 11 février 2005 dans
le département de Bokin pour visiter les programmes
et projets de cette ONG et de ses partenaires sur le terrain.
Water Aid depuis son installation dans notre pays en 2001
en partenariat avec Sahel solidarité à Bokin,
s’est engagé dans la bataille pour l’eau potable, l’hygiène
et l’assainissement. A Bokin (province du Passoré)
les visiteurs se sont rendus dans les villages de Gimba et
de Séguédin. Ces deux localités ont bénéficé
de bon nombre d’infrastructures réalisées par
Water Aid et son partenaire Sahel solidarité. De ces
infrastructures, l’on peut citer la réalisation et
la réhabilitation de plusieurs forages et des puits,
des latrines publiques et des latrines familiales. Chaque
village dispose d’un comité d’hygiène qui a
pour fonction de sensibiliser les populations sur les bonnes
pratiques d’hygiène. Les 3 composantes que sont l’eau,
l’hygiène et l’assainissement constituent une préoccupation
pour Water Aid et son partenaire Sahel solidarité.
Police de proximité
Les responsables des services de la sécurité
publique se sont retrouvés le 15 février 2005
à un séminaire de sensibilisation sur la police
de proximité. C’est Djibrill BASSOLE ministre de la
Sécurité en personne qui a présidé
la cérémonie d’ouverture en présence
de quelques membres du gouvernement.
Placé sous le thème : «Face à l’insécurité,
la prévention en partenariat avec les populations»,
le séminaire a regroupé les responsables régionaux
des services de sécurité publique. Ce qui constitue
le premier acte de sensibilisation et de formation des acteurs
de police de proximité. C’est la première d’une
série de formations devant permettre à l’ensemble
des personnels de la police et de la gendarmerie nationale
d’être aptes à promouvoir la police de proximité,
à rapprocher le policier du citoyen lambda. Notre pays,
compte-tenu de sa situation géographique et son progrès
socio-économique ces dernières années,
de l’accroissement de sa population, connaît aujourd’hui
un développement de la criminalité qui se manifeste
par des vols et des agressions à main armée
en zone rurale et sur les routes. 2004 a, par exemple, enregistré
285 cas d’attaques à main armée qui ont occasionné
20 morts. Les provinces les plus touchées sont celles
du Gourma, de la Kompienga, du Kourittenga et du Boulgou qui
totalisent à elles seules 94 cas d’attaques environ
33% des cas constatés sur l’ensemble du territoire.
Le ratio national étant un agent pour 2000 habitants,
et dans certaines provinces, un agent pour 8102 habitants,
la police de proximité peut constituer une bouffée
d’oxygène. A ce déficit, l’on peut ajouter la
taille disproportionnée du territoire de compétence
de la plupart des unités territoriales. 97 brigades
territoriales et 127 commissariats de districts de police
qui se partagent 350 départements.
Programme élargi
de vaccination
Le ministère de la Santé a organisé le
mardi 15 février à Ouagadougou, un plaidoyer
en faveur des 13 gouverneurs de régions, des techniciens
dudit ministère ainsi que de ses partenaires traditionnels.
L’objectif était d’impliquer davantage les acteurs
dans la mise en œuvre du Programme élargi de vaccination
(PEV).
La rencontre a regroupé les 13 gouverneurs des autorités
sanitaires et des partenaires financiers et techniques du
ministère de la Santé. Elle visait à
doter les participants d’informations essentielles sur les
PEV au Burkina Faso dans une perspective d’obtenir l’engagement
quotidien des gouverneurs pour la réussite des Journées
nationales de vaccination (JNV) polio.
La rencontre s’est tenue dans un contexte d’impérieuse
nécessité de rompre la chaîne de transmission
de la maladie en atteignant par la vaccination contre la polio
tous les enfants de 0 à 5 ans quel que soit leur lieu
de résidence et leur statut vaccinal lors des cinq
passages de 2005. D’où la nécessité d’impliquer
les gouverneurs dans la lutte contre la polio.
Cinéma
«Quand les éléphants
se battent» ; c’est le nouveau feuilleton
du réalisateur Abdoulaye DAO actuellement en tournage
à Ouagadougou. Le clap de départ a été
donné le 15 février 2005 à Ouaga 2000
par la première Dame, Mme Chantal COMPAORE. Ledit feuilleton
réalisé avec des acteurs nationaux et de la
sous-région, dans les prévisions, fera le bouclage
de sa première saison au mois de juin de 2005. Sur
un scénario de Guy Désiré YAMEOGO, Abdoulaye
DAO, réalisera 104 épisodes répartis
en 4 saisons de 26 épisodes chacune. La diffusion de
la première saison est prévue pour juillet 2005
sur les écrans de la chaîne du plaisir partagé
(TNB). Le feuilleton livrera aux téléspectateurs
sur un même plateau, des acteurs émérites
tels : Amadou BOUROU, Hippolyte OUANGRAWA, André BOUGOUMA,
Irène ZOUNGRANA, ainsi que le célèbre
Michel GOHOU, l’artiste comédien ivoirien, qui y joue
le rôle d’un boy cuisinier. Le synopsis de «Quand
les éléphants se battent»
dit ceci : la police nationale a mis la main sur un convoi
d’armes destinées à une rébellion d’un
pays voisin. Les armes disparaissent mystérieusement.
Léopold, directeur de la police, est arrêté
et accusé d’avoir fait soustraire frauduleusement ces
armes. Sa femme, Sylvie, va se battre pour le retrouver. Relâché
dans un premier temps, Leopold va tout faire pour élucider
le problème et prouver son innocence… Une véritable
intrigue politico-policière que les téléspectateurs
se feront la joie de croquer !
Par Ben Alex Béogo
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