L'opinion N°386
du 23 février au 1er Mars 2005

Semaine au pays

Lutte contre le terrorisme
Un séminaire de formation aux techniques policières d’investigation en matière de lutte contre le terrorisme s’est tenu les 14 et 15 février 2005 à Ouagadougou. Premier du genre, il a été initié par l’OI PC –interpool dans le cadre du projet «Baobab» et a permis à 11 délégués venus de différents pays de partager des expériences en matière de lutte contre le terrorisme et de proposer des solutions. Après avoir présenté la situation en matière de terrorisme en Afrique Subsaharienne, chaque délégation a expliqué la manière dont la lutte est menée dans son pays à travers des exemples d’actions concrets réalisés par les services de sécurité. Les participants ont en outre bénéficié de la présentation du projet «Baobab» et des outils utilisés par Interpool en matière de lutte contre le terrorisme. Les pays participants ont affiché une volonté ferme de combattre le terrorisme sous toutes ses formes en dépit des moyens modestes dont disposent la plus part des pays au Sud du Sahara.
Il ont souligné la nécessité de promouvoir la coopération entre Etats et les institutions spécialisées en l’occurrence l’OI PC-Interpool. Ils ont également suggéré le renforcement de la coopération entre pays frontaliers notamment à travers les échanges d’informations.

Lutte contre le Sida
Le comité ministériel de lutte contre le sida du ministère du Commerce, de la Promotion de l’Entreprise et de l’Artisanat, a organisé le mercredi 16 février 2005, une journée de plaidoyer à l’ONAC. Celle-ci se voulait un moyen efficace d’informer et de sensibiliser les premiers responsables du ministère de la nécessité de lutter contre la pandémie du Sida. Le comité ministériel entendait ainsi, par cette activité, prouver sa détermination dans la lutte malgré le manque de moyens financiers. Au cours de la journée, les participants ont pu s’imprégner de l’épidémiologie et de l’impact du VIH/Sida dans le monde, en Afrique et au Burkina Faso. Ils se sont penchés également sur l’organisation de la lutte contre le Sida dans notre pays, ont échangé leurs expériences et visionné le film «Positivement». Un film qui prouve que le sida n’est pas une fatalité.

Lutte contre le paludisme
Les experts de neuf (9) pays africains du Réseau d’Afrique de l’Ouest pour le traitement antipaludique (R.A.O.T.A.PII) se sont réunis en atelier du 15 au 18 février 2005 à Ouagadougou.
Ledit atelier, premier du genre depuis la constitution du réseau, a permis aux participants d’adopter un plan d’action commun qui vise à faire face aux défis et importantes préoccupations des Etats membres confrontés à l’inefficacité de la chloroquine dans le traitement antipaludique. La tenue de l’atelier devait permettre également au réseau de lever certains obstacles liés à son fonctionnement.
Le réseau présente des atouts au regard de son caractère bilingue, 3 pays anglophones et 6 pays francophones, ce qui constitue pour lui, le plus important, de par le nombre de pays membres, soit 9 pays pour une population concernée de plus de 220 millions d’habitants. Pendant 3 jours les participants ont échangé sur le processus de changement des méthodes thématiques et tiré profit des expériences de trois autres réseaux frères que sont : le ROATAPI, le RACTAP (Réseau d’Afrique Centrale pour le traitement anti-paludique), et le RAOPAG (Réseau d’Afrique de l’Ouest contre le paludisme pendant la grossesse).

Economie et développement
Une quarantaine d’étudiants de la 3e promotion en économie agricole, des ressources naturelles et de l’environnement (EARNE) de l’UFR/SEG ont effectué leur sortie officielle. C’était le samedi 12 février 2005 lors d’une cérémonie au cours de la quelle leurs diplômes de fin d’études leur ont été délivrés.
Dotés désormais de connaissances théoriques et pratiques, ils sont prêts pour servir le Burkina Faso à travers les ministères, les entreprises et projets pour dynamiser les activités de promotions de l’éducation environnementale. Les lauréats de la promotion «Boubié-BASSOLET» du nom du responsable de la filière ont été exhortés par le ministre Laurent SEDEGO de l’Environnement et du Cadre de vie et président de la cérémonie de sortie à ne pas se contenter de la fonction, mais à la compléter par un perfectionnement continu car le domaine de l’environnement est très vaste. Mieux, les lauréats ont été rassurés que leurs préoccupations seront prises en compte. Les lauréats de la 3e promotion de l’EARNE ont choisi pour marraine, Madame Kadiatou YONLI, qui a invité ses filleules à relever le défi de la gestion de l’environnement.

Eau et Assainissement
Une délégation de Water Aid accompagnée de journalistes s’est rendue le 11 février 2005 dans le département de Bokin pour visiter les programmes et projets de cette ONG et de ses partenaires sur le terrain. Water Aid depuis son installation dans notre pays en 2001 en partenariat avec Sahel solidarité à Bokin, s’est engagé dans la bataille pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. A Bokin (province du Passoré) les visiteurs se sont rendus dans les villages de Gimba et de Séguédin. Ces deux localités ont bénéficé de bon nombre d’infrastructures réalisées par Water Aid et son partenaire Sahel solidarité. De ces infrastructures, l’on peut citer la réalisation et la réhabilitation de plusieurs forages et des puits, des latrines publiques et des latrines familiales. Chaque village dispose d’un comité d’hygiène qui a pour fonction de sensibiliser les populations sur les bonnes pratiques d’hygiène. Les 3 composantes que sont l’eau, l’hygiène et l’assainissement constituent une préoccupation pour Water Aid et son partenaire Sahel solidarité.

Police de proximité
Les responsables des services de la sécurité publique se sont retrouvés le 15 février 2005 à un séminaire de sensibilisation sur la police de proximité. C’est Djibrill BASSOLE ministre de la Sécurité en personne qui a présidé la cérémonie d’ouverture en présence de quelques membres du gouvernement.
Placé sous le thème : «Face à l’insécurité, la prévention en partenariat avec les populations», le séminaire a regroupé les responsables régionaux des services de sécurité publique. Ce qui constitue le premier acte de sensibilisation et de formation des acteurs de police de proximité. C’est la première d’une série de formations devant permettre à l’ensemble des personnels de la police et de la gendarmerie nationale d’être aptes à promouvoir la police de proximité, à rapprocher le policier du citoyen lambda. Notre pays, compte-tenu de sa situation géographique et son progrès socio-économique ces dernières années, de l’accroissement de sa population, connaît aujourd’hui un développement de la criminalité qui se manifeste par des vols et des agressions à main armée en zone rurale et sur les routes. 2004 a, par exemple, enregistré 285 cas d’attaques à main armée qui ont occasionné 20 morts. Les provinces les plus touchées sont celles du Gourma, de la Kompienga, du Kourittenga et du Boulgou qui totalisent à elles seules 94 cas d’attaques environ 33% des cas constatés sur l’ensemble du territoire. Le ratio national étant un agent pour 2000 habitants, et dans certaines provinces, un agent pour 8102 habitants, la police de proximité peut constituer une bouffée d’oxygène. A ce déficit, l’on peut ajouter la taille disproportionnée du territoire de compétence de la plupart des unités territoriales. 97 brigades territoriales et 127 commissariats de districts de police qui se partagent 350 départements.

Programme élargi de vaccination
Le ministère de la Santé a organisé le mardi 15 février à Ouagadougou, un plaidoyer en faveur des 13 gouverneurs de régions, des techniciens dudit ministère ainsi que de ses partenaires traditionnels. L’objectif était d’impliquer davantage les acteurs dans la mise en œuvre du Programme élargi de vaccination (PEV).
La rencontre a regroupé les 13 gouverneurs des autorités sanitaires et des partenaires financiers et techniques du ministère de la Santé. Elle visait à doter les participants d’informations essentielles sur les PEV au Burkina Faso dans une perspective d’obtenir l’engagement quotidien des gouverneurs pour la réussite des Journées nationales de vaccination (JNV) polio.
La rencontre s’est tenue dans un contexte d’impérieuse nécessité de rompre la chaîne de transmission de la maladie en atteignant par la vaccination contre la polio tous les enfants de 0 à 5 ans quel que soit leur lieu de résidence et leur statut vaccinal lors des cinq passages de 2005. D’où la nécessité d’impliquer les gouverneurs dans la lutte contre la polio.

Cinéma
«Quand les éléphants se battent» ; c’est le nouveau feuilleton du réalisateur Abdoulaye DAO actuellement en tournage à Ouagadougou. Le clap de départ a été donné le 15 février 2005 à Ouaga 2000 par la première Dame, Mme Chantal COMPAORE. Ledit feuilleton réalisé avec des acteurs nationaux et de la sous-région, dans les prévisions, fera le bouclage de sa première saison au mois de juin de 2005. Sur un scénario de Guy Désiré YAMEOGO, Abdoulaye DAO, réalisera 104 épisodes répartis en 4 saisons de 26 épisodes chacune. La diffusion de la première saison est prévue pour juillet 2005 sur les écrans de la chaîne du plaisir partagé (TNB). Le feuilleton livrera aux téléspectateurs sur un même plateau, des acteurs émérites tels : Amadou BOUROU, Hippolyte OUANGRAWA, André BOUGOUMA, Irène ZOUNGRANA, ainsi que le célèbre Michel GOHOU, l’artiste comédien ivoirien, qui y joue le rôle d’un boy cuisinier. Le synopsis de «Quand les éléphants se battent» dit ceci : la police nationale a mis la main sur un convoi d’armes destinées à une rébellion d’un pays voisin. Les armes disparaissent mystérieusement. Léopold, directeur de la police, est arrêté et accusé d’avoir fait soustraire frauduleusement ces armes. Sa femme, Sylvie, va se battre pour le retrouver. Relâché dans un premier temps, Leopold va tout faire pour élucider le problème et prouver son innocence… Une véritable intrigue politico-policière que les téléspectateurs se feront la joie de croquer !


 


 


 

Par Ben Alex Béogo


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