| Le
Burkina bouge malgré tout
Opération de charme des opérateurs
économiques égyptiens à l’endroit du
Burkina Faso, admission de celui-ci au cercle très
fermé de l’Agoa dès cette année 2005,
satisfecit de l’UE au Gouvernement du pays pour sa bonne gouvernance
des fonds PPTE et renouvellement de sa confiance et…. Décidément
« le petit pays sahélien » qu’est le Burkina,
voit « grand » et ce n’est donc pas un fait du
hasard s’il avance inexorablement sur le chemin du développement…malgré
tout.
Le chef du
Gouvernement Paramanga Enest YONLI
Débarrassé
des considérations politiciennes, partisanes et même
revanchardes, tout Burkinabè devrait reconnaître
et saluer à sa juste valeur la stratégie de
diplomatie constructive et de développement mise en
train par le Gouvernement sous la férule du chef de
l’Etat, M. Blaise COMPAORE depuis quelques années.
Mais comme pour les politiciens aux antipodes de la République
apprécier les actions de la majorité à
leur juste valeur signifie perdre du crédit face à
la base, il est évident que certains verront les choses
autrement. En effet, il suffit de lire certaine presse ou
de suivre certains débats sur les ondes pour s’en convaincre.
Pour les adeptes de la politique politicienne, rien ne va
au Faso. Tout est sombre. Le Burkina recule. Les droits de
l’homme sont bafoués, pendant que la presse est muselée,
etc. Oui, on a presque tout entendu concernant notre pays.
Fort heureusement ces « sentences » viennent généralement
soit de la bouche d’Opposants politiques, donc normal ou de
certains hommes politiques «cagoulés»
responsables d’Association de la société civile.
Qu’à cela ne tienne. Ce qui est important, c’est l’opinion
de la majorité des citoyens burkinabè qui ont
donné mandat au chef de l’Etat pour la conduite des
affaires de la cité. Si ceux-ci jugent positivement
l’action des institutions républicaines dans le sens
du développement du bien-être, c’est cela l’essentiel.
C’est connu. Le développement harmonieux et durable
n’est possible que si la stabilité et la longévité
des institutions étatiques ne sont assurées.
Or, au Burkina Faso ces baromètres d’une bonne gouvernance
sont présents. C’est cette donne implacable qui attire
les investisseurs étrangers, qui trouvent au Burkina
un terreau propice au développement durable. La démocratie
se consolide malgré les difficultés et autres
problèmes inhérents à toute jeune démocratie,
la liberté dans toutes ses dimensions est une réalité.
D’ailleurs certains disent qu’il y a trop de liberté
dans notre pays. La presse, par exemple, nous en donne une
parfaite illustration à travers les coups de gueule
de certains Opposants, pour un rien, à l’endroit des
gouvernants sans être inquiétés puisque
les procès sont rares, voire inexistants. Qui sait,
c’est peut être « ça
» qui fait le charme de notre démocratie
et qui permet de soulever «
des montagnes » malgré les «
conspirations » tant au plan national qu’international.
La paix sociale, la liberté de la presse, la bonne
gouvernance et autres éléments positifs sont,
sans conteste, à l’origine de la décision des
opérateurs économiques égyptiens d’investir
massivement au Burkina. L’élection du pays à
l’Agoa qui ouvre de belles opportunités d’affaires
entre Burkinabè et Américains, le quitus de
l’Union européenne au Burkina Faso pour sa gestion
saine et transparente des fonds alloués, et...sont
autant d’indices de bonne gouvernance d’un Etat compétitif
et sereins
En fait, on ne peut récolter que ce qu’on a semé,
or depuis plusieurs années, le Burkina ne fait que
semer la bonne graine partout. La diplomatie du développement
n’est certainement pas un vain mot. Elle est une réalité.
C’est elle qui fait que le pays est perçu partout comme
un exemple de stabilité, de démocratie. C’est
encore elle qui attire les partenaires au développement
et les investisseurs malgré les nombreux « complots
» visant à présenter notre pays comme
un lieu de non-droit. En démocratie, la crédibilité
de l’Opposition républicaine est un gage d’un Etat
de droit certes, mais l’expression de la majorité constitue
aussi un autre gage de ce même Etat de droit ; car dans
une République l’animation saine de la vie politique
incombe à la Majorité et à l’Opposition
qui sont en quelque sorte les deux faces d’une même
médaille.
Dans tous les cas, le plus important, c’est que le Burkina
suscite l’admiration et la confiance à travers le monde
et cela grâce à son ardeur au travail, à
la gestion correcte de son économie et sa diplomatie
du développement, discrète mais efficace. C’est
cela le plus important car les retombées de cette dynamique
sont pour tous et pour chacun.
Par Ben Alex Béogo
Journée
mondiale de la femme
Egalité et paix pour le développement
En prélude à la commémoration
de la journée du 8 Mars, journée de la femme,
Mme Gisèle GUIGMA, ministre de la Promotion de la femme
a animé un point de presse.
Au menu de la rencontre, les préparatifs de la célébration
du 8 Mars et autres ont été abordés.
C’était le vendredi 18 février 2005 dans les
locaux du ministère.
Gisèle
GUIGMA, ministre de la promotion de la femme
Le
8 Mars 2005, 148e anniversaire de la Journée internationale
de la Femme, sera commémoré à travers
le monde. Journée célébrée pour
la première fois, le 19 mars 1811 en Autriche, au Danemark,
en Allemagne et en Suisse et qui rappelle l’importance du
rôle de la femme dans le devenir de toute société,
sera marquée par diverses manifestations. Le thème
retenu, cette année, au niveau mondial est «Egalités
des sexes pour un monde plus sécurisant».
Au Burkina Faso, l’événement, dont les activités
sont placées sous l’égide du ministère
de la Promotion de la femme, sera célébré
à Ziniaré dans la province de l’Oubritenga.
Elle permettra aux femmes du Burkina Faso de réfléchir
sur leurs conditions par rapport à celles des hommes
(état des lieux) et de jeter les jalons des luttes
futures pour l’amélioration de leur bien-être.
Il est peut-être utile de souligner que notre pays fait
partie des exceptions dans cette commémoration en déclarant
le 8 Mars journée fériée et payée.
En plus de la commémoration au niveau des Etats membres
de l’Institution onusienne, les femmes du monde entier auront
fort à faire, à New York, à travers l’examen
du bilan de la mise en œuvre de l’objectif de Béjing
+ 10 (Béjing dix (10) ans après). Pour ce faire,
la délégation de notre pays forte de plusieurs
membres conduite par Mme Chantal COMPAORE, épouse du
chef de l’Etat, prendra part aux travaux auprès de
leurs consœurs des autres Etats pour baliser les voies pour
des «Egalités des sexes
pour un monde plus sécurisant». Les
femmes africaines, aux dires de la ministre GUIGMA, partent
pour parler d’une seule et même voix car «Il
ne sera pas question de prêcher pour sa propre chapelle».
A partir du 25 février 2005, les ministres en charge
de la question au niveau africain devront se retrouver pour
travailler à dégager une synergie d’actions
pour le continent dans le domaine de la promotion de la femme.
La rencontre de Béjing a été le catalyseur
de bon nombre d’actions pour les femmes burkinabè au
nombre desquelles l’on peut citer : la création du
ministère de la Promotion de la femme, la relecture
des textes fondamentaux (code des personnes et de la famille),
le renforcement des engagements du pays au niveau des droits
des femmes, etc.
A travers des activités de sensibilisation et d’information
de la population sur le thème relatif à la paix
et au développement, Gisèle GUIGMA et ses sœurs
espèrent contribuer à l’avènement d’une
société de paix et d’égalité entre
homme et femme pour un développement humain durable.
Par Frédéric ILBOUDO
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