L'opinion N°386
du 23 février au 1er Mars 2005

Nation

Développement

Le Burkina bouge malgré tout

Opération de charme des opérateurs économiques égyptiens à l’endroit du Burkina Faso, admission de celui-ci au cercle très fermé de l’Agoa dès cette année 2005, satisfecit de l’UE au Gouvernement du pays pour sa bonne gouvernance des fonds PPTE et renouvellement de sa confiance et…. Décidément « le petit pays sahélien » qu’est le Burkina, voit « grand » et ce n’est donc pas un fait du hasard s’il avance inexorablement sur le chemin du développement…malgré tout.

Le chef du Gouvernement Paramanga Enest YONLI

Débarrassé des considérations politiciennes, partisanes et même revanchardes, tout Burkinabè devrait reconnaître et saluer à sa juste valeur la stratégie de diplomatie constructive et de développement mise en train par le Gouvernement sous la férule du chef de l’Etat, M. Blaise COMPAORE depuis quelques années.
Mais comme pour les politiciens aux antipodes de la République apprécier les actions de la majorité à leur juste valeur signifie perdre du crédit face à la base, il est évident que certains verront les choses autrement. En effet, il suffit de lire certaine presse ou de suivre certains débats sur les ondes pour s’en convaincre. Pour les adeptes de la politique politicienne, rien ne va au Faso. Tout est sombre. Le Burkina recule. Les droits de l’homme sont bafoués, pendant que la presse est muselée, etc. Oui, on a presque tout entendu concernant notre pays. Fort heureusement ces « sentences » viennent généralement soit de la bouche d’Opposants politiques, donc normal ou de certains hommes politiques «cagoulés» responsables d’Association de la société civile. Qu’à cela ne tienne. Ce qui est important, c’est l’opinion de la majorité des citoyens burkinabè qui ont donné mandat au chef de l’Etat pour la conduite des affaires de la cité. Si ceux-ci jugent positivement l’action des institutions républicaines dans le sens du développement du bien-être, c’est cela l’essentiel. C’est connu. Le développement harmonieux et durable n’est possible que si la stabilité et la longévité des institutions étatiques ne sont assurées. Or, au Burkina Faso ces baromètres d’une bonne gouvernance sont présents. C’est cette donne implacable qui attire les investisseurs étrangers, qui trouvent au Burkina un terreau propice au développement durable. La démocratie se consolide malgré les difficultés et autres problèmes inhérents à toute jeune démocratie, la liberté dans toutes ses dimensions est une réalité. D’ailleurs certains disent qu’il y a trop de liberté dans notre pays. La presse, par exemple, nous en donne une parfaite illustration à travers les coups de gueule de certains Opposants, pour un rien, à l’endroit des gouvernants sans être inquiétés puisque les procès sont rares, voire inexistants. Qui sait, c’est peut être « ça » qui fait le charme de notre démocratie et qui permet de soulever « des montagnes » malgré les « conspirations » tant au plan national qu’international. La paix sociale, la liberté de la presse, la bonne gouvernance et autres éléments positifs sont, sans conteste, à l’origine de la décision des opérateurs économiques égyptiens d’investir massivement au Burkina. L’élection du pays à l’Agoa qui ouvre de belles opportunités d’affaires entre Burkinabè et Américains, le quitus de l’Union européenne au Burkina Faso pour sa gestion saine et transparente des fonds alloués, et...sont autant d’indices de bonne gouvernance d’un Etat compétitif et sereins
En fait, on ne peut récolter que ce qu’on a semé, or depuis plusieurs années, le Burkina ne fait que semer la bonne graine partout. La diplomatie du développement n’est certainement pas un vain mot. Elle est une réalité. C’est elle qui fait que le pays est perçu partout comme un exemple de stabilité, de démocratie. C’est encore elle qui attire les partenaires au développement et les investisseurs malgré les nombreux « complots » visant à présenter notre pays comme un lieu de non-droit. En démocratie, la crédibilité de l’Opposition républicaine est un gage d’un Etat de droit certes, mais l’expression de la majorité constitue aussi un autre gage de ce même Etat de droit ; car dans une République l’animation saine de la vie politique incombe à la Majorité et à l’Opposition qui sont en quelque sorte les deux faces d’une même médaille.
Dans tous les cas, le plus important, c’est que le Burkina suscite l’admiration et la confiance à travers le monde et cela grâce à son ardeur au travail, à la gestion correcte de son économie et sa diplomatie du développement, discrète mais efficace. C’est cela le plus important car les retombées de cette dynamique sont pour tous et pour chacun.

Par Ben Alex Béogo

Journée mondiale de la femme
Egalité et paix pour le développement

En prélude à la commémoration de la journée du 8 Mars, journée de la femme, Mme Gisèle GUIGMA, ministre de la Promotion de la femme a animé un point de presse.
Au menu de la rencontre, les préparatifs de la célébration du 8 Mars et autres ont été abordés. C’était le vendredi 18 février 2005 dans les locaux du ministère.

Gisèle GUIGMA, ministre de la promotion de la femme

Le 8 Mars 2005, 148e anniversaire de la Journée internationale de la Femme, sera commémoré à travers le monde. Journée célébrée pour la première fois, le 19 mars 1811 en Autriche, au Danemark, en Allemagne et en Suisse et qui rappelle l’importance du rôle de la femme dans le devenir de toute société, sera marquée par diverses manifestations. Le thème retenu, cette année, au niveau mondial est «Egalités des sexes pour un monde plus sécurisant».
Au Burkina Faso, l’événement, dont les activités sont placées sous l’égide du ministère de la Promotion de la femme, sera célébré à Ziniaré dans la province de l’Oubritenga. Elle permettra aux femmes du Burkina Faso de réfléchir sur leurs conditions par rapport à celles des hommes (état des lieux) et de jeter les jalons des luttes futures pour l’amélioration de leur bien-être. Il est peut-être utile de souligner que notre pays fait partie des exceptions dans cette commémoration en déclarant le 8 Mars journée fériée et payée. En plus de la commémoration au niveau des Etats membres de l’Institution onusienne, les femmes du monde entier auront fort à faire, à New York, à travers l’examen du bilan de la mise en œuvre de l’objectif de Béjing + 10 (Béjing dix (10) ans après). Pour ce faire, la délégation de notre pays forte de plusieurs membres conduite par Mme Chantal COMPAORE, épouse du chef de l’Etat, prendra part aux travaux auprès de leurs consœurs des autres Etats pour baliser les voies pour des «Egalités des sexes pour un monde plus sécurisant». Les femmes africaines, aux dires de la ministre GUIGMA, partent pour parler d’une seule et même voix car «Il ne sera pas question de prêcher pour sa propre chapelle». A partir du 25 février 2005, les ministres en charge de la question au niveau africain devront se retrouver pour travailler à dégager une synergie d’actions pour le continent dans le domaine de la promotion de la femme. La rencontre de Béjing a été le catalyseur de bon nombre d’actions pour les femmes burkinabè au nombre desquelles l’on peut citer : la création du ministère de la Promotion de la femme, la relecture des textes fondamentaux (code des personnes et de la famille), le renforcement des engagements du pays au niveau des droits des femmes, etc.
A travers des activités de sensibilisation et d’information de la population sur le thème relatif à la paix et au développement, Gisèle GUIGMA et ses sœurs espèrent contribuer à l’avènement d’une société de paix et d’égalité entre homme et femme pour un développement humain durable.

Par Frédéric ILBOUDO


 

 

 


 



 


 


Liberté d'opinion....liberté d'informer

©Copyrigth : Opinion 2003 - 2004