| La
planification pour resoudre
les
problèmes

Le président du Faso a continué
sa série de rencontres avec les corps constitués
les 17 et 18 mars 2005 à Ouaga 2000. Cette fois-ci
les opérateurs économiques, le monde des professions
libérales, les représentants des administrations
publiques et parapubliques. Ces échanges directs entre
Blaise COMPAORE et ses administrés, lui ont permis
de cerner leurs préoccupations.
C’est dans une ambiance détendue,
que les débats ont commencé entre les opérateurs
économiques et le président du Faso assisté
des membres du gouvernement. Ce jeudi 17 mars, 5 heures d’horloge
de débats nourris ont permis aux participants de se
comprendre. Blaise COMPAORE ouvre «le bal» en
ces termes : «la présente
concertation nous offre l’occasion d’échanger sur les
préoccupations que vous avez évoquées
au cours des présentations des vœux des années
2004-2005. Vos observations sont d’un grand intérêt
pour la nation car elles s’inscrivent dans notre volonté
de consolider l’indispensable partenariat entre l’Etat et
les autres ardeurs du développement».
Dans sa déclaration liminaire le premier magistrat
du pays n’a pas manqué de donner des conseils «Dans
le contexte de l’intégration régionale et de
la mondialisation, je vous encourage à renforcer la
modernisation et la compétitivité de vos entreprises.
Seule une telle démarche, associant audace, rigueur
et créativité vous permettra de saisir toutes
les opportunités et de tirer profit particulièrement
des dispositions mises en place par l’UEMOA et la CEDEAO».
Après ce mot introductif du président du Faso,
la secrétaire générale du gouvernement
et du Conseil des ministres a fait lecture des éléments
de réponses du gouvernement aux doléances émises
par les corps constitués. Ces doléances sont
entre autres, la réduction de la dette intérieure,
l’appui à la réalisation d’infrastructures de
soutien à l’économie. Pour ces sujets précis
le gouvernement a évoqué la restructuration
de la Chambre de commerce au profit des opérateurs
économiques, la création d’un centre des guichets
uniques etc.
La pression fiscale décriée
Les
débats se sont focalisés sur les taxes fiscales
imposées aux entreprises et autres sociétés
que les opérateurs économiques qualifient de
harcèlement et de pression fiscale. Cela n’est pas
de l’avis du gouvernement qui explique que c’est une question
de procédure et que les textes s’allègent au
fil du temps. Blaise COMPAORE qui joue le rôle de l’arbitre
a invité les opérateurs économiques,
à plus de compétitivité et de leadership
pour conquérir la sous-région. La force du monde
des affaires à faire face à la crise ivoirienne
a été saluée par le chef de gouvernement,
Paramanga Ernest YONLI.
« En tenant compte de ses propres contraintes, le gouvernement
mettra tout en œuvre pour que le monde des affaires et les
opérateurs économiques nationaux puissent créer
davantage de richesses et d’emplois rémunérateurs,
notamment en faveur de notre jeunesse » professe Blaise
COMPAORE.
Les structures étatiques demandent
plus de moyens.
Le
vendredi 18 mars c’était autour des représentants
des structures de l’Etat de rencontrer le président
du Faso. Il y avait le CSC, la DELGI, la CENI, le Conseil
constitutionnel, la Cour de cassation, les universités,
la mairie de Ouagadougou, les gouvernorats et bien d’autres
institutions. Aux représentants de ces institutions,
Blaise COMPAORE dira : « L’exercice
difficile de vos missions respectives est une réalité
qui n’échappe pas au gouvernement. C’est pourquoi l’Etat,
malgré ses ressources limitées, doit chaque
fois opérer des arbitrages pour permettre à
l’ensemble de ses structures de fonctionner convenablement,
tout en respectant ses engagements internationaux ».
Les hauts commis de l’Etat n’ont pas hésité
à remercier le président du Faso pour l’initiation
de ses rencontres avec le corps social burkinabè dans
toutes ses composantes. Les jeunes institutions républicaines
telles la Cour de cassation, la Cour de compte, le Conseil
constitutionnel n’ont pas manqué d’évoquer le
déficit crucial d’infrastructures et de moyens financiers
pour la bonne exécution de leur mission.
Le président du Conseil constitutionnel, Drissa TRAORE,
a exprimé son inquiétude par rapport à
l’insuffisance des moyens financiers et humains de son institution
pour faire face aux prochaines échéances électorales.
Simon COMPAORE a, au nom des autres municipalités,
demandé des statuts particuliers pour les mairies de
Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. La question des vignettes
et des plaques est encore revenue sur la table du président
du Faso. Les municipalités tiennent ce sujet à
cœur et exhortent par ailleurs le gouvernement à accélérer
le processus de la décentralisation. Blaise COMPAORE
a une fois plus fait preuve de sans froid et de capacité
d’écoute. Il fera comprendre à ses interlocuteurs
que leurs préoccupations sont au cœur de la politique
gouvernementale. Et les invite à accorder une attention
particulière aux éléments de réponse
du gouvernement qui donnera également des pistes de
solutions à leurs préoccupations d’ordre spécifique.
Tout en insistant sur son rôle d’arbitre Blaise COMPAORE
a promis étudier certaines préoccupations avec
beaucoup d’égard.
par Manu YABRE
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