L'opinion N°390
du 23 au 29 mars 2005

ACTUALITE

Blaise COMPAORE face aux corps constitués

La planification pour resoudre

les problèmes


Le président du Faso a continué sa série de rencontres avec les corps constitués les 17 et 18 mars 2005 à Ouaga 2000. Cette fois-ci les opérateurs économiques, le monde des professions libérales, les représentants des administrations publiques et parapubliques. Ces échanges directs entre Blaise COMPAORE et ses administrés, lui ont permis de cerner leurs préoccupations.

C’est dans une ambiance détendue, que les débats ont commencé entre les opérateurs économiques et le président du Faso assisté des membres du gouvernement. Ce jeudi 17 mars, 5 heures d’horloge de débats nourris ont permis aux participants de se comprendre. Blaise COMPAORE ouvre «le bal» en ces termes : «la présente concertation nous offre l’occasion d’échanger sur les préoccupations que vous avez évoquées au cours des présentations des vœux des années 2004-2005. Vos observations sont d’un grand intérêt pour la nation car elles s’inscrivent dans notre volonté de consolider l’indispensable partenariat entre l’Etat et les autres ardeurs du développement».
Dans sa déclaration liminaire le premier magistrat du pays n’a pas manqué de donner des conseils «Dans le contexte de l’intégration régionale et de la mondialisation, je vous encourage à renforcer la modernisation et la compétitivité de vos entreprises. Seule une telle démarche, associant audace, rigueur et créativité vous permettra de saisir toutes les opportunités et de tirer profit particulièrement des dispositions mises en place par l’UEMOA et la CEDEAO».
Après ce mot introductif du président du Faso, la secrétaire générale du gouvernement et du Conseil des ministres a fait lecture des éléments de réponses du gouvernement aux doléances émises par les corps constitués. Ces doléances sont entre autres, la réduction de la dette intérieure, l’appui à la réalisation d’infrastructures de soutien à l’économie. Pour ces sujets précis le gouvernement a évoqué la restructuration de la Chambre de commerce au profit des opérateurs économiques, la création d’un centre des guichets uniques etc.

La pression fiscale décriée

Les débats se sont focalisés sur les taxes fiscales imposées aux entreprises et autres sociétés que les opérateurs économiques qualifient de harcèlement et de pression fiscale. Cela n’est pas de l’avis du gouvernement qui explique que c’est une question de procédure et que les textes s’allègent au fil du temps. Blaise COMPAORE qui joue le rôle de l’arbitre a invité les opérateurs économiques, à plus de compétitivité et de leadership pour conquérir la sous-région. La force du monde des affaires à faire face à la crise ivoirienne a été saluée par le chef de gouvernement, Paramanga Ernest YONLI.
« En tenant compte de ses propres contraintes, le gouvernement mettra tout en œuvre pour que le monde des affaires et les opérateurs économiques nationaux puissent créer davantage de richesses et d’emplois rémunérateurs, notamment en faveur de notre jeunesse » professe Blaise COMPAORE.

Les structures étatiques demandent plus de moyens.

Le vendredi 18 mars c’était autour des représentants des structures de l’Etat de rencontrer le président du Faso. Il y avait le CSC, la DELGI, la CENI, le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation, les universités, la mairie de Ouagadougou, les gouvernorats et bien d’autres institutions. Aux représentants de ces institutions, Blaise COMPAORE dira : « L’exercice difficile de vos missions respectives est une réalité qui n’échappe pas au gouvernement. C’est pourquoi l’Etat, malgré ses ressources limitées, doit chaque fois opérer des arbitrages pour permettre à l’ensemble de ses structures de fonctionner convenablement, tout en respectant ses engagements internationaux ».
Les hauts commis de l’Etat n’ont pas hésité à remercier le président du Faso pour l’initiation de ses rencontres avec le corps social burkinabè dans toutes ses composantes. Les jeunes institutions républicaines telles la Cour de cassation, la Cour de compte, le Conseil constitutionnel n’ont pas manqué d’évoquer le déficit crucial d’infrastructures et de moyens financiers pour la bonne exécution de leur mission.
Le président du Conseil constitutionnel, Drissa TRAORE, a exprimé son inquiétude par rapport à l’insuffisance des moyens financiers et humains de son institution pour faire face aux prochaines échéances électorales. Simon COMPAORE a, au nom des autres municipalités, demandé des statuts particuliers pour les mairies de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. La question des vignettes et des plaques est encore revenue sur la table du président du Faso. Les municipalités tiennent ce sujet à cœur et exhortent par ailleurs le gouvernement à accélérer le processus de la décentralisation. Blaise COMPAORE a une fois plus fait preuve de sans froid et de capacité d’écoute. Il fera comprendre à ses interlocuteurs que leurs préoccupations sont au cœur de la politique gouvernementale. Et les invite à accorder une attention particulière aux éléments de réponse du gouvernement qui donnera également des pistes de solutions à leurs préoccupations d’ordre spécifique. Tout en insistant sur son rôle d’arbitre Blaise COMPAORE a promis étudier certaines préoccupations avec beaucoup d’égard.


par Manu YABRE

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