| Les
journalistes à l’école de l’analyse budgétaire
Le Centre pour la gouvernance démocratique
(CGD) a organisé du 16 au 18 mars dernier, à
son siège, un atelier de formation des journalistes
à l’analyse budgétaire. Ont pris part à
cette formation des journalistes de la presse privée
et publique venus des quatre coins du pays.
Pr. Augustin
LOADA
Tous
les Burkinabè doivent s’intéresser au budget
depuis son élaboration jusqu'à son adoption
par l’Assemblée nationale. C’est la conviction du CGD.
C’est dire que l’analyse budgétaire doit être
«l’affaire de tous». C’est pour faire partager
cette «forte»
conviction, qu’il a entrepris depuis quelques mois
la formation des acteurs de la société sur l’analyse
budgétaire. La formation des hommes de médias
entre donc dans cette dynamique.
Pourquoi doit-on
s’intéresser au budget national ?
Cette question est loin d’être saugrenue.
Cependant elle peut le paraître pour ceux qui, à
tort, pensent que les questions relatives au budget national
et même au budget communal ne doivent intéresser
que le gouvernement, les députés et les conseillers
municipaux. Ce sont là des idées préconçues
sur le budget. En effet, il y a ceux qui pensent que les budgets
doivent être formulés en secret et que de ce
fait leur élaboration doit être un processus
fermé. Ces idées préconçues sont
donc battues en brèche par le CGD qui pense que les
acteurs de la société civile doivent fortement
s’intéresser au budget. Pour le centre, un système
budgétaire efficace est vital pour une politique économique
durable. En plus l’ouverture et le caractère participatif
du processus budgétaire sont des indicateurs d’une
saine gouvernance démocratique dans un pays. Un système
de budgétisation transparent et participatif peut promouvoir
la culture citoyenne, le civisme fiscal, élever la
qualité du débat budgétaire et améliorer
les résultats de la politique des gouvernants.
La société civile joue de plus en plus son rôle
dans notre pays. Et pour qu’elle s’intéresse effectivement
au processus budgétaire plusieurs obstacles doivent
être levés. A savoir :
- le manque d’information sur les questions budgétaires,
particulièrement sous une forme accessible et non technique
;
- la culture du secret administratif, les barrières
légales, institutionnelles et politiques ;
- les faibles capacités institutionnelles des organisations
de la société
civile, y compris la méconnaissance des textes qui
régissent la chose budgétaire.
Des journalistes
bien outillés
C’est donc pour mieux outiller les journalistes qui sont aussi
des «faiseurs d’opinions»
que le centre a initié la formation. Elle a concerné
le budget national et le budget communal «dans
toutes leurs dimensions». Ainsi, de l’élaboration
du budget national, à la phase du contrôle et
de l’évaluation en passant par la phase de son adoption,
les journalistes ont pu «mesurer»
ces différentes étapes et se convaincre de la
nécessité pour la société civile
burkinabè de s’intéresser «pleinement»
à l’analyse du budget. Qu’il soit budget national ou
budget communal.
La formation était assuré par des experts du
CGD, avec à leur tête, le professeur Augustin
LOADA, Directeur exécutif du centre.
Par BEn Alex Béogo
Par Ahmed NAZE
par Ben Alex Béogo
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