L'opinion N°390
du 23 au 29 mars 2005

ACTUALITE

Centre pour la gouvernance démocratique (CGD)

Les journalistes à l’école de l’analyse budgétaire

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a organisé du 16 au 18 mars dernier, à son siège, un atelier de formation des journalistes à l’analyse budgétaire. Ont pris part à cette formation des journalistes de la presse privée et publique venus des quatre coins du pays.

Pr. Augustin LOADA

Tous les Burkinabè doivent s’intéresser au budget depuis son élaboration jusqu'à son adoption par l’Assemblée nationale. C’est la conviction du CGD. C’est dire que l’analyse budgétaire doit être «l’affaire de tous». C’est pour faire partager cette «forte» conviction, qu’il a entrepris depuis quelques mois la formation des acteurs de la société sur l’analyse budgétaire. La formation des hommes de médias entre donc dans cette dynamique.

Pourquoi doit-on s’intéresser au budget national ?

Cette question est loin d’être saugrenue. Cependant elle peut le paraître pour ceux qui, à tort, pensent que les questions relatives au budget national et même au budget communal ne doivent intéresser que le gouvernement, les députés et les conseillers municipaux. Ce sont là des idées préconçues sur le budget. En effet, il y a ceux qui pensent que les budgets doivent être formulés en secret et que de ce fait leur élaboration doit être un processus fermé. Ces idées préconçues sont donc battues en brèche par le CGD qui pense que les acteurs de la société civile doivent fortement s’intéresser au budget. Pour le centre, un système budgétaire efficace est vital pour une politique économique durable. En plus l’ouverture et le caractère participatif du processus budgétaire sont des indicateurs d’une saine gouvernance démocratique dans un pays. Un système de budgétisation transparent et participatif peut promouvoir la culture citoyenne, le civisme fiscal, élever la qualité du débat budgétaire et améliorer les résultats de la politique des gouvernants.
La société civile joue de plus en plus son rôle dans notre pays. Et pour qu’elle s’intéresse effectivement au processus budgétaire plusieurs obstacles doivent être levés. A savoir :
- le manque d’information sur les questions budgétaires, particulièrement sous une forme accessible et non technique ;
- la culture du secret administratif, les barrières légales, institutionnelles et politiques ;
- les faibles capacités institutionnelles des organisations de la société
civile, y compris la méconnaissance des textes qui régissent la chose budgétaire.

Des journalistes bien outillés
C’est donc pour mieux outiller les journalistes qui sont aussi des «faiseurs d’opinions» que le centre a initié la formation. Elle a concerné le budget national et le budget communal «dans toutes leurs dimensions». Ainsi, de l’élaboration du budget national, à la phase du contrôle et de l’évaluation en passant par la phase de son adoption, les journalistes ont pu «mesurer» ces différentes étapes et se convaincre de la nécessité pour la société civile burkinabè de s’intéresser «pleinement» à l’analyse du budget. Qu’il soit budget national ou budget communal.
La formation était assuré par des experts du CGD, avec à leur tête, le professeur Augustin LOADA, Directeur exécutif du centre.
Par BEn Alex Béogo



 


Par Ahmed NAZE


par Ben Alex Béogo

 

 

 

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