|
10 projets à avaliser au Burkina
Le jeudi 17 mars 2005, un petit déjeuner
de presse à l’hôtel Indépendance a marqué
la fin de la visite de travail au Burkina d’une mission du
Fonds africain de garantie et de coopération économique
(FAGACE). Conduite par le directeur général
du Fonds, Libasse SAMB, la mission qui est arrivée
le 9 mars s’est dit satisfaite du bilan de son séjour.
« Notre séjour au Burkina a été
très positif. Nous avons été émerveillés
par le dynamisme des opérateurs économiques
burkinabè et de l’intérêt qu’ils attachent
au FAGACE ». Telle est en substance le bilan que tire
Libasse SAMB à la fin de son séjour au Burkina.
Cette mission du FAGACE a eu pendant son séjour, des
séances de travail avec des ministres, des opérateurs
économiques de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, des
associations professionnelles. Elle a également effectué
des visites de projets et procédé à une
signature de convention avec l’Office national des télécommunications
(ONATEL).
Cette mission était aussi une opportunité pour
Libasse SAMB de mieux faire connaître son institution
aux opérateurs économiques burkinabè.
Surtout qu’il a été entrepris au cours de ces
dernières années de nouvelles mesures telles
que la réduction du capital du Fonds et de son seuil
d’intervention de 100 millions à 50, la baisse du taux
d’intérêt, la facilité des conditions
d’éligibilité, afin d’attirer le maximum de
petites et moyennes entreprises (PME) vers le FAGACE. Créé
le 10 février 1977 à Kigali, la mission principale
du FAGACE est de contribuer au développement socio-économique
des Etats membres tout en accordant un intérêt
particulier aux plus défavorisés économiquement.
Le Burkina Faso selon M. SAMB, occupe le 3e rang des pays
bénéficiaires du Fonds avec 13 milliards investis
dans le financement de 8 projets. Un dynamisme qui met en
confiance le FAGACE par rapport à l’environnement économique
burkinabè. Et au directeur général de
révéler que sa mission au terme de sa visite
de travail repart avec environ une dizaine de projets à
avaliser. Toute chose qui va permettre au Burkina de passer
au 2e rang des pays bénéficiaires. Et pour le
directeur de la coopération économique, Noël
YAMEOGO membre du Comité de gestion du Fonds, la pertinence
des projets burkinabè a séduit la mission.
Le FAGACE, un outil financier au service du développement
de 10 pays
Le Fonds africain de garantie et de coopération économique
(FAGACE) est un établissement public international
à caractère économique et financier.
Son siège est à Cotonou et il intervient dans
dix pays : Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Côte
d’Ivoire, Mali, Niger, Rwanda, Sénégal, Sierra
Léone, Togo. Aux dires de son directeur général
le Fonds n’intervient que dans les Etats membres. Toutefois
quelle que soit la nationalité du promoteur, il peut
être éligible au Fonds à condition que
son investissement soit fait dans un des Etats membres. «
Le fonds intervient dans plusieurs domaines sauf celui de
l’import-export sous réserve des innovations nouvelles
» a indiqué le directeur des engagements
et de la gestion des risques du FAGACE, Habib SOUMARA.
Le FAGACE intervient dans les projets de télécommunication,
l’agro-industrie, l’agriculture, l’élevage, l’énergie,
les transports, le commerce, le tourisme et l’hôtellerie,
les PME de production de biens et services. Peuvent bénéficier
des interventions du Fonds, les Etats ou leurs démembrements
: les entreprises publiques ou parapubliques ; les collectivités
locales ; les entreprises privées, mixtes, individuelles
ou collectives nouvellement créées ou en expansion
; les institutions financières nationales et les organismes
régionaux dont l’action concourt à l’intégration
des économies des Etats. Ses formes d’intervention
sont : la garantie des prêts à moyen ou long
terme destinés au financement de projets économiquement
et financièrement rentables ; la garantie des prêts
à court terme destinés au financement des crédits
de campagne et des prêts interbancaires ; l’allègement
des conditions d’emprunt par la bonification du taux d’intérêt
ou l’allongement de la durée de crédit ; le
financement des opérations spécifiques sur emprunts
et subventions : projets intégrateurs, assistance technique,
études de viabilité technique et financière
; la prise de participation dans le capital social d’entreprises
nationales ou régionales ; la gestion de fonds pour
le compte de tiers.
Comme bilan d’interventions, le FAGACE a avalisé 109
projets à hauteur de 88 milliards de F CFA. Il a mobilisé
4, 6 milliards de F CFA comme bonifications accordées
à 39 projets. Le Fonds a aussi participé à
hauteur de 500 millions de F CFA dans le capital social d’entreprises
privées ou régionales ayant un caractère
stratégique.o
par Drissa TRAORE
Barrage de SAMENDENI
: présentation
Les bailleurs
de fonds du barrage de Samendeni, première étape
de la mise en œuvre du programme de développement intégré
de la vallée de Samendeni, se sont rencontrés
le 21 mars dernier au ministère des Affaires étrangères
et de la Coopération régionale, autour des ministres
Salif DIALLO de l’Agriculture et des Ressources halieutiques
et Jean-Baptiste COMPAORE des Finances et du Budget.
Objet de la réunion trouver les voies et moyens pour
le financement de la construction du barrage et des premiers
ouvrages d’exploitation. En attendant, une présentation
de ce que sera l’ouvrage.
Historique
C’est véritablement depuis 1998 que le projet connaît
ses premiers financements (études) :
Fonds d’Abu Dhabi
Banque Islamique de Développement
Burkina Faso
- Le site a été identifié
depuis 1976 à travers les Aménagements
des Vallées des Volta (AVV)
- Tentatives de réalisations
en :
1981 (Etude GERSAR)
1984 (Mission Coréenne)
1990 (Mission Chinoise)
1994 (Mission Japonaise)
Objectifs
- Construire un grand barrage d’une capacité d’un milliard
50 millions de m3 c’est à dire le troisième
du pays après Kompienga qui fait 2 milliards de m3
et Bagré, 1,7 milliard de m3.
Le barrage de Samendeni sera :
- le plus grand barrage dans la région
des Hauts-Bassins avec des fonctions multiples.
- Réduire :
- 600 000 tonnes/an au niveau agricole
- 11 000 tonnes de poisson/an
- 13,8 Gwh/an au niveau énergique
- Mettre en place des unités
de Transformation agro-industrielle
- Promouvoir le Tourisme (hôtellerie et loisir)
- Créer des emplois
Les composantes du programme,
- le barrage
- les périmètres irrigués
- le calibrage du Mouhoun
- élevage
- la pêche et la pisciculture
- les pistes d’accès
- la production énergétique/industrielle
- la gestion de la biodiversité
Le Barrage
Capacité de stockage :1 050 000 000 M3
Hauteur : 22, 6 M
Longueur : 2 760
Surface du plan d’eau : 150 KM2
Longueur du plan d’eau : 50 KM2
Le barrage aura pour fonction de réguler
les écoulements dans le fleuve en lui assurant un débit
sanitaire de 15 m3/s toute l’année.
Les périmètres
irrigués
- Superficie de 20 000 ha irrigués avec maîtrise
totale de l’eau
- 24 000 familles installées
- créant 96 000 emplois agricoles
Les productions annuelles attendues
:
- Riz, 100 000 tonnes
- Autres céréales, 150 000 tonnes
- Cultures maraîchères, 300 000 tonnes
- Fruits et agrumes, 50 000 tonnes
- Fourrage, 25 000 tonnes
Des unités agro-industrielles
pour :
La conservation, la transformation, la commercialisation des
productions
Les spéculations envisagées pour le paysannat
:
- Riz
- Maïs
- Tomate
- Autres
Deux types d’exploitation :
- Le paysannat
- L’agro-industrie
Les spéculations envisagées
pour l’agro-insdustrie :
Canne à sucre
Agrumes
Bananes
Papaye
Ananas
Fourrage
Autres
Le calibrage du fleuve
Caractéristiques indicatives du barrage
- largeur au plafond : 50 m
- profondeur (hauteur d’eau) 6 m
- largeur en gueule : 98 m
- longueur totale : 195 km
- Coût estimé : 80 milliards de F CFA
Production énergétique
et industrielle
- Puissance installée : 2 fois
1,1 MW
- Production annuelle moyenne : 10 à 13,8 GWH
Gestion de la biodiversité
- Réserves naturelles protégées
- Campement perché pour tourisme de vision
- Système de plongée
- Lac navigable sur 50 km
- Sports nautiques
Elevage
La production animale sera de :
- 2 millions de litres de lait par an
- et 1 800 tonnes de viande par an
La pêche et la pisciculture
Le plan d’eau de 150 km2 permettra une production de :
- 1 100 tonnes de poissons par an en pêche traditionnelle,
- et 50 000 tonnes de poissons par an en pisciculture industrielle
intensive.
Etat d’exécution
- Etudes de faisabilité terminées depuis avril
2004
- Coût total du projet : 181 milliards de F CFA
- Première phase : 78 milliards de F CFA
- Rentabilité avérée 12,15 %
- Etudes détaillées en cours de démarrage
Etat d’exécution
- Mobilisation des financements pour la première phase
en cours
- Partenaires attendus :
- BADEA
- BID
- BOAD
- FAAD
- FSD
- KFDEA
- OPEP
|