L'opinion N°390
du 23 au 29 mars 2005

ACTUALITE

FAGACE


10 projets à avaliser au Burkina

Le jeudi 17 mars 2005, un petit déjeuner de presse à l’hôtel Indépendance a marqué la fin de la visite de travail au Burkina d’une mission du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE). Conduite par le directeur général du Fonds, Libasse SAMB, la mission qui est arrivée le 9 mars s’est dit satisfaite du bilan de son séjour.

« Notre séjour au Burkina a été très positif. Nous avons été émerveillés par le dynamisme des opérateurs économiques burkinabè et de l’intérêt qu’ils attachent au FAGACE ». Telle est en substance le bilan que tire Libasse SAMB à la fin de son séjour au Burkina. Cette mission du FAGACE a eu pendant son séjour, des séances de travail avec des ministres, des opérateurs économiques de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, des associations professionnelles. Elle a également effectué des visites de projets et procédé à une signature de convention avec l’Office national des télécommunications (ONATEL).
Cette mission était aussi une opportunité pour Libasse SAMB de mieux faire connaître son institution aux opérateurs économiques burkinabè. Surtout qu’il a été entrepris au cours de ces dernières années de nouvelles mesures telles que la réduction du capital du Fonds et de son seuil d’intervention de 100 millions à 50, la baisse du taux d’intérêt, la facilité des conditions d’éligibilité, afin d’attirer le maximum de petites et moyennes entreprises (PME) vers le FAGACE. Créé le 10 février 1977 à Kigali, la mission principale du FAGACE est de contribuer au développement socio-économique des Etats membres tout en accordant un intérêt particulier aux plus défavorisés économiquement.
Le Burkina Faso selon M. SAMB, occupe le 3e rang des pays bénéficiaires du Fonds avec 13 milliards investis dans le financement de 8 projets. Un dynamisme qui met en confiance le FAGACE par rapport à l’environnement économique burkinabè. Et au directeur général de révéler que sa mission au terme de sa visite de travail repart avec environ une dizaine de projets à avaliser. Toute chose qui va permettre au Burkina de passer au 2e rang des pays bénéficiaires. Et pour le directeur de la coopération économique, Noël YAMEOGO membre du Comité de gestion du Fonds, la pertinence des projets burkinabè a séduit la mission.

Le FAGACE, un outil financier au service du développement de 10 pays

Le Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) est un établissement public international à caractère économique et financier. Son siège est à Cotonou et il intervient dans dix pays : Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Rwanda, Sénégal, Sierra Léone, Togo. Aux dires de son directeur général le Fonds n’intervient que dans les Etats membres. Toutefois quelle que soit la nationalité du promoteur, il peut être éligible au Fonds à condition que son investissement soit fait dans un des Etats membres. « Le fonds intervient dans plusieurs domaines sauf celui de l’import-export sous réserve des innovations nouvelles » a indiqué le directeur des engagements et de la gestion des risques du FAGACE, Habib SOUMARA.

Le FAGACE intervient dans les projets de télécommunication, l’agro-industrie, l’agriculture, l’élevage, l’énergie, les transports, le commerce, le tourisme et l’hôtellerie, les PME de production de biens et services. Peuvent bénéficier des interventions du Fonds, les Etats ou leurs démembrements : les entreprises publiques ou parapubliques ; les collectivités locales ; les entreprises privées, mixtes, individuelles ou collectives nouvellement créées ou en expansion ; les institutions financières nationales et les organismes régionaux dont l’action concourt à l’intégration des économies des Etats. Ses formes d’intervention sont : la garantie des prêts à moyen ou long terme destinés au financement de projets économiquement et financièrement rentables ; la garantie des prêts à court terme destinés au financement des crédits de campagne et des prêts interbancaires ; l’allègement des conditions d’emprunt par la bonification du taux d’intérêt ou l’allongement de la durée de crédit ; le financement des opérations spécifiques sur emprunts et subventions : projets intégrateurs, assistance technique, études de viabilité technique et financière ; la prise de participation dans le capital social d’entreprises nationales ou régionales ; la gestion de fonds pour le compte de tiers.
Comme bilan d’interventions, le FAGACE a avalisé 109 projets à hauteur de 88 milliards de F CFA. Il a mobilisé 4, 6 milliards de F CFA comme bonifications accordées à 39 projets. Le Fonds a aussi participé à hauteur de 500 millions de F CFA dans le capital social d’entreprises privées ou régionales ayant un caractère stratégique.o
par Drissa TRAORE

Barrage de SAMENDENI : présentation

Les bailleurs de fonds du barrage de Samendeni, première étape de la mise en œuvre du programme de développement intégré de la vallée de Samendeni, se sont rencontrés le 21 mars dernier au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, autour des ministres Salif DIALLO de l’Agriculture et des Ressources halieutiques et Jean-Baptiste COMPAORE des Finances et du Budget.
Objet de la réunion trouver les voies et moyens pour le financement de la construction du barrage et des premiers ouvrages d’exploitation. En attendant, une présentation de ce que sera l’ouvrage.

Historique
C’est véritablement depuis 1998 que le projet connaît ses premiers financements (études) :
Fonds d’Abu Dhabi
Banque Islamique de Développement
Burkina Faso

- Le site a été identifié depuis 1976 à travers les Aménagements
des Vallées des Volta (AVV)

- Tentatives de réalisations en :
1981 (Etude GERSAR)
1984 (Mission Coréenne)
1990 (Mission Chinoise)
1994 (Mission Japonaise)

Objectifs
- Construire un grand barrage d’une capacité d’un milliard 50 millions de m3 c’est à dire le troisième du pays après Kompienga qui fait 2 milliards de m3 et Bagré, 1,7 milliard de m3.

Le barrage de Samendeni sera :

- le plus grand barrage dans la région des Hauts-Bassins avec des fonctions multiples.
- Réduire :
- 600 000 tonnes/an au niveau agricole
- 11 000 tonnes de poisson/an
- 13,8 Gwh/an au niveau énergique

- Mettre en place des unités de Transformation agro-industrielle
- Promouvoir le Tourisme (hôtellerie et loisir)
- Créer des emplois

Les composantes du programme,
- le barrage
- les périmètres irrigués
- le calibrage du Mouhoun
- élevage
- la pêche et la pisciculture
- les pistes d’accès
- la production énergétique/industrielle
- la gestion de la biodiversité

Le Barrage
Capacité de stockage :1 050 000 000 M3
Hauteur : 22, 6 M
Longueur : 2 760
Surface du plan d’eau : 150 KM2
Longueur du plan d’eau : 50 KM2

Le barrage aura pour fonction de réguler les écoulements dans le fleuve en lui assurant un débit sanitaire de 15 m3/s toute l’année.

Les périmètres irrigués
- Superficie de 20 000 ha irrigués avec maîtrise totale de l’eau
- 24 000 familles installées
- créant 96 000 emplois agricoles

Les productions annuelles attendues :
- Riz, 100 000 tonnes
- Autres céréales, 150 000 tonnes
- Cultures maraîchères, 300 000 tonnes
- Fruits et agrumes, 50 000 tonnes
- Fourrage, 25 000 tonnes

Des unités agro-industrielles pour :
La conservation, la transformation, la commercialisation des productions
Les spéculations envisagées pour le paysannat :
- Riz
- Maïs
- Tomate
- Autres

Deux types d’exploitation :
- Le paysannat
- L’agro-industrie

Les spéculations envisagées pour l’agro-insdustrie :
Canne à sucre
Agrumes
Bananes
Papaye
Ananas
Fourrage
Autres

Le calibrage du fleuve
Caractéristiques indicatives du barrage
- largeur au plafond : 50 m
- profondeur (hauteur d’eau) 6 m
- largeur en gueule : 98 m
- longueur totale : 195 km
- Coût estimé : 80 milliards de F CFA

Production énergétique et industrielle

- Puissance installée : 2 fois 1,1 MW
- Production annuelle moyenne : 10 à 13,8 GWH

Gestion de la biodiversité

- Réserves naturelles protégées
- Campement perché pour tourisme de vision
- Système de plongée
- Lac navigable sur 50 km
- Sports nautiques

Elevage
La production animale sera de :
- 2 millions de litres de lait par an
- et 1 800 tonnes de viande par an

La pêche et la pisciculture
Le plan d’eau de 150 km2 permettra une production de :
- 1 100 tonnes de poissons par an en pêche traditionnelle,
- et 50 000 tonnes de poissons par an en pisciculture industrielle intensive.

Etat d’exécution
- Etudes de faisabilité terminées depuis avril 2004
- Coût total du projet : 181 milliards de F CFA
- Première phase : 78 milliards de F CFA
- Rentabilité avérée 12,15 %
- Etudes détaillées en cours de démarrage

Etat d’exécution
- Mobilisation des financements pour la première phase en cours
- Partenaires attendus :
- BADEA
- BID
- BOAD
- FAAD
- FSD
- KFDEA
- OPEP


 



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