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centre Afrika Obota-Burkina Faso (CAO-BF) a
débuté le 22 mars à Ouagadougou un atelier
de formation des animateurs radio à la production d’émissions
d’éducation civique. Les participants au nombre de
20 sont venus de 10 provinces du Burkina. Les thèmes
qui seront traités au cours de cette formation sont
entre autres, l’animation civique, les fondements de l’Etat
de droit, les principes de la démocratie, le rôle
des partis politiques en démocratie. En sus de ses
thèmes, les participants auront à échanger
autour des questions relatives aux droits et devoirs du citoyen,
le citoyen et le vote, les organes en charge de la gestion
des élections, la confection des listes électorales,
la campagne électorale, les interdits en périodes
électorales, l’après scrutin, etc. L’atelier
prévu pour prendre fin le 26 mars entre dans le cadre
d’un projet sous forme de campagne d’éducation civique
de l’électorat dénommée «Programme
d’information, d’éducation et de communication pour
une bonne implication des citoyens dans le processus électoral».
Ce projet bénéficie du soutien financier du
Fonds d’appui à l’Etat de droit (FAED) et de la Fondation
Konard ADENAUER (FKA) (Nous y reviendrons).
Droits humains
Le vendredi 11 mars 2005, dans la salle de conférences
du Liptako-Gourma, le ministre de la Promotion des droits
humains, Mme Monique ILBOUDO a installé une nouvelle
équipe de la Commission nationale des droits humains
(CNDH). Après trois (03) années de fonctionnement,
la CNDH a procédé au renouvellement de ses membres
pour se conformer aux textes qui portent création,
attributions et fonctionnement de la structure. Une nouvelle
équipe de 34 membres a donc été installée.
Regroupant des acteurs publics, des représentants d’associations,
mouvements et organisations - non- gouvernementales, la CNDH
a pour mission principale d’assister de ses avis, les pouvoirs
publics sur toutes les questions relatives à la promotion
et à la protection des droits humains au Burkina Faso.
En vertu de l’article 13 du décret l’instituant, ses
nouveaux membres après leur installation, se sont réunis
en plénière pour élire leurs président
et vice-président qui seront présentés
au conseil des ministres pour une nomination par décret.
Crise à
Radio Pulsar
Le directeur général de Radio Pulsar M. Ousmane
OUEDRAOGO est sorti de son silence. Silence qui avait fini
par faire croire à plus d’un que la version de son
associé, M. Claver YAMEOGO, était fondée.
En sortant donc de ce silence le 11 mars 2005 lors de la conférence
de presse qu’il a lui-même animée, Ousmane OUEDRAOGO
lève un pan du voile sur la crise l’opposant à
son associé et qui a mis un temps en veilleuse les
activités de la «plus cool des radios».
L’intéressé a, preuves à l’appui, justifié
les griefs portés contre lui. Des raisons de son départ
pour les Etats-Unis, des questions financières et autres
attaques en règles dont il a été objet
de la part de l’associé, les propos de son contempteur
ne sont que des allégations sans fondement qui du reste
couvent l’intention manifeste de nuire et à sa réputation
et à la notoriété de la Radio. De toute
évidence, le mal est fait car l’image de la Radio et
de ses responsables a été sérieusement
écornée, toute chose qui sera difficile à
redresser. Pire, l’affaire qui est toujours pendante et en
justice et au niveau du Conseil supérieur de l’information
n’est pas pour donner une issue rapide au problème.
Ne dit-on pas souvent qu’un mauvais arrangement vaut mieux
qu’un bon procès ? En tous cas, cette passe d’armes
entre associés quelle qu’en soit l’issue n’est pas
à l’honneur des protagonistes et personne (associé,
entreprise, personnel) n’y gagnera.
Mode vestimentaire
En marge du 19e FESPACO, des stylistes et couturiers venus
de plusieurs pays d’Afrique et du Burkina se sont retrouvés
pour faire montre de leurs connaissances lors d’un défilé
de mode. Etait de ces stylites le Burkinabè Joseph
ILBOUDO plus connu sous le nom de St Joe. Portrait d’un artiste
qui a fait un long chemin pour devenir aujourd’hui une référence
sur le continent.
St Joe est né en 1953 au Burkina Faso. Il quitte son
pays natal comme beaucoup d’autres, à cette époque
(années 60), pour la Côte d’Ivoire avec une idée
en tête et une seule ambition, devenir porte-drapeau
de la haute couture africaine. Avant de déposer ses
valises au pays d’Houphouët BOIGNY, St joe avait déjà
une petite expérience dans le domaine mais voulait
en connaître davantage. D’où sa quête du
savoir aux côtés des célébrités
de l’époque. Mais pour St Jeo, cela n’était
pas suffisant, il fallait aller plus en profondeur et connaître
les moindres facettes de la couture. Cette volonté
farouche de découvrir le conduira dans la capitale
mondiale de la mode, Paris, en 1974. Là, il s’inscrit
à l’Académie internationale de coupe de Paris,
école créée depuis 1860 d’où il
sort avec un diplôme de styliste modéliste. «Académicien»,
St Joe ne s’enorgueillit pas pour autant, refuse de dormir
sur ses lauriers et se resoud à revenir à Abidjan
pour mettre son savoir, son expérience et son expertise
au service de son continent. En 1980, il rentre donc à
Abidjan où le phénomène de la haute couture
était déjà en vogue.
St Joe va donc s’appliquer à la satisfaction de ses
clients et très rapidement crée, l’Abacos et
met dès lors en exergue sa griffe. Couturier sur mesure
devant l’éternel, sa clientèle se sélectionne
dans les hautes sphères de la société
ivoirienne quand bien même il soutien modestement «j’habille
Monsieur tout le monde…». La griffe St Joe
est une référence dans les arcanes des milieux
avertis et comme d’autres de ses compatriotes, il habille
des chefs d’Etat, des ministres, des hommes d’affaires etc.
Mais malgré ce prestige, malgré ce renom, l’homme
est resté simple, courtois et garde de très
bons rapports avec ses confères et ses compatriotes
qui travaillent dans le même domaine.
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