L'opinion N°390
du 23 au 29 mars 2005

Semaine au pays

Le centre Afrika Obota-Burkina Faso (CAO-BF) a débuté le 22 mars à Ouagadougou un atelier de formation des animateurs radio à la production d’émissions d’éducation civique. Les participants au nombre de 20 sont venus de 10 provinces du Burkina. Les thèmes qui seront traités au cours de cette formation sont entre autres, l’animation civique, les fondements de l’Etat de droit, les principes de la démocratie, le rôle des partis politiques en démocratie. En sus de ses thèmes, les participants auront à échanger autour des questions relatives aux droits et devoirs du citoyen, le citoyen et le vote, les organes en charge de la gestion des élections, la confection des listes électorales, la campagne électorale, les interdits en périodes électorales, l’après scrutin, etc. L’atelier prévu pour prendre fin le 26 mars entre dans le cadre d’un projet sous forme de campagne d’éducation civique de l’électorat dénommée «Programme d’information, d’éducation et de communication pour une bonne implication des citoyens dans le processus électoral».
Ce projet bénéficie du soutien financier du Fonds d’appui à l’Etat de droit (FAED) et de la Fondation Konard ADENAUER (FKA) (Nous y reviendrons).

Droits humains
Le vendredi 11 mars 2005, dans la salle de conférences du Liptako-Gourma, le ministre de la Promotion des droits humains, Mme Monique ILBOUDO a installé une nouvelle équipe de la Commission nationale des droits humains (CNDH). Après trois (03) années de fonctionnement, la CNDH a procédé au renouvellement de ses membres pour se conformer aux textes qui portent création, attributions et fonctionnement de la structure. Une nouvelle équipe de 34 membres a donc été installée. Regroupant des acteurs publics, des représentants d’associations, mouvements et organisations - non- gouvernementales, la CNDH a pour mission principale d’assister de ses avis, les pouvoirs publics sur toutes les questions relatives à la promotion et à la protection des droits humains au Burkina Faso. En vertu de l’article 13 du décret l’instituant, ses nouveaux membres après leur installation, se sont réunis en plénière pour élire leurs président et vice-président qui seront présentés au conseil des ministres pour une nomination par décret.

Crise à Radio Pulsar
Le directeur général de Radio Pulsar M. Ousmane OUEDRAOGO est sorti de son silence. Silence qui avait fini par faire croire à plus d’un que la version de son associé, M. Claver YAMEOGO, était fondée. En sortant donc de ce silence le 11 mars 2005 lors de la conférence de presse qu’il a lui-même animée, Ousmane OUEDRAOGO lève un pan du voile sur la crise l’opposant à son associé et qui a mis un temps en veilleuse les activités de la «plus cool des radios». L’intéressé a, preuves à l’appui, justifié les griefs portés contre lui. Des raisons de son départ pour les Etats-Unis, des questions financières et autres attaques en règles dont il a été objet de la part de l’associé, les propos de son contempteur ne sont que des allégations sans fondement qui du reste couvent l’intention manifeste de nuire et à sa réputation et à la notoriété de la Radio. De toute évidence, le mal est fait car l’image de la Radio et de ses responsables a été sérieusement écornée, toute chose qui sera difficile à redresser. Pire, l’affaire qui est toujours pendante et en justice et au niveau du Conseil supérieur de l’information n’est pas pour donner une issue rapide au problème. Ne dit-on pas souvent qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ? En tous cas, cette passe d’armes entre associés quelle qu’en soit l’issue n’est pas à l’honneur des protagonistes et personne (associé, entreprise, personnel) n’y gagnera.

Mode vestimentaire
En marge du 19e FESPACO, des stylistes et couturiers venus de plusieurs pays d’Afrique et du Burkina se sont retrouvés pour faire montre de leurs connaissances lors d’un défilé de mode. Etait de ces stylites le Burkinabè Joseph ILBOUDO plus connu sous le nom de St Joe. Portrait d’un artiste qui a fait un long chemin pour devenir aujourd’hui une référence sur le continent.
St Joe est né en 1953 au Burkina Faso. Il quitte son pays natal comme beaucoup d’autres, à cette époque (années 60), pour la Côte d’Ivoire avec une idée en tête et une seule ambition, devenir porte-drapeau de la haute couture africaine. Avant de déposer ses valises au pays d’Houphouët BOIGNY, St joe avait déjà une petite expérience dans le domaine mais voulait en connaître davantage. D’où sa quête du savoir aux côtés des célébrités de l’époque. Mais pour St Jeo, cela n’était pas suffisant, il fallait aller plus en profondeur et connaître les moindres facettes de la couture. Cette volonté farouche de découvrir le conduira dans la capitale mondiale de la mode, Paris, en 1974. Là, il s’inscrit à l’Académie internationale de coupe de Paris, école créée depuis 1860 d’où il sort avec un diplôme de styliste modéliste. «Académicien», St Joe ne s’enorgueillit pas pour autant, refuse de dormir sur ses lauriers et se resoud à revenir à Abidjan pour mettre son savoir, son expérience et son expertise au service de son continent. En 1980, il rentre donc à Abidjan où le phénomène de la haute couture était déjà en vogue.
St Joe va donc s’appliquer à la satisfaction de ses clients et très rapidement crée, l’Abacos et met dès lors en exergue sa griffe. Couturier sur mesure devant l’éternel, sa clientèle se sélectionne dans les hautes sphères de la société ivoirienne quand bien même il soutien modestement «j’habille Monsieur tout le monde…». La griffe St Joe est une référence dans les arcanes des milieux avertis et comme d’autres de ses compatriotes, il habille des chefs d’Etat, des ministres, des hommes d’affaires etc. Mais malgré ce prestige, malgré ce renom, l’homme est resté simple, courtois et garde de très bons rapports avec ses confères et ses compatriotes qui travaillent dans le même domaine.


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