| L’exemple
venu du TOGO
Ainsi l’opposition togolaise dite
radicale a pu taire ses divergences pour se désigner
un candidat unique à l’élection présidentielle,
même si des candidats moins importants n’ont pas pu
résister à la tentation de se présenter.
L’opposant historique Gilchrist OLYMPIO a finalement compris
qu’il faut faire avec la constitution togolaise dont l’application
l’exclut d’office. Contrairement au cas Alassane Dramane OUATTARA,
il n’a pas eu recours à la rue pour exiger l’acceptation
de sa candidature. «Il a compris
seul» diront certains.
Quoi qu’il en soit, après moult rencontres et concertations,
l’opposition radicale togolaise en l’espace de quelques semaines
a compris et bien compris que seule l’union des forces peut
constituer un «brin»
d’espoir à même de fédérer les
voix pour le scrutin à venir.
C’est en tous, la première fois dans l’histoire politique
du Togo qu’une telle initiative a pris vraiment corps. L’opposition
togolaise avait-elle vraiment le choix ?
Le candidat du pouvoir Faure GNASSINGBE bien que un peu «néophyte»
dans la chose politique a derrière lui le Rassemblement
du peuple togolais (RPT) et une bonne partie de l’Armée.
A cela quand s’ajoute les moyens matériels et financiers,
on comprend aisément pourquoi l’opposition radicale
n’a pas mis du temps pour dégager un consensus autour
de la candidature de M. Emmanuel Bob-AKITANI, vice président
de l’UFC (l’Union des forces pour le changement), parti de
Gilchrist OLYMPIO.
Elle veut vraiment le changement. Et pour cela elle tente
tant bien que mal de mettre toutes les chances de son côté.
Savoir taire ses divergences, accepter être la «queue»
pour un objectif commun, c’est ce qui a toujours manqué
au sein de l’opposition burkinabè. Sa «stratification»
voire sa division manichéenne en opposition radiale,
opposition modérée, opposition Républicaine,
opposition «gâteau»
ne sont rien d’autre que la manifestation d’une opposition
sans ligne de conduite claire et sans vision pour la conquête
du pouvoir.
Aujourd’hui, «alternance 2005»
qui semblait susciter beaucoup d’espoir s’avère être
à la limite un tonneau vide où les intérêts
s’entrechoquent.
Le départ précipité de Ram OUEDRAOGO
du RDEB de «Alternance 2005» suite au rejet de
sa candidature et la position ambiguë du PDP/PS qui aurait
d’ailleurs annoncé une candidature pour avril, sont
des signes avant coureur d’un échec programmé.
L’opposition Burkinabè toutes tendances confondues
ne présentera pas moins de 5 candidats à la
présidentielle de novembre prochain.
Un nombre «impressionnant»
qui ne peut que réduire leurs chances. Si c’est ainsi
qu’elle croit susciter l’alternance, c’est perdu d’avance.
Pour une fois, elle aura pu s’inspirer de l’exemple de l’opposition
radicale togolaise, même si... Quelque soit le résultat
de la présidentielle, l’opposition dite radicale peut
se réjouir d’avoir gagné une bataille : celle
d’avoir pu choisir un candidat unique. C’est à saluer.
Et ce n’est pas «alternance
2005» qui dira le contraire, elle qui finalement,
en lieu et place de la candidature unique a opté pour
trois candidats. Les calculs manichéens et intérêts
égoïstes ayant pris le dessus sur l’objectif de
l’alternance. Ce qui n’est sûrement pas la faute d’une
propagande quelconque. Une triste réalité.
Par Faèz
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