L'opinion N°391
du 30 mars au 05 avril 2005

ACTUALITE

Implication des citoyens dans le processus électoral

Le combat du CAO-BF

Un processus électoral, voire la mise en route de la démocratie ne peut être viable, et fiable sans l’implication des citoyens. Or l’implication effective des citoyens nécessite une prise de conscience de ceux-ci à même de les amener à connaître et à comprendre leur rôle fondamental dans les processus électoraux.
Comme stratégies essentielles de cette implication on peut identifier l’éducation et la communication notamment. C’est pourquoi, le Centre Afrika Obota-Burkina Faso (CAO-BF) dont les secteurs d’activités sont entre autres, l’éducation civique, la démocratie, l’Etat de droit et la décentralisation, a entrepris d’œuvrer pour une implication des citoyens dans le processus électoral.
Pour ce faire, il a organisé du 22 au 25 mars dernier à Ouagadougou un atelier au profit d’animateurs radio venus de dix provinces du Burkina.

Cet atelier de formation entre dans le cadre de la mise en œuvre du «Programme d’implication, d’éducation et de communication pour une bonne implication des citoyens dans le processus électoral» à travers des activités de campagnes d’éducation civique de l’électorat.
Il a pour but de créer à la base une dynamique concertée entre les acteurs de la société civile afin de suppléer les insuffisances du processus électoral en matière d’information et de communication. Il bénéficie de l’appui financier du Fonds d’appui à l’Etat de droit (FAED) et de la fondation Konrad Adenauer.
Pour le secrétaire national du CAO-BF, M. Eric WANGRE, la cible choisie, c’est-à-dire les animateurs radio, est une «cheville ouvrière» dans la mise en œuvre du projet et surtout de sa réussite. «Le citoyen est la pierre angulaire du processus électoral», soutient M. WANGRE.
Il s’agissait, pour l’atelier, de former des animateurs radios sur les techniques d’animation d’émissions d’éducation civique, la production et la diffusion d’émissions et spots radiophoniques d’éducation civique sur les élections.
Pour atteindre l’objectif fixé, plusieurs thèmes ont fait l’objet d’échanges. Il s’agit, des principes de la démocratie, les fondements de l’Etat de droit, le rôle des partis politiques en démocratie, les droits et devoirs du citoyen, le citoyen et le vote, les organes en charge des élections, la confection des listes électorales, la campagne électorale, les interdits en période électorale, la participation de la femme à la gestion des affaires publiques locales.
La formation était assurée par M. SAWADOGO Alain Joseph, Coordonnateur du projet et M. KONE Abdoulaye assistant du projet.
Après l’atelier, le CAO-BF attend des participants la production et la diffusion de 120 émissions et 60 spots radiophoniques sur une période de six (6) mois. 10 radios locales ont été choisies à cet effet.
Fort donc de ce qui précède, on peut dire que le projet du CAO-BF vient combler le vide laissé par la majorité des partis politiques en matière d’éducation, de sensibilisation et de formation des citoyens comme le stipule l’article 13 de la constitution du Burkina Faso : «… Ils (les partis politiques) concourent à l’animation politique, à l’information et à l’éducation du suffrage».
Ben Alex Béogo






 

 

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