| Le
combat du CAO-BF
Un
processus électoral, voire la mise en route de la démocratie
ne peut être viable, et fiable sans l’implication des
citoyens. Or l’implication effective des citoyens nécessite
une prise de conscience de ceux-ci à même de
les amener à connaître et à comprendre
leur rôle fondamental dans les processus électoraux.
Comme stratégies essentielles de cette implication
on peut identifier l’éducation et la communication
notamment. C’est pourquoi, le Centre Afrika Obota-Burkina
Faso (CAO-BF) dont les secteurs d’activités sont entre
autres, l’éducation civique, la démocratie,
l’Etat de droit et la décentralisation, a entrepris
d’œuvrer pour une implication des citoyens dans le processus
électoral.
Pour ce faire, il a organisé du 22 au 25 mars dernier
à Ouagadougou un atelier au profit d’animateurs radio
venus de dix provinces du Burkina.
Cet atelier de formation entre dans le cadre de la mise en
œuvre du «Programme d’implication,
d’éducation et de communication pour une bonne implication
des citoyens dans le processus électoral»
à travers des activités de campagnes d’éducation
civique de l’électorat.
Il a pour but de créer à la base une dynamique
concertée entre les acteurs de la société
civile afin de suppléer les insuffisances du processus
électoral en matière d’information et de communication.
Il bénéficie de l’appui financier du Fonds d’appui
à l’Etat de droit (FAED) et de la fondation Konrad
Adenauer.
Pour le secrétaire national du CAO-BF, M. Eric WANGRE,
la cible choisie, c’est-à-dire les animateurs radio,
est une «cheville ouvrière»
dans la mise en œuvre du projet et surtout de sa réussite.
«Le citoyen est la pierre
angulaire du processus électoral»,
soutient M. WANGRE.
Il s’agissait, pour l’atelier, de former des animateurs radios
sur les techniques d’animation d’émissions d’éducation
civique, la production et la diffusion d’émissions
et spots radiophoniques d’éducation civique sur les
élections.
Pour atteindre l’objectif fixé, plusieurs thèmes
ont fait l’objet d’échanges. Il s’agit, des principes
de la démocratie, les fondements de l’Etat de droit,
le rôle des partis politiques en démocratie,
les droits et devoirs du citoyen, le citoyen et le vote, les
organes en charge des élections, la confection des
listes électorales, la campagne électorale,
les interdits en période électorale, la participation
de la femme à la gestion des affaires publiques locales.
La formation était assurée par M. SAWADOGO Alain
Joseph, Coordonnateur du projet et M. KONE Abdoulaye assistant
du projet.
Après l’atelier, le CAO-BF attend des participants
la production et la diffusion de 120 émissions et 60
spots radiophoniques sur une période de six (6) mois.
10 radios locales ont été choisies à
cet effet.
Fort donc de ce qui précède, on peut dire que
le projet du CAO-BF vient combler le vide laissé par
la majorité des partis politiques en matière
d’éducation, de sensibilisation et de formation des
citoyens comme le stipule l’article 13 de la constitution
du Burkina Faso : «… Ils (les
partis politiques) concourent à l’animation politique,
à l’information et à l’éducation du suffrage».
Ben Alex Béogo
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