L'opinion N°391
du 30 mars au 05 avril 2005

ACTUALITE

M. Léonce KONE, DG de la BACB, président du FFA du Burkina Faso


“ la SOFITEX a accompli des progrès spectaculaires avec Célestin TIENDREBEOGO”

M. Léonce KONE

Quels sont les sentiments qui vous animent au moment où votre compatriote Célestin TIENDREBEOGO de la SOFITEX va recevoir le prix de la Francophonie économique ?
M. Léonce KONE (L.K) :
Nous avons des sentiments de très grande satisfaction, mais aussi de fierté de voir que les mérites de notre compatriote Célestin TIENDREBEOGO ont été reconnus et récompensés à travers ce prix de la Francophonie économique 2005 qui est un important prix. Ce prix est décerné par le Forum Francophone des Affaires et remis par Sa Majesté Mohamed V Roi du Maroc.
Cela montre bien le prestige qui s’attache à cette récompense.

Qu’est-ce qu’il faut faire pour mériter sinon avoir ce prix ?
(L.K) :
Ce que je peux vous dire selon le cas de Célestin et qui justifie qu’il ait eu ce prix. Il dirige la SOFITEX depuis une dizaine d’années, pendant ces 10 années la SOFITEX a accompli des progrès spectaculaires.
Un seul indice, le revenu net que la SOFITEX distribue aux producteurs de coton a été multiplié par 10 et c’est là la vocation d’une entreprise nationale. Elle permet non seulement à l’Etat d’engranger de revenus substantiels mais aussi à des personnes qui s’y adonnent. Je suis heureux que face à ces performances-là, M. TIENDREBEOGO ait été récompensé par l’attribution du prix de la Francophonie économique.
C’est aussi un prix de la Francophonie. Il récompense une entreprise qui œuvre dans le domaine de la Francophonie et cela laisse entrevoir des partenariats que noue la SOFITEX dans son capital chaque année et tout au long de son activité, dans ses ventes, dans ces marchés etc. C’est une entreprise qui est au cœur de la Francophonie. Il y a un autre élément qui me donne des motifs de satisfaction, c’est que la SOFITEX par son activité est au centre du combat que mène actuellement les pays africains producteurs de coton pour un commerce équitable et là aussi, je pense que l’attribution de ce prix au directeur de la SOFITEX va un peu amplifier ce combat-là.

Comment la sélection s’est faite au niveau du Burkina, au niveau africain et au niveau de la Francophonie toute entière ?
(L.K) :
Au niveau du Burkina la sélection s’est faite par le comité national du F.F.A, nous avons de manière très simple et transparente établi une liste de quelques entreprises importantes qui ont de bonnes performances et qui nous semblaient susceptibles d’être présentées comme candidates de notre pays. Et je dois dire que notre choix s’est rapidement porté sur la SOFITEX pour les raisons que je vous ai dit plus haut. C’et l’entreprise la plus importante au Burkina Faso, celle qui a fait plus des progrès dans son activité c’est la raison pour laquelle nous avons fait ce choix-là, j’en ai fait la proposition au Bureau International du F.F.A. Avec les contacts que j’avais pris il m’a été dit que notre candidat avait de fortes chances d’être désigné comme lauréat. Et c’est ça qui a été. Je lui adresse donc toutes mes félicitations.

Ce prix va-t-il avoir une incidence sur la vie de votre comité national ?
(L.K) :
Directement non. Nous sommes satisfaits d’avoir fait une proposition d’une entreprise burkinabè, et nous sommes heureux qu’elle ait été retenue, mais au-delà je pense que c’est dans un travail plus à fond que nous allons poursuivre nos activités et faire en sorte que nous puissions promouvoir ce développement de partenariat d’affaires entre entreprises burkinabè et d’autres entreprises de l’espace francophone. Et c’est à cela que nous allons nous y atteler avec l’appui, avec l’aide et en partenariat avec la Chambre de commerce et les autres organisations professionnelles qui ont la même vocation que nous.

Vous venez d’organiser les assises du F.F.A quelque temps après ces assises, quel bilan faites-vous et quels enseignements pouvez-vous tirer ?
(L.K) :
Nos assises avaient pour thème «investir dans l’UEMOA et de la CEMAC». Vous avez vu que les assises du Maroc avaient le même thème mais sur le MAROC. Je pense que nous avons à l’occasion de nos assises pu faire valoir les atouts des deux zones à savoir l’UEMOA et la CEMAC pour attirer des investisseurs. Nous avons également identifié les freins à l’investissement, et les moyens qu’il faut y mettre en œuvre pour y remédier. Je pense que l’objectif que nous nous assignons, c’est de poursuivre ce travail. Il y a beaucoup de choses à faire avec différents partenaires que ce soit l’Etat, les organisations professionnelles, les institutions d’intégration pour promouvoir effectivement l’investissement dans nos deux zones qui ont à faire à une compétition rude face à l’Asie, face aux pays de l’Europe de l’Est et donc nous espérons que nos assises permettront d’avancer dan ce sens-là. Parallèlement à ce travail, nous avons également à l’occasion des assises organisé des rencontres d’affaires personnalisées entre opérateurs économiques du monde francophone et je crois que certaines de ces rencontres ont débouché sur la conclusion pour un développement de partenariat et je souhaite également que cela puisse progresser dans ce sens-là.
Cheick Ahmed

 



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