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“ la SOFITEX a accompli des progrès
spectaculaires avec Célestin TIENDREBEOGO”
M. Léonce
KONE
Quels
sont les sentiments qui vous animent au moment où votre
compatriote Célestin TIENDREBEOGO de la SOFITEX va
recevoir le prix de la Francophonie économique ?
M. Léonce KONE (L.K) : Nous avons
des sentiments de très grande satisfaction, mais aussi
de fierté de voir que les mérites de notre compatriote
Célestin TIENDREBEOGO ont été reconnus
et récompensés à travers ce prix de la
Francophonie économique 2005 qui est un important prix.
Ce prix est décerné par le Forum Francophone
des Affaires et remis par Sa Majesté Mohamed V Roi
du Maroc.
Cela montre bien le prestige qui s’attache à cette
récompense.
Qu’est-ce
qu’il faut faire pour mériter sinon avoir ce prix ?
(L.K) : Ce que je peux vous dire selon
le cas de Célestin et qui justifie qu’il ait eu ce
prix. Il dirige la SOFITEX depuis une dizaine d’années,
pendant ces 10 années la SOFITEX a accompli des progrès
spectaculaires.
Un seul indice, le revenu net que la SOFITEX distribue aux
producteurs de coton a été multiplié
par 10 et c’est là la vocation d’une entreprise nationale.
Elle permet non seulement à l’Etat d’engranger de revenus
substantiels mais aussi à des personnes qui s’y adonnent.
Je suis heureux que face à ces performances-là,
M. TIENDREBEOGO ait été récompensé
par l’attribution du prix de la Francophonie économique.
C’est aussi un prix de la Francophonie. Il récompense
une entreprise qui œuvre dans le domaine de la Francophonie
et cela laisse entrevoir des partenariats que noue la SOFITEX
dans son capital chaque année et tout au long de son
activité, dans ses ventes, dans ces marchés
etc. C’est une entreprise qui est au cœur de la Francophonie.
Il y a un autre élément qui me donne des motifs
de satisfaction, c’est que la SOFITEX par son activité
est au centre du combat que mène actuellement les pays
africains producteurs de coton pour un commerce équitable
et là aussi, je pense que l’attribution de ce prix
au directeur de la SOFITEX va un peu amplifier ce combat-là.
Comment la
sélection s’est faite au niveau du Burkina, au niveau
africain et au niveau de la Francophonie toute entière
?
(L.K) : Au niveau du Burkina la sélection
s’est faite par le comité national du F.F.A, nous avons
de manière très simple et transparente établi
une liste de quelques entreprises importantes qui ont de bonnes
performances et qui nous semblaient susceptibles d’être
présentées comme candidates de notre pays. Et
je dois dire que notre choix s’est rapidement porté
sur la SOFITEX pour les raisons que je vous ai dit plus haut.
C’et l’entreprise la plus importante au Burkina Faso, celle
qui a fait plus des progrès dans son activité
c’est la raison pour laquelle nous avons fait ce choix-là,
j’en ai fait la proposition au Bureau International du F.F.A.
Avec les contacts que j’avais pris il m’a été
dit que notre candidat avait de fortes chances d’être
désigné comme lauréat. Et c’est ça
qui a été. Je lui adresse donc toutes mes félicitations.
Ce prix
va-t-il avoir une incidence sur la vie de votre comité
national ?
(L.K) : Directement non. Nous sommes
satisfaits d’avoir fait une proposition d’une entreprise burkinabè,
et nous sommes heureux qu’elle ait été retenue,
mais au-delà je pense que c’est dans un travail plus
à fond que nous allons poursuivre nos activités
et faire en sorte que nous puissions promouvoir ce développement
de partenariat d’affaires entre entreprises burkinabè
et d’autres entreprises de l’espace francophone. Et c’est
à cela que nous allons nous y atteler avec l’appui,
avec l’aide et en partenariat avec la Chambre de commerce
et les autres organisations professionnelles qui ont la même
vocation que nous.
Vous venez
d’organiser les assises du F.F.A quelque temps après
ces assises, quel bilan faites-vous et quels enseignements
pouvez-vous tirer ?
(L.K) : Nos assises avaient pour thème
«investir dans l’UEMOA et de la CEMAC».
Vous avez vu que les assises du Maroc avaient le même
thème mais sur le MAROC. Je pense que nous avons à
l’occasion de nos assises pu faire valoir les atouts des deux
zones à savoir l’UEMOA et la CEMAC pour attirer des
investisseurs. Nous avons également identifié
les freins à l’investissement, et les moyens qu’il
faut y mettre en œuvre pour y remédier. Je pense que
l’objectif que nous nous assignons, c’est de poursuivre ce
travail. Il y a beaucoup de choses à faire avec différents
partenaires que ce soit l’Etat, les organisations professionnelles,
les institutions d’intégration pour promouvoir effectivement
l’investissement dans nos deux zones qui ont à faire
à une compétition rude face à l’Asie,
face aux pays de l’Europe de l’Est et donc nous espérons
que nos assises permettront d’avancer dan ce sens-là.
Parallèlement à ce travail, nous avons également
à l’occasion des assises organisé des rencontres
d’affaires personnalisées entre opérateurs économiques
du monde francophone et je crois que certaines de ces rencontres
ont débouché sur la conclusion pour un développement
de partenariat et je souhaite également que cela puisse
progresser dans ce sens-là.
Cheick Ahmed
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