L'opinion N°391
du 30 mars au 05 avril 2005

Semaine au pays

Vies des partis
Le Parti écologiste pour le développement du Burkina (PEDB) a fait parvenir à notre rédaction un message à l’occasion du 2e anniversaire de sa création célébré le 15 mars 2005.
Le PEDB qui est un parti de la mouvance présidentielle propose un projet de développement durable des rapports humains économiques et socioculturels. Le parti dit fonder son engagement sur le principe de la responsabilité, notamment par rapport aux générations futures. Il dit prôner ainsi un développement qui soit utile aux contemporains et ne pèse pas sur les femmes, les hommes et les espèces de demain.
L’orientation du parti, basée sur l’écologie politique, porte en elle toutes les caractéristiques d’une vision globale de la société : l’engagement contre la domination économique chose à laquelle il oppose la recherche du développement pour le mieux-être individuel et collectif ; le respect des équilibres et des milieux naturels ; les échanges internationaux équitables ; le combat contre toute discrimination, qu’elle soit économique, ethnique, sexiste, etc. Le PEDB salue la mesure gouvernementale relative à l’utilisation de l’essence sans plomb dans notre pays et souhaite que cela soit étendu à l’ensemble des énergies et autres rejets polluants dans le cadre de la mise en œuvre du plan national de lutte contre le changement climatique. Le PEDB qui tiendra un congrès extraordinaire le 13 avril prochain à Ouagadougou invite tous ces militants et sympathisants à poursuivre le travail de conscientisation, d’éducation et de sensibilisation sur les menaces environnementales qui pèsent sur l’avenir du Burkina Faso.

Promotion du secteur privé
La maison de l’Entreprise du Burkina (MEB) a invité une série d’échanges avec les grands secteurs économiques afin de se faire connaître. La première rencontre a eu lieu le 16 mars 2005 avec les autorités de l’administration douanière. Les motifs qui ont prévalu à l’initiative de la rencontre avec les douanes viennent du fait que cette administration est un partenaire incontournable du monde des affaires au Burkina Faso. Mieux, le partenariat doit s’appuyer sur l’instauration d’un climat de confiance et de connaissance réciproques.
La rencontre s’inscrit dans la demande de la maison de l’Entreprise du Burkina Faso visant à adopter un marketing relationnel de proximité. La réunion a permis à la maison de l’Entreprise, de présenter ses différents instruments ainsi que les possibilités qu’elle offre aux opérateurs économiques pour rendre leurs entreprises plus compétitives et plus performantes. La réunion a été surtout une occasion pour la maison que dirige M. Alain COEFFE de présenter les opportunités de partenariats qu’elle offre à l’administration douanière. La maison de l’Entreprise qui se veut un instrument de promotion du secteur privé entend assainir l’environnement réglementaire des affaires. Créée en 2002 dans un contexte de libéralisation économique, elle compte plus de 300 membres dont 80 groupements et associations professionnels. Elle a essentiellement pour rôle de mettre en place un dispositif d’accueil, d’écoute et d’orientation vers les programmes d’appui au secteur privé.

Société civile
Une rencontre consultative a eu lieu le 22 mars 2005 à Ouagadougou entre des membres de la société civile burkinabè et l’organisme OSIWA. La rencontre a servi de tremplin aux organisations de la société civile burkinabè de voir dans quelle mesure elles pourraient bénéficier de l’appui financier, matériel, etc. de OSIWA. OSIWA (Open Society Initiative for West Africa) fait partie d’un réseau mondial de fondations autonomes. Chaque année, OSIWA accorde des subventions à hauteur de 10 millions de dollars à des organismes travaillant dans le domaine des droits de l’homme (plus particulièrement, l’émancipation des femmes sur les plans politiques et économiques), la démocratie et la gouvernance, les médias, les TIC, les réformes juridiques et de la justice transitionnelle et le VIH/SIDA. OSIWA couvre l’ensemble des pays membres de la CEDEAO ainsi que le Cameroun, le Tchad et la Mauritanie. OSIWA apporte son soutien à la création de sociétés ouvertes en Afrique de l’Ouest marquées par la démocratie, la bonne gouvernance, l’Etat de droit, les libertés essentielles et une participation civique élargie. Le principal objectif d’OSIWA est de soutenir des initiatives catalytiques et innovatrices qui ajoutent de la valeur à la société civile en Afrique de l’ouest. Halidou OUEDRAOGO, président de l’UIDH, du MBDHP est membre du conseil d’administration d’OSIWA.

Ministère de la Défense
Un séminaire sur le renforcement du civisme au sein des forces de défense et de sécurité a pris fin le 18 mars 2005 au Camp Guillaume OUEDRAOGO. Du 14 au 18 mars des officiers et militaires du rang du Régiment central des armées, de la gendarmerie, de la police nationale et municipale, des eaux et forêts, de la garde de sécurité pénitentiaire ont été formés sur le civisme au sein des forces de défense et de sécurité. Le séminaire qui a duré 5 jours a permis aux participants d’aborder plusieurs thèmes tels la démocratie, l’historique des théories et des pratiques, les fondements de l’Etat de droit, les rôles de l’animateur, le rôle de l’armée en démocratie, la forme et le contenu de l’éducation civique en régime démocratique.
Ces thèmes ont été abordés avec des officiers et sous officiers formateurs. Ils ont reçu des communications (8) ayant trait aux approches de la fondation Konrad Adenaur en matière d’éducation civique, l’étude comparative entre instruction civique et animateur civique, les droits et devoirs du citoyen. Au sortir de leur séminaire de formation, les participants ont recommandé l’organisation régulière de scènes d’animation civique au sein des forces armées. Ils ont également pris la résolution de disposer des séances d’éducation et d’animation civiques dans leurs unités.



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