| Etapes
Fara-Léo
Débutées depuis le
25 avril 2005, les rencontres de la SOFITEX avec les producteurs
de coton se sont poursuivies le 27 avril à Fara, et
le 29 à Léo. Objectifs des rencontres, faire
le point de la saison écoulée (2004-2005) et
envisager les perspectives de la nouvelle saison qui démarre.
La dernière rencontre s’est déroulée
à Sapouy le 3 mai 2005.
François
TRAORE, président de l'Union nationale des producteurs
de coton du Burkina
Tout comme à Oury, les échanges
entre les agents de la SOFITEX et les producteurs de coton
se sont portés sur les préoccupations du moment
: enlèvement du coton, baisse des prix, conditionnement,
perspectives de la saison nouvelle, etc. A chaque étape,
les agents de la SOFITEX font un exposé de la situation,
expliquent les réalités du terrain et se prêtent
aux questions des producteurs, recueillent leurs préoccupations.
Etape de Fara
Fara est une localité située à une dizaine
de km de Poura. Le département qui est à ses
débuts dans la culture du coton, rencontre les mêmes
préoccupations que les producteurs des autres localités.
Outre les préoccupations communes relatives au prix
du coton, à l’enlèvement etc…, les producteurs
de Fara ont posé le problème du conditionnement
qu’ils jugent douteux. Le conditionnement du coton c’est la
classification du coton en 1er, 2e et 3e choix.
Il est fait par l’agent conditionneur en relation avec les
producteurs. En cas de contestation du conditionnement un
comité de litige composé d’un agent de l’Etat,
d’un agent de la SOFITEX et d’un représentant de l’Union
des producteurs se retrouve pour trancher sur le litige.
Mais pour les responsables de la SOFITEX, ce sont des questions
qui ne doivent pas faire l’objet de débat lors des
forums dans la mesure où la structuration permet de
régler ces genres de questions.
En effet le département de Fara qui est novice dans
la production du coton a eu des reproches de la SOFITEX quant
à la qualité de son coton. Engagement avait
été pris par les producteurs d’améliorer
la qualité de leur coton. Fara a produit pour la saison
2004-2005 plus de 6000 tonnes et espère faire mieux
la saison qui s’annonce. A ce titre des conseils ont été
donnés aux producteurs pour améliorer leur rendement
avec de l’utilisation de l’engrais organique à la place
de celui chimique qui revient plus cher pour les producteurs.
Il leur a été conseillé de commencer
les semences relativement tôt (vers la première
quinzaine du mois de mai) pour espérer faire de bonnes
récoltes. C’est avec des motifs de satisfactions que
producteurs et agents de la SOFITEX se sont donnés
rendez-vous au prochain forum.
Etape de Léo
Située à une centaine de kilomètres de
Ouagadougou, la région cotonnière du Centre-sud
regroupe deux provinces à savoir la Sissili et le Ziro
pour une douzaine de départements qui produisent le
coton.
Ajouté à cela, la région bénéficie
d’une bonne pluviométrie. Ce qui explique une relative
hausse des productions au file des années.
En effet de plus de 15 000 T à la saison 2001-2002,
la zone est aujourd’hui à plus de 28 000T pour la saison
2004-2005 et prévoit atteindre les 30 000 à
35 000 T pour la saison à venir. Pour atteindre cet
objectif, les producteurs misent sur une augmentation des
surfaces cultivables qui sont passées de 13 600 ha
à plus de 25 800 ha. A Léo, le problème
du retard de l’enlèvement du coton a été
soulevé. En effet, le retard se situe entre 40 et 50%
selon M. Adama HEMA, chef de zone. Mais il a rassuré
les producteurs qu’un travail sera fait pour que cette difficulté
soit levée.
D’ailleurs, le projet de construction d’une usine à
Léo, s’il se réalise, apportera une bouffée,
d’oxygène à la zone. A Léo, les conseils
sur l’utilisation de l’engrais organique, les semis précoces
et l’utilisation à bonne dose des intrants (urée
et autres) ont été prodiguées aux producteurs.
Dans l’ensemble, ni la baisse des prix du coton, ni les conditions
pluviométriques souvent capricieuses ne découragent
les producteurs de coton qui s’engagent à produire
encore plus.
Visiblement, la production de l’or blanc et les dividendes
tirées de cette production améliorent la qualité
de vie des producteurs. Ce qui justifie donc cet engouement
sans faille dans la culture du coton.
par Frédéric ILBOUDO
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