| L’engagement
des Gouverneurs
Les Gouverneurs des régions
tiennent à s’impliquer fortement dans l’accélération
de l’éducation des filles. Ils se sont ainsi retrouvés
en conférence à Kaya, le vendredi 29 avril 2005
pour se doter d’une stratégie de travail dans ce sens.
Une
vue des aprticipants à l'ouverture
C’est le ministre de l’Enseignement de base
et de l’Alphabétisation, M. Mathieu OUEDRAOGO, qui
a ouvert les travaux de cette conférence des Gouverneurs
sur l’éducation des filles en présence de son
collègue Laurent SEDOGO, ministre de l’Environnement
et du Cadre de vie ainsi que celle de la représentante
de l’UNICEF, Mme Joan FRENCH. Dans son introduction, M. Mathieu
OUEDRAOGO s’est réjoui de l’opportunité de cette
rencontre pour discuter d’un problème aussi important
qu’est l’éducation des filles ; car éduquer
une fille c’est éduquer une nation. L’initiative, à
son avis, est une vraie synergie pour l’accélération
de l’éducation des filles. Il a par ailleurs ajouté
que le thème est une des composantes les plus importantes
du PDDEB.
Pour Mme Joan FRENCH, représentante de l’UNICEF au
Burkina, les Gouverneurs, en tant que premiers responsables
des actions de développement dans les régions,
peuvent jouer un rôle primordial dans la promotion de
cette éducation, notamment en participant à
la mobilisation sociale. En effet, les plus importantes stratégies
devraient être orientées vers le maintien et
le renforcement du rythme de la mobilisation sociale qui a
permis d’enregistrer beaucoup d’avancées significatives
en matière de scolarisation des filles. Cette mobilisation
sociale permettra non seulement d’inscrire un plus grand nombre
de filles à l’école mais, également et
surtout de les y maintenir. Cette conférence est également
pour permettre aux Gouverneurs de cibler les facteurs néfastes
tels le mariage précoce et les travaux domestiques
excessifs empêchant le maintien des filles à
l’école, et de trouver des solutions pour permettre
à celles-ci d’entrer dans leur droit à l’éducation.
Le nombre de filles inscrites à l’école a augmenté
de 38,4% en 2003-2004 contre 15,5% un an plut tôt. Ces
bons chiffres, de l’avis de Joan FRENCH, ont permis d’atteindre
en 2004 un taux brut d’admission (TBA) de 72,01% dont 76,35%
pour les garçons et 67,52% pour les filles. Mais pour
le ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation,
il faut arriver à transformer ce TBA en taux de scolarisation
pour espérer atteindre les objectifs du PDDEB et ceux
du millénaire.
Le
ministre Mathieu OUEDRAOGO de l'Enseignement de Base a ouvert
les travaux de cette conférence en compagnie de Mme
Joan FRENCH, représentante de l'UNICEF au Burkina
L’UNICEF entend appuyer davantage le gouvernement
dans la réalisation de cette œuvre commune en partenariat
avec d’autres bailleurs de fonds et agences du système
des Nations unies pour maximiser l’accès des filles
à l’école à travers le plaidoyer, la
prise en compte du genre, l’amélioration de la qualité,
du contenu des programmes et de l’environnement physique de
l’école. Il faut dire que de nombreuses actions ont
été réalisées au Burkina Faso
grâce au soutien de l’UNICEF pour la promotion de l’éducation
des filles. On peut citer les écoles satellites, les
CEBNF et les Bisongo. En plus de l’expérimentation
de ces écoles et centres, l’UNICEF a contribué,
toujours aux côtés du ministère de l’Enseignement
de base et de l’Alphabétisation à la mobilisation
sociale en faveur de l’éducation des filles, notamment
par la réalisation de campagnes massives et le plaidoyer
auprès des autorités politiques, religieuses
et coutumières.
C’est toujours dans cette même optique que l’UNICEF
a apporté son soutien total à la Direction pour
la promotion de l’éducation des filles (DPEF) du ministère
de l’Education de base et de l’Alphabétisation.
Cette conférence permet aux Gouverneurs d’adopter des
stratégies telles que la réduction des disparités
régionales, socio-économiques et de genres,
et le renforcement du plaidoyer pour l’éducation des
filles. Par le plaidoyer, l’UNICEF a également contribué
à introduire les mesures incitatives qui comprennent
celles appelées «discrimination positive »
comme la suppression des frais d’inscription et des cotisations
pour les filles à l’école depuis la rentrée
2003-2004. Des kits scolaires ont été également
distribués aux filles comprenant des cartables et des
livres dans le cadre de l’approche «Urgence positive
» pour l’accélération des filles, priorité
n°1 de l’UNICEF et qui est un des chevaux de bataille
du gouvernement burkinabè.
Par Drissa TRAORE
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