| Diplomatie
,L’Ambassadeur de la République Fédérale
d’Allemagne SEM. Mark ULRICH Von SCHWEINITZ a été
fait officier de l’Ordre national. En fin de mission dans
notre pays, le diplomate allemand qui a passé deux
ans dans notre pays a reçu sa distinction des mains
du ministre en charge des Affaires étrangères
le lundi 25 avril 2005 au ministère des Affaires étrangères
et de la Coopération régionale. C’était
en présence de nombreux collaborateurs et compatriotes
que l’ambassadeur allemand a dit au revoir au Burkina Faso,
et affirmé qu’il quitte la vie de diplomatie pour la
retraite après de loyaux et bons services rendus à
la nation allemande. Durant les deux ans passés au
Burkina, SEM Mark ULRICH Von SCHWEINITZ a fait preuve d’efficacité
dans le renforcement des relations de coopération entre
nos deux pays. Selon le ministre Yousouf OUEDRAOGO, la coopération
germano-burkinabé a connu, ces dernières années
un regain de dynamisme du fait de son Excellence qui s’est
traduit par le financement de projets s’inscrivant dans le
cadre du développement économique et social
du Burkina. Il s’agit entre autres de la réinsertion
sociale des familles rapatriées, l’approvisionnement
en eau potable, les droits humains et le développement
de l’agriculture.
CENI
La Commission électorale nationale indépendante
a initié le mardi 26 avril 2005 dans la matinée
une session d’information à l’intention de 45 animateurs
de radio venus des provinces sous le thème «la
révision exceptionnelle des listes électorales».
La rencontre qui visait à outiller les participants
de connaissances relatives à la révision des
listes électorales s’inscrit dans cette stratégie
de la CENI qui consiste à multiplier les rencontres
avec les hommes de médias dans la perspective d’une
meilleure participation de ceux-ci au processus électoral
et partant, à la bonne tenue des élections de
2005 et 2006. Les échanges ont porté sur la
révision exceptionnelle des listes électorales.
De retour dans leurs provinces respectives, les animateurs
seront à même, à travers des émissions,
de mieux expliquer le processus à leur auditoire.
Association africaine des loteries
d’Etat
Du 25 au 29 avril 2005 s’est tenu, à Ouagadougou, un
séminaire des cadres de l’Association africaine des
loteries d’Etat (AALE). Placé sous le thème
«Quelle fiscalité appropriée aux Paris
mutuels urbains (PMU) et loteries d’Afrique ?». Le choix
du thème relève d’un besoin d’union et d’action
concertées de l’Association, conformément à
son objectif principal : unir les loteries africaines et créer
entre elles, de solides liens d’entente, d’échanges,
de solidarité et de compréhension. Face au défi
commun de contribuer efficacement au rayonnement des loteries
africaines et à l’amélioration constante des
services rendus à leurs clientèles de plus en
plus exigeantes, les pays africains doivent s’unir pour régler
leurs problèmes communs. Il était donc nécessaire
d’avoir un régime fiscal approprié ou compatible
avec une rentabilité permanente. Ainsi, il s’est agi,
dans le cadre du PMU et loteries africaines de trouver des
voies et moyens pour mettre leurs structures respectives à
l’abri des trop fortes pressions fiscales. Pour le DG de la
LONAB «moins la pression fiscale est forte, plus les
sociétés de PMU et de loteries pourront accroître
leurs activités productrices et conquérir de
nouveaux marchés».
En rappel, l’Association africaine des loteries d’Etat a été
créée en 1981. A ce jour, elle compte 13 pays
membres actifs.
Supplémentation de la Vitamine
A
Un atelier sur la supplémentation en vitamine A s’est
tenu du 26 au 28 avril à Ouagadougou. L’objectif de
la rencontre était de réduire la mortalité
infanto-juvenile dans la sous-région de l’Afrique de
l’Ouest et du Centre. Pendant les trois jours, les participants
ont étudié la possibilité d’élargir
aux 17 pays participants le projet de supplémentation
en vitamine A conduit pendant deux ans au Burkina Faso, au
Mali et au Niger. La supplémentation en vitamine A
réduit de 20 à 35%, la mortalité infanto-juvenile
due à certaines maladies infectieuses et parasitaires
comme la rougeole, la diarrhée , et le paludisme. Des
études récentes ont démontré qu’un
bon statut en vitamine A réduisait la mortalité
due à la diarrhée chez les enfants séropositif
au VIH. Il était donc urgent et nécessaire pour
les Etats d’investir durablement dans l’amélioration
du statut en vitamine A chez les enfants de 6 à 59
mois et chez les femmes en post-partum. La cérémonie
d’ouverture a été présidée par
le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité
nationale représentant celui de la Santé en
présence effective du représentant résident
de l’UNICEF au BF et de l’Ambassadeur du Canada au Burkina
Faso.
Finale nationale «Deviens une
star»
La finale nationale de la première édition du
concours de musique « Deviens une star » organisée
par la Maison de Production DB production en partenariat avec
Fine a connu son épilogue le vendredi 22 avril 2005
à la Maison du peuple. Cette finale a sacré
Odette SEMBO, nouvelle Star de l’année. De Ouagadougou
à Bobo-Dioulasso en passant par les villes de Banfora,
Koudougou, Ouahigouya, Kaya et Fada, ils étaient plus
de 1.000 artistes candidats à être auditionnés.
33 ont été pré-sélectionnés
et enfin 5 stars en herbes ont été retenues
pour la finale. Deux de Ouagadougou, une de Koudougou, une
de Bobo-Dioulasso, et une de Fada. La règle du concours,
soumise aux candidats, consistait d’abord à interpréter
deux chansons imposées puis à présenter
une chanson de sa composition personnelle. Dans les chansons
imposées à interpréter, on retrouvait
des compostions d’artistes tels Amety Méria, Georges
OUEDRAOGO, Brian Adams ou Céline DION,Yeleen et dans
le décompte final des voix, le jury détenait
50% et le public 50%. Après avoir interprété
Brian Adams, «jamais» de Yeleen et chanté
un morceau de sa composition personnelle, Odette SEMBO de
Ouagadougou a été élue star de l’année
avec une moyenne de 63,2 points sur 100. Elle est suivie d’Aimé
OUEDRAOGO de Ouagadougou avec une moyenne de 60,03 points
sur 100.
Sacrée Star de l’année, Odette SEMBO bénéficiera
grâce à DB production et à son partenaire
la marque de cigarette Fine d’un enregistrement de son premier
CD dans un studio de renommée internationale et d’une
grande promotion de son œuvre. Le concours a été
l’occasion pour FINE et DB production de regrouper sur le
même podium pour le bonheur des spectateurs, les meilleurs
artistes du moment de la scène musicale burkinabé
tels Yeleen, Yoni, Adji, Jah verity … qui ont tenu le public
en haleine.
Ordre des Avocats
Statuant contradictoirement en matière de Conseil de
discipline en premier ressort et à huis clos, le vendredi
29 avril 2005, dans la salle de réunions sise à
la Maison de l’Avocat, sur convocation de Maître Barthélemy
KERE, Bâtonnier de l’Ordre, les membres de l’Ordre ont
requis la peine disciplinaire de radiation à l’encontre
de Maître Djibril LANKOUANDE. Nous vous proposons l’intégralité
de cette décision.
Que reproche-t-on à Maître
Djibril LANKOUANDE
1- De l’extorsion de la somme de 1 000 000
F CFA sur la personne de Dame XU Vian Wen ;
Maître LANKOUANDE Djibril a perçu de Dame XU
Vian Wen la somme de 1 000 000 F CFA au motif que ladite somme
devait servir à « motiver » le magistrat
en charge de son dossier. Suite à une audition contradictoire
des protagonistes le 04 septembre 2004 par le Conseil de l’Ordre,
il est apparu entre autres que :
- la sollicitation de cette somme de 1 000
000 de F CFA par Maître LANKOUANDE Djibril a été
faite par l’intermédiaire d’au moins deux personnes
;
- l’argent a été remis entre les mains de Maître
LANKOUANDE Djibril par SAWADOGO Abdouramane dit Baba préposé
de Dame XU Vian Wen dans un maquis situé à proximité
du siège de CELTEL ; l’avocat n’a pas délivré
de quittance.
- l’argent a été perçu en vue de la corruption
de magistrats ; le principe de ce genre d’entreprise étant
l’extrême discrétion il n’est pas étonnant
que l’avocat n’ait pas établi de quittance de paiement.
- Madame XU a été défendue par Maître
LANKOUANDE Djibril ; elle a gagné son procès
; elle ne peut inventer des faits aussi graves à l’encontre
de son avocat d’autant moins qu’elle reconnaît par ailleurs
avoir reçu quittance de la somme de 750 000 F CFA représentant
le montant des honoraires de l’avocat ;
Maître LANKOUANDE Djibril a encaissé
des sommes d’argent dans sa voiture ou sur le bureau de sa
cliente moyennant des reçus dits provisoires, jamais
régularisés ; il a transformé sa voiture
en cabinet d’avocat ambulant, déliée de toutes
règles professionnelles, ce qui est de nature à
le placer dans ces conditions favorables à l’indélicatesse,
l’absence de probité et le mépris de l’honneur
;
2 - Il est ensuite reproché à
Maître LANKOUANDE Djibril d’avoir endossé à
son profit des chèques FONCIAS libellés au nom
de Dame veuve Yempoaka Rosalie et Dame veuve COMPAORE Tibo
Adèle ; après quoi il s’est servi 50 % de l’indemnité
d’assurance payée par la FONCIAS à ses clientes.
Maître LANKOUANDE Djibril a fait preuve de mauvaise
foi caractérisée lorsqu’il a été
interpellé par le Conseil de discipline relativement
à ces endossements :
- il a d’abord affirmé devant le Conseil de l’Ordre
qu’il n’avait pas compris que le Conseil lui demandait copie
des chèques endossés ;
- il a ensuite déclaré avoir envoyé les
chèques incriminés sous plis à Maître
Adolphe René OUEDRAOGO, rapporteur du Conseil de l’Ordre
; ce pli n’est jamais parvenu entre les mains du rapporteur
;
- c’est en vain que le Bâtonnier lui a demandé
avec insistance de lui transmettre directement copie des chèques
incriminés ;
- lors du Conseil de discipline il lui a été
demandé en vain de montrer lesdits chèques,
que Maître LANKOUANDE Djibril est resté silencieux
sur toutes ces demandes ;
- le banquier, la BOA en l’occurrence, qui a été
interpellé pour la production des chèques a
invoqué le secret bancaire tout en reconnaissant l’inopposabilité
dudit secret à Maître LANKOUANDE Djibril qui
peut demander et obtenir copies des chèques en cause
; Maître LANKOUANDE Djibril qui est donc en situation
de produire la copie des chèques endossés s’obstine
à refuser de le faire.
De tout ce qui précède, le
Conseil de discipline a constaté le désir manifeste
de dissimuler les chèques endossés afin de les
soustraire à l’examen et au contrôle du Conseil
de l’Ordre ; le tout vise à dissimuler le caractère
irrégulier des endossements qui ont permis de retenir
contre l’accord des clients, les sommes d’argent leur appartenant.
3 - De la non-représentation de l’indemnité
d’assurance due aux ayants-droit de YAMEOGO Saïdou et
ayants-droit de KOLOGO Sagdo.
Attendu que dans la plainte des ayants-droit
de YAMEOGO Saïdou et de KOLOGO Sagdo, la situation se
présente ainsi qu’il suit :
a) le dossier de feu YAMEOGO Saïdou
- indemnité versée par la SONAR le 28 août
1998 = 5 792 716 F CFA
- honoraires facturés par Maître LANKOUANDE Djibril
= 2 520 085 F CFA
- reversement effectué par l’avocat le 24/12/2000 =
1 005 000 F CFA
- reliquat à verser aux ayants-droit = 2 267 631 F
CFA
Malgré les incessantes réclamations,
Maître LANKOUANDE Djibril détient toujours par
dévers lui, la somme de 2 267 631 F CFA de façon
injustifiée et ce depuis près de 7 ans.
b) le dossier du feu KOLOGO Saïdou
- indemnité versée par l’UAB le 07 décembre
1999 = 8 926 280 F CFA
- honoraires facturés par Maître LANKOUANDE Djibril
= 3 296 600 F CFA
- paiement effectué par l’avocat le 24 /11/2001 = 2
000 000 F CFA
- reliquat à verser aux ayants-droit = 3 629 680 F
CFA
Malgré les incessantes réclamations,
Maître LANKOUANDE Djibril détient toujours par
dévers lui, la somme de 3 629 680 F CFA de façon
injustifiée et ce depuis près de 6 ans.
Le fait pour Maître LANKOUANDE Djibril
de se faire remettre de l’argent par sa cliente en lui offrant
de corrompre le magistrat constitue un manquement à
l’honneur et à la probité justifiant de prononcer
contre lui, la peine de radiation.
Le fait pour lui de ne pas pouvoir représenter
les Fonds appartenant à ses clients dont il est dépositaire
et dont il s’est approprié abusivement depuis de longue
date constitue des fautes contre l’honneur, la probité
et la délicatesse.
Les fautes contre l’honneur, la probité
et la délicatesse justifient de prononcer contre lui
la peine disciplinaire de la radiation et d’en ordonner la
publication afin de donner l’information aux justiciables,
aux avocats et aux juridictions pour permettre une bonne administration
de Justice.
Suite à la distinction de
la chaîne du continent, «Africable »
au Kundé 2005, son président directeur général
(PDG), M. Ismaïla SIDIBE a animé le 30 avril à
l’hôtel Indépendance une conférence de
presse pour non seulement présenter le trophée
mais aussi faire connaître « la chaîne Africaine
de télévision satellite/câble ».
« Africable » qui a vu le jour à Bamako
au Mali se veut une chaîne de télévision
panafricaine. Pour le moment elle est présente dans
9 pays africains dont 6 de l’UEMOA. Pour M. SIDIBE, Africable
présent au Burkina depuis août 2004 a été
totalement « adoptée » par les Burkinabè.
Programme typiquement africain, certaines productions telles
« ma famille », Kadie Jolie » battent actuellement
les records des séries brésiliennes, à
la satisfaction du PDG qui compte poursuivre dans la même
dynamique. Ainsi à partir de ce 3 mai, il y aura la
revue de la presse africaine (quotidien). Lentement mais sûrement
Africable est en train de tendre ses « tentacules »
sur le tout le continent.
« Si cela ne dépendait
que de moi, je voudrais que Africable soit présent
partout où se trouve un Africain»,
martèle le PDG avec conviction. Bon vent donc à
la chaîne qui efface les frontières.
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