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Le réveil du
leader
Le RCK a renoué
avec le succès lors de la 18e journée, après
une série de matchs nuls courant depuis le début
de la phase retour.
Des résultats qui ont jeté un trouble au sein
d’une formation, en proie à une nervosité excessive.
L’entraîneur Séraphin DARGANI a eu des paroles
malheureuses alors que le président dans un mouvement
d’humeur inhabituel quittait en fanfare le stade du 4-Août
alors que la rencontre opposant son équipe au Santos
FC était en cours. Mais il semble que le large succès
5-1 face à l’AS Sonabel a sonné le retour à
plus de sérénité. Il faut espérer
que ce serait pour longtemps.
A huit journées de la fin du championnat 2005, la tension
au niveau des équipes de tête est palpable du
fait d’un nombre encore élevé de prétendants.
Ce présent exercice a une particularité plutôt
rare d’offrir après dix-huit matchs jusqu’à
sept formations à même légitimement de
nourrir des ambitions de sacre.
Alors que par le passé tous les pronostics convergeaient
vers l’EFO, l’ASFA-Y et un degré moindre vers l’USFA,
ces trois clubs sont aujourd’hui fortement contestés
dans leur suprématie. La fronde conduite par l’USO
et le RCK semble avoir gagné le Santos FC, l’USCO et
l’ASFB, seule formation bobolaise à faire de la résistance.
Avec 39 points dans leur escarcelle, les Jaune et Noir de
la capitale de Sya s’accrochent à la locomotive pilote,
décidés à jouer leur va-tout. Sortie
d’une campagne africaine par la petite porte, l’ASFB n’a pas
paru trop affectée, vu ses résultats réguliers
et son niveau de jeu donnant à voir un vrai groupe.
Sa force c’est son collectif et elle n’est pas la seule, puisque
le Santos FC, l’USO revendiquent aussi cette capacité
à jouer en bloc, véritablement très soudé.
C’est peut-être cette résistance acharnée
des poursuivants du leader, le RCK qui explique son manque
de sérénité, amenant dirigeants et supporters
à voir partout des complots contre leur fauteuil de
chef de classe.
On est fondé effectivement à se demander comment
le RCK peut-il croire que les autres vont abdiquer à
mi-chemin, d’autant plus que mathématiquement rien
n’est fait. Il reste encore beaucoup de points à prendre
et les équipes classées de la 1ère à
la 9e place ont chacune une chance de succéder à
l’ASFA-Y.
Aussi, surtout que le RCK se rende à l’évidence,
le resserrement en tête traduit la réalité
que le niveau se nivelle et pas un de ces postulants n’est
véritablement au-dessus du lot. Et si une équipe
pense avoir une tête de plus que les autres, il faut
qu’elle le prouve sur le terrain.
On veut penser que le RCK en battant largement l’AS Sonabel
5-1 a voulu envoyer un message à ces adversaires. Il
n’y a que le verdict qui compte, les déclarations tapageuses
n’étant que les manifestations d’un refus de s’assumer
et de voir ses lacunes et erreurs.
Ce qui est sûr, son dauphin, l’EFO maintient l’écart
à trois points, alors que se profile pour ce dimanche
un affrontement au sommet entre les deux équipes. Plus
que les paroles, c’est sur l’aire de jeu que les deux sont
attendus. Le public et le monde du football attendent qu’elles
offrent un spectacle à la hauteur et que par delà
la rivalité sportive, le jeu et rien que le jeu lui
permette à l’une ou l’autre de faire la preuve de sa
supériorité.
Mais, quel que soit le résultat de cette confrontation
entre leaders, le champion restera toujours à désigner.
C’est un match important pour les deux équipes, surtout
au plan mental, toutefois il ne donnera pas un avantage décisif,
sauf que le RCK vainqueur, se donnera une certaine marge de
manœuvre. Dans tous les cas de figure, ni l’USO, ni l’USFA,
ni le Santos FC n’auront dit leur dernier mot. Le premier
et le deuxième se déplaceront respectivement
à Bobo-Dioulasso pour affronter l’ASFB et à
Koudougou pour croiser l’ASECK. Quant au troisième,
le Santos FC, il reçoit l’AS Sonabel. Le week-end s’annonce
encore palpitant et sera au final riche en enseignements.
L’équipe qui saura respecter les autres, faire preuve
d’humilité et mobiliser ses supporters ne sera pas
loin de la plus haute marche du podium. Le football sait connaître
les siens et après ces quelques jours où il
y a eu un peu d’égarement, gageons que la compétition
reprendra ses droits.
Par Idriss SEMDE
Coupe
de la jeunesse de Barsalogho
C’est parti pour la 2e édition
Samuel
BAMOGO, promoteur de la coupe
Depuis le samedi 16 avril 2005 tout
le département de Barsalogho est plongé dans
une ambiance sportive avec le lancement de la deuxième
édition de la Coupe de la jeunesse dont le promoteur
est M. Samuel BAMOGO, président de l’Association action
communautaire du Centre-Nord (ACD/CN), natif du département.
Cette édition est parrainée
par Mme Fatoumata LEGMA, gouverneur de la région du
Centre-Nord. Elle connaît la participation de 40 équipes
dont 35 équipes villageoises et 5 des secteurs de la
commune de Barsalogho. Les équipes sont réparties
en quatre poules. Les matchs de la compétition se jouent
sur les terrains de Foubé, Tamasgo, Darkoa et de Barsa.
A la cérémonie de lancement, le haut-commissaire
du Sanmatenga, M. Emile OUEDRAOGO représentant la marraine,
s’est réjoui du choix du gouverneur. Il a loué
l’initiative de cette coupe qui est une occasion pour les
jeunes du département de se rencontrer, d’échanger
de mieux se connaître et ceci dans l’intérêt
bien compris du département. Le promoteur a lui-même
relevé dans son message qu’au-delà de son côté
divertissement, la coupe de la jeunesse devra permettre aux
jeunes de la localité de communier, de mieux fraterniser
et de consolider les liens d’amitié. Raison pour laquelle,
cette édition, contrairement à la première
qui n’a concerné que la commune, est étendue
à tous les villages du département, ce qui traduit
que celle-ci gagne une certaine popularité.
En match d’ouverture, le secteur 3 de Barsalogho, finaliste
de la première édition, affrontait le village
de Kondibito. Une opposition soldée par la victoire
de Kondibito sur le score d’un but à zéro. La
finale est prévue pour fin mai.
Par Idrissa TRAORE
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