| Liermé,
tel qu’en lui-même
Chassez
le naturel, il revient au galop dit une maxime populaire.
Liermé SOME, ci-devant Directeur de publication de
L’Indépendant, dans la dernière livraison de
celui-ci, nous en donne une parfaite illustration. Dans le
style qu’on lui connaît bien, avec les arguments qui
sont les siens et puisant à la source enivrant des
gargottes les plus malfamées de Ouagadougou dont les
arrières-cours distillent une eau de feu pour le moins
frelatée et soutenu par la haine inextinguible qu’il
semble nourrir à notre endroit, il s’en est encore
pris à nous, à propos de ses révélations
farfelues de son spécial de décembre 2004.
Même si nous faisons nôtre l’enseignement du président
du CSI selon lequel quand des journalistes s’attaquent, cela
fragilise la profession, nous sommes à notre corps
défendant obligé de revenir sur notre promesse
de ne plus accorder le moindre intérêt aux coups
de pieds qu’il se fait un malin plaisir de nous décocher
de temps en temps, comme pour se convaincre qu’il existe toujours.
Si les attaques contenues dans son article : « Présidentielle
2005 : l’argent du pouvoir déchire certaines coalitions
» se limitaient à nous, elles n’auraient pas
s’en prendre mérité de réponse mais par
le fait qu’elles vont jusqu’à écorcher la mémoire
de Norbert ZONGO dont l’assassinat lui profite à tous
les points de vues ne peut nous laisser de marbre.
D’autant que les gens de bien qui en ont bavé avec
celui-ci de son vivant pour faire vivre le journal et qui
sont toujours sur la brèche se taisent et laissent
faire, il est impératif de rétablir les faits.
Liermé SOME sait-il que le journal qui le fait vivre
actuellement s’est aussi bâti à coups de numéros
distribués gratuitement aux écoles secondaires
et primaires de ce pays et que feu Norbert ZONGO attachait
,et à juste raison une importance cardinale à
cela ? En effet, chaque établissement secondaire ou
école primaire du Burkina Faso avait droit à
un numéro gratuit. Il suffisait d’aller le chercher
chez le dépositaire au chef-lieu de province. Quant
aux photocopies d’articles ils sont propres à tous
les journaux de ce pays, nos lecteurs ayant la fâcheuse
et ruineuse manie pour nous de photocopier les articles jugés
dignes d’intérêt au lieu d’acheter les journaux.
Soit dit en passant d’ailleurs il faudrait qu’il sache ce
qu’il veut dire car entre « des journaux payants qui
se distribuent pourtant gratuitement » et « Toute
cette production de presse a été rassemblée
photocopiée et envoyée »…il y a plus que
des nuances. A moins que la distribution gratuite n’ait pas
suffit obligeant à photocopier certains articles.Dans
la même veine il a fort intérêt à
se contenter de ses certitudes sur les idées que les
Burkinabè du « Burkina profond » se font
sur l’assassinat de Norbert ZONGO, car la réalité
est tout autre.
Cela dit, Liermé SOME sait, à moins qu’il ne
soit d’une mauvaise foi inqualifiable, que dans les hôtels
d’un certain niveau, ou sur les vols des compagnies aériennes
respectables de tous les pays, sur tous les continents, les
clients ont droit à des «journaux …gratuitement.»
On pourrait multiplier les occasions de «distribution
gratuite» de journaux mais il ne nous appartient pas
de veiller à la formation de M. Liermé SOME.
Néanmoins il devrait savoir depuis qu’il est à
la tête de L’Indépendant à la faveur de
l’assassinat de son fondateur, que la vente des journaux représentent
une part infime dans le budget d’un journal. L’essentiel des
revenus provient de la publicité et sur ce plan nous
n’avons rien à envier l’un quelconque des hebdomadaires
de la place. Bien au contraire !
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Par Faèz
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