| Boulgou
: le péril acridien
Les 21 et 22 avril 2005, les criquets pèlerins ont
envahi certains villages des départements de Boussouma,
Beguédo, Niaogho, Bagré et Bané dans
la province du Boulgou. Les équipements et produits
de traitement mis à la disposition de la Direction
régionale de l’agriculture, de l’hydraulique et des
ressources halieutiques (DRAHRH) par la Direction générale
de protection des végétaux (DGPV) ont permis
à l’hélicoptère de la base aérienne
d’effectuer un traitement sur cet essaim qui a pris son envol
en traversant les localités de Garango, Tenkodogo et
Bissiga en se dirigeant vers le Togo. L’essaim détecté
dans le département Lalgaye, de Bané a traversé
et Comin-Yanga, dans la province du Koulpélogo où
il est descendu au sol avant de se diriger vers la province
du Gourma.
Selon les responsables de la Direction régionale de
l’agriculture de l’hydraulique et des ressources halieutiques
du Centre-Est, les dégâts causés par les
acridiens sont relativement mineurs : destruction des feuilles
de maïs au stade épiaison- formation d’épis
à Koumboré sur environ 1,25 ha et des arbres
ayant servi de perchoirs.
Dès l’annonce de l’arrivée de ces criquets,
des consignes avaient été données aux
préfets de départements, aux agents de sécurité,
à des personnes ressources des villages, aux techniciens
du ministère de l’Agriculture en vue de situer avec
précision leur position.
Gnagna : une maison de la femme à
Bogandé
Les femmes de la province de la Gnagna disposent
désormais d’une maison pour leur épanouissement.
Elle a été inaugurée le lundi 18 avril
2005 par Gisèle Guigma, ministre de la Promotion de
la femme. Elle a indiqué dans son discours inaugural
que cette maison constitue un cadre de concertation pour les
femmes de la Gnagna où elles peuvent se rencontrer,
mener des activités génératrices de revenus,
exposer leurs produits et recevoir des formations. Pour cela,
elle s’est dite convaincue que celle-ci est un cadre idéal,
si elle est utilisée à bon escient avec les
équipements mis à leur disposition, les femmes
de la Gnagna pourront relever tous les défis et participer
à leur propre épanouissement. Cette maison,
ajoute-t-elle, doit également insuffler la volonté
de parvenir à une véritable émancipation
de la femme de la Gnagna aux côtés des hommes
et avec les hommes, à développer la solidarité,
l’union et la cohésion dans la région frappée
par d’énormes problèmes sociaux qui touchent
particulièrement les femmes.
La Coordinatrice provinciale des femmes de
la Gnagna, Clarisse Lankoandé, a relevé dans
son intervention que depuis 2002, les femmes de la Gnagna
ont bénéficié d’un appui multiforme de
la part du ministère de la Promotion de la femme. Elle
a toutefois soumis des doléances à savoir l’électrification,
la construction d’un mur de clôture, l’installation
du téléphone, l’octroi d’un fonds afin de soutenir
les activités génératrices de revenus
au profit des femmes.
D’un coût global de 39,2 millions de FCFA, les travaux
de construction ont été réalisés
par l’entreprise COGEC-BTP sur un financement PPTE. La Maison
de la femme est équipée de machines à
coudre, de tissage et divers matériels et ustensiles.
Kénédougou
: un nouveau président pour l’Union provinciale des
producteurs de coton
Dans la matinée du lundi 25 avril
2005, l’Union provinciale des producteurs de coton du Kénédougou
a procédé au renouvellement de son bureau. La
rencontre a eu pour cadre la salle de réunions du Haut-commissariat
de Orodara. Placée sous l’égide de la Direction
provinciale de l’agriculture, de l’hydraulique et des ressources
halieutiques, cette rencontre a enregistré la présence
de 78 électeurs tous des producteurs de coton venus
des autres localiés du Kénédougou. D’entrée,
M. le haut-commissaire du Kénédougou, Hassane
Sinaré a remercié les producteurs de coton pour
leur disponibilité mais aussi et surtout pour avoir
répondu nombreux à l’invitation. Il a également
rendu hommage au bureau sortant pour le travail abattu sur
le terrain tout au long de son mandat. Enfin, Sinaré
a exorté les producteurs de coton à faire preuve
de maturité d’esprit afin de permettre un bon déroulement
des élections dans la fraternité, dans la paix
et dans la transparence. Malgré le climat tendu dans
la salle, l’opération de vote n’a pas été
perturbée, contrairement à ce que l’on pensait.
En effet, ce scrutin, qui s’est déroulé à
bulletin secret a finalement permis aux participants de mettre
en lace un nouveau bureau de l’Union provinciale des producteurs
de coton du Kénédougou. Fort de 6 membres, ce
bureau est présidé par Sogotéré
TRAORE du département de Djigouéra. La grosse
surprise a été la chute de l’incontournable
El Hadji Abdoulaye BARO de Kourouma. Se prononçant
sur ce scrutin, ce dernier a surtout déploré
l’absence dans le nouveau bureau des représentants
de Samorogouan et de Kourouma considérés comme
les plus grandes zones de production de coton de la province.
Tout en félicitant les membres de la nouvelle équipe,
le haut-commissaire les a invités à s’inspirer
beaucoup de l’expérience de l’ancien bureau pour mener
à bien leur mission.
Bam : Plan
Burkina au secours des services sociaux
L’ONG plan Burkina a volé au secours
des services de la Santé et de l’Action sociale de
Kongoussi avec la remise de matériel d’une valeur de
11 millions.
Pour l’Action sociale, il s’agit de mobiliers de bureau et
d’équipements nécessaires au fonctionnement
du centre de Counseling en VIH/SIDA. Ce Centre a été
construit en 2004 par le projet conjoint AXIOS-Plan. Pour
le district sanitaire, le don se compose de médicaments,
d’outils destinés à la maintenance, de réfrigérateurs
et de matériels de bureau. A la cérémonie
de remise , le directeur de Plan Kougoussi, Georges Hilaire
OUEDRAOGO a rappelé qu’il s’agit d’accompagner les
efforts du gouvernement par un partenariat continu au profit
des communautés. Le médecin-chef du district
sanitaire de Kongoussi, Dr Cyriac DA, a au nom des bénéficiaires,
remercié l’ONG Plan et promis l’utilisation à
bon escient du don. Le haut commissaire Siaka OUATTARA qui
a présidé la cérémonie a joint
sa voix au médecin-chef du district pour remercier
Plan Kougoussi et poser à l’ONG donatrice une autre
doléance. Notamment l’octroi de lits et matelas au
profit des malades des centres de Santé de la province.
Passoré
: une mission danoise à l’hôtel de ville de Yako
Une mission de l’ambassade du Danemark composée
de deux membres, Jeans FUGL, conseiller de coopération,
et Nestor LOKO assistant de programme était chez le
maire de Yako, le 19 avril 2005. L’objet de la mission était
d’échanger avec le maire, Kouka Nanéma sur l’atelier
de validation du plan de développement de l’ONEA 2005-2015
dans la ville de Yako et de s’enquérir de la situation
de l’eau dans la ville. Il faut rappeler que le Danemark est
un partenaire financier de l’ONEA dans le cadre du plan de
développement de l’ONEA dans la ville de Yako. Le maire
a d’abord remercié la mission pour l’attention que
l’ambassade du Danemark accorde au plan stratégique
d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement de
la ville de Yako car le problème d’eau est ressenti
au niveau de la population comme un besoin prioritaire. S’agissant
de l’atelier, le maire Nanéma a fait savoir qu’il a
été dirigé par le Directeur général
de l’ONEA, ce qui a permis de finaliser le plan de développement
de l’ONEA dans la ville de Yako. Un plan dont la finalité
est d’aider à résoudre le problème d’eau
dans la ville. Les données démographiques qui
ont guidé l’étude n’étaient pas conformes
à la situation actuelle et le grand besoin en branchements
particuliers sans oublier les populations des secteurs périphériques
qui ont besoin des forages.
Le chef de mission a présenté le programme d’appui
au développement du secteur eau et assainissement financé
par le Danemark et dont la commune de Yako est bénéficiaire
des volets hygiène et assainissement en milieu urbain.
Il démarrera en 2006 et consistera, dans la commune
de Yako, à construire des latrines dans les lieux publics
et à sensibiliser la population sur l’hygiène
et la gestion des eaux usées. Le volet eau concernait
le plan de développement de l’ONEA dans la ville de
Yako. La mission, avant de quitter la ville, a visité
le centre ONEA de Yako et une borne-fontaine.
Source AIB
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