L'opinion N°406
du 20 au 26 juillet 2005

ACTUALITE

Echos des provinces


Ganzourgou: Une maison des jeunes pour Boudry
- Le département de Boudry dans le Ganzourgou dispose désormais d’une Maison de jeunes et de la culture. Elle a été inaugurée le samedi 2 juillet 2005 par le haut-commissaire Joanny KABORE.
D’un coup d’environ 14 739 145 F CFA, la Maison des jeunes et de la culture de Boudry s’inscrit dans le cadre de l’exécution du projet « un village, une équipe sportive », une émanation du 6e axe des Engagements nationaux. Elle est la 64e Maison des jeunes construite par les Engagements nationaux et de type départemental. Elle est composée d’un bâtiment comprenant une salle polyvalente de plus de 100 places, d’un bureau et d’un magasin.
Elle a été équipée en mobilier de bureau et de matériel de sonorisation et audiovisuel. M. Zinguin Hermann YABRE, assistant au chef de projet « un village, une équipe sportive » a profité de l’occasion lancer un vibrant appel à la population de Boudry, particulièrement sa frange jeune d’en faire un véritable centre d’intérêt, de promotion sociale et d’éducation permanente.
Quant au haut-commissaire, Joanny KABORE, cette maison est une entreprise communautaire, une institution au service de tous, pour l’amélioration des conditions de vie des populations en général et de la frange jeune en particulier. Il a cité le président du Faso qui disait lors du forum des jeunes que « les jeunes constituent une force active du progrès et la promesse d’une relève, c’est à dire le futur dans le présent ».
Alors la Maison des jeunes de Boudry sera donc un levier pour amener la jeunesse à mieux s’intégrer dans le processus de développement. Il a terminé son propos en remerciant les Engagements nationaux et la République de Chine qui a financé la construction de la maison et à travers eux, le président du Faso.

Kompienga : Le maire de Pama casse dans la zone commerciale
- Le maire de la Commune de Pama, Maxime A. ONADJA, en application des différentes délibérations du conseil communal de Pama, sur le déguerpissement des occupants de la zone dite commerciale du marché de Pama, a donné le top de départ de la démolition des constructions le 13 juin avec un bulldozer.
Selon le maire de Pama, le problème de déguerpissement des occupants de la zone commerciale se pose depuis l’année dernière, moment de la réalisation de la 2e phase de la construction du marché communal de Pama, financé à hauteur de 80 millions F CFA par le FICOM et avait également connu beaucoup de tractations au niveau du conseil municipal. En son temps le ministère de l’Administration et de la Décentralisation avait dépêché à Pama, une mission conduite par le secrétaire général pour trouver un terrain d’entente entre les deux parties. Et comme conclusion, des délais de déguerpissement acceptables qui n’ont jamais été respectés ont été accordés aux occupants pour libérer la zone. Une occupation qui bloquait également le financement de certaines réalisations autour du marché. D’après le maire, c’est au dernier conseil municipal tenu le 31 mai 2005 que les élus locaux à l’unanimité ont donné l’autorisation au maire de procéder à la démolition des différentes habitations concernées par la mesure.
Aussitôt débutée, l’opération a connu des couacs. Seuls deux cours ont été touchées. Puis les travaux se sont arrêtés car le conducteur de l’engin a été molesté par une foule en colère. Il a dû se replier au haut-commissariat de la province. Il faut signaler que dans la nuit du 13 janvier 2005, une motion de censure signée par 7 conseillers sur 12, demandant la démission du maire a été remise au haut-commissaire de la Kompienga.

*Yentenga : Lutte contre les médicaments de la rue
- Malgré les efforts consentis par les autorités burkinabè en matière de lutte contre les médicaments de la rue, force est de reconnaître que le mal persiste. Et c’est pour accompagner les autorités dans leur lutte pour mieux vaincre le mal que l’association CINOMADE en partenariat avec les Pharmaciens sans frontières comité international, les districts sanitaires, de Ouahigouya, Gourcy et Titao ont mené du 15 au 29 juin 2005 dans les provinces du Yatenga et de Lorum, une sensibilisation sous forme de débats inter actifs pour mieux lutter contre le phénomène. Le film projet pour « Tiim ». C’est un documentaire qui traite du phénomène des médicaments de la rue.

* Gourma : Le nouveau gouverneur installé
- Le nouveau gouverneur de la région de l’Est Théodore Kilimité HIEN a été officiellement installé dans ses fonctions, vendredi 1er juillet 2005 à Fada par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moumouni FABRE.
M. Emmanuel Victor KAM, l’ancien locataire du gouvernorat de Fada a brillé par son absence à l’installation officielle de son successeur, Théodore Kilimité HIEN. Mais les différents intervenants à cette tribune ont reconnu ses mérites notamment ses multiples efforts développés avec un accent particulier dans la lutte contre le grand banditisme, la criminalité et l’insécurité et dont les résultats étaient encore perceptibles jusqu’à un passé récent.
Malheureusement, force est de constater que le phénomène de l’insécurité a repris du poil de la bête, avec, des attaques et des braquages tous azimuts.
D’où la farouche volonté du nouveau gouverneur à prendre le relais de son prédécesseur. « Qu’on ne s’y méprenne pas, aucune concession ne devra être faite aux coupeurs de route et autres malfrats qui hantent le sommeil de nos populations, la seule concession qui pourrait être faite, c’est les capturer vivants, si cela n’est pas possible alors il faut les détruire » a dit le nouveau gouverneur.
Pour le faire, il n’est pas allé du dos de la cuillère pour demander la collaboration et le soutien de tous, hauts-commissaires, secrétaires généraux, maires, préfets, directeurs et chefs de services, conseillers municipaux, pour non seulement lutter contre l’insécurité, mais intensifier la bataille que le gouvernement mène dans les différents fronts de développement. Du reste, la lettre de mission que le gouverneur a reçue du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation lors de son installation, apparaît comme le gage de cet engagement, après avoir rappelé les grandes réformes engagées par notre pays dont les fruits sont la décentralisation, la régionalisation et un accompagnement des actions de développement.

* Kossi : Les Maires de la Boucle du Mouhoun en concertation.
- Les maires de la région de la Boucle du Mouhoun ont séjourné le samedi 2 juillet à Nouna dans le cadre des activités de la communauté des communes de la région créée en juillet 2004 à Dédougou. Ce rendez-vous des maires à Nouna a été marqué par une séance de travail présidée par le maire Pierre TOE de la commune de Toma. Il s’est agi au cours de ces travaux auxquels ont pris part les maires de Dédougou, Toma et Nouna, de procéder à l’élaboration d’un programme d’activités de la structure naissante.
Au terme de ces travaux qui ont connu la participation des membres du conseil municipal de Nouna, il a été décidé de l’organisation en décembre prochain de ce qu’ils ont convenu d’appeler les 48 heures de la communauté des communes de la région de la Boucle du Mouhoun ». Au cours de ces 48 heures, il sera question de nuits culturelles, d’expositions d’objets d’art, des conférences-débats sur les grandes questions du développement des communes de la région.
La rencontre de travail de Nouna, la toute première de la structure, a aussi eu le mérite de définir les tâches immédiates du bureau exécutif de la communauté essentiellement basées sur le travail d’information nécessaire pour une bonne connaissance de l’existence de la structure par les différents partenaires au développement. Dans le souci de promouvoir toujours la concertation avec l’ensemble des partenaires, les maires ont également au cours de leurs travaux, mené la réflexion sur les futures collaborations avec le conseil régional. La communauté des communes qui, du reste, attend son acte de formalisation par le ministère de tutelle, est une structure de concertation entre les communes nées de la volonté des maires de la Boucle du Mouhoun à unir leurs efforts dans la recherche de solutions adaptées à leurs spécificités et dans le respect des lois et règlements pour répondre efficacement au manque de ressources matérielles, financières et humaines de leurs collectivités.

*Passoré : Une maternité pour Samba
- Samba, chef-lieu de département situé à 43 km au Sud-Ouest de Yako va bénéficier d’ici septembre prochain d’une nouvelle maternité, fruit de la collaboration entre l’Association Namalgzanga des femmes de cette localité et l’ONG Nouvelle Planète. La cérémonie de la pose de la première pierre et du lancement des travaux de construction de cette maternité ont eu lieu lundi 6 juillet 2005.
Murs lézardés par endroits, plafond détruit par les termites et autres insectes, visiblement la toute première maternité de Samba vieille aujourd’hui de 45 ans était dans un état de délabrement total. Elle n’offrait plus les conditions minimales de sécurité, ni au personnel soignant, ni à toutes ces femmes qui y viennent pour donner la vie
C’est au vu de cet état vétuste de la maternité et dans le souci de créer un cadre nouveau, plus commode et répondant plus aux normes, que l’Association Namalgzanga des femmes de Samba créée en 1994 et dirigée par Mme Gnone NOUGTARA, en collaboration avec l’ONG internationale Nouvelle Planète a décidé de construire une nouvelle maternité pour les femmes de cette zone de Passoré. D’un coût global de plus de 22 millions de F CFA, cette maternité une fois terminée va permettre aux femmes de Samba un accouchement sans risque.
Elle va contribuer à augmenter la couverture sanitaire du district de Yako, d’une part et d’autre part, à améliorer la prise en charge des patients et aussi réduire la morbidité et la mortalité maternelle et infantile. La maternité dont les travaux d’exécution prendront fin en septembre prochain sera composée de trois salles d’hospitalisation de 10 lits chacune, d’une salle d’accouchement, d’une salle de planning familial, de toilettes, d’un magasin et d’un bureau.
Au cours de la cérémonie présidée par le haut-commissaire du Passoré, Maxime BANDAOGO, les différents intervenants ont tous rendu un hommage mérité à l’ONG Nouvelle Planète pour son appui financier et ont salué l’association en faveur de la promotion de la santé de la mère et de l’enfant.

*Oudalan : Session des micro-projets
- Une session d’adoption des micro-projets s’est tenue le 28 juin à Gorom-Gorom. Cette session a regroupé les préfets, les bureaux-conseils et les responsables du conseil provincial et ceux départementaux de gestion du Fonds de développement local de l’Oudalan. La rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Fonds et du programme de développement local de l’Oudalan exercice 2005.
Le haut-commissaire, Hassane Lamoussa LINGANI, tout en soulignant l’importance de la rencontre, a présenté aux participants les huit membres de la commission. Après les échanges et les exposés des différents responsables de projet au niveau provincial et départemental. Sur 51 projets présentés (31 pour les départements et 20 pour la province), 27 ont été adoptés et 14 ajournés. Il est prévu dans les semaines à venir une session d’attribution des marchés relatifs à ces micro-projets.

*Bazèga : Une stratégie de communication pour Kombissiri
- L’importance de la communication n’étant plus à démontrer dans la participation des populations au développement, la commune de Kombissiri a décidé de se doter d’un plan stratégique de communication communale. Un atelier de réflexion et d’élaboration s’est tenu du 28 au 30 juin dernier.
Cet atelier a vu la participation d’une dizaine de personnes. L’ouverture et la clôture des travaux ont été placées sous la présidence du maire de la commune, Issaka COMPAORE. A l’ouverture, le maire a tenu à rappeler l’importance de la communication dans la gestion au quotidien d’une commune et appelé à une participation soutenue pour des résultats probants. Pendant trois jours, les participants, sous la facilitation du formateur, Jean-Paul CONSEIBO, chargé de communication de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF) a planché sur divers points.
En effet, il s’est agi entre autres de s’approprier les concepts de décentralisation et de communication, d’analyser les outils de communication utilisés ou non dans la commune et de passer en revue le rôle et l’importance d’une cellule communale de communication et d’un chargé de communication de la mairie. Aussi les participants se sont-ils exercés à la rédaction d’un plan stratégique de communication à la création d’une cellule communale de communication qui aura pour tâches urgentes de rédiger le plan stratégique de la commune de Kombissiri.

Source AIB

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