L'opinion N°405
du 20 au 26 juillet 2005

Nation

Médecine traditionnelle

Il y a crise à Prometra-Burkina

A peine un an après le décès de Kamanga Théophile OUEDRAOGO, l’ONG pour la Promotion de la médecine traditionnelle (Prometra-Burkina) traverse une crise. Couvée après le décès de son président, la crise est désormais ouverte entre les successeurs de Kamanga. La dernière conférence de presse animée par l’aile «putchiste» le 16/07/05 à la DGPML a permis de mettre à nu une crise sans précédente qui risque si elle n’est pas jugulée de détruire les immenses efforts du ministère de la Santé consentis dans ce domaine. Et cela simplement à cause des querelles intestines et des intérêts égoïstes.

La période de léthargie que connaissait Prometra après le décès de Kamanga Théophile OUEDRAOGO couvait en fait une crise. Le sommum de cette crise a été atteint le 16/07/05 lors d’une conférence de presse qu’animait le docteur DABOGO SIA président du bureau provisoire. Cette conférence qui a été convoquée pour parler de la relance des activités de Prometra-Burkina a connu quelques pics suite aux questions des journalistes qui voulaient en savoir plus sur la vie de Prometra-Burkina. En effet sur certaines questions comme : comment se fait-il que Prometra-Burkina soit dirigée par un bureau provisoire alors aux lendemains du décès de son président, et conformément aux textes un bureau a été mis en place ? Pourquoi ce sont, aujourd’hui, des médecins qui dirigent Prometra-Burkina qui est pourtant une structure de tradipraticiens, une structure de promotion de la médecine traditionnelle ? Où en-est-on du mémorandum signé par le Secrétaire général du ministère de la Santé qui interdirait l’ingérence des médecins dans la vie des associations et ONG de tradipraticiens ? etc… Autant de questions dont les réponses ont conduit le président du bureau provisoire, visiblement mal à laise à céder la parole à certains acteurs, notamment M. Philippe BEOGO, président statutaire de Prometra-Burkina après le décès de Kamanga et ci devant Secrétaire général du de cujus Théophile OUEDRAOGO.
Selon M. BEOGO, il y a crise à Prometra-Burkina Faso. Et cela vient du fait que certains médecins jouent des pieds et des mains pour s’ingérer dans la vie de Prometra-Burkina. Pire il a fait l’objet de menaces de la part de certains responsables du ministère de la Santé qui l’intimaient à se soumettre à leur desiderata si non ils vont faire changer l’organe dirigeant de Prometra-Burkina, etc… Au regard de son intervention et aux différentes scènes qui se sont passées le jour de la conférence de presse, il y a visiblement des problèmes de succession à Prometra-Burkina. Voulant connaître toute la vérité sur cette crise, votre journal L’Opinion a approché les différents acteurs pour avoir leurs versions des faits. Toutes les personnes mises en cause dans cette crise ont été contactées et votre journal se fait donc le devoir de revenir sur cette crise qui «pue» les intérêts égoïstes que certains veulent protéger au regard de ce que cette structure génère comme financement. Une fois de plus les intérêts égoïstes, les situations de ôte-toi que je m’y mette ont pris le dessus sur les nobles missions que poursuit Prometra-Burkina. Dans toute cette tohu-bohu, les seules victimes semblent être les tradipraticiens. Pour la pluspart analphabètes, ils vivent et subissent les querelles des intellos sans comprendre vraiment ce qui se passe.
Affaire à suivre – donc.
Par Frédéric ILBOUDO

 

Vacances scolaires
Vous avez dit repos ! ?

Après neuf mois de dur labeur, de travail acharné, vient la période des vacances scolaires tant attendue par les élèves et étudiants. Au cours de cette période beaucoup de manifestations sont organisées çà et là. Les télévisions, les radios etc. réaménagent leur grille de programme pour coller à l’actualité. Dans le milieu du show-biz, on assiste à la naissance ou au développement de nouveaux concepts etc.
Que représentent les vacances et comment sont-elles exploitées ?

Les vacances ont été de tout temps des moments de repos, de relaxe après un bon temps de travail intense, c’est ainsi qu’après neuf mois de cours scolaires ponctués pour certains de succès et d’autres d’échecs, viennent les vacances scolaires qui permettent aux uns et aux autres de se retrouver, soit entre amis soit de retrouver les parents, soit aussi de décompresser un peu mais aussi de s’adonner à des déviances.
Pendant les vacances on assiste à la prolifération des groupes de thé ou grins. Chaque carrefour, chaque ruelle de la ville les jeunes se retrouvent pour jouer aux jeux de société comme les cartes, le scrabble, le ludo, le monopoly… et aussi pour échanger leur point de vue sur certains sujets. On assiste aussi à l’organisation des tournois, des camps de football, basketball etc., un peu partout dans la cité, toute chose qui permet aux jeunes d’occuper de manière positive ces moments libres. D’autres aussi utilisent ces vacances pour voyager, pour visiter les parents au village, dans d’autres villes ou pays etc. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt, la période des vacances expose beaucoup de jeunes élèves et étudiants à s’adonner à des activités peu orthodoxes, à avoir des comportements ou des fréquentations peu recommandables.
C’est ainsi qu’il n’est pas rare actuellement de rencontrer tard la nuit, sur les trottoirs, des jeunes filles élèves ou étudiantes qui n’hésitent pas à pratiquer le plus vieux métier du monde au détriment de la morale et de la décence humaine. Si vous faites aussi un tour dans les maquis, les bars dancing, les boites de nuit vous remarquerez que ces lieux sont bondés de monde surtout de jeunes filles et garçons dont la majorité est constituée d’élèves et étudiants qui se livrent volontiers à l’alcool, à la cigarette et même à la drogue toute chose qui n’honore pas notre jeunesse surtout celle scolarisée qui devrait mettre à profit ces vacances. Elle devrait utiliser sainement ces moments pour lutter à leur manière contre la pauvreté grandissante dans notre pays. Les jeunes en vacances pourraient utiliser cette période pour exécuter de petits contrats de travail çà et là dans l’objectif d’aider un tant soit peu les parents en participant ne serait-ce qu’un peu à payer soit leurs fournitures scolaires, soit une partie des frais de scolarité. Toute chose qui peut soulager les parents.
Cette jeunesse scolarisée devrait et doit être la jeunesse consciente et nous pensons qu’elle en est capable et par conséquent elle peut et doit se comporter dignement.
Les cours de vacances, les révisions et autres peuvent aider à entamer de manière sereine la rentrée. En tous les cas, en ces périodes de liberté voire de libertinage, les parents ont un rôle prépondérant à jouer. Ils doivent être plus regardants sur le comportement quotidien de leurs progénitures au risque de les voir sombrer dans la déchéance morale.
Par Claude ROMBA (stagiaire)

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