| Il
y a crise à Prometra-Burkina
A peine un an après le décès
de Kamanga Théophile OUEDRAOGO, l’ONG pour la Promotion
de la médecine traditionnelle (Prometra-Burkina) traverse
une crise. Couvée après le décès
de son président, la crise est désormais ouverte
entre les successeurs de Kamanga. La dernière conférence
de presse animée par l’aile «putchiste»
le 16/07/05 à la DGPML a permis de mettre à
nu une crise sans précédente qui risque si elle
n’est pas jugulée de détruire les immenses efforts
du ministère de la Santé consentis dans ce domaine.
Et cela simplement à cause des querelles intestines
et des intérêts égoïstes.
La période de léthargie que
connaissait Prometra après le décès de
Kamanga Théophile OUEDRAOGO couvait en fait une crise.
Le sommum de cette crise a été atteint le 16/07/05
lors d’une conférence de presse qu’animait le docteur
DABOGO SIA président du bureau provisoire. Cette conférence
qui a été convoquée pour parler de la
relance des activités de Prometra-Burkina a connu quelques
pics suite aux questions des journalistes qui voulaient en
savoir plus sur la vie de Prometra-Burkina. En effet sur certaines
questions comme : comment se fait-il que Prometra-Burkina
soit dirigée par un bureau provisoire alors aux lendemains
du décès de son président, et conformément
aux textes un bureau a été mis en place ? Pourquoi
ce sont, aujourd’hui, des médecins qui dirigent Prometra-Burkina
qui est pourtant une structure de tradipraticiens, une structure
de promotion de la médecine traditionnelle ? Où
en-est-on du mémorandum signé par le Secrétaire
général du ministère de la Santé
qui interdirait l’ingérence des médecins dans
la vie des associations et ONG de tradipraticiens ? etc… Autant
de questions dont les réponses ont conduit le président
du bureau provisoire, visiblement mal à laise à
céder la parole à certains acteurs, notamment
M. Philippe BEOGO, président statutaire de Prometra-Burkina
après le décès de Kamanga et ci devant
Secrétaire général du de cujus Théophile
OUEDRAOGO.
Selon M. BEOGO, il y a crise à Prometra-Burkina Faso.
Et cela vient du fait que certains médecins jouent
des pieds et des mains pour s’ingérer dans la vie de
Prometra-Burkina. Pire il a fait l’objet de menaces de la
part de certains responsables du ministère de la Santé
qui l’intimaient à se soumettre à leur desiderata
si non ils vont faire changer l’organe dirigeant de Prometra-Burkina,
etc… Au regard de son intervention et aux différentes
scènes qui se sont passées le jour de la conférence
de presse, il y a visiblement des problèmes de succession
à Prometra-Burkina. Voulant connaître toute la
vérité sur cette crise, votre journal L’Opinion
a approché les différents acteurs pour avoir
leurs versions des faits. Toutes les personnes mises en cause
dans cette crise ont été contactées et
votre journal se fait donc le devoir de revenir sur cette
crise qui «pue» les intérêts égoïstes
que certains veulent protéger au regard de ce que cette
structure génère comme financement. Une fois
de plus les intérêts égoïstes, les
situations de ôte-toi que je m’y mette ont pris le dessus
sur les nobles missions que poursuit Prometra-Burkina. Dans
toute cette tohu-bohu, les seules victimes semblent être
les tradipraticiens. Pour la pluspart analphabètes,
ils vivent et subissent les querelles des intellos sans comprendre
vraiment ce qui se passe.
Affaire à suivre – donc.
Par Frédéric ILBOUDO
Vacances scolaires
Vous avez dit repos ! ?
Après
neuf mois de dur labeur, de travail acharné, vient
la période des vacances scolaires tant attendue par
les élèves et étudiants. Au cours de
cette période beaucoup de manifestations sont organisées
çà et là. Les télévisions,
les radios etc. réaménagent leur grille de programme
pour coller à l’actualité. Dans le milieu du
show-biz, on assiste à la naissance ou au développement
de nouveaux concepts etc.
Que représentent les vacances et comment sont-elles
exploitées ?
Les vacances ont été de tout
temps des moments de repos, de relaxe après un bon
temps de travail intense, c’est ainsi qu’après neuf
mois de cours scolaires ponctués pour certains de succès
et d’autres d’échecs, viennent les vacances scolaires
qui permettent aux uns et aux autres de se retrouver, soit
entre amis soit de retrouver les parents, soit aussi de décompresser
un peu mais aussi de s’adonner à des déviances.
Pendant les vacances on assiste à la prolifération
des groupes de thé ou grins. Chaque carrefour, chaque
ruelle de la ville les jeunes se retrouvent pour jouer aux
jeux de société comme les cartes, le scrabble,
le ludo, le monopoly… et aussi pour échanger leur point
de vue sur certains sujets. On assiste aussi à l’organisation
des tournois, des camps de football, basketball etc., un peu
partout dans la cité, toute chose qui permet aux jeunes
d’occuper de manière positive ces moments libres. D’autres
aussi utilisent ces vacances pour voyager, pour visiter les
parents au village, dans d’autres villes ou pays etc. Mais
l’arbre ne doit pas cacher la forêt, la période
des vacances expose beaucoup de jeunes élèves
et étudiants à s’adonner à des activités
peu orthodoxes, à avoir des comportements ou des fréquentations
peu recommandables.
C’est ainsi qu’il n’est pas rare actuellement de rencontrer
tard la nuit, sur les trottoirs, des jeunes filles élèves
ou étudiantes qui n’hésitent pas à pratiquer
le plus vieux métier du monde au détriment de
la morale et de la décence humaine. Si vous faites
aussi un tour dans les maquis, les bars dancing, les boites
de nuit vous remarquerez que ces lieux sont bondés
de monde surtout de jeunes filles et garçons dont la
majorité est constituée d’élèves
et étudiants qui se livrent volontiers à l’alcool,
à la cigarette et même à la drogue toute
chose qui n’honore pas notre jeunesse surtout celle scolarisée
qui devrait mettre à profit ces vacances. Elle devrait
utiliser sainement ces moments pour lutter à leur manière
contre la pauvreté grandissante dans notre pays. Les
jeunes en vacances pourraient utiliser cette période
pour exécuter de petits contrats de travail çà
et là dans l’objectif d’aider un tant soit peu les
parents en participant ne serait-ce qu’un peu à payer
soit leurs fournitures scolaires, soit une partie des frais
de scolarité. Toute chose qui peut soulager les parents.
Cette jeunesse scolarisée devrait et doit être
la jeunesse consciente et nous pensons qu’elle en est capable
et par conséquent elle peut et doit se comporter dignement.
Les cours de vacances, les révisions et autres peuvent
aider à entamer de manière sereine la rentrée.
En tous les cas, en ces périodes de liberté
voire de libertinage, les parents ont un rôle prépondérant
à jouer. Ils doivent être plus regardants sur
le comportement quotidien de leurs progénitures au
risque de les voir sombrer dans la déchéance
morale.
Par Claude ROMBA (stagiaire)
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