| Philippe
OUEDRAOGO dévoile ses ambitions
L’alliance «un autre Burkina
est possible», composée de la CDS, du PDS et
du PAI, a procédé le 15 août 2005 au lancement
de ses activités de pré campagne. Occasion pour
cette alliance membre « d’Alternance 2005 » d’investir
officiellement son candidat Philippe OUERAOGO pour la compétition
électorale du 13 novembre 2005. Tout un symbole pour
l’homme puisque cette investiture s’est faite le jour aniversaire
de la création de son parti le PAI en 1963.
Jamais élection présidentielle
n’a suscité autant d’engouement de la part de la classe
politique toutes tendances confondues dans notre pays. Preuve
donc que le processus démocratique engagé au
Faso depuis 1991 s’enracine de jour en jour malgré
les critiques acerbes des uns et des autres. Après
donc Laurent BADO le 3 juillet 2005, Norbert TIENDREBEOGO
le 4 août 2005 etc…c’est au tour de Philippe OUEDRAOGO
de dévoiler ses ambitions pour les 12 millions d’âmes
burkinabè.
L’alliance « un autre Burkina est possible » n’a
pas lésiné sur les moyens pour donner à
la cérémonie d’investiture de son candidat un
cachet particulier. La salle de conférence du CBC était
pour l’occasion parée aux effigies du candidat et banderoles
imprimées de slogans du regroupement.
Pour couronner le tout, les nombreux militants qui ont répondu
à l’appel de leurs partis étaient habillés
aux couleurs du candidat. La cérémonie a été
rythmée d’allocutions et de musique qui détendaient
des militants gonflés à bloc. C’est dans cette
ambiance surchauffée de slogans, de discours et de
musique que le candidat a déclaré : «
Moi, Philippe OUEDRAOGO, Secrétaire général
du PAI, actuellement député au Parlement burkinabè,
je suis candidat à la prochaine élection présidentielle
du 13 novembre 2005 avec l’objectif de réussir l’alternance
».
Un autre Burkina est-il possible
?
A cette question, le candidat donne les réponses
dans son programme de gouvernement. Un programme qui, dit-on
tient parfaitement compte de la plate-forme minimale qui est
le programme commun de gouvernement que les candidats et les
partis de « Alternance 2005 » se sont engagés
à mettre en œuvre en cas de victoire.
« J’ai l’ambition, si les suffrages de mes compatriotes
me portaient à la Présidence du Faso, d’atteindre
en cinq ans les résultats suivants » … En effet,
le candidat propose de sortir le Burkina du « gouffre
» dans lequel il est en créant et en stimulant
les emplois. A ce propos, il s’engage à créer
ou à favoriser la création de 100 000 emplois
salariés avant la fin de son mandat. Pour cela, il
compte moderniser l’agriculture et l’élevage et les
lier à l’industrie et à l’artisanat, renforcer
et multiplier les infrastructures de communication, celles
énergétiques, hydrauliques etc. Le candidat
ambitionne développer la formation technique et professionnelle,
chaque province devant être dotée d’au moins
une école technique ou d’un centre de formation professionnelle
de niveau secondaire. Avec le candidat de l’alliance «
un autre Burkina est possible », l’école primaire
sera gratuite et obligatoire afin que l’éducation soit
accessible à tous dans l’optique de faire reculer l’analphabétisme
et l’ignorance. Le taux brut de scolarisation, si Philippe
OUEDRAOGO est élu, atteindra au minimum 75 % à
la fin de son mandat. Ces résultats que le candidat
propose d’atteindre seront la matérialisation de son
programme de gouvernement défini en 16 axes majeurs.
La priorité absolue sera d’éradiquer le chômage
des jeunes, garantir les libertés, respecter les droits
des citoyens, combattre les détournements et la corruption
pour promouvoir la bonne gouvernance. Assurer une éducation
efficiente et pertinente à tous les enfants fait partie
des grands axes de développement de ce programme.
Encore des piques à l’endroit
de qui l’on sait !
L’occasion a été donnée
au candidat et aux trois partis de l’alliance de passer en
revue la situation nationale. Et comme cela est de coutume
dans ce genre de cérémonie (puisqu’il faut haranguer
les militants), le pouvoir de la 4e République et le
Président Blaise COMPAORE en ont eu pour leur compte.
Pouvait-il en être autrement quand l’adversaire est
redouté ? Il faut bien déverser le plein de
rancœur quelque part ce qui n’a pas manqué en tout
cas de soulever l’enthousiasme des militants. Pour le candidat
Philippe OUEDRAOGO, le peuple burkinabè mérite
d’être gouverné autrement, et c’est pourquoi
il s’est engagé dans cette compétition pour
l’alternance. En tout cas, les trois candidats de «
Alternance 2005 » sont en ordre de bataille et le peuple,
s’il ne veut plus réellement de Blaise COMPAORE, devra
en choisir un pour le remplacer. Les choses ne seront pas
faciles mais ce qui est sûr, le 13 novembre 2005, sur
la ligne d’arrivée, le choix du peuple aura été
fait.
Par Frédéric ILBOUDO
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