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Burkina Faso s’adapte aux recommandationse
Une consultation régionale
sur la violence contre les enfants a été initiée
au Mali par les Nations unies. C’est pour restituer les conclusions
de ces travaux qu’a eu lieu un atelier, le vendredi 12 août
2005, à Ouagadougou.
Sur initiative du Comité des droits
des enfants, le secrétaire général des
Nations unies a décidé de mener une étude
globale et approfondie sur la violence contre les enfants.
Cette étude a pour but de mieux appréhender
l’ampleur du phénomène afin d’y apporter des
solutions pérennes favorisant l’émergence d’un
environnement protecteur pour les enfants. C’est dans ce cadre
qu’une consultation régionale, Afrique de l’Ouest et
du Centre a eu lieu à Bamako au Mali du 23 au 25 mai
2005. Et le Burkina Faso qui était présent à
ce rendez-vous sous régional a montré les conclusions
d’une rencontre qui a validé la réponse nationale
au questionnaire du Secrétaire générale
de l’ONU sur la violence contre les enfants. C’est ainsi que
la conseillère technique représentant Madame
la ministre de l’Action sociale et de la Solidarité
nationale qui a présidé cet atelier de restitution
de la rencontre de Bamako a fait « un diagnostic sans
complaisance de la situation de violence faite aux enfants
au Burkina Faso ». Les participants, quant à
eux, ont échangé sur les mesures et actions
déployées en vue de réduire le phénomène
à défaut de l’éradiquer. C’est pourquoi,
dira la conseillère technique : « En vous conviant
à la rencontre ce matin, nous avons pour objectif de
partager avec vous conformément aux recommandations
de l’atelier de Bamako, les résultats des travaux ».
Ces résultats vont très certainement permettre
d’améliorer les interventions des différents
acteurs sur le terrain. Comme autre objectif de cet atelier,
c’est le renforcement de l’adhésion commune de tous
les partenaires à cette lutte en s’appropriant les
nouvelles stratégies recommandées. Ainsi cet
atelier permettra très certainement de dégager,
espère la conseillère technique des pistes d’adaptation
de ces stratégies internationales à un contexte
burkinabè. Ces genres d’initiatives sont louables car
les agressions physiques, sexuelles et psychologiques subies
par les enfants dans leur environnement familial, communautaire
et institutionnel constituent des atteintes à la convention
relative aux Droits de l’enfant et sont des obstacles à
leur suivi et à leur développement harmonieux.
Le secrétaire général des Nations unies
en commandant dans chaque région des consultations
qui visent à présenter un document sur la situation
de la violence contre les enfants invite à partager
les connaissances sur les meilleures pratiques et identifier
des recommandations clés pour protéger les enfants
de la violence. L’institution onusienne montre par là,
sa volonté de prendre ce phénomène à
bras le corps en vue de lui apporter des solutions efficaces
pour enrayer ou tout au moins à le réduire considérablement
car les enfants sont le devenir d’un monde que l’on veut meilleur.
Claude ROMBA
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