L'opinion N°410
du 17 au 23 Août 2005

ACTUALITE

Violences contre les enfants

Le Burkina Faso s’adapte aux recommandationse

Une consultation régionale sur la violence contre les enfants a été initiée au Mali par les Nations unies. C’est pour restituer les conclusions de ces travaux qu’a eu lieu un atelier, le vendredi 12 août 2005, à Ouagadougou.

Sur initiative du Comité des droits des enfants, le secrétaire général des Nations unies a décidé de mener une étude globale et approfondie sur la violence contre les enfants. Cette étude a pour but de mieux appréhender l’ampleur du phénomène afin d’y apporter des solutions pérennes favorisant l’émergence d’un environnement protecteur pour les enfants. C’est dans ce cadre qu’une consultation régionale, Afrique de l’Ouest et du Centre a eu lieu à Bamako au Mali du 23 au 25 mai 2005. Et le Burkina Faso qui était présent à ce rendez-vous sous régional a montré les conclusions d’une rencontre qui a validé la réponse nationale au questionnaire du Secrétaire générale de l’ONU sur la violence contre les enfants. C’est ainsi que la conseillère technique représentant Madame la ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale qui a présidé cet atelier de restitution de la rencontre de Bamako a fait « un diagnostic sans complaisance de la situation de violence faite aux enfants au Burkina Faso ». Les participants, quant à eux, ont échangé sur les mesures et actions déployées en vue de réduire le phénomène à défaut de l’éradiquer. C’est pourquoi, dira la conseillère technique : « En vous conviant à la rencontre ce matin, nous avons pour objectif de partager avec vous conformément aux recommandations de l’atelier de Bamako, les résultats des travaux ».
Ces résultats vont très certainement permettre d’améliorer les interventions des différents acteurs sur le terrain. Comme autre objectif de cet atelier, c’est le renforcement de l’adhésion commune de tous les partenaires à cette lutte en s’appropriant les nouvelles stratégies recommandées. Ainsi cet atelier permettra très certainement de dégager, espère la conseillère technique des pistes d’adaptation de ces stratégies internationales à un contexte burkinabè. Ces genres d’initiatives sont louables car les agressions physiques, sexuelles et psychologiques subies par les enfants dans leur environnement familial, communautaire et institutionnel constituent des atteintes à la convention relative aux Droits de l’enfant et sont des obstacles à leur suivi et à leur développement harmonieux. Le secrétaire général des Nations unies en commandant dans chaque région des consultations qui visent à présenter un document sur la situation de la violence contre les enfants invite à partager les connaissances sur les meilleures pratiques et identifier des recommandations clés pour protéger les enfants de la violence. L’institution onusienne montre par là, sa volonté de prendre ce phénomène à bras le corps en vue de lui apporter des solutions efficaces pour enrayer ou tout au moins à le réduire considérablement car les enfants sont le devenir d’un monde que l’on veut meilleur.
Claude ROMBA

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