| SISSILI
: Les travaux vont bon train pour le bitumage de la route
Ouaga-Léo-Frontière du Ghana
«En dépit des conditions pluviométriques,
les travaux de bitumage de la route Ouaga-Léo-frontières
du Ghana vont bon train et nous sommes plus que jamais déterminés
à acheminer le bitume jusqu’à la frontière
du Ghana d’ici la fin de l’année» a déclaré
M. KARA le directeur technique de l’entreprise KARA-FADOUL.
Toutefois ajoute-t-il «je sais compter sur le dynamisme
et la fermeté de l’équipe présente sur
le chantier pour qu’ensemble nous soyons dans les délais».
En tout cas l’on est unanime ici à reconnaître
le confort, la qualité et l’importance de la largeur
de la route sur laquelle plusieurs véhicules peuvent
se dépasser sans gêne. Le bitume est présentement
à 30km de Léo qui sera reliée à
la capitale d’ici septembre d’après le directeur technique
de l’entreprise. Ce gros chantier routier porteur d’espoir
est au centre de toutes les préoccupations comme en
témoignent les visites multiples du ministère
des Infrastructures, des Transports et de l’Habitat dont la
dernière en date du mois de juin traduit tout l’intérêt
que les premières autorités du pays portent
au développement des routes, axe fondamental à
tout développement. Le projet, rappelle-t-on, a pu
voir le jour grâce aux efforts conjugués de l’Etat
burkinabè et des bailleurs de fonds. L’entreprise KARA-FADOUL
a en charge l’exécution des travaux. Le tronçon
regorge de beaucoup d’ouvrages du fait de sa position géographique.
Près de 90 ponts au total sont jalonnés sur
un tronçon de près de 172 km parmi lesquels
celui sur le cours d’eau de la Sissili fait l’objet d’une
grande administration de la part des usagers. Les bailleurs
de fonds qui étaient en visite d’inspection de contrôle
sur le chantier en février passé ont visiblement
marqué leur satisfaction quant à la méthode
et à la qualité du travail. «L’exécution
des ouvrages supplémentaires, ne nous permettra pas
d’être dans le délai d’exécution initialement
prévu pour août» a indiqué le directeur
technique de l’entreprise KARA-FADOUL de rassurer que la fin
des travaux est prévue pour fin 2005.
SANGUIE : Dassa célèbre
la Journée de l’enfant africain
La province du Sanguié a célébré,
en différé, la Journée de l’enfant africain.
C’était le samedi 20 juillet dernier dans le département
de Dassa. On se rappelle que c’est le 16 juin dernier que
la communauté africaine a célébré
la Journée de l’enfant africain en souvenir du massacre
des enfants de Sowéto en 1976. Le Burkina, pour sa
part, a commémoré l’événement
au niveau national à Diébougou dans la province
de la Bougouriba sous le thème «Orphelins d’Afrique,
notre responsabilité collective». Plus d’un mois
après, la province du Sanguié qui éprouve
une grande compassion pour ses orphelins et enfants démunis
a décidé d’offrir à ceux-ci leur journée.
Cette journée célébrée dans le
Sanguié se veut une occasion de sensibilisation des
parents, des associations, des enfants eux-mêmes sur
leurs droits, un plaidoyer auprès des décideurs
administratifs et politiques pour le respect et la prise en
compte des droits de l’enfant dans tout processus de développement.
Aussi le département de Dassa a-t-il été
le point de convergence ce samedi 30 juillet de toutes les
catégories et couches sociales de la population, des
ressortissants de la province et bien sûr, de toute
la hiérarchie administrative du Sanguié conduite
par M. Justin SOME, haut-commissaire de la province. A Dassa,
la célébration en différé de la
Journée de l’enfant africain a été placée
sous le signe de la protection sociale et juridique de l’enfant.
Pour l’occasion, plusieurs activités de sensibilisation
ont pu être menées sur l’importance de l’enregistrement
des naissances à l’Etat civil, sur l’abandon des enfants,
sur la lutte contre le trafic et le travail des enfants. Dans
le cadre de la commémoration de cette journée,
un appui de l’ONG Action Aide (Action Aid a permis d’établir
en l’espace d’une semaine, 23 jugements supplétifs
d’actes de naissance dans les départements de Godyr,
Didyr, Dassa et pour sa part, M. Etienne BADO, ressortissant
de Dassa, a pris en charge l’établissement de cent
(100) actes de naissance et a promis de faire mieux les jours
à venir. Des actions qui n’ont pas laissé indifférent
M. Justin SOME haut-commissaire de la province, qui, au nom
de l’administration publique, a réitéré
ses remerciements à tous ceux qui ont contribué
à l’établissement des actes de naissance des
enfants.
Une remise symbolique d’acte de naissance à quelques
enfants a mis fin à la cérémonie.
GOURMA : 500 enseignants à
la disposition du MEBA
Ils sont 481 stagiaires de l’Ecole nationale des enseignants
du primaire (ENEP) de Fada a avoir mérité le
diplôme de fin d’étude. La remise de ces diplômes
et la sortie de ces nouveaux enseignants prêts à
monnayer leurs talents ont eu lieu vendredi 29 juillet 2005
à Fada, sous la présidence du secrétaire
général de la région de l’Est, M. Charles
B. OUABA. Ils sont 481 stagiaires dont 159 institutrices adjointes
certifiées et 322 instituteurs adjoints certifiés
et parmi eux, 335 on bénéficié d’une
bourse d’étude octroyées par l’Etat tandis que
146 autres ont suivi la formation à leurs frais. La
formation proprement dite s’est étalée sur une
année scolaire et s’est subdivisée en deux parties.
La 1ère, appelée phase pratique, s’est déroulée
dans les écoles primaires réparties dans les
13 directions régionales de l’Enseignement de base
du pays tandisque la 2e phase, dite de formation théorique,
s’est déroulée pendant 4 mois à l’ENEP.
Ce sont donc des élèves maîtres aguerris
et consciencieux qui n’attendent que le déclic de l’Etat
pour affirmer leur talent dans la formation de nos enfants.
Les élèves par le biais de leur porte-parole,
ont remercié à cet effet le corps professoral
et la direction de l’établissement pour le différents
sacrifices consentis dont l’aboutissement est cette réussite.
Ils n’ont pas manqué d’évoquer des doléances
qui se résument à la construction d’un foyer
et à l’amélioration du menu. Si l’ensemble des
intervenants a salué cette 8e promotion, les remerciements
sont surtout allés à l’endroit du Projet français
d’appui à l’éducation nationale qui a doté
l’ENEP de Fada d’une classe multi-média équipée
de 10 ordinateurs connectés sur Internet.
KENEDOUGOU : Don de l’UNICEF pour
lutter contre l’excision
Le samedi 16 juillet dernier, la radio «Voix du verger»
de Orodara a procédé, dans l’enceinte de l’école
«A», à la remise de vélos à
douze noyaux de lutte contre la pratique de l’excision. Ce
geste s’inscrit dans le cadre de la réalisation du
plan intégré de communication initié
par l’UNICEF.Le problème de l’excision est de nos jours,
une question d’actualité. Ce phénomène
qui est une pratique néfaste dont les conséquences
sur la santé de la mère et de l’enfant et sur
la famille sont incommensurables, ne cesse de prendre de l’ampleur
dans nos villes et campagnes. C’est pourquoi depuis un certain
temps, les plus hautes autorités de notre pays ont
accordé une place de choix à la lutte contre
la pratique de l’excision. En remettant ces vélos aux
noyaux relais, l’UNICEF par le biais du comité provincial
de lutte contre la pratique de l’excision et de la radio «Voix
du verger», voudrait faire de la lutte contre la pratique
de l’excision une vive préoccupation. La cérémonie
du samedi 16 juillet qui a connu la présence de Mme
Mariam LAMIZANA, ministre de l’Action sociale, a été
marquée par une seule intervention à savoir
celle du chef de station de la «Voix du verger»,
M. Lassina KONATE. Dans son adresse, M. KONATE a rendu un
hommage particulier à l’UNICEF pour cet appui combien
inestimable au comité provincial de lutte contre la
pratique de l’excision et à la «Voix du verger»
dans le cadre de la réalisation de ce plan intégré
de communication. Un plan qui vient à point nommé
pour sensibiliser les populations du Kénédougou
sur les méfaits de l’excision a-t-il ajouté.
S’adressant également aux douze noyaux relais bénéficiaires
de ces vélos, il les a exhortés à en
faire bon usage pour mener à bien leur mission sur
le terrain. Signalons enfin que ce sont au total 60 vélos
qui ont été remis ce jour.
LERABA : Un nouveau préfet
à Douna
Après dix mois passés sans locataire titulaire,
la préfecture de Douna a enfin un préfet. Nommé
en conseil des ministres du mercredi 20 juillet 2005, M. Brehima
SAWADOGO a pris fonction le lundi 08 août 2005 à
Douna. Installé dans ses fonctions par le secrétaire
général de la province au cours d’une modeste
cérémonie qui a réuni, à la Maison
des jeunes et de la culture, diverses personnalités
du département, le tout nouveau locataire de la préfecture
de Douna est un secrétaire administratif frais émoulu
de l’Eole nationale de l’administration et de la magistrature
(ENAM). Agé de 40 ans, marié et père
de 3 enfants, ce produit de l’administration burkinabè
a exercé auparavant cette fonction de préfet
à Koudougou dans le Houet de 1998 à 2002 et
ensuite à Sindou dans le Kénédougou en
2002 avant de réintégrer l’ENAM. Nanti donc
d’une relative expérience dans la fonction, M. SAWADOGO
ne perd pas de vue la délicatesse de la tâche
et c’est tout humblement qu’il dit compter sur l’appui et
le soutien de ses administrés pour l’aider à
réussir sa mission. Le préfet sortant par intérim,
M. Alfred OUARE a saisi l’occasion de cette cérémonie
de passation pour faire le bilan de ses 10 mois à la
tête du département et des acquis engrangés.
Il a noté en bonne place la collaboration fort appréciable
de la population. Tout en faisant l’étalage des chantiers
de développement à poursuivre par le préfet
entrant, il s’est fait le devoir d’exhorter l’échantillon
représentatif de la population de Douna présent
à cette cérémonie à avoir envers
l’entrant, les mêmes égards dont il a bénéficié,
à rester mobilisée autour de celui-ci pour l’aboutissement
de ces chantiers. Notons que le département de Douna
dont le chef-lieu sera bientôt électrifié
compte 6 villages où vivent quelque 10 000 habitants
composés majoritairement de Turkas.
NAMENTENGA : Le ver de Guinée
existe toujours
Dans le cadre de la recherche de voies et moyens pour l’éradication
totale du ver de Guinée au Burkina Faso et dans le
monde entier, les autorités provinciales ont animé
une séance de sensibilisation le 31 juillet 2005 à
Kouini dans le département de Nagbingou. Cette sortie
de sensibilisation des autorités provinciales soutenues
par le directeur régional de la Santé du Centre-Nord
et par les responsables en charge de la maladie au niveau
national avait pour objet de faire prendre conscience aux
populations du niveau actuel du fléau afin de contribuer
à le bouter hors du pays. Kouini est le seul foyer
important au plan national où sévit le ver de
Guinée. L’approche participative de la séance
d’animation à base de boîte à images a
permis aux uns et aux autres de s’exprimer sur les causes
réelles de la persistance de la maladie dans le village.
Causes qu’ils résumeront entre autres à :
-l’insuffisance des forages qui fait que les gens boivent
l’eau des mares ; le manque de matériel pour réparer
les pompes à eau en panne.
Ces réalités qui contraignent justement les
femmes à aller aux mares les exposent plus à
la maladie. Est-ce pour cela qu’elles sont les plus atteintes
? En tous cas on relève que loin les malades recensés
sont des femmes. 5 cas ont été dénombrés
cette année. Ce qui constitue toujours un danger pour
l’humanité si rien n’est fait a indiqué le médecin-chef
du district de Boulsa, le Dr Idrissa SAWADOGO. Conscients
du danger, les participants ont adopté des stratégies
parmi lesquelles on retiendra :
-l’identification des petites mares pour les traiter ;
-la mise en place des comités de surveillance de 2
personnes par quartier.
Retenons également que toute personne malade du ver
de Guinée sera désormais internée au
centre de santé et sa prise en charge sera gratuite.
Déclaré endémique depuis 1995, Kouini
a reçu plusieurs missions du niveau national et international
et des soutiens logistiques de tous genres (tamis, filtre).
Mais selon le MCD, le cas de Kouini est toujours cité
à l’OMS. Il est maintenant temps de prendre des sanctions
contre ceux ou celles qui font la sourde oreille, a indiqué
le Directeur général de la LONAB, M. Zambendé
Théodore SAWADOGO, présent à la séance.
Regrettant l’existence du phénomène dans sa
province et en réponse aux doléances des populations,
le haut-commissaire du Namentenga, M. Christophe COMPAORE,
a fait savoir qu’en plus de 3 forages existants, deux autres
seront implantés à Kouini. Il a demandé
aux participants à leur tour d’être des agents
de sensibilisation pour que d’ici 2007 le Namentenga soit
cité en exemple. Il a remercié ceux qui les
ont soutenus d’une manière ou d’une autre.
Source AIB
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