L'opinion N°410
du 17 au 23 Août 2005

ACTUALITE

Echos des provinces

SISSILI : Les travaux vont bon train pour le bitumage de la route Ouaga-Léo-Frontière du Ghana
«En dépit des conditions pluviométriques, les travaux de bitumage de la route Ouaga-Léo-frontières du Ghana vont bon train et nous sommes plus que jamais déterminés à acheminer le bitume jusqu’à la frontière du Ghana d’ici la fin de l’année» a déclaré M. KARA le directeur technique de l’entreprise KARA-FADOUL. Toutefois ajoute-t-il «je sais compter sur le dynamisme et la fermeté de l’équipe présente sur le chantier pour qu’ensemble nous soyons dans les délais». En tout cas l’on est unanime ici à reconnaître le confort, la qualité et l’importance de la largeur de la route sur laquelle plusieurs véhicules peuvent se dépasser sans gêne. Le bitume est présentement à 30km de Léo qui sera reliée à la capitale d’ici septembre d’après le directeur technique de l’entreprise. Ce gros chantier routier porteur d’espoir est au centre de toutes les préoccupations comme en témoignent les visites multiples du ministère des Infrastructures, des Transports et de l’Habitat dont la dernière en date du mois de juin traduit tout l’intérêt que les premières autorités du pays portent au développement des routes, axe fondamental à tout développement. Le projet, rappelle-t-on, a pu voir le jour grâce aux efforts conjugués de l’Etat burkinabè et des bailleurs de fonds. L’entreprise KARA-FADOUL a en charge l’exécution des travaux. Le tronçon regorge de beaucoup d’ouvrages du fait de sa position géographique. Près de 90 ponts au total sont jalonnés sur un tronçon de près de 172 km parmi lesquels celui sur le cours d’eau de la Sissili fait l’objet d’une grande administration de la part des usagers. Les bailleurs de fonds qui étaient en visite d’inspection de contrôle sur le chantier en février passé ont visiblement marqué leur satisfaction quant à la méthode et à la qualité du travail. «L’exécution des ouvrages supplémentaires, ne nous permettra pas d’être dans le délai d’exécution initialement prévu pour août» a indiqué le directeur technique de l’entreprise KARA-FADOUL de rassurer que la fin des travaux est prévue pour fin 2005.

SANGUIE : Dassa célèbre la Journée de l’enfant africain
La province du Sanguié a célébré, en différé, la Journée de l’enfant africain. C’était le samedi 20 juillet dernier dans le département de Dassa. On se rappelle que c’est le 16 juin dernier que la communauté africaine a célébré la Journée de l’enfant africain en souvenir du massacre des enfants de Sowéto en 1976. Le Burkina, pour sa part, a commémoré l’événement au niveau national à Diébougou dans la province de la Bougouriba sous le thème «Orphelins d’Afrique, notre responsabilité collective». Plus d’un mois après, la province du Sanguié qui éprouve une grande compassion pour ses orphelins et enfants démunis a décidé d’offrir à ceux-ci leur journée. Cette journée célébrée dans le Sanguié se veut une occasion de sensibilisation des parents, des associations, des enfants eux-mêmes sur leurs droits, un plaidoyer auprès des décideurs administratifs et politiques pour le respect et la prise en compte des droits de l’enfant dans tout processus de développement. Aussi le département de Dassa a-t-il été le point de convergence ce samedi 30 juillet de toutes les catégories et couches sociales de la population, des ressortissants de la province et bien sûr, de toute la hiérarchie administrative du Sanguié conduite par M. Justin SOME, haut-commissaire de la province. A Dassa, la célébration en différé de la Journée de l’enfant africain a été placée sous le signe de la protection sociale et juridique de l’enfant. Pour l’occasion, plusieurs activités de sensibilisation ont pu être menées sur l’importance de l’enregistrement des naissances à l’Etat civil, sur l’abandon des enfants, sur la lutte contre le trafic et le travail des enfants. Dans le cadre de la commémoration de cette journée, un appui de l’ONG Action Aide (Action Aid a permis d’établir en l’espace d’une semaine, 23 jugements supplétifs d’actes de naissance dans les départements de Godyr, Didyr, Dassa et pour sa part, M. Etienne BADO, ressortissant de Dassa, a pris en charge l’établissement de cent (100) actes de naissance et a promis de faire mieux les jours à venir. Des actions qui n’ont pas laissé indifférent M. Justin SOME haut-commissaire de la province, qui, au nom de l’administration publique, a réitéré ses remerciements à tous ceux qui ont contribué à l’établissement des actes de naissance des enfants.
Une remise symbolique d’acte de naissance à quelques enfants a mis fin à la cérémonie.

GOURMA : 500 enseignants à la disposition du MEBA
Ils sont 481 stagiaires de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Fada a avoir mérité le diplôme de fin d’étude. La remise de ces diplômes et la sortie de ces nouveaux enseignants prêts à monnayer leurs talents ont eu lieu vendredi 29 juillet 2005 à Fada, sous la présidence du secrétaire général de la région de l’Est, M. Charles B. OUABA. Ils sont 481 stagiaires dont 159 institutrices adjointes certifiées et 322 instituteurs adjoints certifiés et parmi eux, 335 on bénéficié d’une bourse d’étude octroyées par l’Etat tandis que 146 autres ont suivi la formation à leurs frais. La formation proprement dite s’est étalée sur une année scolaire et s’est subdivisée en deux parties. La 1ère, appelée phase pratique, s’est déroulée dans les écoles primaires réparties dans les 13 directions régionales de l’Enseignement de base du pays tandisque la 2e phase, dite de formation théorique, s’est déroulée pendant 4 mois à l’ENEP. Ce sont donc des élèves maîtres aguerris et consciencieux qui n’attendent que le déclic de l’Etat pour affirmer leur talent dans la formation de nos enfants. Les élèves par le biais de leur porte-parole, ont remercié à cet effet le corps professoral et la direction de l’établissement pour le différents sacrifices consentis dont l’aboutissement est cette réussite. Ils n’ont pas manqué d’évoquer des doléances qui se résument à la construction d’un foyer et à l’amélioration du menu. Si l’ensemble des intervenants a salué cette 8e promotion, les remerciements sont surtout allés à l’endroit du Projet français d’appui à l’éducation nationale qui a doté l’ENEP de Fada d’une classe multi-média équipée de 10 ordinateurs connectés sur Internet.

KENEDOUGOU : Don de l’UNICEF pour lutter contre l’excision
Le samedi 16 juillet dernier, la radio «Voix du verger» de Orodara a procédé, dans l’enceinte de l’école «A», à la remise de vélos à douze noyaux de lutte contre la pratique de l’excision. Ce geste s’inscrit dans le cadre de la réalisation du plan intégré de communication initié par l’UNICEF.Le problème de l’excision est de nos jours, une question d’actualité. Ce phénomène qui est une pratique néfaste dont les conséquences sur la santé de la mère et de l’enfant et sur la famille sont incommensurables, ne cesse de prendre de l’ampleur dans nos villes et campagnes. C’est pourquoi depuis un certain temps, les plus hautes autorités de notre pays ont accordé une place de choix à la lutte contre la pratique de l’excision. En remettant ces vélos aux noyaux relais, l’UNICEF par le biais du comité provincial de lutte contre la pratique de l’excision et de la radio «Voix du verger», voudrait faire de la lutte contre la pratique de l’excision une vive préoccupation. La cérémonie du samedi 16 juillet qui a connu la présence de Mme Mariam LAMIZANA, ministre de l’Action sociale, a été marquée par une seule intervention à savoir celle du chef de station de la «Voix du verger», M. Lassina KONATE. Dans son adresse, M. KONATE a rendu un hommage particulier à l’UNICEF pour cet appui combien inestimable au comité provincial de lutte contre la pratique de l’excision et à la «Voix du verger» dans le cadre de la réalisation de ce plan intégré de communication. Un plan qui vient à point nommé pour sensibiliser les populations du Kénédougou sur les méfaits de l’excision a-t-il ajouté. S’adressant également aux douze noyaux relais bénéficiaires de ces vélos, il les a exhortés à en faire bon usage pour mener à bien leur mission sur le terrain. Signalons enfin que ce sont au total 60 vélos qui ont été remis ce jour.

LERABA : Un nouveau préfet à Douna
Après dix mois passés sans locataire titulaire, la préfecture de Douna a enfin un préfet. Nommé en conseil des ministres du mercredi 20 juillet 2005, M. Brehima SAWADOGO a pris fonction le lundi 08 août 2005 à Douna. Installé dans ses fonctions par le secrétaire général de la province au cours d’une modeste cérémonie qui a réuni, à la Maison des jeunes et de la culture, diverses personnalités du département, le tout nouveau locataire de la préfecture de Douna est un secrétaire administratif frais émoulu de l’Eole nationale de l’administration et de la magistrature (ENAM). Agé de 40 ans, marié et père de 3 enfants, ce produit de l’administration burkinabè a exercé auparavant cette fonction de préfet à Koudougou dans le Houet de 1998 à 2002 et ensuite à Sindou dans le Kénédougou en 2002 avant de réintégrer l’ENAM. Nanti donc d’une relative expérience dans la fonction, M. SAWADOGO ne perd pas de vue la délicatesse de la tâche et c’est tout humblement qu’il dit compter sur l’appui et le soutien de ses administrés pour l’aider à réussir sa mission. Le préfet sortant par intérim, M. Alfred OUARE a saisi l’occasion de cette cérémonie de passation pour faire le bilan de ses 10 mois à la tête du département et des acquis engrangés. Il a noté en bonne place la collaboration fort appréciable de la population. Tout en faisant l’étalage des chantiers de développement à poursuivre par le préfet entrant, il s’est fait le devoir d’exhorter l’échantillon représentatif de la population de Douna présent à cette cérémonie à avoir envers l’entrant, les mêmes égards dont il a bénéficié, à rester mobilisée autour de celui-ci pour l’aboutissement de ces chantiers. Notons que le département de Douna dont le chef-lieu sera bientôt électrifié compte 6 villages où vivent quelque 10 000 habitants composés majoritairement de Turkas.

NAMENTENGA : Le ver de Guinée existe toujours
Dans le cadre de la recherche de voies et moyens pour l’éradication totale du ver de Guinée au Burkina Faso et dans le monde entier, les autorités provinciales ont animé une séance de sensibilisation le 31 juillet 2005 à Kouini dans le département de Nagbingou. Cette sortie de sensibilisation des autorités provinciales soutenues par le directeur régional de la Santé du Centre-Nord et par les responsables en charge de la maladie au niveau national avait pour objet de faire prendre conscience aux populations du niveau actuel du fléau afin de contribuer à le bouter hors du pays. Kouini est le seul foyer important au plan national où sévit le ver de Guinée. L’approche participative de la séance d’animation à base de boîte à images a permis aux uns et aux autres de s’exprimer sur les causes réelles de la persistance de la maladie dans le village. Causes qu’ils résumeront entre autres à :
-l’insuffisance des forages qui fait que les gens boivent l’eau des mares ; le manque de matériel pour réparer les pompes à eau en panne.
Ces réalités qui contraignent justement les femmes à aller aux mares les exposent plus à la maladie. Est-ce pour cela qu’elles sont les plus atteintes ? En tous cas on relève que loin les malades recensés sont des femmes. 5 cas ont été dénombrés cette année. Ce qui constitue toujours un danger pour l’humanité si rien n’est fait a indiqué le médecin-chef du district de Boulsa, le Dr Idrissa SAWADOGO. Conscients du danger, les participants ont adopté des stratégies parmi lesquelles on retiendra :
-l’identification des petites mares pour les traiter ;
-la mise en place des comités de surveillance de 2 personnes par quartier.
Retenons également que toute personne malade du ver de Guinée sera désormais internée au centre de santé et sa prise en charge sera gratuite. Déclaré endémique depuis 1995, Kouini a reçu plusieurs missions du niveau national et international et des soutiens logistiques de tous genres (tamis, filtre). Mais selon le MCD, le cas de Kouini est toujours cité à l’OMS. Il est maintenant temps de prendre des sanctions contre ceux ou celles qui font la sourde oreille, a indiqué le Directeur général de la LONAB, M. Zambendé Théodore SAWADOGO, présent à la séance. Regrettant l’existence du phénomène dans sa province et en réponse aux doléances des populations, le haut-commissaire du Namentenga, M. Christophe COMPAORE, a fait savoir qu’en plus de 3 forages existants, deux autres seront implantés à Kouini. Il a demandé aux participants à leur tour d’être des agents de sensibilisation pour que d’ici 2007 le Namentenga soit cité en exemple. Il a remercié ceux qui les ont soutenus d’une manière ou d’une autre.

Source AIB

Retour au sommaire







 



 

 

 

Liberté d'opinion....liberté d'informer

©Copyrigth : Opinion 2005 - 2006