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candidature tant attendue est maintenant effective ! Certains,
à l’évocation de cette perspective, avaient
vite rué dans les brancards pour clamer son anticonstitutionnalité
pendant que le gros du peuple, conforté par une lecture
non biaisée de la Constitution, n’y voyant aucune entorse
à sa Loi fondamentale a sollicité, en des termes
pour le moins virulents pourrait-on dire, l’homme pour qu’il
accepte de contracter bail avec lui pour présider à
ses destinées les cinq années à venir
(2005-2010). L’homme, c’est Blaise COMPAORE et il a dit «
oui » pour être au rendez-vous que lui fixe une
fois de plus son peuple auquel il n’a jamais fait faux bond.
Sous une pluie bienfaisante tombée comme pour faire
germer les grains qui sont ensemencés ce 10 août
2005 dans cette terre hospitalière burkinabè
du Plateau central, une brochette représentative des
valeureux fils du pays des Hommes intègres a accueilli
avec joie et ferveur l’acceptation de Blaise COMPAORE qui
a ébauché les prémices des actions qu’il
entend entreprendre, avec tous, pour consolider l’édifice
déjà bâti avec amour et abnégation
et encore mieux œuvrer pour le bonheur des Burkinabè
et au rayonnement du Burkina Faso dans la sous-région
africaine et dans le monde.
La tâche est ardue, mais quels sont les atouts de l’homme
? C’est la question fondamentale pour la réponse de
laquelle nous vous convions dans le présent dossier.
Bonne lecture
Le «Oui»
qui soulage
S’il y a réponse qu’attendaient
ces hommes et femmes qui ont appelé à cor et
à cri la candidature de Blaise COMPAORE pour la présidentielle
prochaine, c’est bien celle de ce 10 août à Ziniaré,
sur la terre hospitalière du Plateau Central. Il a
dit : «… J’accepte…». Plus que tout le reste,
on pourrait avancer que ces deux mots accueillis par une clameur
et un tonnerre d’applaudissements suffisaient à soulager
ces millions de Burkinabé des villes et des campagnes
qui voient en l’homme la chance du Bukina Faso. Pouvait-il
en être autrement ?
On
a beau ne pas aimer le lièvre, on ne peut lui dénier
ses performances de grand coureur. Blaise COMPAORE est un
homme qui a toujours su être là où le
peuple burkinabé l’attendait et pour qui connaît
comment il est entré «ouvertement» en politique,
l’assertion n’est pas parole de laudateur. Depuis les évènements
de mai 1983 qui ont vu son refus de cautionner le complot
impérialiste et néocolonialiste contre notre
peuple, l’homme s’est révélé un véritable
homme d’Etat en phase avec les aspirations de son peuple.
C’est dans cette logique que lorsque, à son corps défendant,
il a été appelé dans un contexte qu’il
n’a pas souhaité à présider aux destinées
de l’Etat ; il n’a pas hésité à favoriser
l’ouverture «démocratique» d’un régime
d’exception (le Front Populaire) qui consacrera sa propre
mort par l’adoption de la Constitution du 2 juin 1991 ; et
le peuple n’a pas eu tort de lui accorder sa confiance de
façon démocratique pour replacer le pays sur
les rails de l’Etat de droit. Ce qu’il a réussi avec
brio malgré l’adversité ambiante, faisant aujourd’hui
du Burkina Faso un pays envié en Afrique autant pour
son expérience démocratique, sa stabilité,
son essor économique exceptionnel que pour son respect
des droits de l’Homme.
Un bail qui ne pouvait être
refusé !
En
démocratie, l’unanimité, si elle n’est pas proscrite,
n’est toutefois pas à rechercher coûte que coûte
car chacun en son âme et conscience doit exprimer ses
vues et prendre la position qui lui convient. C’est pourquoi,
Blaise COMPAORE ne pouvait vouloir se voir aimé de
tous pour accepter de renouveler le contrat avec le peuple.
La majorité qui s’est exprimée par l’intermédiaire
du parti majoritaire le CDP, de toutes ces associations de
la société civile, des partis de la mouvance
présidentielle et du premier parti d’opposition l’ADF/RDA,
cette majorité-là, constituée de sensibilités
sociopolitiques diverses, ne pouvait être déçue
par une attitude contraire de celui en qui elle porte toute
sa confiance dans l’édification d’un Burkina Faso encore
plus prospère et solidement ancré dans la démocratie.
D’ailleurs, Blaise COMPAORE, qui l’a si bien compris, s’est,
au-delà des organisations politiques et des associations
venues à sa rencontre, ainsi adressé à
l’ensemble des Burkinabé : «Depuis des mois,
dans un élan de patriotisme et d’unité politique
jamais égalée, vous vous êtes fortement
mobilisés à travers tout le pays et à
l’étranger, m’invitant à solliciter la confiance
du peuple pour un nouveau mandat. … Votre appel s’inscrit
dans le mouvement fédérateur de l’espoir de
millions de Burkinabé des villes et des campagnes qui
souhaitent poursuivre avec moi la consolidation d’un destin
national déjà empreint de fierté et de
dignité». Après avoir noté que
«nul n’est indispensable à quelque poste que
ce soit», il a fait cas de la conscience qu’il a de
l’immensité de la tâche à laquelle on
le convie de nouveau, qui est un véritable «sacerdoce
pour celui qui se met honnêtement au service de son
peuple» mais accepte le sacrifice de sa personne si
tel est le souhait du peuple pour relever avec lui le défi
en se portant candidat à l’élection présidentielle
du 13 novembre prochain.
Du reste, en sus de ne devoir décevoir l’attente de
ces nombreuses personnes, hommes et femmes, jeunes et anciens,
qui sont partants avec lui pour «l’édification
sereine de la Nation sous le leadership de la majorité
politique actuelle», deux autres motifs essentiels fondent
Blaise COMPAORE à accepter la sollicitation à
lui faite. En effet, au-delà du bilan positif de son
action passée, il a encore à proposer à
notre pays «une vision prospective et un projet de société»
ainsi qu’il sait qu’à l’issue de la victoire au soir
du 13 novembre 2005, ce peuple sera toujours mobilisé
pour l’accompagner dans la difficile mais noble tâche
de transformation positive et continue qui s’imposera dans
le quinquennat à venir (2005-2010) ; tâche qu’il
définira à travers un programme s’articulant
autour de six (6) axes fondamentaux qui sont :
- la valorisation du capital humain ;
- l’élargissement des opportunités de création
de richesses ;
- la construction de nouvelles infrastructures économiques
et de soutien à la production ;
- l’accélération des réformes et la modernisation
de l’Etat et de la société;
- le rayonnement de notre culture, de nos arts et l’excellence
dans le sport ;
- le raffermissement de la puissance relationnelle du Burkina
Faso pour consolider son leadership dans l’intégration
régionale et dans la mondialisation.
Comme on le voit, l’homme ne manque pas de ressources autant
physiques qu’intellectuelles quand il s’agit de la quête
du bonheur pour ses compatriotes. C’est donc dire que fort
de ce large soutien populaire, Blaise COMPAORE avec son bilan
largement positif et son nouveau programme prometteur est
bien parti pour être le candidat à même
de capitaliser le plus de suffrages pour remporter l’élection
présidentielle du 13 novembre 2005 et ce sera pour
le plus grand bonheur des Burkinabé. Mais l’homme,
qui est modeste et prudent, fait savoir qu’en politique rien
n’est jamais acquis d’avance. Pour dire que ses partisans
et supporteurs ont intérêt à plus se secouer
pour lui assurer une victoire sans ambages.
Par Ben Alex Béogo

Un nouveau contrat
dans la continuité
En répondant favorablement
à la pressante sollicitation pour qu’il se porte candidat
à la présidentielle du 13 novembre, Blaise COMPAORE
apporte du baume au cœur de plus d’un. Dans la tradition battante
de l’homme, il propose aux Burkinabè pour encore mieux
faire «une vision prospective soutenue par un projet
de société». C’est dire que le quinquennat
à venir, s’il est à lui confié, sera
en priorité axé sur le développement
social.
«Votre appel s’inscrit dans le
mouvement fédérateur de l’espoir de millions
de Burkinabè des villes et campagnes qui souhaitent
poursuivre avec moi la consolidation d’un destin national
déjà empreint de fierté et de dignité».
Cette observation du président sortant témoigne
de la confiance établie entre lui et le peuple burkinabè
au terme de son programme septennal axé sur le développement
solidaire et qui a pu favoriser une démocratie participative
dans le dialogue permanent avec toutes les forces politiques
et sociales du Burkina. Toute chose qui a créé
les conditions de l’émergence d’un consensus national
autour des choix fondamentaux, gage d’un développement
durable. En sept ans, des succès indéniables
ont été remportés. Les choix retenus
dans le programme septennal, notamment ceux en complément
des réformes économiques, à l’ajustement
monétaire et aux Engagements nationaux, ont permis
de booster l’économie renouant avec la croissance qui
a atteint un taux moyen supérieur à 5% en dépit
d’un environnement géopolitique austère au développement
économique des Etats de la sous-région Ouest
africaine. Dans le domaine de la démocratie et de la
justice, de nombreuses étapes ont été
franchies avec l’ancrage des institutions démocratiques,
l’affirmation des libertés individuelles et collectives,
le renforcement des droits et l’affermissement de la citoyenneté.
En réalité, «le contrat de développement
solidaire» exécuté au cours de ce septennat,
était centré sur la personne humaine qui a permis
de libérer le potentiel créatif au profit de
la communauté entière. Un développement
ancré également dans nos systèmes de
valeurs culturelles qui aura permis la réconciliation
nationale et la Journée nationale de pardon.
Un projet de société
bien inspiré
On ne saurait d’un trait établir le bilan du septennat
qui s’achève tant ses acquis sont énormes et
multiformes. Dans un environnement particulièrement
défavorable pour les pays du Sud, comme l’a relevé
le candidat COMPAORE, de nombreux analystes se demandent comment
un Etat aussi peu nanti comme le nôtre a pu forcer les
portes du progrès. Comment le Burkina Faso a pu assurer
durant cette dernière décennie une croissance
économique constante, des indicateurs sociaux en nette
amélioration, une maîtrise de l’inflation et
la mise en place d’infrastructures économiques plus
diversifiées ? Pour Blaise COMPAORE, en vérité,
l’exception burkinabè repose à la fois sur la
crédibilité et la stabilité des institutions
démocratiques patiemment édifiées. Elle
s’est bâtie autour de l’imagination créatrice
des fils et filles de la Nation et sur la volonté farouche
de construire le progrès malgré les contraintes
et l’adversité.
En réalité, le fait d’accepter se porter candidat
à la présidentielle du 13 novembre ne signifie
pas pour Blaise COMPAORE une auto-satisfaction totale pour
son mandat qui s’achève. Mais c’est «parce qu’au
delà du bilan satisfaisant de notre action commune,
dit-il, j’ai encore à proposer à notre pays,
une vision prospective et un projet de société».
Ce projet de société fondé sur une vision
dynamique et articulée autour de six axes majeurs,
répond clairement à sa préoccupation
constante de travailler à l’amélioration substantielle
des conditions de vie du plus grand nombre dans les domaines
de la santé, de l’éducation, du logement, de
l’alimentation et du cadre de vie. Autrefois, violon d’Ingres
du pays, l’éducation devient la première priorité
du candidat COMPAORE. Il compte également déployer
une politique hardie et volontariste dans le secteur de la
santé. Ce qui va consister à initier, à
n’en pas douter, des programmes et projets depuis la base
pour renforcer les structures sanitaires et éducatives
et généraliser la prévention et la lutte
contre les pandémies (Sida, méningite, paludisme,
etc). La promotion de l’emploi et des revenus, corollaires
de la modernisation de l’économie, à l’évidence,
restera un des objectifs capitaux. Dans un pays pauvre comme
le Burkina où tout est à faire et à construire,
l’enjeu essentiel reste de mettre au travail la plus grande
partie de la population active qui aujourd’hui connaît
le sous-emploi, le chômage et l’emploi précaire.
C’est pourquoi, pour son nouveau contrat, Blaise COMPAORE
compte élargir les opportunités de création
de richesses par une politique pragmatique de production,
de promotion de l’emploi, notamment par l’appui aux initiatives
des femmes et des jeunes. A cet effet, la création
d’emplois sera la contre-partie d’un environnement sécurisant
pour les investissements nationaux et étrangers, notamment
par des incitations économiques et fiscales, la flexibilité
du marché de l’emploi et la protection des biens et
des personnes. Le programme quinquennal tient également
à renforcer la politique culturelle qui doit mettre
en relief l’importance des enjeux culturels dans l’approche
du développement national. Le développement
d’une nation étant régi par une administration
compétitive, performante et efficace dans un monde
constamment porté vers la quête de la qualité
et de l’excellence, Blaise COMPAORE compte accélérer
les réformes à tous les niveaux et à
poursuivre la modernisation de l’Etat et de la société.
Le schéma de développement du candidat COMPAORE
est également d’ériger le Burkina Faso en un
véritable pôle régional de développement
en Afrique de l’Ouest. On peut le constater, les chantiers
de développement que Blaise COMPAORE propose aux Burkinabè,
dans son programme quinquennal, sont immenses et salvateurs.
La réalisation de tous ceux-ci ne saurait se faire
sans l’adhésion patriotique de toutes les forces vives
de la nation s’il venait à être élu au
soir du 13 novembre. Mais le candidat réclamé
par une majeure partie des Burkinabè dit lui-même
qu’il a «une foi inébranlable au génie
et à l’aptitude de notre peuple à se hisser
à la hauteur des Nations modernes et démocratiques.
C’est donc avec une détermination plus forte, et assuré
de votre ferme soutien que je resterai à son service
pour assurer le rôle majeur de garant de l’unité
nationale et de catalyseur des idées et des actions
novatrices du progrès continu».
Par Drissa TRAORE
Extraits du
discours d’investiture
*Votre appel s’inscrit
dans le mouvement fédérateur de l’espoir de
millions de Burkinabè des villes et des campagnes qui
souhaitent poursuivre avec moi la consolidation d’un destin
national déjà empreint de fierté et de
dignité.
*L’expérience
de l’action publique enseigne que nul n’est indispensable
à quelque poste que ce soit. Les gouvernants d’aujourd’hui
sont des serviteurs passagers de l’Etat qui, lui, est permanent.
Je l’accepte pour répondre
aussi à la volonté des nombreuses personnes,
hommes et femmes, jeunes et anciens, qui veulent être
artisans de l’œuvre d’édification sereine de la Nation
sous le leadership de la majorité politique actuelle.
*L’exception burkinabè
repose à la fois sur la crédibilité et
la stabilité des institutions démocratiques
que nous avons patiemment édifiées. Elle s’est
bâtie autour de l’imagination créatrice des filles
et des fils de la Nation et sur notre farouche volonté
de construire le progrès malgré les contraintes
et l’adversité.
*Nous pouvons être
fiers aujourd’hui de vivre dans un pays en paix et en progrès
constant, où la bonne gouvernance, la solidarité
et le respect des droits de l’homme sont devenus des valeurs
cardinales et des acquis imprescriptibles.
*Sur le plan international,
le Burkina Faso affiche un leadership clairvoyant et milite
activement, à la fois pour un processus intégrateur
en Afrique et une mondialisation à visage humain.
*Assurer un avenir
radieux à l’ensemble des Burkinabè, telle a
toujours été mon ambition. C’est pourquoi je
proposerai à la Nation un nouveau contrat fondé
sur une vision dynamique pour relever les défis du
quinquennat 2005-2010.
Blaise
COMPAORE, l’homme d’Etat
Répondant au souhait de ses
nombreux sympathisants et amis, le président du Faso,
Blaise COMPAORE, s’est déclaré candidat à
l’élection présidentielle du 13 novembre prochain.
C’était le 10 août dernier, à sa résidence
de Ziniaré, au cours d’un discours qui a confirmé
une fois encore, la stature d’homme d’Etat du candidat-président,
stature qui lui confère indubitablement une longueur
d’avance sur les autres impétrants.
Alors que l’opinion publique est polluée
ces derniers temps par des débats sur «l’impossibilité
juridique et politique» (sic) de sa candidature, Blaise
COMPAORE n’a pas pipé mot, sur ce qui sera on s’en
doute, l’argumentaire principal de ses adversaires lors de
la campagne présidentielle à venir. Cela, non
pas parce que le sujet ne semble guère important (quoique)
mais bien parce que ceux qui l’invoquent font preuve non seulement
de mauvaise foi, mais aussi de mépris des institutions
républicaines, toutes choses qui démontrent
leur petitesse d’esprit et conséquemment leur manque
de carrure pour exercer la fonction noble et contraignante
de président du Faso. Mauvaise foi manifeste, car l’on
a souvenance que ceux qui hurlent présentement au loup,
étaient ceux-là mêmes qui en 1999 ont
joué le rôle de constituant dérivé,
au sein de la Commission des réformes politiques et
institutionnelles. Une réforme qui ne comportait pas
de clauses d’effet immédiat et n’empiétait pas
non plus sur le mandat en cours. C’est dire qu’elle créait
une situation juridique nouvelle, ce qu’avait reconnu entre
autres, Hermann YAMEOGO qui avait affirmé haut et fort
que Blaise COMPAORE pouvait se présenter à la
présidentielle de novembre 2005. Qu’en un si court
laps de temps ils en soient à se renier, rentre, vous
en conviendrez, dans le domaine de la «politicaillerie»
et de l’affrontement stérile. C’est du coup la preuve
qu’ils ne sont pas faits pour gérer toute une communauté,
car l’homme d’Etat doit savoir s’élever au dessus des
contingences du moment ou à tout le moins ne pas s’en
servir pour des raisons crypto-personnelles, et ne voir que
l’intérêt général. Un intérêt
général qui a guidé à contrario,
Blaise COMPAORE dans son discours, lui qui, «au delà
des organisations politiques et des associations» qui
le soutiennent a préféré s’adresser à
«l’ensemble des Burkinabè». Ce sens du
bien commun, cet attachement à la mère patrie
ont toujours été la «marque de fabrique»
d’un homme dont la force et la clairvoyance ont été
nécessaires à une époque récente,
pour éviter que la gangrène sociale ne prenne.
Si le «navire» Burkina Faso a pu garder le cap
à cette époque, le mérite premier en
revient au commandant de bord qui avait dans son discours
historique du 21 mai 1999, jeté les bases de la réconciliation
nationale à travers l’institution d’un Collège
de sages lequel était chargé de «répertorier
tous les maux et les dérives» qui ont jalonné
l’histoire politique du pays et d’y apporter des remèdes.
Blaise COMPAORE pouvait à bon droit affirmer donc que
«l’exception burkinabè repose à la fois
sur la crédibilité et la stabilité des
institutions démocratiques que nous avons patiemment
édifiées »… en relevant des défis
majeurs dont «le pari complexe et salvateur de la réconciliation
nationale et du pardon». Pouvait-il du reste en être
autrement chez un homme qui a fait goûter aux Burkinabè
les délices du processus démocratique et les
prémices du renouveau social ? C’est vrai que cela
apparaît tellement «naturel», que rétrospectivement
on ne mesure pas tous les dangers physiques et intellectuels
auxquels il s’était exposé pour entreprendre
une telle démarche. Si «notre République
constitue aujourd’hui un espace de dialogue social original
et puissant», il n’en a pas toujours été
ainsi et l’histoire se chargera de rétablir les faits
et de reconnaître les mérites de tous ceux qui
y ont concouru. Et, le président COMPAORE est de ceux-là,
hier, aujourd’hui comme demain avec son ambition constante
«d’assurer un avenir radieux à l’ensemble des
Burkinabè».
Ce qui va se traduire par un nouveau contrat qui fera une
large place au social, avec la valorisation du capital humain
et l’élargissement des opportunités de création
de richesses, l’éducation, la santé et l’emploi
étant encore des secteurs déficitaires au Burkina
Faso. Il va s’agir donc de mettre en œuvre une politique hardie
et volontariste en matière d’éducation, de formation
et de santé d’une part, et une politique pragmatique
de production et de promotion de l’emploi de l’autre. Cela,
en raison du fait que les avancées effectuées
dans les premiers secteurs peuvent être mises à
mal par les déficiences du second. Au contraire de
ses adversaires qui ne veulent assurer que leur propre survie,
c’est celle de la société que le «président-candidat»
veut assurer. Avec l’ensemble de la Nation y compris ses contempteurs
étant entendu que dans son esprit, nous sommes tous
des acteurs du développement. Quand on vous disait
que l’homme n’est guidé que par le sens de l’Etat.o
Par Alpha YAYA
Qui soutient et pourquoi
?
Comme le fidèle musulman répondant
à l’appel du muezzin, Blaise COMPAORE a répondu
le 10 août dernier, à Ziniaré, à
l’appel pressant et répété de ses partisans
pour sa candidature à l’élection présidentielle
du 13 novembre prochain. Pouvait-il en être autrement
quand on sait que durant des mois, à travers tout le
pays, ce sont des milliers, voire des millions de ses partisans
qui ont marché pour réclamer, si ce n’est, pour
exiger cette candidature ?
Gilbert
OUEDRAOGO, président de l'ADF/RDA est venu réaffirmer
à Blaise COMPAORE son soutien indéfectible.
Blaise COMPAORE sera donc candidat à
sa succession le 13 novembre prochain. Avant cette décision
solennelle et historique de Ziniaré, n’a-t-on pas assisté
à des actions de charme à son endroit : supputations,
marches, écrits et cris d’espoir de ses partisans ?
Le Congrès d’investiture du CDP, à la Maison
du peuple où le principal concerné Blaise COMPAORE
était absent, avait ouvert la voie à toutes
les probabilités et autres interrogations. Mais l’homme,
connu pour son silence légendaire (le silence est l’élément
dans lequel se forment les grandes choses disait Maeterlink)
et convaincu qu’il y a un temps pour tout, ne s’était
encore prononcé. Pendant qu’en face, les déclarations
de candidature étaient quasi quotidiennes. Comme pour
dire que «le plus haut degré de la sagesse humaine
est de savoir plier son caractère aux circonstances
et se faire un intérieur calme en dépit des
orages extérieurs».
Aujourd’hui, avec cette déclaration, on peut dire que
la boucle est bouclée. Incontestablement, cette annonce
a été le fruit d’un processus.
L’appel du
peuple
En 2004, répondant à une question d’un journaliste
sur sa probable candidature à l’élection présidentielle,
Blaise COMPAORE avait laissé entendre que sa candidature
ne dépendait pas de lui et qu’il l’annoncera lorsqu’il
sentira l’appel du peuple. Ainsi, comme pour lui signifier
que le peuple est derrière lui, plusieurs associations
verront le jour. Des associations nées pour susciter
l’engagement des uns et des autres à faire de la candidature
de Blaise COMPAORE une réalité. Aux «incontournables»
Amis de Blaise COMPAORE (ABC) s’ajouteront dans la foulée
l’Action des Jeunes pour la candidature de Blaise COMPAORE,
(AJCBC), les Tanties de Blaise,(TBC) l’Association 2000 pour
le progrès, des sages, des handicapés, des opérateurs
économiques … La liste est loin d’être exhaustive.
Toutes ces associations seront des locomotives pour les marches
et autres meetings à travers le pays. La devise alors
semblait être : «Pas une ville sans marches pour
la candidature de Blaise COMPAORE».
Pour ne pas être en reste dans cette dynamique unitaire
pour l’objectif commun, les partis politiques vont aussi se
mettre dans la danse : des congrès et autres assemblées
générales seront organisés çà
et là avec pour finalité le choix de Blaise
COMPAORE comme candidat. C’est dans cette effervescence que
l’Alliance de la mouvance présidentielle (AMP), composée
de plus d’une vingtaine de partis politiques (MDP,NDS, ODDN,
PLB,VFD, PNA,VSB, UNDP, CFD, APL, ODT, PEDB,CDL, AFP, RDB,
UPR, FNS, RFI/PJB, MPJD, RPP/GWASIGI, ADD..), verra le jour
avec pour objectif, le soutien et la victoire de Blaise COMPAORE
le 13 novembre. Mais le dernier soutien en date et pas des
moindres, est sans conteste, celui de l’ADF/RDA. A l’issue
d’un congrès ordinaire, le premier parti de l’opposition
a décidé de soutenir la candidature de Blaise
COMPAORE. Un soutien de taille et de poids qui ne pouvait
laisser personne indifférent. Ces appels, marches et
autres soutiens obligeaient naturellement donc le principal
concerné, Blaise COMPAORE, à dire enfin quelque
chose afin de rassurer et de galvaniser les uns et les autres.
C’est aujourd’hui, chose faite.
Mais pourquoi
tous ces soutiens ?
C’est Arthur hur de Gobi Ncar (1816-1882) qui disait : «Un
peuple a toujours besoin d’un homme qui comprenne sa volonté,
la résume, l’explique et le mène où il
doit aller». Charles PINOT ne dit pas autre chose lorsqu’il
affirme que : «le meilleur des gouvernements n’est pas
celui qui fait des hommes les plus heureux, mais celui qui
fait le plus grand nombre d’heureux». On peut affirmer
que les différentes décisions de soutiens à
la candidature de Blaise COMPAORE sont, à la lumière
de ces pensées, la résultante d’un constat que
chaque association ou parti politique a dû faire. Des
ABC au CDP en passant par l’AFD/RDA, L’AMP et autres, la raison
de ces soutiens repose sur un dénominateur commun axé
sur le volet politique, économique et social. Sur le
volet politique, les discours, lors de marches et autres congrès,
ont de manière unanime, reconnu et apprécié
à sa juste valeur la consolidation de l’Etat de droit
avec pour conséquence l’approfondissement de la démocratie
et de la bonne gouvernance, sous la conduite éclairée
du président. En effet, aujourd’hui, personne ne peut
dénier au Burkina Faso la vivacité et l’exemplarité
de sa démocratie. Les débats démocratiques
ainsi que la liberté dans toutes ses dimensions sont
une réalité. L’animation de la vie politique
par de nombreux partis politiques, l’organisation régulière
des élections, la configuration actuelle de l’Assemblée
nationale sont des exemples parlants de la consolidation de
l’état de droit et de la démocratie. Toutes
choses qui ne peuvent que susciter sympathie, admiration et
soutien pour l’homme qui est le premier artisan et le maître
d’œuvre de l’ouvrage . Sur le volet économique et social,
les partisans de la candidature de Blaise COMPAORE, tout au
long de leurs marches, meetings et autres congrès,
ont soutenu que la dynamique démocratique a créé
de meilleures conditions de stabilité et de relance
des activités économiques. Ainsi, malgré
une conjoncture internationale défavorable, l’économie
burkinabé est restée sur le sentier de la croissance
avec un taux moyen de l’ordre de 6% l’an. Les politiques sectorielles
ont permis de réduire sensiblement l’incidence de la
pauvreté en milieu urbain et rural. Sur le plan international,
la position de Blaise COMPAORE sur le mauvais traitement des
cotonculteurs africains face à leurs homologues occidentaux,
la réforme de l’ONU, la crise ivoirienne a beaucoup
contribué à façonner l’assise du premier
des Burkinabè.
A cela, si on ajoute les premières des conditions indispensables
au développement d’un Etat, c’est-à-dire la
stabilité et la paix sociale, on comprend aisément
pourquoi Blaise COMAPORE a autant de soutiens. Une liste de
soutiens qui est loin d’être close quand on sait que
les motifs qui ont emballé les premiers à s’inscrire,
à savoir continuité, crédibilité,
pragmatisme et croissance, sont pour amener d’autres forces
ou sensibilités encore dans l’expectative.
Par Ben Alex Béogo
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