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résultats sont là : un pays en paix et en progrès
constant, où la bonne gouvernance, la solidarité
et le respect des droits de l’Homme sont devenus des valeurs
cardinales et des acquis imprescriptibles, comme l’a souligné
le nouveau candidat. Les résultats aussi c’est la réconciliation
nationale et le pardon sur les chemins desquels il a fait
des progrès réels qui en font une démocratie
apaisée dans laquelle les institutions républicaines
fonctionnent régulièrement et permettent à
chaque citoyen d’exercer pleinement tous ses droits.
C’est maintenant officiel ; Blaise COMPAORE
est candidat à sa propre succession. Il en a fait l’annonce
mercredi dernier en sa résidence de Ziniaré
devant un peu plus de 1200 représentants de partis
politiques, d’associations, des communautés coutumières
et religieuses… qui avaient vivement souhaité cette
candidature. C’était aussi sous une pluie battante
que certains ont naturellement interprété comme
un signe bienfaiteur, présage d’une victoire éclatante
le 13 novembre 2005, tandis que d’autres y voyaient plutôt
une erreur de casting, qui a été loin de ne
faire que des heureux du côté de ceux qui ont
été trempé jusqu’aux os. Toujours est-il
que dorénavant les supputations sur cette candidature
devraient prendre fin, ce qui forcément éclaircit
davantage le débat qui peut maintenant s’orienter sur
des sujets beaucoup plus proches des préoccupations
des populations, à moins que certains ne veuillent
prolonger celui sur sa légalité ou sur sa légitimité.
Pour sa part, en optant pour un silence royal sur ces questions,
Blaise COMPARE n’évite pas le débat qui en est
né comme certains le laissent entendre, mais a voulu
montrer qu’il était au-dessus du débat politicien.
Le ton est donc donné et ceux qui veulent le chercher
devrait aller à ce niveau, ce qui n’est pas évident
avec ce qu’on a déjà vu et entendu.
Là où il faudra le chercher c’est d’abord au
niveau de la stature de la candidature. Alors que ici et là
on s’est battu pour être accepté comme tel, lui
a été invité à le faire avec tant
d’insistance à force de marches, de manifestations
diverses et de communications de partis, d’associations et
de personnalités de tous les horizons dans un élan
de patriotisme et d’unité politique jamais égalé
qui a poussé ses adversaires à parler de supplications.
Ces appels comme il le dira s’inscrivent «dans le mouvement
fédérateur de l’espoir de millions de Burkinabè
des villes et des campagnes». L’objectif final tire
sa raison d’être dans le passé et le présent
du combat de ce peuple qui lui ont permis d’arriver malgré
des conditions particulièrement difficiles et défavorables
à «une croissance économique constante,
des indicateurs sociaux en nette amélioration, une
maîtrise de l’inflation et la mise en place d’infrastructures
économiques plus diversifiées…». Des faits
palpables reconnus par tous les observateurs qui ne manquent
d’ailleurs pas de s’étonner des performances du pays.
En effet, alors qu’alentours on s’interroge sur l’avenir,
au «Pays des hommes intègres» on s’est
fondé sur «l’imagination créatrice des
filles et des fils de la Nation et sur leur (notre) farouche
volonté de construire le progrès malgré
les contraintes et l’adversité…». Les résultats
sont là : un pays en paix et en progrès constant,
où la bonne gouvernance, la solidarité et le
respect des droits de l’Homme sont devenus des valeurs cardinales
et des acquis imprescriptibles, comme l’a souligné
le nouveau candidat. Les résultats aussi c’est la réconciliation
nationale et le pardon sur les chemins desquels il a fait
des progrès réels qui en font une démocratie
apaisée dans laquelle les institutions républicaines
fonctionnent régulièrement et permettent à
chaque citoyen d’exercer pleinement tous ses droits. Au total,
des raisons suffisantes pour justifier qu’une multitude de
Burkinabè et d’amis du Burkina Faso souhaitent continuer
l’aventure avec l’artisan en chef de ces performances d’autant
que certains secteurs exigent encore beaucoup d’efforts alors
que d’autres maux prennent de l’ampleur au contact d’un environnement
international et d’une mondialisation qui se joue des frontières.
Au nombre de ces secteurs dans lesquels il faudra décupler
les efforts, il y a celui de l’emploi et des activités
de production particulièrement en milieu rural et en
faveur des femmes. De même la recrudescence du grand
banditisme et avec elle la montée de l’insécurité
sont devenues des préoccupations lancinantes auxquelles
il faudra s’attaquer en toute urgence. Des solutions sont
déjà en cours et il faudra accélérer
le pas. En faisant ressortir ces éléments en
face de ceux qui l’ont fait leur champion, Blaise COMPAORE
montre qu’il ne veut rien éluder et se contenter de
semi-vérités. C’est de la gestion du Burkina
Faso dans toutes ses facettes qu’il a fait un sacerdoce et
pour laquelle il est prêt à d’autres sacrifices.
Mais il entend associer toutes et tous à cette œuvre
à travers «un nouveau contrat fondé sur
une vision dynamique pour relever les défis du quinquennat
2005-2010». Six grandes directions seront privilégiées
: une politique hardie et volontariste dans les domaines de
l’éducation, de la formation et de la santé
; la promotion des activités productives et de l’emploi
en assainissant les bases de l’économie nationale ;
la construction de nouvelles infrastructures économiques
et de soutien à la production ; l’accélération
de la modernisation de l’Etat et de la société
; la promotion du rayonnement de la culture, des arts et la
poursuite de l’excellence dans le domaine du sport et enfin
la consolidation du leadership du pays dans l’intégration
régionale et la mondialisation. Un vaste chantier donc
et qui ferait plier nombre d’ambitions mais avec la «foi
inébranlable au génie et à l’aptitude
de notre peuple à se hisser à la hauteur des
Nations modernes démocratiques…, avec une détermination
plus forte…» le succès sera encore au rendez-vous.
Cependant pour que cela soit, il faudra se mobiliser avec
responsabilité et enthousiasme pour que le 13 novembre
2005, lorsque le soleil se couchera sur cette journée
qui marquera un grand moment de la vie de la Nation, le message
ait conquis l’immense majorité des Burkinabè.
C’est à se prix que l’exception burkinabè va
se perpétuer.
Cheick AHMED
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