L'opinion N°411
du 24 au 30 Août 2005

ACTUALITE

Croix-Rouge burkinabè

Bana OUANDAOGO confortée

«Le coup de force» des «dissidents» a fait l’effet d’un pétard mouillé à la Croix-Rouge serait-on tenté de dire. Et pour cause ? Malgré la cabale montée contre la Société Nationale et sa présidente dans l’affaire du Centre une «vie meilleure», les membres de la Croix-Rouge ont renouvelé leur confiance à Mme Bana OUANDAOGO, présidente sortante. C’était à l’issue de l’Assemblée Générale, 11e du genre, tenue du 20 au 21 août 2005 au siège de l’institution.

Depuis quelques mois, le linge sale de la Croix-Rouge ne se lavait plus en famille. En effet, le vice-président Joseph TIENDREBEOGO, le n°2 de l’institution en fait, louvoyait le poste de la présidente. Mais mal lui prit puisque lors de l’Assemblée générale consacrée au renouvellement du bureau de la Croix-Rouge le représentant des comités provinciaux a profité pour lui remonter «les bretelles». «Notre message est une condamnation sans appel des dérives extrêmement dangereuses et contraires aux principes fondamentaux de la Croix-Rouge internationale entretenues par le vice-président et ses coéquipiers» a-t-il dit. L’objectif de la cabale était donc de nuire à la réputation de Mme Bana OUANDAOGO afin de faire main basse sur son poste. Ce n’est donc pas en jetant en pâture la présidente que les détracteurs et leur mentor arriveront à leurs fins. Bien au contraire puisque l’effet contraire s’est produit avec la remise en selle de Madame OUANDAOGO qui a été confirmée et confortée dans son fauteuil de présidente.

Le rappel des faits
Pour arriver à leurs fins, les commanditaires (internes et externes) sont allés exhumer des dossiers de «détournement» diligentés déjà par l’Inspection d’Etat et la Haute Autorité de lutte contre la corruption. Comme cela ne suffisait pas, ils ont mis le cap sur le Centre «une vie meilleure» pour tenter de noyer le «poisson» et tout cela avec la complicité d’un journal de la place «acquis» à leur cause.
Parlant justement du Centre «une vie meilleure» on ne peut que s’étonner du comportement délictueuse du bailleur de fonds qui fait du retour de l’ancien directeur du Centre un préalable à toute reprise de la coopération avec la Croix-Rouge.

Que cache le bailleur de fonds
Notre étonnement est d’autant plus fondé que la gestion opaque du Centre a été décriée par la Croix-Rouge mais rien n’y fît. En effet, la signature d’une convention de partenariat était exigée pour mieux suivre de près la gestion, du fait que le Centre «une vie meilleure» est un projet de la Croix-Rouge. En décidant donc de suspendre son aide à la Croix-Rouge burkinabè, l’ONG «a better life» nous permet aujourd’hui de mettre en doute sa bonne foi et surtout la nature délictueuse des relations qui le lient à l’ancien directeur du Centre. En effet, il est difficile de comprendre la position du bailleur de fonds qui préfère mettre la vie et le bien-être de milliers de malades en danger au prétexte qu’un directeur aurait été remplacé sans son aval.
Cela cache très certainement des non dits et des faits frauduleux. On est en droit de se demander si cet attachement à ce directeur ne cache pas en réalité des deals ou des transactions «mafieuses» qui seraient méconnus des responsables de la Croix-Rouge. Surtout que selon certaines informations qui nous parviennent certains produits pharmaceutiques, dont l’entrée dans notre pays est strictement contrôlée, faisaient l’objet de transaction pour le compte du Centre sous le «Label» de la Croix-Rouge sans l’avis de sa responsable.
D’autre part, la Croix-Rouge qui a placé toute sa confiance en cette fondation pour la mobilisation des fonds en Europe ne serait pas informée des montants collectés ni des dépenses réalisées. A y voir de plus près, la relation entre M. Alexandre TAPSOBA et le bailleur de fonds va au-delà de celui de l’employé et de l’employeur. Encore que ce n’est pas le bailleur de fonds qui a recruté M. TAPSOBA, mais bien la Croix-Rouge dirigée par Madame Bana OUANDAOGO.
Maintenir M. Alexandre TAPSOBA à son poste et à tout prix, c’est maintenir un système qui pourrait être celui d’un blanchiment d’argent au compte d’individus sans scrupule. Si vraiment le bailleur de fonds «a better life» a cette vocation dont il se réclame donner une vie meilleure, la révocation du directeur du Centre ne devait pas constituer une entrave à son bon fonctionnement. Mieux, il se serait empressé de signer la convention de partenariat avec la Croix-Rouge pour le bonheur des malades et partant des populations burkinabè.
Aujourd’hui Mme Bana OUANDAOGO est gagnante sur toute la ligne. Elle devrait dès lors, grandie de son assise et de la confiance que lui accordent les membres de la Croix-Rouge et les autres partenaires trouver des solutions pour remédier à la situation du Centre «une vie meilleure» où les malades attendent. Nous sommes convaincus qu’elle va user de ses relations (si toutefois le bailleur de fonds campe sur ses positions) pour trouver d’autres partenaires qui auront le souci de la vie des malades que celui de protéger des intérêts égoïstes et surtout souterrains. Quant au bailleur de fonds «a better life» et son protégé de directeur M. Alexandre TAPSOBA, une mise en examen s’impose afin de passer aux peignes fins la gestion de la structure sous sa direction.o
Par Frédéric ILBOUDO

«Le coup de force» des «dissidents» a fait l’effet d’un pétard mouillé à la Croix-Rouge serait-on tenté de dire. Et pour cause ? Malgré la cabale montée contre la Société Nationale et sa présidente dans l’affaire du Centre une «vie meilleure», les membres de la Croix-Rouge ont renouvelé leur confiance à Mme Bana OUANDAOGO, présidente sortante. C’était à l’issue de l’Assemblée Générale, 11e du genre, tenue du 20 au 21 août 2005 au siège de l’institution.

Depuis quelques mois, le linge sale de la Croix-Rouge ne se lavait plus en famille. En effet, le vice-président Joseph TIENDREBEOGO, le n°2 de l’institution en fait, louvoyait le poste de la présidente. Mais mal lui prit puisque lors de l’Assemblée générale consacrée au renouvellement du bureau de la Croix-Rouge le représentant des comités provinciaux a profité pour lui remonter «les bretelles». «Notre message est une condamnation sans appel des dérives extrêmement dangereuses et contraires aux principes fondamentaux de la Croix-Rouge internationale entretenues par le vice-président et ses coéquipiers» a-t-il dit. L’objectif de la cabale était donc de nuire à la réputation de Mme Bana OUANDAOGO afin de faire main basse sur son poste. Ce n’est donc pas en jetant en pâture la présidente que les détracteurs et leur mentor arriveront à leurs fins. Bien au contraire puisque l’effet contraire s’est produit avec la remise en selle de Madame OUANDAOGO qui a été confirmée et confortée dans son fauteuil de présidente.

Le rappel des faits
Pour arriver à leurs fins, les commanditaires (internes et externes) sont allés exhumer des dossiers de «détournement» diligentés déjà par l’Inspection d’Etat et la Haute Autorité de lutte contre la corruption. Comme cela ne suffisait pas, ils ont mis le cap sur le Centre «une vie meilleure» pour tenter de noyer le «poisson» et tout cela avec la complicité d’un journal de la place «acquis» à leur cause.
Parlant justement du Centre «une vie meilleure» on ne peut que s’étonner du comportement délictueuse du bailleur de fonds qui fait du retour de l’ancien directeur du Centre un préalable à toute reprise de la coopération avec la Croix-Rouge.

Que cache le bailleur de fonds
Notre étonnement est d’autant plus fondé que la gestion opaque du Centre a été décriée par la Croix-Rouge mais rien n’y fît. En effet, la signature d’une convention de partenariat était exigée pour mieux suivre de près la gestion, du fait que le Centre «une vie meilleure» est un projet de la Croix-Rouge. En décidant donc de suspendre son aide à la Croix-Rouge burkinabè, l’ONG «a better life» nous permet aujourd’hui de mettre en doute sa bonne foi et surtout la nature délictueuse des relations qui le lient à l’ancien directeur du Centre. En effet, il est difficile de comprendre la position du bailleur de fonds qui préfère mettre la vie et le bien-être de milliers de malades en danger au prétexte qu’un directeur aurait été remplacé sans son aval.
Cela cache très certainement des non dits et des faits frauduleux. On est en droit de se demander si cet attachement à ce directeur ne cache pas en réalité des deals ou des transactions «mafieuses» qui seraient méconnus des responsables de la Croix-Rouge. Surtout que selon certaines informations qui nous parviennent certains produits pharmaceutiques, dont l’entrée dans notre pays est strictement contrôlée, faisaient l’objet de transaction pour le compte du Centre sous le «Label» de la Croix-Rouge sans l’avis de sa responsable.
D’autre part, la Croix-Rouge qui a placé toute sa confiance en cette fondation pour la mobilisation des fonds en Europe ne serait pas informée des montants collectés ni des dépenses réalisées. A y voir de plus près, la relation entre M. Alexandre TAPSOBA et le bailleur de fonds va au-delà de celui de l’employé et de l’employeur. Encore que ce n’est pas le bailleur de fonds qui a recruté M. TAPSOBA, mais bien la Croix-Rouge dirigée par Madame Bana OUANDAOGO.
Maintenir M. Alexandre TAPSOBA à son poste et à tout prix, c’est maintenir un système qui pourrait être celui d’un blanchiment d’argent au compte d’individus sans scrupule. Si vraiment le bailleur de fonds «a better life» a cette vocation dont il se réclame donner une vie meilleure, la révocation du directeur du Centre ne devait pas constituer une entrave à son bon fonctionnement. Mieux, il se serait empressé de signer la convention de partenariat avec la Croix-Rouge pour le bonheur des malades et partant des populations burkinabè.
Aujourd’hui Mme Bana OUANDAOGO est gagnante sur toute la ligne. Elle devrait dès lors, grandie de son assise et de la confiance que lui accordent les membres de la Croix-Rouge et les autres partenaires trouver des solutions pour remédier à la situation du Centre «une vie meilleure» où les malades attendent. Nous sommes convaincus qu’elle va user de ses relations (si toutefois le bailleur de fonds campe sur ses positions) pour trouver d’autres partenaires qui auront le souci de la vie des malades que celui de protéger des intérêts égoïstes et surtout souterrains. Quant au bailleur de fonds «a better life» et son protégé de directeur M. Alexandre TAPSOBA, une mise en examen s’impose afin de passer aux peignes fins la gestion de la structure sous sa direction.
Par Frédéric ILBOUDO

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