L'opinion N°412
du 31 Août au 06 septembre 2005

Nation

www. Blaisecompaoré 2005.bf

L’homme du progrès et du pluralisme convergents

Après l’officialisation de sa candidature, le 10 août 2005, le candidat Blaise COMPAORE a aussitôt lancé son site de campagne. Un site qui présente l’homme à travers son portrait et son parcours politique, mais surtout sa pensée politique et son œuvre sur lesquelles nous nous appesantissons.

L’instauration et l’approfondissement de la démocratie constituent pour Blaise COMPAORE, « des défis majeurs que doit relever aujourd’hui l’Etat africain ».
Pour ce faire, sa pensée politique exprimée en 1998 dans son essai intitulé « Les voies de l’Espérance » s’articule autour de cinq (5) grands thèmes. Il s’agit de la « gouvernance et développement », du « pluralisme convergent », de « l’économie de proximité » de « l’éducation, clé de toute évolution » et « de la nécessité pour l’Afrique de se prendre en charge ».
Sur le premier thème, Blaise COMPAORE partant du principe qu’en Afrique, « c’est l’Etat qui a dû créer la Nation et organiser l’économie », affirme qu’on ne pouvait, dans un tel contexte, « qu’assister à un interventionnisme poussé de la sphère publique ». Ce qui fait de l’Etat, davantage un patrimoine collectif qu’une simple expression juridique, d’où l’hostilité de certaines forces politiques face aux « pressions exercées en faveur d’une libéralisation tous azimuts du secteur productif » qui la vivent comme un « bradage du bien commun ». L’Etat dans cette occurrence, « doit savoir impulser l’élan nécessaire à l’épanouissement entrepreneurial et social » en remplissant bien, son rôle d’arbitre et de régulateur ainsi que ses missions d’organisation et de promotion.
De ce fait, la gouvernance qui responsabilise à la base, qui galvanise le génie inventif de l’homme, encourage et accompagne ses initiatives productrices et libère sa force de pensée et de proposition dans l’intérêt de la collectivité doit être promue.
Cela ne peut se faire que dans le cadre d’un pluralisme convergent, c’est-à-dire par un système politique qui mobilise les hommes autour de l’essentiel, ce à quoi s’est attelé l’actuel président du Faso depuis sa prise de pouvoir en octobre 1987. Il s’agit désormais d’approfondir le processus démocratique, en maintenant une interaction soutenue entre les différents éléments du système de gouvernance tout en s’assurant que leur efficacité est au service des populations. Pour ce faire, il faut répondre de façon pertinente aux questions essentielles de la vie politique commune, telles que le système électoral et sa gestion, le financement des partis politiques, l’organisation du débat parlementaire et le statut de l’opposition, les transferts de compétences et de ressources pour soutenir la décentralisation, etc.
En somme, une nouvelle stratégie de développement endogène par l’expérimentation des mesures pratiques (agriculture irriguée, promotion du monde paysan) susceptibles de donner du lustre aux initiatives à la base. Une rupture avec les programmations classiques davantage versée dans la détermination préalable des équations, du développement et plus soucieuses de cohérences mocro-économiques, mais apparaissant à bien des égards comme des contraintes sociales supplémentaires en ce qu’elles n’ont pas toujours de prise sur les préoccupations. A contrario, les Engagements nationaux au-delà du fait qu’ils constituent un plan concret de développement aux résultats immédiatement mesurables présentent l’énorme avantage de s’articuler autour de l’homme et de la prise en charge de ses problèmes de proximité.
Toutes les couches de la population trouvent chacune dans ces engagements un axe de reconnaissance. Des populations qui doivent avoir accès à l’éducation, « clé de toute évolution ».

Stabilité et progrès économique

D’où, la redéfinition des finalités et des objectifs du système éducatif impliquant une remise en question des programmes dominants en mettant l’accent sur une meilleure adéquation entre les filières d’enseignement et les activités qui génèrent la croissance économique. Une demande qui doit se faire de façon concertée, si tant est que « la dispersion ou le manque de coordination des efforts des pays africains constitue aussi un lourd handicap à la rentabilisation optimale de nos investissements financiers, intellectuels et humains ».
L’intégration et les programmes communs sont surtout nécessaires dans le domaine technologique et scientifique où le retard de l’Afrique est cruel. C’est dire que l’Afrique doit se prendre en charge par la consolidation de ses politiques d’intégration qui peut offrir l’occasion d’une forte innovation des politiques de développement.
Sécurité alimentaire, protection de l’environnement, maîtrise de l’eau ne peuvent être réalisées que dans ce cadre. Une pensée politique qui ne pouvait que rassembler et unir les fils du Faso dans un climat de paix sociale, l’action politique visant principalement à imprimer au Burkina Faso, des transformations socio-économiques radicales. Les institutions mises en place pour ce faire fonctionnent régulièrement et les réformes menées ces dernières années ont renforcé l’efficacité et l’indépendance de la justice. Les élections se déroulent bien et les partis politiques, les syndicats ainsi que la presse privée bénéficient de subvention de l’Etat dans le but de soutenir leurs responsables avec à la clé une croissance économique plébiscitée par les partenaires au développement. « Le Burkina Faso est un pays pauvre, mais c’est un pays intéressant qui a enregistré une certaine croissance économique. Nous sommes venus voir comment la Banque mondiale a contribué à ce progrès économique. Nous avons des projets réussis au Burkina Faso. Je suis content d’être ici afin de voir dans quelle mesure nos programmes peuvent être susceptibles d’améliorer les conditions de vie des populations ». Les appréciations du président de la Banque mondiale (propos tenus en juin 2005) sont indicatives de la perception que les institutions internationales les plus sérieuses ont du Burkina Faso. Toutes choses qui poussent Blaise COMPAORE à proposer à ses concitoyens « une vision prospective et un projet de société » pour les cinq années à venir.
Pour consolider les acquis et transformer la croissance économique en développement humain durable.

Par Alpha YAYA

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