| L’homme
du progrès et du pluralisme convergents
Après l’officialisation de
sa candidature, le 10 août 2005, le candidat Blaise
COMPAORE a aussitôt lancé son site de campagne.
Un site qui présente l’homme à travers son portrait
et son parcours politique, mais surtout sa pensée politique
et son œuvre sur lesquelles nous nous appesantissons.
L’instauration
et l’approfondissement de la démocratie constituent
pour Blaise COMPAORE, « des défis majeurs que
doit relever aujourd’hui l’Etat africain ».
Pour ce faire, sa pensée politique exprimée
en 1998 dans son essai intitulé « Les voies de
l’Espérance » s’articule autour de cinq (5) grands
thèmes. Il s’agit de la « gouvernance et développement
», du « pluralisme convergent », de «
l’économie de proximité » de « l’éducation,
clé de toute évolution » et « de
la nécessité pour l’Afrique de se prendre en
charge ».
Sur le premier thème, Blaise COMPAORE partant du principe
qu’en Afrique, « c’est l’Etat qui a dû créer
la Nation et organiser l’économie », affirme
qu’on ne pouvait, dans un tel contexte, « qu’assister
à un interventionnisme poussé de la sphère
publique ». Ce qui fait de l’Etat, davantage un patrimoine
collectif qu’une simple expression juridique, d’où
l’hostilité de certaines forces politiques face aux
« pressions exercées en faveur d’une libéralisation
tous azimuts du secteur productif » qui la vivent comme
un « bradage du bien commun ». L’Etat dans cette
occurrence, « doit savoir impulser l’élan nécessaire
à l’épanouissement entrepreneurial et social
» en remplissant bien, son rôle d’arbitre et de
régulateur ainsi que ses missions d’organisation et
de promotion.
De ce fait, la gouvernance qui responsabilise à la
base, qui galvanise le génie inventif de l’homme, encourage
et accompagne ses initiatives productrices et libère
sa force de pensée et de proposition dans l’intérêt
de la collectivité doit être promue.
  Cela
ne peut se faire que dans le cadre d’un pluralisme convergent,
c’est-à-dire par un système politique qui mobilise
les hommes autour de l’essentiel, ce à quoi s’est attelé
l’actuel président du Faso depuis sa prise de pouvoir
en octobre 1987. Il s’agit désormais d’approfondir
le processus démocratique, en maintenant une interaction
soutenue entre les différents éléments
du système de gouvernance tout en s’assurant que leur
efficacité est au service des populations. Pour ce
faire, il faut répondre de façon pertinente
aux questions essentielles de la vie politique commune, telles
que le système électoral et sa gestion, le financement
des partis politiques, l’organisation du débat parlementaire
et le statut de l’opposition, les transferts de compétences
et de ressources pour soutenir la décentralisation,
etc.
En somme, une nouvelle stratégie de développement
endogène par l’expérimentation des mesures pratiques
(agriculture irriguée, promotion du monde paysan) susceptibles
de donner du lustre aux initiatives à la base. Une
rupture avec les programmations classiques davantage versée
dans la détermination préalable des équations,
du développement et plus soucieuses de cohérences
mocro-économiques, mais apparaissant à bien
des égards comme des contraintes sociales supplémentaires
en ce qu’elles n’ont pas toujours de prise sur les préoccupations.
A contrario, les Engagements nationaux au-delà du fait
qu’ils constituent un plan concret de développement
aux résultats immédiatement mesurables présentent
l’énorme avantage de s’articuler autour de l’homme
et de la prise en charge de ses problèmes de proximité.
Toutes les couches de la population trouvent chacune dans
ces engagements un axe de reconnaissance. Des populations
qui doivent avoir accès à l’éducation,
« clé de toute évolution ».
Stabilité et progrès
économique
 D’où,
la redéfinition des finalités et des objectifs
du système éducatif impliquant une remise en
question des programmes dominants en mettant l’accent sur
une meilleure adéquation entre les filières
d’enseignement et les activités qui génèrent
la croissance économique. Une demande qui doit se faire
de façon concertée, si tant est que «
la dispersion ou le manque de coordination des efforts des
pays africains constitue aussi un lourd handicap à
la rentabilisation optimale de nos investissements financiers,
intellectuels et humains ».
L’intégration et les programmes communs sont surtout
nécessaires dans le domaine technologique et scientifique
où le retard de l’Afrique est cruel. C’est dire que
l’Afrique doit se prendre en charge par la consolidation de
ses politiques d’intégration qui peut offrir l’occasion
d’une forte innovation des politiques de développement.
Sécurité alimentaire, protection de l’environnement,
maîtrise de l’eau ne peuvent être réalisées
que dans ce cadre. Une pensée politique qui ne pouvait
que rassembler et unir les fils du Faso dans un climat de
paix sociale, l’action politique visant principalement à
imprimer au Burkina Faso, des transformations socio-économiques
radicales. Les institutions mises en place pour ce faire fonctionnent
régulièrement et les réformes menées
ces dernières années ont renforcé l’efficacité
et l’indépendance de la justice. Les élections
se déroulent bien et les partis politiques, les syndicats
ainsi que la presse privée bénéficient
de subvention de l’Etat dans le but de soutenir leurs responsables
avec à la clé une croissance économique
plébiscitée par les partenaires au développement.
« Le Burkina Faso est un pays pauvre, mais c’est un
pays intéressant qui a enregistré une certaine
croissance économique. Nous sommes venus voir comment
la Banque mondiale a contribué à ce progrès
économique. Nous avons des projets réussis au
Burkina Faso. Je suis content d’être ici afin de voir
dans quelle mesure nos programmes peuvent être susceptibles
d’améliorer les conditions de vie des populations ».
Les appréciations du président de la Banque
mondiale (propos tenus en juin 2005) sont indicatives de la
perception que les institutions internationales les plus sérieuses
ont du Burkina Faso. Toutes choses qui poussent Blaise COMPAORE
à proposer à ses concitoyens « une vision
prospective et un projet de société »
pour les cinq années à venir.
Pour consolider les acquis et transformer la croissance économique
en développement humain durable.
Par Alpha YAYA
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