| Les
femmes vont en guerre contre la polygamie
Le 28 juillet dernier la ministre
de la Promotion de la femme, Gisèle GUIGMA, énumérait
sur les ondes de Savane FM des propositions faites par les
femmes pour améliorer leurs conditions de vie. Parmi
celles-ci figure la suppression de la polygamie.
Gisèle GUIGMA et ses consœurs souhaitent
l’abolition de la polygamie. C’est un souhait légitime
et bien noble au regard des conséquences fâcheuses
de cette pratique pour nos mères et sœurs. Mauvaise
éducation des enfants, mésentente, haine, souffrance,
irresponsabilité sont des maux qui minent beaucoup
de foyers polygames. Supprimer la polygamie constitue alors
une délivrance, un grand soulagement pour beaucoup
de femmes. Les hommes aussi trouveront leur compte car la
paix et la concorde règneront dans beaucoup de familles.
Mais le combat contre la polygamie sera dur, très dur.
Car dans la pratique il est quasiment impossible de supprimer
cette pratique séculaire profondément et solidement
ancrée dans les meurs de beaucoup de Burkinabè.
Plusieurs raisons soutendent cela
D’abord notre pays compte 52% de femmes. Si chaque homme n’épouse
qu’une seule femme, mathématiquement il restera 4%
de femmes sans mari. Pourtant dans nos sociétés
le célibat féminin est très mal vu et
les femmes qui le vivent sont traitées de peu sérieuses
ou de rebelles. Alors que deviendraient ces 4% de femmes ?
des prostituées ? La prostitution est un vice condamné
et banni dans toutes les sociétés. Ces 4% de
femmes sans mari deviendront-elles des sœurs ou des laïques
consacrées. En tout, la communauté catholique
serait contente de les accueillir. Seulement parmi ces femmes
beaucoup ne voudront pas opter pour ce mode de vie. Parmi
celles qui voudront beaucoup ne rempliront pas les conditions
exigées. D’ailleurs cet état de vie est un appel
de Dieu. Alors parmi celles qui remplissent les conditions
combien sont réellement appelées par Dieu. Le
chômage et la pauvreté aidant, beaucoup de ces
femmes, surtout musulmanes ne souscriront à cette idée
de suppression de la polygamie.
En outre le Burkina compte 52,4% de musulmans et 25,9% d’animistes.
Ce qui donne 78,3% de la population burkinabè. Cette
majorité est favorable à la pratique de la polygamie.
Dans un Etat dit démocratique, est-ce que les 21,7%
de la population pourront imposer leur dictat à la
majorité ? Dans cette majorité, il y a des poids
lourds. Il y a les chefs coutumiers qui sont par principe
des polygames. Ensuite il y a les chefs musulmans défenseurs
des prescriptions de l’Islam. Les femmes auront fort à
faire pour convaincre ces deux couches sociaux de la justesse
de leur combat. Ce qui est possible, c’est une suppression
de la polygamie sur papier. C’est-à-dire que par une
pression politique les femmes pourront obtenir la suppression
de la polygamie dans le code des personnes et de la famille.
Il n’aura alors qu’un seul régime légal de mariage
: la monogamie. Même si cette suppression est théorique,
elle constitue une victoire certaine et un soulagement moral
pour les femmes. Les femmes doivent donc s’atteler à
créer ce cadre juridique légal qui leur permettra
d’imposer progressivement leur opinion tout en sauvegardant
leurs intérêts.
Le moyen le plus sûr, le pus efficace, c’est de commencer
par une auto sensibilisation. C’est dire que les femmes doivent
mener une sensibilisation interne afin que toute les femmes
acceptent l’idée et la défendent. Ainsi aucune
femme n’acceptera épouser un homme vivant avec une
femme même en concubinage. Mais ce qui est urgent c’est
de combattre le principe de concubinage, pour que le droit
des femmes soit reconnu partout et par tous. Pour illustrer
la haine que les femmes ont pour la polygamie, il faut lire
le fait divers qui suit.
Faits divers
Une femme empoisonne ses cinq enfants
Habibou est une femme hyper-jalouse et foncièrement
sorcière. Elle empoisonna ses trois (3) garçons
et ses deux (2) deux filles parce que son mari désire
prendre une deuxième épouse
L’histoire se passe dans un quartier de Ouagadougou.
Habibou et son mari Boukaré vivaient paisiblement excepté
les petits soubresauts inhérents à tous les
foyers. Tous sont des musulmans pratiquants. Habibou était
même la responsable des femmes musulmanes du quartier.
A toutes les rencontres elle avait le crachoir pour défendre
la cause des hommes et dicter à ses consœurs la conduite
à tenir dans les foyers. Elle condamnait énergiquement
les coépouses qui ne s’entendaient pas. Elle les traitait
de femmes qui ne respectent pas le saint Coran. «Si
l’homme a les moyens, disait-elle, le Coran l’autorise de
prendre jusqu’à quatre (4) femmes».
Un soir après le dîner, Boukaré qui est
un haut fonctionnaire de son état dit à sa femme
: «Nous avons une villa, et une voiture ; je vais acheter
une mobylette Rembo pour toi et des vélos VTT pour
nos cinq (5) enfants. Même Faïssal qui a trois
(3) ans aura un vélo». «Merci chéri,
tu as raison Allah t’a donné les moyens de le faire,
que son nom soit loué», s’écria-t-elle.
Le mari continua : «Ensuite héé… ! J’épouserai
une deuxième femme». A ces mots le souffle de
Habibou se coupa et un silence de mort pesa sur toute la famille.
Une douleur terrible la parcourut de la tête à
l’anus et remonta au cœur. Elle ne savait quoi dire, elle
était tout simplement dépassée. Elle
ne dit rien mais le mari comprit qu’elle digéra très
mal son idée. Elle ne parl plus tout le reste de la
nuit. Mais elle ne dormit pas non plus. Elle passa le temps
à imaginer ce qui pourrait arrêter ce projet
de mariage. Puisque les moyens, Boukaré en a, et le
Coran le lui autorise. Elle trouva une idée diaboliquement
géniale. Empoisonner les enfants. Comme cela, Boukaré
prendra tout son argent pour les soigner et n’aura plus rien
pour épouser la deuxième. Le matin elle sortit
très tôt avant son mari. Vers 6h 30 mn Boukaré
partit pour son travail il prit soin de dire aux enfants de
dire à leur maman de l’appeler dès qu’elle reviendra
à la maison. La maman revint vers huit heures avec
un liquide noir. Les enfants lui firent la commission du père.
Elle répondit : «Nous-nous sommes vus ; il a
remis ceci pour vous, prenez et buvez en tous c’est un médicament
contre les sorcières». Les enfants en burent
et au bout de trente (30) minutes tous commencèrent
à vomir. Le benjamin s’évanouissait déjà.
Habibou téléphona alors à son mari et
lui dit : «Comme tu as trop d’argent et tu veux prendre
des femmes ajouter ; viens traiter tes enfants, ils sont tous
malades». Le mari crut que c’était une blague.
Mais un voisin le téléphona et confirma la maladie
des enfants. Le mari revint en catastrophe à la maison.
Une foule de voisins et de passants se sont réunis
pour compatir cette situation. Le spectacle des enfants qui
mouraient était affligeant Madame affirma à
haute et intelligible voix que c’est elle qui les a empoisonnées.
Ainsi monsieur utilisera son argent qui lui gratte le derrière
pour les soigner au lieu de prendre une deuxième femme.
Alors il restera tranquille. Les enfants furent transportés
d’urgence à l’hôpital Yalgado OUEDRAOGO et tous
eurent la vie sauve. Que feriez-vous d’une telle femme dont
la jalousie et la méchanceté surpassent tout
entendement.
Job Lvoisier
Lettre 2 RAP
Sur les traces du Hip hop
Défini
comme un style musical accompagnant un rythme martelé
de paroles improvisées ou écrites, le rap est
avant tout une composante de ce que l’on désigne sous
le vocable «Hip hop», un mode de vie dont la musique
est la partie émergée de l’iceberg. En plus
des Dj (Disc jokers) qui fournissent l’instrumental des airs
musicaux, des MC (Maître de cérémonie)
qui écrivent des textes, le Hip hop regroupe d’autres
activités comme la danse (break, smurf), la peinture
(graffiti, tag) mais, surtout se caractérise par un
mode vestimentaire atypique.
Conçu par et pour le ghetto noir américain,
le Rap est avant tout une musique basée sur une constante
innovation, un refus de toute institutionnalisation.
Les racines du RAP
Pour ce qui est des influences lyriques, nombreux sont les
musicologues qui l’ont remarqué, le rapper perpétue
en un sens la tradition des griots africains, ces poètes
et musiciens qui décrivaient leurs sociétés.
Cependant les racines les plus directes du rap remontent à
la fin des années 1960 et à l’apparition des
«Last Poets», un collectif de jeunes militants
noirs ayant mis leur rage en rimes et en percussions afin
de transmettre leurs messages révolutionnaires.
Les influences musicales sont quant à elles bien évidentes.
La Soul et le Funk rythmaient les discothèques de chaque
quartier. Le Rap a pour origine également les Sounds
systems jamaïcains où des discothèques
mobiles aux hauts parleurs énormes traversent les différentes
villes au cours des années 1960. les micros étaient
ouverts à tous les toasters qui désiraient se
faire connaître. Le père fondateur de la culture
Hip hop s’appelle Clive CAMPBELL, et plus connu sous le nom
de Kool HERC. En 1973, ce jeune immigré Jamaïcain,
fasciné par les Sounds systems et par les chansons
de James BROWN l’icône de la soul music américaine,
anime une soirée à l’occasion de l’anniversaire
de sa sœur dans la cave de son immeuble du Bronx (New-York).
La géniale idée d’utiliser deux platines lui
vient, ce qui lui permet d’enchaîner sans pause les
morceaux et de faire durer les breaks (les passages rythmiques
où tout disparaît au bénéfice du
beat).
Dès lors, les soirées se multiplient pour lui
et HERC décide de faire monter sur scène des
célébrités de chaque quartier, ayant
un rôle d’ambianceur. Peu à peu ces «ambianceurs»
vont rimer leurs messages de la manière la plus originale
et la plus rythmée possible. Des rivalités vont
naître au fil du temps entre les ambianceurs donnant
lieu à des joutes verbales qui déchaînent
les foules. C’est la naissance des premiers MC (Maître
de cérémonies), des premiers rappers et même
de la culture Hip hop qui va se répandre peu à
peu dans tout l’Etat de New-York. (A suivre)
Par D. VY
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