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Promotion de la femme
Pour une meilleure participation des femmes dans l’arène
politique, le National Démocratic Institute (NDI) a
organisé les 6 et 7 décembre à Ouagadougou,
un forum national sur «le rôle et la participation
politique des femmes au Burkina Faso». Le forum national
visait une meilleure participation des femmes à la
vie politique nationale. Il a réuni des responsables
de partis politiques et d’organisations de la société
civile, ainsi que des femmes politiques. Les discussions se
sont focalisées sur les élections municipales
à venir, sur la nécessité d’augmenter
le nombre de candidatures féminines, de même
que les profits que les partis et la consolidation du processus
démocratique au Burkina Faso pourraient en tirer. Le
forum s’est également appesanti sur le développement
de stratégie, pour accroître la participation
des femmes à la vie politique tant au plan national
que local. Le NDI a par ailleurs invité des experts
à apporter leur contribution à la participation
des femmes aux affaires politiques et à des techniques
permettant d’obtenir une plus grande implication des femmes
dans les processus politiques et démocratiques. Le
nombre des femmes est estimé à 52% au Burkina
Faso et pour Mme Aminata Faye Kassé, représentante
résidente du NDI, ce forum marque le démarrage
du nouveau programme de son institut destiné à
promouvoir la participation des femmes à la vie politique.
Mme Gisèle GUIGMA a été le co-parrain
du forum.
UEMOA
La commission de l’Union économique et monétaire
Ouest africaine (UEMOA) a tenu le mardi 6 décembre
2005 à Ouagadougou, un atelier de validation de l’étude
sur la mise en place d’un cadre tripartite du dialogue social
au sein de l’UEMOA. Pour M. Félix DANSOU, commissaire
chargé de l’intérim du président de la
commission ; «en même temps que la construction
de l’Union progresse, les tensions politiques et sociales
s’aggravent dans la zone, risquant ainsi de compromettre les
gains si péniblement acquis. Le dialogue social dira-t-il
peut devenir un puissant instrument dans la recherche de la
paix sociale, condition indispensable à tout développement
durable». C’est pour cette raison que la commission
de l’UEMOA même en l’absence d’un mandat explicite du
Traité de l’union, a toujours encouragé et soutenu
les initiatives des Etats membres visant à l’instauration
d’un dialogue social. Ceci, avec l’appui du BIT-PRODIAF d’où
la rencontre du mardi 6 décembre. Lors d’une précédente
rencontre organisée en mai 1999 à Ouagadougou,
les représentants des employeurs, des travailleurs
et des ministres en charge du Travail des Etats membres de
l’UEMOA, avaient recommandé la création au sein
de l’Union d’une structure tripartite permanente gouvernements-employeurs-travailleurs.
Ladite structure prendrait en compte la dimension sociale
et humaine de l’intégration économique.
A l’issue de la réunion, un document relatif à
la mise en place d’une structure régionale du dialogue
social des pays membres de l’UEMOA a été adopté
par les partenaires sociaux. Une deuxième réunion
s’est tenue en mai 2002 et avait entériné les
propositions du comité de suivi et les partenaires
sociaux avaient eu à adopter un document relatif à
la constitution d’une structure tripartite, les partenaires
sociaux ont proposé que la structure soit intégrée
dans le schéma institutionnel de l’UEMOA sous forme
d’un organe qui émettrait des avis sur l’impact social
des réformes projetées dans l’Union. En commanditant
donc cette étude la commission souhaitait disposer
de tous les éléments nécessaires pouvant
permettre aux organes de décisions de l’Union de se
prononcer sur des propositions.
Gestion des finances publiques
Le ministère de l’Enseignement secondaire supérieur
et de la Recherche scientifique a organisé du 6 au
9décembre, une formation des régisseurs sur
la gestion des régies d’avance. Cette session s’inscrit
dans la vision nouvelle de restructurations des directions
régionales. «Procédure de passations de
marchés publics, budget programme, comptabilité
matière, gestion des régies d’avance»,
ce sont là les articulations du séminaire de
formation des régisseurs de l’Enseignement secondaire,
supérieur pour des techniques de gestion financière.
La session de formation répond aux exigences de la
création du réseau des régisseurs distincts
de celui des intendants.
Dans le cadre du processus de décentralisation, le
département a initié des réformes pour
déconcentrer ses activités dans les 13 régions
du pays. Pour le ministre Laya SAWADOGO, cette nouvelle donne
dans la conduite des affaires de l’Etat recommandent des compétences
pour mettre à l’abri des avatars telles la mauvaise
gestion et des malversations La session a été
animée par des cadres de la direction générale
du Trésor et de la Comptabilité publique.
Bassin de la Volta
La première réunion des ministres en charge
des ressources en eau des pays ayant en partage le bassin
de la Volta s’est tenue le 6 décembre à Ouagadougou.
Au cours de ladite rencontre, les ministres ont procédé
à l’examen et à l’approbation d’un protocole
d’accord en vue de la création de l’Autorité
du bassin de la Volta.
L’Autorité du bassin de la Volta aura pour objectif
d’organiser et de renforcer la concertation entre les pays
riverains de la Volta d’une part, et d’autre part entre ces
pays et tous les acteurs du développement concernés
par la gestion et le développement des ressources naturelles.
En plus, l’autorité vise à entreprendre des
actions dans l’intérêt commun des Etats riverains
en rapport avec la gestion et le développement durable
des ressources en eau du bassin. Le dernier des objectifs
de cette instance est d’harmoniser les politiques nationales
en matière de gestion des ressources en eau du bassin
par l’adoption et la mise en application sur l’ensemble du
bassin, de l’approche «gestion intégrée
des ressources en eau». Ainsi, pour accélérer
la création de l’instance de gestion commune du bassin,
les ministres de 6 pays que sont le Burkina Faso, la Côte
d’Ivoire, le Bénin, le Ghana, le Mali et le Togo ont
pris une résolution portant sur le processus de création
de l’Autorité du bassin de la Volta.
Les ministres en charge de l’eau des pays ayant en partage
le bassin de la Volta se sont donnés rendez-vous à
Lomé au Togo en juin 2006 pour l’installation de l’Autorité
du bassin de la Volta.
OAPI
Après les experts, ce sont les ministres qui se sont
réunis les 6 et 7 décembre 2005 autour de l’Organisation
africaine de la propriété intellectuelle sous
le thème : «Les indications géographiques
protégées et les obtentions végétales»
des pays membres. Nonobstant les places qu’occupe l’agriculture
dans l’économie nationale, la production agricole connaît
de sérieuses difficultés.
C’est pour surmonter les nombreuses difficultés de
ce secteur vital, que d’éminentes personnalités
politiques et scientifiques se sont planchés du 6 au
7 décembre sur les indications, géographiques
protégées, et les obtentions végétales.
Les indications géographiques constituent un droit
de propriété intellectuelle autonome au même
titre que le brevet ou la marque. Ce droit reconnu par les
accords de l’OMC vise à promouvoir les produits alimentaires
et culturels jugés inaliénables. La rencontre
des ministres au sommet se tenait à quelques encablures
de l’ouverture à Hong Kong des négociations
sur les accords de l’OMC autour des problèmes des subventions
de l’agriculture des pays du Nord.
Selon le ministre Salif DIALLO, «le système des
indications géographiques, tout comme le coton rencontre
également d’énormes difficultés pour
sa prise en compte dans les accords sur l’agriculture parce
qu’il constitue un des sujets, offensifs de nature à
favoriser la présence sur les marchés de produits
de qualité et ayant une origine précise dont
certains pays exportateurs du Nord ne disposent pas».
C’est le ministre qui a invité les participants à
approfondir la réflexion en vue de trouver des solutions
idoines à même «de garantir un développement
protégé en Afrique». Pour que l’Afrique
puisse affronter la concurrence mondiale et combler le manque
à gagner qui est de plus de 101 milliards de dollars
selon les estimations de la Banque mondiale il faut qu’on
parvienne à l’élimination de toutes les distorsions
du commerce sur les produits agricoles.
Science et société
Le département sciences juridiques, politiques et de
l’administration de l’Institut des sciences des sociétés
(INSS) a organisé du 7 au 9 décembre 2005 dans
la salle de conférences du CGP, un séminaire
sur l’histoire des royaumes et chefferies traditionnelles
du Burkina Faso.
L’INSS qui a organisé le séminaire a essentiellement
pour mission de concevoir et d’exécuter des programmes
de recherches dans les différents domaines des sciences
sociales et humaines. Cela dans le but d’accompagner le développement
et contribuer à la consolidation de l’identité
culturelle. Tout en s’attelant à sa mission de recherche,
l’Institut se fait un devoir de partager les résultats
de ses recherches avec les autres étudiants et le public.
Le département des sciences juridiques et de l’administration,initiateur
du séminaire a une mission particulière qui
est de contribuer par ses recherches à une meilleure
connaissance des droits coutumier et moderne et de nos institutions.
Créé en 1997, le département compte 6
chercheurs et a pour directeur M. Gérard KIENDREBEOGO.
En dépit de la modicité de ses moyens, le département
fait preuve d’un dynamisme remarquable.
Décentralisation
Dans le cadre de ses activités de communication, d’information
et de formation des femmes dans les ONG, RECIF ONG a organisé
du 7 au 9 décembre 2005 un atelier de formation des
animateurs radio sur la décentralisation. L’atelier
était placé sous le thème : «Participation
citoyenne de la femme à la gestion des collectivités
territoriales». RECIF/ONG, à travers cette formation
voulait donner aux animateurs, ou producteurs des stations
locales implantées dans sa zone d’intervention de formations
en droit humain. Le choix du thème pour les organisateurs
tient du fait que le pays est dans une période préélectorale.
A cela s’ajoute le fait que depuis 2003, RECIF/ONG a entrepris
des sessions de formation à l’endroit de ses membres
afin de mieux cerner leur devoir de citoyens par le biais
du théâtre-forum. La formation avec les animateurs
radio vise à toucher un large public et permettre à
ceux-ci de bien conduire les activités de production,
de diffusion, et de suivi des émissions sur «la
participation citoyenne des femmes dans la gestion des collectivités
territoriales». Les travaux ont été consacrés
aux échanges sur la décentralisation, l’organisation
des collectivités locales, la citoyenneté pour
les deux premiers jours. Le dernier jour, les échanges
se sont concentrés sur l’organisation des émissions
radiophoniques (genre, le choix du public devant prendre part
aux différentes émissions, la durée,
la conduite des débats, le planning de diffusion, l’écoute,
le suivi, la rédaction du rapport,etc…). Les responsables
de RECIF/ONG espèrent que les participants seront à
même d’organiser la collecte d’informations avec le
public cible concerné, d’animer des débats sur
les thèmes retenus et d’assumer le suivi de la diffusion
de émissions radiophoniques et soutenir une mobilisation
pour une bonne écoute des émissions.
APAC / Burkina
A l’occasion de la semaine nationale de la citoyenneté,
le ministère de la Promotion des droits humains a offert
le vendredi 9 décembre une centaine de postes radio
à l’Association des professionnelles africaines de
la communication (APAC) section Burkina. La cérémonie
de remise de ce don a eu pour cadre, le ministère de
la Promotion des droits humains.
Mme Myriam KONSEIBO, directrice de la Promotion et de la Vulgarisation
des droits humains représentant Mme le ministre, a
exprimé la joie de son département d’offrir
ces postes radio destinés aux groupements féminins.
Pour elle, ce geste permet de contribuer à la promotion
du droit à l’information et à une participation
à la citoyenneté du monde féminin.
La présidente de l’APAC, Mme Mafarma SANOGO abonde
dans le même sens pour remercier le donateur qui adhère
ainsi à leur initiative. Tout en saluant ce début
de partenariat entre l’APAC et le ministère, elle a
espéré que cet exemple soit suivi afin que toutes
les femmes puissent jouir de ce droit à l’information.
Selon elle, ces postes-radio seront remis aux groupements
féminins en milieu rural. Ce qui va créer une
habitude d’écoute en attendant de pouvoir atteindre
leur objectif, une femme, un poste radio.
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