L'opinion N°427
du 14 au 20 décembre 2005

ACTUALITE

Semaine au pays

Promotion de la femme
Pour une meilleure participation des femmes dans l’arène politique, le National Démocratic Institute (NDI) a organisé les 6 et 7 décembre à Ouagadougou, un forum national sur «le rôle et la participation politique des femmes au Burkina Faso». Le forum national visait une meilleure participation des femmes à la vie politique nationale. Il a réuni des responsables de partis politiques et d’organisations de la société civile, ainsi que des femmes politiques. Les discussions se sont focalisées sur les élections municipales à venir, sur la nécessité d’augmenter le nombre de candidatures féminines, de même que les profits que les partis et la consolidation du processus démocratique au Burkina Faso pourraient en tirer. Le forum s’est également appesanti sur le développement de stratégie, pour accroître la participation des femmes à la vie politique tant au plan national que local. Le NDI a par ailleurs invité des experts à apporter leur contribution à la participation des femmes aux affaires politiques et à des techniques permettant d’obtenir une plus grande implication des femmes dans les processus politiques et démocratiques. Le nombre des femmes est estimé à 52% au Burkina Faso et pour Mme Aminata Faye Kassé, représentante résidente du NDI, ce forum marque le démarrage du nouveau programme de son institut destiné à promouvoir la participation des femmes à la vie politique. Mme Gisèle GUIGMA a été le co-parrain du forum.

UEMOA
La commission de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) a tenu le mardi 6 décembre 2005 à Ouagadougou, un atelier de validation de l’étude sur la mise en place d’un cadre tripartite du dialogue social au sein de l’UEMOA. Pour M. Félix DANSOU, commissaire chargé de l’intérim du président de la commission ; «en même temps que la construction de l’Union progresse, les tensions politiques et sociales s’aggravent dans la zone, risquant ainsi de compromettre les gains si péniblement acquis. Le dialogue social dira-t-il peut devenir un puissant instrument dans la recherche de la paix sociale, condition indispensable à tout développement durable». C’est pour cette raison que la commission de l’UEMOA même en l’absence d’un mandat explicite du Traité de l’union, a toujours encouragé et soutenu les initiatives des Etats membres visant à l’instauration d’un dialogue social. Ceci, avec l’appui du BIT-PRODIAF d’où la rencontre du mardi 6 décembre. Lors d’une précédente rencontre organisée en mai 1999 à Ouagadougou, les représentants des employeurs, des travailleurs et des ministres en charge du Travail des Etats membres de l’UEMOA, avaient recommandé la création au sein de l’Union d’une structure tripartite permanente gouvernements-employeurs-travailleurs. Ladite structure prendrait en compte la dimension sociale et humaine de l’intégration économique.
A l’issue de la réunion, un document relatif à la mise en place d’une structure régionale du dialogue social des pays membres de l’UEMOA a été adopté par les partenaires sociaux. Une deuxième réunion s’est tenue en mai 2002 et avait entériné les propositions du comité de suivi et les partenaires sociaux avaient eu à adopter un document relatif à la constitution d’une structure tripartite, les partenaires sociaux ont proposé que la structure soit intégrée dans le schéma institutionnel de l’UEMOA sous forme d’un organe qui émettrait des avis sur l’impact social des réformes projetées dans l’Union. En commanditant donc cette étude la commission souhaitait disposer de tous les éléments nécessaires pouvant permettre aux organes de décisions de l’Union de se prononcer sur des propositions.

Gestion des finances publiques
Le ministère de l’Enseignement secondaire supérieur et de la Recherche scientifique a organisé du 6 au 9décembre, une formation des régisseurs sur la gestion des régies d’avance. Cette session s’inscrit dans la vision nouvelle de restructurations des directions régionales. «Procédure de passations de marchés publics, budget programme, comptabilité matière, gestion des régies d’avance», ce sont là les articulations du séminaire de formation des régisseurs de l’Enseignement secondaire, supérieur pour des techniques de gestion financière. La session de formation répond aux exigences de la création du réseau des régisseurs distincts de celui des intendants.
Dans le cadre du processus de décentralisation, le département a initié des réformes pour déconcentrer ses activités dans les 13 régions du pays. Pour le ministre Laya SAWADOGO, cette nouvelle donne dans la conduite des affaires de l’Etat recommandent des compétences pour mettre à l’abri des avatars telles la mauvaise gestion et des malversations La session a été animée par des cadres de la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique.

Bassin de la Volta
La première réunion des ministres en charge des ressources en eau des pays ayant en partage le bassin de la Volta s’est tenue le 6 décembre à Ouagadougou.
Au cours de ladite rencontre, les ministres ont procédé à l’examen et à l’approbation d’un protocole d’accord en vue de la création de l’Autorité du bassin de la Volta.
L’Autorité du bassin de la Volta aura pour objectif d’organiser et de renforcer la concertation entre les pays riverains de la Volta d’une part, et d’autre part entre ces pays et tous les acteurs du développement concernés par la gestion et le développement des ressources naturelles.
En plus, l’autorité vise à entreprendre des actions dans l’intérêt commun des Etats riverains en rapport avec la gestion et le développement durable des ressources en eau du bassin. Le dernier des objectifs de cette instance est d’harmoniser les politiques nationales en matière de gestion des ressources en eau du bassin par l’adoption et la mise en application sur l’ensemble du bassin, de l’approche «gestion intégrée des ressources en eau». Ainsi, pour accélérer la création de l’instance de gestion commune du bassin, les ministres de 6 pays que sont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Ghana, le Mali et le Togo ont pris une résolution portant sur le processus de création de l’Autorité du bassin de la Volta.
Les ministres en charge de l’eau des pays ayant en partage le bassin de la Volta se sont donnés rendez-vous à Lomé au Togo en juin 2006 pour l’installation de l’Autorité du bassin de la Volta.

OAPI
Après les experts, ce sont les ministres qui se sont réunis les 6 et 7 décembre 2005 autour de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle sous le thème : «Les indications géographiques protégées et les obtentions végétales» des pays membres. Nonobstant les places qu’occupe l’agriculture dans l’économie nationale, la production agricole connaît de sérieuses difficultés.
C’est pour surmonter les nombreuses difficultés de ce secteur vital, que d’éminentes personnalités politiques et scientifiques se sont planchés du 6 au 7 décembre sur les indications, géographiques protégées, et les obtentions végétales. Les indications géographiques constituent un droit de propriété intellectuelle autonome au même titre que le brevet ou la marque. Ce droit reconnu par les accords de l’OMC vise à promouvoir les produits alimentaires et culturels jugés inaliénables. La rencontre des ministres au sommet se tenait à quelques encablures de l’ouverture à Hong Kong des négociations sur les accords de l’OMC autour des problèmes des subventions de l’agriculture des pays du Nord.
Selon le ministre Salif DIALLO, «le système des indications géographiques, tout comme le coton rencontre également d’énormes difficultés pour sa prise en compte dans les accords sur l’agriculture parce qu’il constitue un des sujets, offensifs de nature à favoriser la présence sur les marchés de produits de qualité et ayant une origine précise dont certains pays exportateurs du Nord ne disposent pas». C’est le ministre qui a invité les participants à approfondir la réflexion en vue de trouver des solutions idoines à même «de garantir un développement protégé en Afrique». Pour que l’Afrique puisse affronter la concurrence mondiale et combler le manque à gagner qui est de plus de 101 milliards de dollars selon les estimations de la Banque mondiale il faut qu’on parvienne à l’élimination de toutes les distorsions du commerce sur les produits agricoles.

Science et société
Le département sciences juridiques, politiques et de l’administration de l’Institut des sciences des sociétés (INSS) a organisé du 7 au 9 décembre 2005 dans la salle de conférences du CGP, un séminaire sur l’histoire des royaumes et chefferies traditionnelles du Burkina Faso.
L’INSS qui a organisé le séminaire a essentiellement pour mission de concevoir et d’exécuter des programmes de recherches dans les différents domaines des sciences sociales et humaines. Cela dans le but d’accompagner le développement et contribuer à la consolidation de l’identité culturelle. Tout en s’attelant à sa mission de recherche, l’Institut se fait un devoir de partager les résultats de ses recherches avec les autres étudiants et le public. Le département des sciences juridiques et de l’administration,initiateur du séminaire a une mission particulière qui est de contribuer par ses recherches à une meilleure connaissance des droits coutumier et moderne et de nos institutions. Créé en 1997, le département compte 6 chercheurs et a pour directeur M. Gérard KIENDREBEOGO. En dépit de la modicité de ses moyens, le département fait preuve d’un dynamisme remarquable.

Décentralisation
Dans le cadre de ses activités de communication, d’information et de formation des femmes dans les ONG, RECIF ONG a organisé du 7 au 9 décembre 2005 un atelier de formation des animateurs radio sur la décentralisation. L’atelier était placé sous le thème : «Participation citoyenne de la femme à la gestion des collectivités territoriales». RECIF/ONG, à travers cette formation voulait donner aux animateurs, ou producteurs des stations locales implantées dans sa zone d’intervention de formations en droit humain. Le choix du thème pour les organisateurs tient du fait que le pays est dans une période préélectorale. A cela s’ajoute le fait que depuis 2003, RECIF/ONG a entrepris des sessions de formation à l’endroit de ses membres afin de mieux cerner leur devoir de citoyens par le biais du théâtre-forum. La formation avec les animateurs radio vise à toucher un large public et permettre à ceux-ci de bien conduire les activités de production, de diffusion, et de suivi des émissions sur «la participation citoyenne des femmes dans la gestion des collectivités territoriales». Les travaux ont été consacrés aux échanges sur la décentralisation, l’organisation des collectivités locales, la citoyenneté pour les deux premiers jours. Le dernier jour, les échanges se sont concentrés sur l’organisation des émissions radiophoniques (genre, le choix du public devant prendre part aux différentes émissions, la durée, la conduite des débats, le planning de diffusion, l’écoute, le suivi, la rédaction du rapport,etc…). Les responsables de RECIF/ONG espèrent que les participants seront à même d’organiser la collecte d’informations avec le public cible concerné, d’animer des débats sur les thèmes retenus et d’assumer le suivi de la diffusion de émissions radiophoniques et soutenir une mobilisation pour une bonne écoute des émissions.

APAC / Burkina
A l’occasion de la semaine nationale de la citoyenneté, le ministère de la Promotion des droits humains a offert le vendredi 9 décembre une centaine de postes radio à l’Association des professionnelles africaines de la communication (APAC) section Burkina. La cérémonie de remise de ce don a eu pour cadre, le ministère de la Promotion des droits humains.
Mme Myriam KONSEIBO, directrice de la Promotion et de la Vulgarisation des droits humains représentant Mme le ministre, a exprimé la joie de son département d’offrir ces postes radio destinés aux groupements féminins. Pour elle, ce geste permet de contribuer à la promotion du droit à l’information et à une participation à la citoyenneté du monde féminin.
La présidente de l’APAC, Mme Mafarma SANOGO abonde dans le même sens pour remercier le donateur qui adhère ainsi à leur initiative. Tout en saluant ce début de partenariat entre l’APAC et le ministère, elle a espéré que cet exemple soit suivi afin que toutes les femmes puissent jouir de ce droit à l’information. Selon elle, ces postes-radio seront remis aux groupements féminins en milieu rural. Ce qui va créer une habitude d’écoute en attendant de pouvoir atteindre leur objectif, une femme, un poste radio.

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