| Venant
juste après une campagne électorale fort enlevée
et une brillante réélection, la célébration
du 47e anniversaire de la proclamation de notre République
ne pouvait pas mieux tomber pour le Président du Faso
pour fixer le cap de son action future mais aussi marquer
un arrêt sur les faits majeurs qui ont ponctué
l’année écoulée et qui détermineront
en partie cet avenir.
Venant juste après une campagne électorale
fort enlevée et une brillante réélection,
la célébration du 47e anniversaire de la proclamation
de notre République ne pouvait pas mieux tomber pour
le Président du Faso pour fixer le cap de son action
future mais aussi marquer un arrêt sur les faits majeurs
qui ont ponctué l’année écoulée
et qui détermineront en partie cet avenir.
47 années de vie républicaine au cours desquelles
c’est la toute première fois que le pays arrive à
organiser trois élections présidentielles consécutivement
et en est à sa quatrième république.
C’est dire la charge symbolique du moment et l’intérêt
manifeste de lui accorder une attention particulière
à la hauteur des défis relevés. Il faut
le dire, si ce contexte n’a pas effacé les vicissitudes
et les tumultes d’une histoire qui n’a pas toujours rimé
avec esprit républicain, il est néanmoins la
somme de toute cette histoire et permet aujourd’hui d’affirmer
l’amour de notre patrie pour les vertus de la République.
On l’a très bien senti à travers le pluralisme
des opinions dont l’expression a été manifeste
tout au long de la campagne électorale tout comme on
a pu mesurer sa maturité politique et son sens élevé
des responsabilités, lesquelles se sont traduites d’une
part par un scrutin propre tenu dans la paix et la tranquillité
et d’autre part par un vote massif pour le seul candidat crédible
à même d’assurer la continuité dans les
progrès observés dans les différents
segments de la vie socioéconomique et politique.
Parlant de progrès, on ne peut pas ne pas citer ceux
observés dans la mise en œuvre de la politique nationale
de décentralisation avec l’installation des gouverneurs
et les premiers pas des régions en leur qualité
d’entités autonomes. Même s’il y a eu des difficultés
notamment sur le plan matériel, celles-ci n’ont pas
empêché l’expérience de se poursuivre
harmonieusement à telle enseigne que régions
et gouverneurs font dorénavant partie du paysage national.
Ce succès incite à aller davantage de l’avant
et cela sera le cas avec l’élection des conseils municipaux
courant mars 2006 des 302 communes rurales et le renouvellement
à l’occasion de ceux des 49 communes urbaines qui existent
déjà.
Dans un tout autre domaine, celui de la production agricole,
le Burkina Faso a accompli des progrès inestimables
notamment dans le secteur de la production céréalière
avec des «résultats exceptionnels». Venant
à la suite d’une crise alimentaire, qui sans avoir
été dramatique grâce aux actions conjuguées
des autorités, des partenaires au développement,
d’ONG et de généreux donateurs nationaux a néanmoins
marqué l’année, cette production relève
presque du miracle. Dans le même temps la production
du coton a connu un bond qui a fait passer le pays au 1er
rang des producteurs africains, renforçant la place
de premier fournisseur de devises du pays que le coton occupe
depuis une décennie. Contrairement donc à ce
qu’on aurait pu craindre, la production du coton n’a pas empiété
sur les cultures vivrières. Bien au contraire, elle
a aidé à l’amélioration de leurs conditions
de production aussi bien techniquement qu’organisationnellement.
Elle a donc fortement boosté la production céréalière
et tous deux ont participé à élever le
niveau des revenus dans le milieu rural, contribuant ainsi
à la lutte contre la pauvreté. Le mérite
de ces succès revient en premier aux producteurs et
à leurs structures d’encadrement que sont la SOFITEX,
la SOCOMA et FASO-COTON, mais aussi à l’Etat qui a
parfaitement joué son rôle. Le coton a aussi
participé au rayonnement du Burkina Faso dans l’arène
internationale par le leadership qu’il a occupé dans
la lutte pour «une juste rétribution des acteurs
du secteur». En attendant des résultats tangibles,
des efforts particuliers seront faits au plan national pour
transformer nous-mêmes notre coton par la création
«d’unités de transformation, de filature et de
manufacture», qui viendront s’ajouter à l’usine
Fasotex en chantier. Dans le même sens, des efforts
seront faits pour «l’aboutissement des grands projets
d’infrastructures hydro-agricoles et routières»
pour soutenir davantage la production nationale source de
création de richesses et d’emplois. Cela devra se traduire
dans le domaine agricole par le développement de la
petite irrigation villageoise qui a fait ses preuves. Tous
ces efforts devront accompagner une véritable valorisation
du capital humain afin de mettre l’homme au centre du processus
de développement. Quand on connaît l’ardeur des
Burkinabè au travail, on peut présager que l’investissement
sera rentable. Il reste à consolider les conditions
pour optimiser les résultats et en la matière,
Blaise COMPAORE a largement fait la preuve de ses capacités
pour qu’on doute un seul instant des résultats à
venir.
On peut donc dire que le programme que les Burkinabè
ont plébiscité le 13 novembre 2005 est sur de
bonnes voies.
Cheick AHMED
Retour au sommaire
|