| Coopération
Burkina-Ghana
La grande commission mixte Burkina-Ghana s’est tenue du 7
au 10 mars 2006. A l’occasion de cette concertation, une délégation
ghanéenne conduite par le ministre des Finances, de
l’Economie et du Plan, a visité des périmètres
irrigués. L’occasion était en effet opportune
pour M. Kwadwo BAAH Wiredy, accompagné de sa délégation
de se rendre le 8 mars sur le périmètre irrigué
de Savili et de Tanghin Wobdo. Des localités situées
à une soixantaine de km à l’Ouest de Ouagadougou.
Une visite qui s’inscrivait dans le cadre de la grande commission
mixte de concertation entre nos deux pays. La visite de la
délégation ghanéenne était guidée
par M. Alphonse OUEDRAOGO, coordonnateur national du Programme
de développement de la petite irrigation villageoise.
Sur le site de Savili la délégation ghanéenne
a pu apprécier les périmètres de 22,
5 hectares de maïs, 12 hectares d’oignons, 9 hectares
de niébé et un hectare de manioc. Les superficies
sont exploitées par des groupements de producteurs
villageois. M. Alphonse OUEDRAOGO a souhaité que les
acheteurs ghanéens s’intéressent aux productions
des coopératives. A la fin de la visite, le ministre
Kwakwo BAAH Wiredy s’est dit impressionné par ce qu’il
a vu et a félicité les producteurs pour les
efforts, en vue d’assurer l’auto suffisance alimentaire.
Semences fruitières
Un atelier de lancement sur un projet dénommé
« Sahélian fruit Tree » (SAFRUIT) qui a
débuté ses travaux, le 27 février 2006
s’est achevé le vendredi 3 mars 2006.
Le Baobab, le Néré, le Tamarinier et le Jujubier
sont les 4 semences fruitières que le projet «
Sahelian fruit tree » veut promouvoir et valoriser.
Au cours de l’atelier, huit thématiques entre autres,
les contraintes et les opportunités pour l’utilisation
des arbres, la commercialisation des produits fruitiers, la
variation génétique des arbres, les interactions
entre arbres fruitiers et les cultures annuelles, etc. A ces
thématiques se sont ajoutés les objectifs scientifiques,
la description des tâches portant sur le développement
des nouvelles initiatives, la diffusion des connaissances
acquises. Pour une meilleure mise en œuvre du projet, l’équipe
du « SAFRUIT » a suivi avec intérêt,
les présentations et les expériences de certains
projets similaires et activités de recherche. Le projet
« SAFRUIT » est l’accomplissement d’une collaboration
scellée entre des institutions du Nord et celles du
Sud ainsi que certaines organisations internationales intervenant
dans la sous-région telles que le Centre national pour
l’agroforesterie, le « International Grop Research Institute
for Semi-arid Tropics », le Danish Center for forest,
le « Landocap and Planiguy, etc. le Projet couvre trois
pays notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Bonne gouvernance
Le ministère de la Fonction Publique et de la Réforme
de l’Etat a réuni le 7 mars 2006 à Ouagadougou
l’ensemble des acteurs de la gouvernance. L’objectif de la
rencontre était de valider le plan d’action de mise
en œuvre de la Politique nationale de bonne gouvernance. Le
plan d’action de la mise en œuvre de la PNBG décrit
succinctement les différentes composantes de la gouvernance
que sont les gouvernances politique, administrative, économique
et local. Dans ce document se trouvent inscrites les étapes
à travers lesquelles, les acteurs vont progressivement
construire une représentation commune de la réalité.
Le plan d’action se veut un parchemin qui indique de façon
claire et précise qui fait quoi ? Comment et pourquoi
? Pour ce faire, il doit être en mesure d’indiquer aux
personnes chargées de sa mise en œuvre, la conduite
à tenir, les objectifs visés ainsi que les stratégies
à mettre en œuvre pour les atteindre.
Au regard de l’importance d’un tel plan l’autorité
en charge du département de la Fonction Publique, M.
Lassané SAWADOGO a demandé aux participants
d’œuvrer en sorte que ce document reflète au maximum
la volonté politique du gouvernement et des autres
acteurs de la gouvernance en terme de pertinence, de cohérence,
et d’actions prioritaires.
Brigade nationale des Sapeurs Pompiers
L’arrondissement de Bogodogo a désormais un centre
de secours. L’infrastructure a été inaugurée,
le mardi 7 mars 2006 par M. Clément P.SAWADOGO, ministre
de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.
La cérémonie a également vu la présence
du ministre YERO Boly de la Défense, du Maire de L’arrondissement
de Bogodogo, Mme Zénabou DRABO et des premiers responsables
de la Brigade nationale de Sapeurs Pompiers. L’infrastructure
est implantée sur une superficie de 10 700 m_ et dispose
comme locaux, un bâtiment administratif, un magasin
et des toilettes. Dans un futur proche, d’autres bâtiments
dont des dortoirs estimés à 70 millions de F
CFA seront construites. Le Centre est équipé
pour l’instant d’un véhicule incendie, d’une ambulance,
d’une motopompe. Une quarantaine d’hommes commandés
par un sous-officier supérieur l’adjudant Salif OUEDRAOGO
y ont été affectés.
Le coût de réalisation de l’infrastructure est
estimé à 88 millions de nos francs. En tant
que Centre secondaire, il relève du poste de commandement
de la Caserne de l’arrondissement de Baskuy. A ce titre, les
départs d’engins pour les interventions à partir
du Centre seront ordonnés et supervisés par
le poste central du n° 18 de Baskuy.
L’inauguration de ce Centre le 7 mars a coïncidé
avec le XXVIIe anniversaire des Sapeurs pompiers.
Audience présidentielle
Le Premier ministre ivoirien, Charles Konan BANNY qui était
à Ouagadougou dans le cadre du séminaire régional
de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union européenne sur
la programmation du 10e FED a été reçu
en audience par le Président du Faso, Blaise COMPAORE.
C’était le mardi 7 mars 2006 au Palais présidentiel.
Charles Konan BANNY à sa sortie d’audience dit avoir
évoqué avec le Président du Faso, plusieurs
questions relatives à la sous-région. Le nœud
de ces questions a été bien entendu, la gestion
de la crise que vie son pays. M. Charles Konan BANNY a fait
savoir qu’en reconnaissance de tout ce que la communauté
internationale a fait pour son pays, il était désormais
temps que les Ivoiriens eux-mêmes donnent une image
positive à la communauté internationale. Charles
Konan BANNY dit rester confiant en ce qui concerne la question
du désarmement et de l’identification des ivoiriens.
Pour lui, la démarche de l’approche consensuelle sur
la base d’accord de principe est la voie indiquée pour
mener à bien toutes les opérations.
Filière coton dans l’espace UEMOA
Les membres de la commission de l’UEMOA et les représentants
des institutions financières et de développement,
partenaires de l’Union, se sont retrouvés à
Ouagadougou du 6 au 8 mars 2006. Objectif de la rencontre,
mettre en œuvre l’agenda pour la compétitivité
de la filière coton-textile dans l’espace UEMOA. A
l’heure actuelle, moins de 5 % de la production annuelle de
la fibre coton est transformée dans l’espace UEMOA.
Un taux qui est en deçà des attentes des pays
membres de l’Union dont certaines économies reposent
sur cette importante manne qu’est le coton. En vue de valoriser
cette « manne agricole, les membres de l’Union, appuyés
par leurs partenaires techniques et financiers ont décidé
de mettre sur pied un agenda appelé « agenda
pour la compétitivité de la filière coton-textile
dans l’UEMOA ». L’objectif principal de cet agenda vise
la transformation d’au moins 25 % de la production cotonnière
annuelle à l’horizon 2010. Cet agenda devra permettre
une mise en place de deux fonds, l’un pour la promotion de
la production et de la transformation du coton, et l’autre
pour l’investissement. Des Centres de textiles doivent être
créés dans tous les pays membres de l’UEMOA
et supervisés par un Centre régional, qui définira
les priorités de Etats membres de l’Union.
Convention collective
Du 17 au 18 mars 2006 se tiendra au centre national de presse
Norbert ZONGO (CNP-NZ), un atelier sur la convention collective
des journalistes. L’atelier qui entre dans le cadre de la
mise en œuvre du Plan d’action 2005-2010 du CNP-NZ a pour
objectif essentiel d’information largement les travailleurs
des médias sur la dite convention. En effet, à
l’exception des agents de la Fonction publique, les travailleurs
des médias du Burkina Faso, journalistes, techniciens,
ne disposent pas de cadre juridique de référence
en matière d’embauche, de traitement salarial, de couverture
sociale etc. Il en résulte une sorte d’anarchie dans
le recrutement et les rémunérations ; une quasi-inexistence
de couverture sociale pour les travailleurs des médias
des secteurs privés et une partie du secteur public.
C’est donc soucieux d’apporter une solution judicieuse à
ce problème, les organisations professionnelles des
médias, notamment le Syndicat autonome des travailleurs
de l’Information et de la Culture (SYNATIC) l’Association
des journalistes du Burkina (AJB), la Société
des éditeurs de la presse privée (SEP) ont décidé
de doter la profession d’une convention collective. L’atelier
devra permettre aux participants de maîtriser le contenu
des documents sur la convention collective au plan national
et dans l’espace CEDEAO, être aptes à engager
des négociations sur la convention collective et pouvoir
faire du plaidoyer pour l’adoption d’une convention collective.
L’Atelier regroupera une vingtaine de journalistes.
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