L'opinion N°440
du 15 au 21 mars 2006

ACTUALITE

Semaine au pays

Coopération Burkina-Ghana
La grande commission mixte Burkina-Ghana s’est tenue du 7 au 10 mars 2006. A l’occasion de cette concertation, une délégation ghanéenne conduite par le ministre des Finances, de l’Economie et du Plan, a visité des périmètres irrigués. L’occasion était en effet opportune pour M. Kwadwo BAAH Wiredy, accompagné de sa délégation de se rendre le 8 mars sur le périmètre irrigué de Savili et de Tanghin Wobdo. Des localités situées à une soixantaine de km à l’Ouest de Ouagadougou. Une visite qui s’inscrivait dans le cadre de la grande commission mixte de concertation entre nos deux pays. La visite de la délégation ghanéenne était guidée par M. Alphonse OUEDRAOGO, coordonnateur national du Programme de développement de la petite irrigation villageoise. Sur le site de Savili la délégation ghanéenne a pu apprécier les périmètres de 22, 5 hectares de maïs, 12 hectares d’oignons, 9 hectares de niébé et un hectare de manioc. Les superficies sont exploitées par des groupements de producteurs villageois. M. Alphonse OUEDRAOGO a souhaité que les acheteurs ghanéens s’intéressent aux productions des coopératives. A la fin de la visite, le ministre Kwakwo BAAH Wiredy s’est dit impressionné par ce qu’il a vu et a félicité les producteurs pour les efforts, en vue d’assurer l’auto suffisance alimentaire.

Semences fruitières
Un atelier de lancement sur un projet dénommé « Sahélian fruit Tree » (SAFRUIT) qui a débuté ses travaux, le 27 février 2006 s’est achevé le vendredi 3 mars 2006.
Le Baobab, le Néré, le Tamarinier et le Jujubier sont les 4 semences fruitières que le projet « Sahelian fruit tree » veut promouvoir et valoriser. Au cours de l’atelier, huit thématiques entre autres, les contraintes et les opportunités pour l’utilisation des arbres, la commercialisation des produits fruitiers, la variation génétique des arbres, les interactions entre arbres fruitiers et les cultures annuelles, etc. A ces thématiques se sont ajoutés les objectifs scientifiques, la description des tâches portant sur le développement des nouvelles initiatives, la diffusion des connaissances acquises. Pour une meilleure mise en œuvre du projet, l’équipe du « SAFRUIT » a suivi avec intérêt, les présentations et les expériences de certains projets similaires et activités de recherche. Le projet « SAFRUIT » est l’accomplissement d’une collaboration scellée entre des institutions du Nord et celles du Sud ainsi que certaines organisations internationales intervenant dans la sous-région telles que le Centre national pour l’agroforesterie, le « International Grop Research Institute for Semi-arid Tropics », le Danish Center for forest, le « Landocap and Planiguy, etc. le Projet couvre trois pays notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Bonne gouvernance
Le ministère de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat a réuni le 7 mars 2006 à Ouagadougou l’ensemble des acteurs de la gouvernance. L’objectif de la rencontre était de valider le plan d’action de mise en œuvre de la Politique nationale de bonne gouvernance. Le plan d’action de la mise en œuvre de la PNBG décrit succinctement les différentes composantes de la gouvernance que sont les gouvernances politique, administrative, économique et local. Dans ce document se trouvent inscrites les étapes à travers lesquelles, les acteurs vont progressivement construire une représentation commune de la réalité. Le plan d’action se veut un parchemin qui indique de façon claire et précise qui fait quoi ? Comment et pourquoi ? Pour ce faire, il doit être en mesure d’indiquer aux personnes chargées de sa mise en œuvre, la conduite à tenir, les objectifs visés ainsi que les stratégies à mettre en œuvre pour les atteindre.
Au regard de l’importance d’un tel plan l’autorité en charge du département de la Fonction Publique, M. Lassané SAWADOGO a demandé aux participants d’œuvrer en sorte que ce document reflète au maximum la volonté politique du gouvernement et des autres acteurs de la gouvernance en terme de pertinence, de cohérence, et d’actions prioritaires.

Brigade nationale des Sapeurs Pompiers
L’arrondissement de Bogodogo a désormais un centre de secours. L’infrastructure a été inaugurée, le mardi 7 mars 2006 par M. Clément P.SAWADOGO, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. La cérémonie a également vu la présence du ministre YERO Boly de la Défense, du Maire de L’arrondissement de Bogodogo, Mme Zénabou DRABO et des premiers responsables de la Brigade nationale de Sapeurs Pompiers. L’infrastructure est implantée sur une superficie de 10 700 m_ et dispose comme locaux, un bâtiment administratif, un magasin et des toilettes. Dans un futur proche, d’autres bâtiments dont des dortoirs estimés à 70 millions de F CFA seront construites. Le Centre est équipé pour l’instant d’un véhicule incendie, d’une ambulance, d’une motopompe. Une quarantaine d’hommes commandés par un sous-officier supérieur l’adjudant Salif OUEDRAOGO y ont été affectés.
Le coût de réalisation de l’infrastructure est estimé à 88 millions de nos francs. En tant que Centre secondaire, il relève du poste de commandement de la Caserne de l’arrondissement de Baskuy. A ce titre, les départs d’engins pour les interventions à partir du Centre seront ordonnés et supervisés par le poste central du n° 18 de Baskuy.
L’inauguration de ce Centre le 7 mars a coïncidé avec le XXVIIe anniversaire des Sapeurs pompiers.

Audience présidentielle
Le Premier ministre ivoirien, Charles Konan BANNY qui était à Ouagadougou dans le cadre du séminaire régional de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union européenne sur la programmation du 10e FED a été reçu en audience par le Président du Faso, Blaise COMPAORE. C’était le mardi 7 mars 2006 au Palais présidentiel. Charles Konan BANNY à sa sortie d’audience dit avoir évoqué avec le Président du Faso, plusieurs questions relatives à la sous-région. Le nœud de ces questions a été bien entendu, la gestion de la crise que vie son pays. M. Charles Konan BANNY a fait savoir qu’en reconnaissance de tout ce que la communauté internationale a fait pour son pays, il était désormais temps que les Ivoiriens eux-mêmes donnent une image positive à la communauté internationale. Charles Konan BANNY dit rester confiant en ce qui concerne la question du désarmement et de l’identification des ivoiriens. Pour lui, la démarche de l’approche consensuelle sur la base d’accord de principe est la voie indiquée pour mener à bien toutes les opérations.

Filière coton dans l’espace UEMOA
Les membres de la commission de l’UEMOA et les représentants des institutions financières et de développement, partenaires de l’Union, se sont retrouvés à Ouagadougou du 6 au 8 mars 2006. Objectif de la rencontre, mettre en œuvre l’agenda pour la compétitivité de la filière coton-textile dans l’espace UEMOA. A l’heure actuelle, moins de 5 % de la production annuelle de la fibre coton est transformée dans l’espace UEMOA. Un taux qui est en deçà des attentes des pays membres de l’Union dont certaines économies reposent sur cette importante manne qu’est le coton. En vue de valoriser cette « manne agricole, les membres de l’Union, appuyés par leurs partenaires techniques et financiers ont décidé de mettre sur pied un agenda appelé « agenda pour la compétitivité de la filière coton-textile dans l’UEMOA ». L’objectif principal de cet agenda vise la transformation d’au moins 25 % de la production cotonnière annuelle à l’horizon 2010. Cet agenda devra permettre une mise en place de deux fonds, l’un pour la promotion de la production et de la transformation du coton, et l’autre pour l’investissement. Des Centres de textiles doivent être créés dans tous les pays membres de l’UEMOA et supervisés par un Centre régional, qui définira les priorités de Etats membres de l’Union.


Convention collective
Du 17 au 18 mars 2006 se tiendra au centre national de presse Norbert ZONGO (CNP-NZ), un atelier sur la convention collective des journalistes. L’atelier qui entre dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action 2005-2010 du CNP-NZ a pour objectif essentiel d’information largement les travailleurs des médias sur la dite convention. En effet, à l’exception des agents de la Fonction publique, les travailleurs des médias du Burkina Faso, journalistes, techniciens, ne disposent pas de cadre juridique de référence en matière d’embauche, de traitement salarial, de couverture sociale etc. Il en résulte une sorte d’anarchie dans le recrutement et les rémunérations ; une quasi-inexistence de couverture sociale pour les travailleurs des médias des secteurs privés et une partie du secteur public. C’est donc soucieux d’apporter une solution judicieuse à ce problème, les organisations professionnelles des médias, notamment le Syndicat autonome des travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC) l’Association des journalistes du Burkina (AJB), la Société des éditeurs de la presse privée (SEP) ont décidé de doter la profession d’une convention collective. L’atelier devra permettre aux participants de maîtriser le contenu des documents sur la convention collective au plan national et dans l’espace CEDEAO, être aptes à engager des négociations sur la convention collective et pouvoir faire du plaidoyer pour l’adoption d’une convention collective. L’Atelier regroupera une vingtaine de journalistes.

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