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première évidence qui vous saute à la
gorge c’est le problème de communication entre les
premiers responsables, notamment le PCA et le DG. Il faut
le dire tout est parti de là. En effet, si le coup
de gueule des syndicats peut se comprendre, quoique, il est
proprement incroyable que le PCA accuse ouvertement son DG
des pratiques les plus répréhensibles et détestables
sans même l’entendre par rapport aux faits sur lesquels
il porte son jugement. Ce n’est pas seulement un manque de
confiance mais bien plus, un acte inamical qui s’apparente
à de la délation gratuite d’autant qu’il avait
la possibilité d’exiger de lui des explications et
qu’il en avait le devoir puisque toutes les décisions
querellées avaient été légalement
validées par le Conseil d’Administration.
Le moins que l’on puisse dire c’est que la
Caisse Nationale de Sécurité Sociale est dans
la tourmente. Il y fait un si sale temps qu’on se demande
où tout cela va finir par mener ?
Entre les accusations sordides et invraisemblables de détournement
et de pratiques maffieuses, des représentants de l’organe
suprême de gestion de l’institution qui s’entredéchirent
et se dédisent, les suspicions des uns, les rancœurs
mal gérées des autres … notre nationale de sécurité
sociale est en train de vivre un mauvais moment qui, si on
n’y pend garde peut avoir de sérieuses répercussions
négatives sur son avenir. On a l’impression que certains
vont trop vite en besogne confondant allègrement leurs
lubies et les réalités. Ces réalités,
nous le voyons, n’ont pratiquement rien à voir avec
ce qu’on s’évertue à vouloir nous inculquer
de force comme si on nous refusait la faculté d’appréhender
les faits par nous-mêmes.
La première évidence qui vous saute à
la gorge c’est le problème de communication entre les
premiers responsables, notamment le PCA et le DG. Il faut
le dire tout est parti de là. En effet, si le coup
de gueule des syndicats peut se comprendre, quoique, il est
proprement incroyable que le PCA accuse ouvertement son DG
des pratiques les plus répréhensibles et détestables
sans même l’entendre par rapport aux faits sur lesquels
il porte son jugement. Ce n’est pas seulement un manque de
confiance mais bien plus, un acte inamical qui s’apparente
à de la délation gratuite d’autant qu’il avait
la possibilité d’exiger de lui des explications et
qu’il en avait le devoir puisque toutes les décisions
querellées avaient été légalement
validées par le Conseil d’Administration.
La règle aurait voulu qu’à défaut de
cela il convoque ledit Conseil d’Administration, expose ses
griefs et lui demande de se prononcer une nouvelle fois avant
de rendre compte à qui de droit. En choisissant d’ignorer
son DG et de passer par-dessus le Conseil d’Administration
pour s’en référer directement et d’emblée
à la tutelle, il abuse en réalité des
pouvoirs qu’il tient du Conseil. Cela est contraire à
l’esprit d’une bonne administration de l’institution et l’on
comprend aisément que d’autres membres de ce Conseil
aient par la suite décidé de jouer eux aussi
en solo en reniant leurs votes et leurs décisions antérieures
qu’ils tentent d’imputer au seul Directeur Général.
Dès lors le DG est fragilisé à tout point
de vue alors même que c’est lui qui, dans cette affaire,
a agit le mieux pour les intérêts de la Caisse.
Le deuxième point d’intérêt dans cette
affaire c’est la parfaite régularité des décisions
et leur pertinence. En effet, quelque soit l’action prise
sur les trois décisions querellées, les formes
ont été parfaitement respectées. Le Directeur
Général s’est entouré du maximum de légalisme,
ce qui prive ses adversaires de prises solides, les obligeant
à bafouiller leurs arguments et à se réfugier
dans des considérations subjectives très discutables.
De même, quoiqu’on dise, on peut difficilement remettre
en cause la pertinence des décisions prises. A notre
sens, le choix du terrain pour le siège de la DRO est
judicieux au regard du projet qui le sous-tend et des perspectives
de développement de la ville de Ouagadougou. En effet
c’est un investissement qui se bonifiera avec le temps
Pour ce qui est des deux placements, s’il n’y avait pas tant
de raffut, rien n’indique que tous deux n’auraient abouti
à plus de ressources pour la CNSS. Malgré toute
la littérature servie, ils sont loin d’être totalement
compromis et peuvent toujours apporter des satisfactions à
la Caisse. Ils reposent tous sur des garanties solides et
il faut féliciter la Direction de la Caisse d’avoir
su garder toute sa sérénité malgré
les tourments en ne prenant pas de décisions hâtives
et radicales qui auraient certainement eu des effets médiatiques
mais auraient été préjudiciables aux
intérêts de la Caisse. L’attitude qu’elle a eu
face aux problèmes survenus dans ces deux placements
est hautement professionnelle et est à son honneur.
Enfin, au titre des enseignements à tirer de cette
affaire, on ne peut pas ne pas noter le braconnage qu’il a
permis dans l’honneur et les droits d’honnêtes citoyens
dont le seul tort est d’avoir des relations étroites
avec les tenants du pouvoir. Le cas le plus ahurissant est
celui, réalisé sur le dos de Mme Alizéta
OUEDRAOGO, belle-mère du frère cadet du Président
du Faso accusé d’avoir fourgué des parcelles
à la Caisse alors qu’elle n’a jamais fait de proposition
dans ce sens à celle-ci. C’est la Caisse qui est venue
à la SOCOGIB demander à acheter ses terrains
et non la SOCOGIB qui, à la recherche d’éventuels
clients, se serait adressée à la Caisse. Tout
naturellement elle a œuvré au mieux de ses intérêts
et on ne peut pas lui en vouloir pour cela. Pour ce qui est
de Monsieur Apollinaire COMPAORE, il se voit prêter
les pires intentions comme si dès le départ
il avait voulu abuser la Caisse. Or tout indique le contraire
car en décidant de se porter caution solidaire, il
engage sa propre personne. Il n’est pas n’importe qui tout
de même et on peut être certain que la Caisse
recouvrira ses fonds tôt ou tard. Apollinaire COMPAORE,
c’est néanmoins tout ou partie de Burkina Moto, l’UAB,
Telecel, SAB, SONAR, etc. Autre victime collatérale
dans cette affaire, le Président du Faso qu’on veut
voir en filigrane derrière l’implication des deux opérateurs
économiques dans ces problèmes. C’est vrai que
c’est trop court mais qu’à cela ne tienne. Il y vont
comme la cruche à la rivière… Le ridicule ne
tue pas dit-on.o
NDLR : Lire notre Dossier de la semaine.
Cheick AHMED
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