L'opinion N°440
du 15 au 21 mars 2006

Sport

Foot ball

 

Le dur problème du financement au Burkina


Le sport à l’image des autres secteurs de la vie de la cité est dicté aujourd’hui par l’argent. Les infrastructures, le matériel et l’entretien des athlètes coûtent très cher, si bien que le simple fait d’avoir des talents ne suffit plus à faire de bons résultats. Il faut des budgets consistants et surtout permanents pour soutenir l’action et la perpétuer.

«Une équipe sportive est une entreprise qui doit être rentabilisée», nous disait un jour le président de la Fédération béninoise de Football de passage à Ouagadougou. La direction d’une structure sportive exige donc l’esprit d’entreprise c’est-à-dire poser des actes qui permettent de gagner de l’argent à travers les créneaux offerts par la discipline.
A partir de là, le sport n’a plus le seul caractère ludique qui procure le bien-être au pratiquant et le plaisir au spectateur. Il devient une activité économique à part entière où il faut arriver à équilibrer les budgets en recettes et en dépenses et si possible dégager des bénéfices.
Toutes les disciplines de l’économie moderne surtout le marketing qui permet de vendre des espaces à ceux qui ont besoin de visibilité devient indispensable.
Les structures dirigeantes du sport international qui ont su l’intégrer sont parmi les plus riches au monde. La FIFA (Fédération Internationale de Football Association) engrange plusieurs milliards de Dollars US avec la commercialisation des droits de ses compétions comme la Coupe du Monde, la Coupe des Confédérations, la Coupe du Monde des Clubs, féminine, du Futsal….. Pour la 18e Coupe du monde qui va se disputer du 9 juin au 9 juillet prochain en Allemagne, quinze (15) entreprises seulement sont autorisées à utiliser l’appellation «partenaires officiels de la coupe du monde FIFA 2006». Ce contrat les coûte entre 31 et 62 millions d’Euros environ 20 milliards 336 millions et 40 milliards 672 millions de F CFA. Qui dit mieux ?
Le Comité international olympique (CIO) n’encaisse pas moins dans la commercialisation des droits des Jeux Olympiques d’été et d’hiver qu’elle organise tout les quatre ans . Que dire des clubs surtout européens qui ont des budgets plus consistants que certains Etats africains. Ils font des joueurs les plus pauvres des milliardaires en l’espace de quelques saisons pourvu qu’ils aient le talent nécessaire pour s’exprimer sur un terrain de football. Sur le plan internationalle sport est une grosse machine à fabrique d’argent.

Le Burkina ne suit pas le mouvement
Au regard de ce qui précède, le Burkina est hors circuit. Le sport au Pays des Hommes des intègres est un pauvre mendiant qui ne vit que grâce à la générosité des pouvoirs publics et de quelques mécènes. Au début de chaque saison toutes les Fédérations se tournent vers le ministère des Sports et Loisirs pour recevoir les fonds nécessaires au démarrage du championnat. Même le football qui semblait jouir d’une certaine autonomie figure maintenant au rang des «mains tendues». La preuve, il a fallu le geste du ministère pour que le championnat national commence le 17 décembre 2005. La FBF qui a perdu son sponsor entre temps n’avait pas les moyens pour entamer la compétition.
En plus du financement de l’équipe nationale, normal au regard de son statut, l’Etat burkinabè supporte les déplacements des clubs engagés en campagne africaine. Si ces derniers ne se faisaient pas sortir au premier tour comme ils en ont l’habitude, il est sûr qu’à un moment donné on va manquer de ressources pour achever les compétitions. C’est ainsi pour les autres disciplines. Pour un pays où le sport n’est pas une priorité, il y a des questions à se poser. Cela d’autant qu’au niveau des entités sportives, il y a comme un manque d’initiative dans la recherche de financement.
Restons dans la planète-foot pour étoffer notre réflexion puisque c’est le gouffre financier par excellence. Les clubs burkinabè sont pauvres et ce n’est pas une insulte de le dire. Pour la saison 2005-2006, l’ASFA-Yennenga présente le plus gros budget avec environ 150 millions de FCFA suivie de l’EFO avec 100 millions. Les autres n’ont que des broutilles pour ceux qui osent faire un budget sinon c’est la vie au jour au jour au gré des petits chèques reçus à gauche à droite de la part des mécènes. Les mauvais résultats sportifs sont le corollaire de ce manque d’argent pour financer la vie du club. Le président d’une équipe de Bobo-Dioulasso aurait rendu le tablier la saison dernière parce que les victoires qu’elle enregistrait gonflaient le volume des primes de match et il ne pouvait plus payer. Cette saison, des joueurs auraient été remerciés pour avoir réclamé des primes de match. Comment peut-on être surpris si ces clubs se retrouvent en queue de classement dans le championnat ? Peut-on accuser la seule pauvreté du pays dans cette situation chaotique des entités ? Assurément non ! Les dirigeants ont leur part de responsabilité et elle est grande.

Le choix des dirigeants
De façon générale, les responsables se font élire de manière pompeuse lors d’Assemblée générale, le plus souvent de crise, en promettant de faire du club une référence sans aucun plan de financement préalable. Leurs certitudes sont basées sur de vagues promesses de soit-disant soutiens du club qui fuient d’ailleurs leur responsabilité le moment venu. Face à la réalité, le président ne sachant plus à quel saint se vouer laisse le navire aller à la dérive s’il ne le quitte pas avant le naufrage.
Beaucoup de dirigeants n’ont d’ailleurs aucune notion en administration du sport. Ils ont forgé leur connaissance par la simple fréquentation du milieu. Avec les liens d’amitié tissés, ils profitent de leur influence financière pour «se faire bombarder» présidents ou membres du Conseil d’administration. Evidemment ils ne mesurent pas dans un premier temps la lourdeur de la tâche. Ce n’est pas leur préoccupation. L’essentiel pour certains c’est de pouvoir à partir de l’instant de leur élection appeler un décideur de la cité sympathisante du club pour régler rapidement un problème de marché. Quand vient l’heure de faire vivre, leurs téléphones se coupent et c’est généralement une seule personne qui saigne sang et eau pour éviter la chute. Avec de telle méthode, il est impossible d’avoir des équipes fortes pour concurrencer les clubs comme ceux du Maghreb dont la vision des choses n’est pas loin des Européens.
Là-bas toutes les entités du club fonctionnent correctement. La commercialisation des produits dérivés comme les maillots des joueurs, les fanions et autres gadgets à l’image du club est une source de revenu consistante. Au Real Madrid d’Espagne, par exemple, rien que la vente des maillots des joueurs rentabilisent les gros transferts. Il faut ajouter l’apport des sponsors qui veulent voir leur logo sur les maillots ou placé des panneaux publicitaires autour du terrain pendant les matchs. Le club a ainsi un patrimoine qui lui assure sa survie et son développement. Même si notre tissu économique ne permet pas de signer de gros contrats, on peut avec de meilleurs résultats récolter quelques millions sans entraîner la banqueroute chez certaines entreprises. Evidemment personne ne voudra coller son image à une équipe dont la défaite est le résultat le plus courant. Pour qu’une société engage son argent, il faut qu’elle trouve son intérêt.
C’est pourquoi les équipes d’Afrique du Nord sont et resteront la bête noire des clubs burkinabè comme soutiennent certains. Tant que les structures burkinabè ne s’organiseront pas pour atteindre un niveau de management assez élevé à même d’engendrer des formations fortes qui gagnent à tous les niveaux, nous pouvons résister face à ces équipes, mais le résultat final sera toujours en notre défaveur.

Changer les méthodes
Comme nous l’avons dit plus haut, le sport au Burkina est essentiellement financé par le budget de l’Etat. Si cette œuvre est salutaire parce que rentrant dans l’action républicaine de soutien à la jeunesse, il apparaît par moment comme un frein aux initiatives. Le Burkina est un des rares pays où le budget national finance la participation des clubs aux compétitions africaines. Ailleurs, ceux-ci assurent leur engagement et toutes les charges inhérentes à la compétition. C’est pourquoi, certains se retirent parfois après le tirage au sort parce que le budget n’a pas pu être bouclé. Si la décision de laisser les clubs se débrouiller dans les compétitions internationales était prise ou si le ministère des Sports décidait de ne prendre en charge qu’une partie des dépenses et l’autre à la charge du participant, il est sûr que les dirigeants développeront des initiatives pour trouver les moyens. L’assistanat n’est pas fait pour pousser les gens à l’action.
Evidemment comme l’Etat supporte les dépenses, les équipes n’ont aucun droit sur les recettes des matchs. Le ministère prend toutes les recettes comme contrepartie de son financement. Pourquoi les dirigeants des clubs vont se fouler la rate pour générer de l’argent dont ils ne disposeront pas ? Il faut mettre les patrons des clubs face à leur responsabilité. On ne peut pas vouloir faire de la haute compétition en attendant tout des autres. Sur le plan international par exemple, la FIFA prône l’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics. C’est pourquoi, elle ne traite jamais avec les Etats. L’argent, il le prend auprès des entreprises qui ont besoin du football pour leur visibilité.
L’expérience a d’ailleurs montré que la trop grande présence de l’Etat dans le financement du sport engendre des abus.
Qu’est-il advenu de l’argent du compte promo sport qui recevait une partie des recettes du championnat national de football ? L’initiative nationale de soutien aux Etalons lors de la CAN 2004 a collecté plus d’un milliard de CFA. Cet argent n’a pas été entièrement utilisé pendant la campagne tunisienne où est le reste ? Certains chefs de mission ou de délégation généralement issus du ministère des Sports et Loisirs lors des sorties se débrouilleraient pour que les calculs tombent à zéro au retour quand bien même ils n’ont pas utilisé toute l’enveloppe reçue. C’est ainsi dans toutes les disciplines.
Les sportifs au nom de qui les sommes sont décaissées sont toujours les perdants. Lors d’une coupe d’Afrique des Nations, les primes d’un match amical joué à Ouagadougou ont été payées après le premier match des Etalons en phase finale et là aussi parce que les joueurs avaient menacé de ne pas jouer le deuxième. Ce genre de comportement est-il de nature à pousser les éléments à la victoire ?
Le financement du sport doit faire l’objet d’une profonde réflexion au Burkina. C’est la pierre angulaire de toute réussite. Tant que les clubs et les Fédérations attendront tout de la main généreuse de l’Etat, ce n’est pas demain qu’ils auront de grands résultats. O

Championnat national D1- 13e journée
L’EFO en perdition

L’espace de deux matchs, face d’abord à l’AS SONABEL, puis dimanche dernier devant le Santos FC et voilà l’EFO en proie, à nouveau, à ses vieux démons. En effet, les Stellites sont depuis leur titre de champion du Burkina Faso en 2001, les champions du monde des déperts Canon, pour ensuite au fil du championnat, se déliter complètement. Une fois encore, leur saison 2005-2006 prend la même pente déclinante.

Au Burkina Faso, la hiérarchie en football est devenue une notion désuète. Les prétendus ténors, ceux qui faisaient la loi sont relégués au rôle de faire-valoir. En tout cas, on remarque un nivellement dangereux par le bas, ce qui à y regarder de près, est plus de source de régression que de progression.
Aujourd’hui, notre football n’a plus les locomotives, ces équipes auxquelles, les autres s’identifient et se battent pour approcher leur niveau.
Aujourd’hui, notre football n’a plus de locomotives, ces équipes auxquelles, les autres s’identifient et se battent pour approcher leur niveau. Or, il est pratiquement impossible d’atteindre la cour des meilleurs sur le continent si nous n’avons pas d’équipes au-dessus du lot. Il faut deux ou trois formations qui regardent les autres de haut, de celles dont on a l’impression qu’elles évoluent sur une autre planète.
Cette baisse de la qualité est due essentiellement à la très faible qualité des hommes. Les joueurs qu’on voit tous les week-ends ont des manques si criantes que parfois, ils versent dans une sorte de caricature de football. Les supporters se plaisent à le dire, aucun joueur par son talent ne peut donner envie de se déplacer pour le plaisir de le voir à l’œuvre. A l’image par exemple d’un Ronaldino, d’un Zidane qui font se lever les foules, même si ici, la comparaison est trop poussée.
Après la cuisante défaite des Stellites, 1-3 devant le Santos FC, son entraîneur Lama BAMBA s’est enfin lâché. Pour lui, de nombreux joueurs de l’EFO n’ont même pas le niveau D1, a fortiori celui international. Et il n’a pas tord, Lama BAMBA.
Ce match a mis à nu, les carences à tout point de vue d’un ensemble sans génie, sans leader, sans caractère. Il ne s’agit pas d’être sévère avec l’EfO, mais pour une équipe qui est encore de nos jours, la référence absolue au Faso, sa prestation doit amener une prise de conscience générale.
Le football, ce n’est pas ce qu’on voit là depuis l’ouverture de ce championnat. Il faut des conditions qui réunies donnent une valeur, une culture et conduisent à l’adhésion des amateurs. Nos joueurs ne montrent pas leur joie, leur plaisir en jouant au football, ils donnent l’impression qu’ils font une corvée, cette tâche obligée qu’il faut exécuter, la manière et le style important peu.
Les fondamentaux ne sont pas là, le foncier n’est pas là, le talent n’est pas là, bref rien qui donne à espérer à plus ou moins brève échéance que l’embellie finira bien par se manifester. Chaque formation se contente de renvoyer la balle qui lui arrive dans le camp d’en face et espérer que, par ce jeu sans queue, ni tête, quelque chose se passe. Par exemple, un ballon dans les filets adverses grâce au petit bonheur.
Si le RCK et l’USO sont passés d’entrée à la trappe des coupes d’Afrique des clubs, et cela n’a pas commencé avec eux, c’est que nous sommes à mille lieues du vrai. Le constat en tout cas est accablant et implique que tous les acteurs en prennent conscience. Ne pas se convaincre qu’il y a un gros travail à faire pour améliorer la qualité de notre football, c’est ne pas se donner une chance de trouver la solution.
L’EFO certes a perdu, mais les équipes qui ont gagné n’ont pas montré une once de football qui donne cette envie d’être présent tous les week-ends au stade. Lorsqu’on est observateur neutre, le premier réflexe, c’est de dire que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Même les vrais mordus se posent la question de savoir s’ils doivent continuer.
En attendant peut-être la réponse l’ASFA-Y pour cause de sélection de plusieurs joueurs en équipe nationale, le RCK et l’USO pour cause de coupes d’Afrique ont repris du service après avoir sauté deux matchs de championnat.
Ils ont connu des fortunes diverses. Le RCK a été contraint au partage des points par l’équipe en forme du moment, l’As SONABEL, o à o. Les Electriciens ont avec eux, ce physique et cette volonté de réciter leurs gammes comme de garçons appliqués. Même si le niveau n’atteint pas les sommets, le jeu produit par la SONABEL est consommable.
L’ASFA-Y et l’USO, l’ont emporté par le même score de 2-0 face respectivement au RCB et au CFO. Des succès qui gonflent le moral, surtout d’une USO, complètement à côté de ses pompes face à l’Espérance Sportive de Zarzis. L’ASFA-Y, elle poursuit son opération reconquête après qu’elle ait abandonné le titre qu’elle détenait depuis trois ans au RCK en 2005.
Ces équipes du Houet pour leur part continuent leur saison sans saveur marquée par plus de bas que de haut. Le RCB battu par l’ASFA-Y, l’ASFB a elle également chuté 1-0 à Koudougou, de même que le JCB qui accueillait, l’USFA, finalement victorieuse 2-1. Quant à l’USFRAN, il a réussi le nul de 1 à 1 contre l’USCO au stade Omnisports, son 4e match nul en 13 rencontres.
Il n’y a pas à dire, le football de l’Ouest n’est pas en perdition, il n’existe même plus. Autant de signes négatifs, rendant le paysage sinistre. Il ne tient qu’à chaque pan de cet édifice qui se fissure de toutes parts, de mettre la main au cambouis. L’opération de salut est impérative.o

Résultats de la 13e journée

CFO – USO = 0-2
ASFA-Y – RCB = 2-0
JCB – USFA = 1-2
ASEC-K – ASFB = 1-0
SANTOS – EFO = 3-1
SONABEL – RCK = 0-0
USFRAN – USCO = 1-1

Sportissimo

Autre dessous du foot pro
Paris comme Marseille serait-on tenté de dire, les deux clubs n’allant pas l’un sans l’autre. Après la polémique qui a marqué la rencontre de la 29eme journée opposant les deux au Parc des Princes, les voilà ensemble convoqués devant les juges. L’ancien président parisien, Francis GRAILLE est mis en examen pour «complicité de travail dissimulé et faux et usage de faux» dans une affaire concernant l’équipement Nike. Ce dernier s’est entendu avec le PSG pour verser des surprimes à certains joueurs, paiement au noir leur permettant d’échapper au fisc et aux charges fiscales. Ce système vieille comme le monde avait déjà coûté cher à deux anciens présidents de club, aujourd’hui disparus, le Stéfanois Roger ROCHER et le Bordelais Claude BEZ. Mais ne dit-on pas que les bonnes vieilles habitudes ont la peau très dure.

Le Kaiser se fâche
Frang BECHENBAUER n’a pas du tout apprécié que l’entraîneur de la Mannschaft, Jurgen KLINSMANN ne soit pas présent la semaine dernière au séminaire de travail tenu par la FIFA à Dusseldorg, alors que plusieurs de ses homologues et pas des moindres étaient de la partie. En effet, le Brésilien Alberto PARREIRA, le Portugais Luiz Felipe SCOLARI, l’Anglais Sven-Goran ERIKSSON, l’Italien Marcello LIPPI, le Néerlandais Marco Van BASTEN ont répondu à l’appel de la FIFA. Pour le Kaiser, après la cuisante défaite de l’Allemagne 4 – 1 devant l’Italie, le 1er mars dernier, KLINSMANN devrait être là pour «recoller la vaisselle brisée».

Le Bayern malmené
La presse allemande a peu goûté la défaite 4-1 du Bayern Munich, en match retour de la ligue des champions face au Milan AC. Porte drapeau du football outre-Rhin, les amateurs de sport-roi allemands espéraient que le Bayern réussisse sa performance de 2001, année de son 4eme succès en ligue des champions sur sept finales disputées. Plus que l’élimination, c’est la manière qui a déçu les supporters du club bavarois, qui n’ont pas reconnu leur équipe, dominatrice de la bundesliga depuis le coup d’envoi de la saison. Enfin, la presse reproche au Bayern, sa politique forcenée d’équilibre de ses comptes, toutes choses l’empêchant de recruter les plus grands joueurs en activité. Elle pense qu’il est temps pour le Bayern de s’aligner sur les équipes comme le Real Madrid, la Juventus Turin, Barcelone, Milan AC, ou Manchester United qui n’hésitent pas à casser leur tire-tire chaque fois que nécessaire.

La France écrase l’Angleterre
La 4ème journée du tournoi des «six nations» disputée samedi et dimanche derniers donnait à voir le big match de cette compétition, opposant les deux rivales éternelles, la France et l’Angleterre. Devant les 80 000 spectateurs du stade de France, le quinze tricolore a dominé nettement le quinze de la Rose par 31 à 6 et trois essais à zéro. Jamais dans le coup, dominée dans tous les secteurs de jeu, mêlée, conquête, touche et surtout jeu au pied, l’Angleterre n’a pas vu le jour 80 minutes durant. Avec cette victoire, la France si elle gagnait ce week-end à Cerdiff face au Pays de Galles serait déclarée vainqueur du tournoi avec 4 victoires et une défaite.

ALONSO sera dur à détrôner
D’entrée, il a tenu à marquer son territoire de champion du monde en titre, l’Espagnol Fernando ALONZO a entamé de la plus belle des façons sa saison 2006 de Formule 1. Sacré plus jeune pilote,champion du monde la saison dernière à 24 ans, ALONSO a remporté dimanche à Bahrein, le premier grand prix de la saison. C’est au prix d’un duel équipe face à l’Allemand Michael SCHUMACHER parti en pôle position que ALONSO a franchi la ligne d’arrivée avec un peu plus d’une seconde d’avance sur le sextriple champion du monde. Avec Kinin RAIKKONEN, les trois pilotes vont se livrer une rude bataille tout au long d’une année forte de 19 grands prix.

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