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Le dur problème du financement au Burkina
Le sport à l’image des autres secteurs de la
vie de la cité est dicté aujourd’hui par l’argent.
Les infrastructures, le matériel et l’entretien des
athlètes coûtent très cher, si bien que
le simple fait d’avoir des talents ne suffit plus à
faire de bons résultats. Il faut des budgets consistants
et surtout permanents pour soutenir l’action et la perpétuer.
«Une équipe sportive est une
entreprise qui doit être rentabilisée»,
nous disait un jour le président de la Fédération
béninoise de Football de passage à Ouagadougou.
La direction d’une structure sportive exige donc l’esprit
d’entreprise c’est-à-dire poser des actes qui permettent
de gagner de l’argent à travers les créneaux
offerts par la discipline.
A partir de là, le sport n’a plus le seul caractère
ludique qui procure le bien-être au pratiquant et le
plaisir au spectateur. Il devient une activité économique
à part entière où il faut arriver à
équilibrer les budgets en recettes et en dépenses
et si possible dégager des bénéfices.
Toutes les disciplines de l’économie moderne surtout
le marketing qui permet de vendre des espaces à ceux
qui ont besoin de visibilité devient indispensable.
Les structures dirigeantes du sport international qui ont
su l’intégrer sont parmi les plus riches au monde.
La FIFA (Fédération Internationale de Football
Association) engrange plusieurs milliards de Dollars US avec
la commercialisation des droits de ses compétions comme
la Coupe du Monde, la Coupe des Confédérations,
la Coupe du Monde des Clubs, féminine, du Futsal…..
Pour la 18e Coupe du monde qui va se disputer du 9 juin au
9 juillet prochain en Allemagne, quinze (15) entreprises seulement
sont autorisées à utiliser l’appellation «partenaires
officiels de la coupe du monde FIFA 2006». Ce contrat
les coûte entre 31 et 62 millions d’Euros environ 20
milliards 336 millions et 40 milliards 672 millions de F CFA.
Qui dit mieux ?
Le Comité international olympique (CIO) n’encaisse
pas moins dans la commercialisation des droits des Jeux Olympiques
d’été et d’hiver qu’elle organise tout les quatre
ans . Que dire des clubs surtout européens qui ont
des budgets plus consistants que certains Etats africains.
Ils font des joueurs les plus pauvres des milliardaires en
l’espace de quelques saisons pourvu qu’ils aient le talent
nécessaire pour s’exprimer sur un terrain de football.
Sur le plan internationalle sport est une grosse machine à
fabrique d’argent.
Le Burkina ne suit pas le mouvement
Au regard de ce qui précède, le Burkina est
hors circuit. Le sport au Pays des Hommes des intègres
est un pauvre mendiant qui ne vit que grâce à
la générosité des pouvoirs publics et
de quelques mécènes. Au début de chaque
saison toutes les Fédérations se tournent vers
le ministère des Sports et Loisirs pour recevoir les
fonds nécessaires au démarrage du championnat.
Même le football qui semblait jouir d’une certaine autonomie
figure maintenant au rang des «mains tendues».
La preuve, il a fallu le geste du ministère pour que
le championnat national commence le 17 décembre 2005.
La FBF qui a perdu son sponsor entre temps n’avait pas les
moyens pour entamer la compétition.
En plus du financement de l’équipe nationale, normal
au regard de son statut, l’Etat burkinabè supporte
les déplacements des clubs engagés en campagne
africaine. Si ces derniers ne se faisaient pas sortir au premier
tour comme ils en ont l’habitude, il est sûr qu’à
un moment donné on va manquer de ressources pour achever
les compétitions. C’est ainsi pour les autres disciplines.
Pour un pays où le sport n’est pas une priorité,
il y a des questions à se poser. Cela d’autant qu’au
niveau des entités sportives, il y a comme un manque
d’initiative dans la recherche de financement.
Restons dans la planète-foot pour étoffer notre
réflexion puisque c’est le gouffre financier par excellence.
Les clubs burkinabè sont pauvres et ce n’est pas une
insulte de le dire. Pour la saison 2005-2006, l’ASFA-Yennenga
présente le plus gros budget avec environ 150 millions
de FCFA suivie de l’EFO avec 100 millions. Les autres n’ont
que des broutilles pour ceux qui osent faire un budget sinon
c’est la vie au jour au jour au gré des petits chèques
reçus à gauche à droite de la part des
mécènes. Les mauvais résultats sportifs
sont le corollaire de ce manque d’argent pour financer la
vie du club. Le président d’une équipe de Bobo-Dioulasso
aurait rendu le tablier la saison dernière parce que
les victoires qu’elle enregistrait gonflaient le volume des
primes de match et il ne pouvait plus payer. Cette saison,
des joueurs auraient été remerciés pour
avoir réclamé des primes de match. Comment peut-on
être surpris si ces clubs se retrouvent en queue de
classement dans le championnat ? Peut-on accuser la seule
pauvreté du pays dans cette situation chaotique des
entités ? Assurément non ! Les dirigeants ont
leur part de responsabilité et elle est grande.
Le choix des dirigeants
De façon générale, les responsables se
font élire de manière pompeuse lors d’Assemblée
générale, le plus souvent de crise, en promettant
de faire du club une référence sans aucun plan
de financement préalable. Leurs certitudes sont basées
sur de vagues promesses de soit-disant soutiens du club qui
fuient d’ailleurs leur responsabilité le moment venu.
Face à la réalité, le président
ne sachant plus à quel saint se vouer laisse le navire
aller à la dérive s’il ne le quitte pas avant
le naufrage.
Beaucoup de dirigeants n’ont d’ailleurs aucune notion en administration
du sport. Ils ont forgé leur connaissance par la simple
fréquentation du milieu. Avec les liens d’amitié
tissés, ils profitent de leur influence financière
pour «se faire bombarder» présidents ou
membres du Conseil d’administration. Evidemment ils ne mesurent
pas dans un premier temps la lourdeur de la tâche. Ce
n’est pas leur préoccupation. L’essentiel pour certains
c’est de pouvoir à partir de l’instant de leur élection
appeler un décideur de la cité sympathisante
du club pour régler rapidement un problème de
marché. Quand vient l’heure de faire vivre, leurs téléphones
se coupent et c’est généralement une seule personne
qui saigne sang et eau pour éviter la chute. Avec de
telle méthode, il est impossible d’avoir des équipes
fortes pour concurrencer les clubs comme ceux du Maghreb dont
la vision des choses n’est pas loin des Européens.
Là-bas toutes les entités du club fonctionnent
correctement. La commercialisation des produits dérivés
comme les maillots des joueurs, les fanions et autres gadgets
à l’image du club est une source de revenu consistante.
Au Real Madrid d’Espagne, par exemple, rien que la vente des
maillots des joueurs rentabilisent les gros transferts. Il
faut ajouter l’apport des sponsors qui veulent voir leur logo
sur les maillots ou placé des panneaux publicitaires
autour du terrain pendant les matchs. Le club a ainsi un patrimoine
qui lui assure sa survie et son développement. Même
si notre tissu économique ne permet pas de signer de
gros contrats, on peut avec de meilleurs résultats
récolter quelques millions sans entraîner la
banqueroute chez certaines entreprises. Evidemment personne
ne voudra coller son image à une équipe dont
la défaite est le résultat le plus courant.
Pour qu’une société engage son argent, il faut
qu’elle trouve son intérêt.
C’est pourquoi les équipes d’Afrique du Nord sont et
resteront la bête noire des clubs burkinabè comme
soutiennent certains. Tant que les structures burkinabè
ne s’organiseront pas pour atteindre un niveau de management
assez élevé à même d’engendrer
des formations fortes qui gagnent à tous les niveaux,
nous pouvons résister face à ces équipes,
mais le résultat final sera toujours en notre défaveur.
Changer les méthodes
Comme nous l’avons dit plus haut, le sport au Burkina est
essentiellement financé par le budget de l’Etat. Si
cette œuvre est salutaire parce que rentrant dans l’action
républicaine de soutien à la jeunesse, il apparaît
par moment comme un frein aux initiatives. Le Burkina est
un des rares pays où le budget national finance la
participation des clubs aux compétitions africaines.
Ailleurs, ceux-ci assurent leur engagement et toutes les charges
inhérentes à la compétition. C’est pourquoi,
certains se retirent parfois après le tirage au sort
parce que le budget n’a pas pu être bouclé. Si
la décision de laisser les clubs se débrouiller
dans les compétitions internationales était
prise ou si le ministère des Sports décidait
de ne prendre en charge qu’une partie des dépenses
et l’autre à la charge du participant, il est sûr
que les dirigeants développeront des initiatives pour
trouver les moyens. L’assistanat n’est pas fait pour pousser
les gens à l’action.
Evidemment comme l’Etat supporte les dépenses, les
équipes n’ont aucun droit sur les recettes des matchs.
Le ministère prend toutes les recettes comme contrepartie
de son financement. Pourquoi les dirigeants des clubs vont
se fouler la rate pour générer de l’argent dont
ils ne disposeront pas ? Il faut mettre les patrons des clubs
face à leur responsabilité. On ne peut pas vouloir
faire de la haute compétition en attendant tout des
autres. Sur le plan international par exemple, la FIFA prône
l’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics.
C’est pourquoi, elle ne traite jamais avec les Etats. L’argent,
il le prend auprès des entreprises qui ont besoin du
football pour leur visibilité.
L’expérience a d’ailleurs montré que la trop
grande présence de l’Etat dans le financement du sport
engendre des abus.
Qu’est-il advenu de l’argent du compte promo sport qui recevait
une partie des recettes du championnat national de football
? L’initiative nationale de soutien aux Etalons lors de la
CAN 2004 a collecté plus d’un milliard de CFA. Cet
argent n’a pas été entièrement utilisé
pendant la campagne tunisienne où est le reste ? Certains
chefs de mission ou de délégation généralement
issus du ministère des Sports et Loisirs lors des sorties
se débrouilleraient pour que les calculs tombent à
zéro au retour quand bien même ils n’ont pas
utilisé toute l’enveloppe reçue. C’est ainsi
dans toutes les disciplines.
Les sportifs au nom de qui les sommes sont décaissées
sont toujours les perdants. Lors d’une coupe d’Afrique des
Nations, les primes d’un match amical joué à
Ouagadougou ont été payées après
le premier match des Etalons en phase finale et là
aussi parce que les joueurs avaient menacé de ne pas
jouer le deuxième. Ce genre de comportement est-il
de nature à pousser les éléments à
la victoire ?
Le financement du sport doit faire l’objet d’une profonde
réflexion au Burkina. C’est la pierre angulaire de
toute réussite. Tant que les clubs et les Fédérations
attendront tout de la main généreuse de l’Etat,
ce n’est pas demain qu’ils auront de grands résultats.
O
Championnat national
D1- 13e journée
L’EFO en perdition
L’espace de
deux matchs, face d’abord à l’AS SONABEL, puis dimanche
dernier devant le Santos FC et voilà l’EFO en proie,
à nouveau, à ses vieux démons. En effet,
les Stellites sont depuis leur titre de champion du Burkina
Faso en 2001, les champions du monde des déperts Canon,
pour ensuite au fil du championnat, se déliter complètement.
Une fois encore, leur saison 2005-2006 prend la même
pente déclinante.
Au Burkina Faso, la hiérarchie en
football est devenue une notion désuète. Les
prétendus ténors, ceux qui faisaient la loi
sont relégués au rôle de faire-valoir.
En tout cas, on remarque un nivellement dangereux par le bas,
ce qui à y regarder de près, est plus de source
de régression que de progression.
Aujourd’hui, notre football n’a plus les locomotives, ces
équipes auxquelles, les autres s’identifient et se
battent pour approcher leur niveau.
Aujourd’hui, notre football n’a plus de locomotives, ces équipes
auxquelles, les autres s’identifient et se battent pour approcher
leur niveau. Or, il est pratiquement impossible d’atteindre
la cour des meilleurs sur le continent si nous n’avons pas
d’équipes au-dessus du lot. Il faut deux ou trois formations
qui regardent les autres de haut, de celles dont on a l’impression
qu’elles évoluent sur une autre planète.
Cette baisse de la qualité est due essentiellement
à la très faible qualité des hommes.
Les joueurs qu’on voit tous les week-ends ont des manques
si criantes que parfois, ils versent dans une sorte de caricature
de football. Les supporters se plaisent à le dire,
aucun joueur par son talent ne peut donner envie de se déplacer
pour le plaisir de le voir à l’œuvre. A l’image par
exemple d’un Ronaldino, d’un Zidane qui font se lever les
foules, même si ici, la comparaison est trop poussée.
Après la cuisante défaite des Stellites, 1-3
devant le Santos FC, son entraîneur Lama BAMBA s’est
enfin lâché. Pour lui, de nombreux joueurs de
l’EFO n’ont même pas le niveau D1, a fortiori celui
international. Et il n’a pas tord, Lama BAMBA.
Ce match a mis à nu, les carences à tout point
de vue d’un ensemble sans génie, sans leader, sans
caractère. Il ne s’agit pas d’être sévère
avec l’EfO, mais pour une équipe qui est encore de
nos jours, la référence absolue au Faso, sa
prestation doit amener une prise de conscience générale.
Le football, ce n’est pas ce qu’on voit là depuis l’ouverture
de ce championnat. Il faut des conditions qui réunies
donnent une valeur, une culture et conduisent à l’adhésion
des amateurs. Nos joueurs ne montrent pas leur joie, leur
plaisir en jouant au football, ils donnent l’impression qu’ils
font une corvée, cette tâche obligée qu’il
faut exécuter, la manière et le style important
peu.
Les fondamentaux ne sont pas là, le foncier n’est pas
là, le talent n’est pas là, bref rien qui donne
à espérer à plus ou moins brève
échéance que l’embellie finira bien par se manifester.
Chaque formation se contente de renvoyer la balle qui lui
arrive dans le camp d’en face et espérer que, par ce
jeu sans queue, ni tête, quelque chose se passe. Par
exemple, un ballon dans les filets adverses grâce au
petit bonheur.
Si le RCK et l’USO sont passés d’entrée à
la trappe des coupes d’Afrique des clubs, et cela n’a pas
commencé avec eux, c’est que nous sommes à mille
lieues du vrai. Le constat en tout cas est accablant et implique
que tous les acteurs en prennent conscience. Ne pas se convaincre
qu’il y a un gros travail à faire pour améliorer
la qualité de notre football, c’est ne pas se donner
une chance de trouver la solution.
L’EFO certes a perdu, mais les équipes qui ont gagné
n’ont pas montré une once de football qui donne cette
envie d’être présent tous les week-ends au stade.
Lorsqu’on est observateur neutre, le premier réflexe,
c’est de dire que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Même
les vrais mordus se posent la question de savoir s’ils doivent
continuer.
En attendant peut-être la réponse l’ASFA-Y pour
cause de sélection de plusieurs joueurs en équipe
nationale, le RCK et l’USO pour cause de coupes d’Afrique
ont repris du service après avoir sauté deux
matchs de championnat.
Ils ont connu des fortunes diverses. Le RCK a été
contraint au partage des points par l’équipe en forme
du moment, l’As SONABEL, o à o. Les Electriciens ont
avec eux, ce physique et cette volonté de réciter
leurs gammes comme de garçons appliqués. Même
si le niveau n’atteint pas les sommets, le jeu produit par
la SONABEL est consommable.
L’ASFA-Y et l’USO, l’ont emporté par le même
score de 2-0 face respectivement au RCB et au CFO. Des succès
qui gonflent le moral, surtout d’une USO, complètement
à côté de ses pompes face à l’Espérance
Sportive de Zarzis. L’ASFA-Y, elle poursuit son opération
reconquête après qu’elle ait abandonné
le titre qu’elle détenait depuis trois ans au RCK en
2005.
Ces équipes du Houet pour leur part continuent leur
saison sans saveur marquée par plus de bas que de haut.
Le RCB battu par l’ASFA-Y, l’ASFB a elle également
chuté 1-0 à Koudougou, de même que le
JCB qui accueillait, l’USFA, finalement victorieuse 2-1. Quant
à l’USFRAN, il a réussi le nul de 1 à
1 contre l’USCO au stade Omnisports, son 4e match nul en 13
rencontres.
Il n’y a pas à dire, le football de l’Ouest n’est pas
en perdition, il n’existe même plus. Autant de signes
négatifs, rendant le paysage sinistre. Il ne tient
qu’à chaque pan de cet édifice qui se fissure
de toutes parts, de mettre la main au cambouis. L’opération
de salut est impérative.o
Résultats de la 13e journée
CFO – USO = 0-2
ASFA-Y – RCB = 2-0
JCB – USFA = 1-2
ASEC-K – ASFB = 1-0
SANTOS – EFO = 3-1
SONABEL – RCK = 0-0
USFRAN – USCO = 1-1
Sportissimo
Autre dessous du foot pro
Paris comme Marseille serait-on tenté de dire, les
deux clubs n’allant pas l’un sans l’autre. Après la
polémique qui a marqué la rencontre de la 29eme
journée opposant les deux au Parc des Princes, les
voilà ensemble convoqués devant les juges. L’ancien
président parisien, Francis GRAILLE est mis en examen
pour «complicité de travail dissimulé
et faux et usage de faux» dans une affaire concernant
l’équipement Nike. Ce dernier s’est entendu avec le
PSG pour verser des surprimes à certains joueurs, paiement
au noir leur permettant d’échapper au fisc et aux charges
fiscales. Ce système vieille comme le monde avait déjà
coûté cher à deux anciens présidents
de club, aujourd’hui disparus, le Stéfanois Roger ROCHER
et le Bordelais Claude BEZ. Mais ne dit-on pas que les bonnes
vieilles habitudes ont la peau très dure.
Le Kaiser se fâche
Frang BECHENBAUER n’a pas du tout apprécié que
l’entraîneur de la Mannschaft, Jurgen KLINSMANN ne soit
pas présent la semaine dernière au séminaire
de travail tenu par la FIFA à Dusseldorg, alors que
plusieurs de ses homologues et pas des moindres étaient
de la partie. En effet, le Brésilien Alberto PARREIRA,
le Portugais Luiz Felipe SCOLARI, l’Anglais Sven-Goran ERIKSSON,
l’Italien Marcello LIPPI, le Néerlandais Marco Van
BASTEN ont répondu à l’appel de la FIFA. Pour
le Kaiser, après la cuisante défaite de l’Allemagne
4 – 1 devant l’Italie, le 1er mars dernier, KLINSMANN devrait
être là pour «recoller la vaisselle brisée».
Le Bayern malmené
La presse allemande a peu goûté la défaite
4-1 du Bayern Munich, en match retour de la ligue des champions
face au Milan AC. Porte drapeau du football outre-Rhin, les
amateurs de sport-roi allemands espéraient que le Bayern
réussisse sa performance de 2001, année de son
4eme succès en ligue des champions sur sept finales
disputées. Plus que l’élimination, c’est la
manière qui a déçu les supporters du
club bavarois, qui n’ont pas reconnu leur équipe, dominatrice
de la bundesliga depuis le coup d’envoi de la saison. Enfin,
la presse reproche au Bayern, sa politique forcenée
d’équilibre de ses comptes, toutes choses l’empêchant
de recruter les plus grands joueurs en activité. Elle
pense qu’il est temps pour le Bayern de s’aligner sur les
équipes comme le Real Madrid, la Juventus Turin, Barcelone,
Milan AC, ou Manchester United qui n’hésitent pas à
casser leur tire-tire chaque fois que nécessaire.
La France écrase l’Angleterre
La 4ème journée du tournoi des «six nations»
disputée samedi et dimanche derniers donnait à
voir le big match de cette compétition, opposant les
deux rivales éternelles, la France et l’Angleterre.
Devant les 80 000 spectateurs du stade de France, le quinze
tricolore a dominé nettement le quinze de la Rose par
31 à 6 et trois essais à zéro. Jamais
dans le coup, dominée dans tous les secteurs de jeu,
mêlée, conquête, touche et surtout jeu
au pied, l’Angleterre n’a pas vu le jour 80 minutes durant.
Avec cette victoire, la France si elle gagnait ce week-end
à Cerdiff face au Pays de Galles serait déclarée
vainqueur du tournoi avec 4 victoires et une défaite.
ALONSO sera dur à détrôner
D’entrée, il a tenu à marquer son territoire
de champion du monde en titre, l’Espagnol Fernando ALONZO
a entamé de la plus belle des façons sa saison
2006 de Formule 1. Sacré plus jeune pilote,champion
du monde la saison dernière à 24 ans, ALONSO
a remporté dimanche à Bahrein, le premier grand
prix de la saison. C’est au prix d’un duel équipe face
à l’Allemand Michael SCHUMACHER parti en pôle
position que ALONSO a franchi la ligne d’arrivée avec
un peu plus d’une seconde d’avance sur le sextriple champion
du monde. Avec Kinin RAIKKONEN, les trois pilotes vont se
livrer une rude bataille tout au long d’une année forte
de 19 grands prix.
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