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La convention collective en route
Joseph
Kahoun, ministre de l'information
Des hommes de médias, une
quarantaine en tout, se sont retrouvés les 17 et 18
mars 2006 au CNPNZ pour travailler sur le projet de convention
collective. Après deux jours d’échange, les
participants ont convenu de mettre une cellule technique qui
va finaliser le document de synthèse et œuvrer à
son adoption.
Le projet de convention collective qui a été
soumis à l’appréciation des journalistes et
techniciens de l’information est le résultat d’une
lecture croisée de deux textes. Le premier est la convention
collective qui régit les médias dans l’espace
CEDEAO qui est en même temps celle de l’Union des journalistes
de l’Afrique de l’Ouest. Quant au second texte, il est une
proposition des journalistes et techniciens de l’information
du Burkina Faso.
Le document de synthèse s’est donc basé sur
ces deux textes pour sortir une convention collective à
même de refléter la réalité des
médias burkinabé. La communication du Directeur
général du Travail M. Paul ZOUBOUSSE Séni
a été d’un apport conséquent dans l’éclairage
des participants dans la proposition du document. En effet
dans sa communication, il a décortiqué les forces
et les faiblesses du document avant de proposer des pistes
pour son amélioration.
Dans sa communication il a fait ressortir qu’en l’étape
actuelle des choses, l’ article 4 du code du travail ne prend
pas en compte les agents de la Fonction publique dont font
partis les travailleurs de la presse publique. Ainsi donc,
ces agents qui sont régis par les textes de la Fonction
publique ne peuvent en aucun cas bénéficier
des positions prévues par la convention collective
si toutefois elle est adoptée. Pour le Directeur Général
du travail, il sied donc qu’une procédure soit introduite
pour une relecture des textes de la Fonction publique et un
aménagement de l’article 4 du code du travail s’impose.
Outre cette «épine» qui doit être
enlevée, M. Paul ZOUBOUSSE Séni qui maîtrise
son sujet, a souhaité que le texte qui était
élaboré pour une catégorie du personnel
des médias, puisse intégrer l’ensemble des travailleurs
des entreprises de presse sans distinction afin de rendre
plus conséquentes les revendications.
Dans l’ensemble, si la convention collective est adoptée
les travailleurs des entreprises de presse seront mieux traités
qu’ils ne le sont actuellement. Et pour cause, les textes
prévoient des garde-fous et des avantages qui protègent
le travailleur de certaines «dérives» du
patronat. Mais entre son adoption et son application, le chemin
est encore long et semé d’embûches. C’est pourquoi
l’initiateur de l’atelier, le SYNATIC (Syndicat autonome des
travailleurs de l’information et de la culture) de par la
voix de son secrétaire général, Justin
COULYBALI, a sonné la mobilisation pour que puisse
voir le jour dans un futur proche la convention collective.
Ce qui a amené les participants à recommander
la mise en place d’une cellule technique pour poursuivre les
travaux et œuvrer avec les différents acteurs pour
son adoption. Chaque travailleur issu des médias, qu’il
soit du public ou du privé, doit s’approprier les textes
de la convention collective, mais aussi et surtout s’armer
de courage pour travailler à son aboutissement, il
y va de l’intérêt de tous.
Par Frédéric ILBOUDO
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