L'opinion N°441
du 22 au 28 mars 2006

ACTUALITE

Médias

La convention collective en route

Joseph Kahoun, ministre de l'information

Des hommes de médias, une quarantaine en tout, se sont retrouvés les 17 et 18 mars 2006 au CNPNZ pour travailler sur le projet de convention collective. Après deux jours d’échange, les participants ont convenu de mettre une cellule technique qui va finaliser le document de synthèse et œuvrer à son adoption.

Le projet de convention collective qui a été soumis à l’appréciation des journalistes et techniciens de l’information est le résultat d’une lecture croisée de deux textes. Le premier est la convention collective qui régit les médias dans l’espace CEDEAO qui est en même temps celle de l’Union des journalistes de l’Afrique de l’Ouest. Quant au second texte, il est une proposition des journalistes et techniciens de l’information du Burkina Faso.
Le document de synthèse s’est donc basé sur ces deux textes pour sortir une convention collective à même de refléter la réalité des médias burkinabé. La communication du Directeur général du Travail M. Paul ZOUBOUSSE Séni a été d’un apport conséquent dans l’éclairage des participants dans la proposition du document. En effet dans sa communication, il a décortiqué les forces et les faiblesses du document avant de proposer des pistes pour son amélioration.
Dans sa communication il a fait ressortir qu’en l’étape actuelle des choses, l’ article 4 du code du travail ne prend pas en compte les agents de la Fonction publique dont font partis les travailleurs de la presse publique. Ainsi donc, ces agents qui sont régis par les textes de la Fonction publique ne peuvent en aucun cas bénéficier des positions prévues par la convention collective si toutefois elle est adoptée. Pour le Directeur Général du travail, il sied donc qu’une procédure soit introduite pour une relecture des textes de la Fonction publique et un aménagement de l’article 4 du code du travail s’impose. Outre cette «épine» qui doit être enlevée, M. Paul ZOUBOUSSE Séni qui maîtrise son sujet, a souhaité que le texte qui était élaboré pour une catégorie du personnel des médias, puisse intégrer l’ensemble des travailleurs des entreprises de presse sans distinction afin de rendre plus conséquentes les revendications.
Dans l’ensemble, si la convention collective est adoptée les travailleurs des entreprises de presse seront mieux traités qu’ils ne le sont actuellement. Et pour cause, les textes prévoient des garde-fous et des avantages qui protègent le travailleur de certaines «dérives» du patronat. Mais entre son adoption et son application, le chemin est encore long et semé d’embûches. C’est pourquoi l’initiateur de l’atelier, le SYNATIC (Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture) de par la voix de son secrétaire général, Justin COULYBALI, a sonné la mobilisation pour que puisse voir le jour dans un futur proche la convention collective. Ce qui a amené les participants à recommander la mise en place d’une cellule technique pour poursuivre les travaux et œuvrer avec les différents acteurs pour son adoption. Chaque travailleur issu des médias, qu’il soit du public ou du privé, doit s’approprier les textes de la convention collective, mais aussi et surtout s’armer de courage pour travailler à son aboutissement, il y va de l’intérêt de tous.

Par Frédéric ILBOUDO

Retour au sommaire






 

 

.


Liberté d'opinion....liberté d'informer

©Copyrigth : Opinion 2005 - 2006