L'opinion N°449
du 17 au 23 Mai 2006

Actualité

Textes favorables aux femmes


L’AFJ/BF fait son bilan

L’Association des femmes juristes du Burkina (AFJ/BF) a rencontré la presse, le 11 mai dernier dans la salle de conférences du Liptako Gourma, pour faire le bilan de la mise en œuvre de son projet : « formation, sensibilisation des praticiens du droit et des communautés locales sur les textes favorables aux femmes ».

Mme Franceline TOE, président de l'AFJ/BF

Le projet financé par le Fonds d’appui à l’Etat de droit (FAED) et l’Association (15%) est aujourd’hui à terme et l’AFJ/BF a tenu à informer l’opinion publique et les partenaires des activités qu’elle a menées.
Ayant entre autres pour objectifs l’amélioration du statut social des femmes par la connaissance et la maîtrise de leurs droits et devoirs, le projet « formation, sensibilisation des praticiens du droit et des communautés locales sur les textes favorables aux femmes » vise aussi la promotion de ces mêmes droits. Lancé le 15 janvier 2005 pour une durée de 18 mois, il a dans sa phase d’exécution concerné 7 provinces : les Balé, la Comoé, le Zoundweogo, le Gourma, le Séno le Nahouri et le Kourrittenga. Des équipes de l’AFJ/BF ont donc été déployées dans ces provinces pour la formation et la sensibilisation des leaders d’opinion, des praticiens du droits sur les textes favorables aux femmes. Dans la même dynamique, des textes favorables aux femmes ont été traduits en langues nationales. Des explications du coordonnateur du projet M. Yacouba KANAZOE on retiendra aussi les difficultés qui ont jalonné l’exécution du projet sur le terrain. Celles-ci sont entre autres liées à l’actualité politique pendant la période d’exécution (Campagnes électorales et élections) la mobilité de certains acteurs clés (affectation…).
Les maux rencontrés sur le terrain et qui freinent l’épanouissement de la femme sont entre autres les violences sexuelles, le viol, la sorcellerie, le lévirat, le mariage forcé (le Gourma détient la palme), l’exclusion sociale ( Zoundwéogo)…,
Le projet selon ses responsables a permis l’éveil des consciences au niveau des femmes et a été réalisé à environ 90%. Quant au taux global d’utilisation du budget, il est de 88%. L’AFJ/BF à l’issue de l’exécution des activités du projet recommande une assistance aux victimes. «Le projet est à son terme mais les activités de l’AFJ/BF continuent», a déclaré Me. Franceline TOE, présidente de l’Association. Elle s’est dite satisfaite de l’exécution du projet.
Par Ben Alex Béogo

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