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L’AFJ/BF fait son
bilan
L’Association des femmes juristes
du Burkina (AFJ/BF) a rencontré la presse, le 11 mai
dernier dans la salle de conférences du Liptako Gourma,
pour faire le bilan de la mise en œuvre de son projet : «
formation, sensibilisation des praticiens du droit et des
communautés locales sur les textes favorables aux femmes
».
Mme
Franceline TOE, président de l'AFJ/BF
Le projet financé par le Fonds d’appui
à l’Etat de droit (FAED) et l’Association (15%) est
aujourd’hui à terme et l’AFJ/BF a tenu à informer
l’opinion publique et les partenaires des activités
qu’elle a menées.
Ayant entre autres pour objectifs l’amélioration du
statut social des femmes par la connaissance et la maîtrise
de leurs droits et devoirs, le projet « formation, sensibilisation
des praticiens du droit et des communautés locales
sur les textes favorables aux femmes » vise aussi la
promotion de ces mêmes droits. Lancé le 15 janvier
2005 pour une durée de 18 mois, il a dans sa phase
d’exécution concerné 7 provinces : les Balé,
la Comoé, le Zoundweogo, le Gourma, le Séno
le Nahouri et le Kourrittenga. Des équipes de l’AFJ/BF
ont donc été déployées dans ces
provinces pour la formation et la sensibilisation des leaders
d’opinion, des praticiens du droits sur les textes favorables
aux femmes. Dans la même dynamique, des textes favorables
aux femmes ont été traduits en langues nationales.
Des explications du coordonnateur du projet M. Yacouba KANAZOE
on retiendra aussi les difficultés qui ont jalonné
l’exécution du projet sur le terrain. Celles-ci sont
entre autres liées à l’actualité politique
pendant la période d’exécution (Campagnes électorales
et élections) la mobilité de certains acteurs
clés (affectation…).
Les maux rencontrés sur le terrain et qui freinent
l’épanouissement de la femme sont entre autres les
violences sexuelles, le viol, la sorcellerie, le lévirat,
le mariage forcé (le Gourma détient la palme),
l’exclusion sociale ( Zoundwéogo)…,
Le projet selon ses responsables a permis l’éveil des
consciences au niveau des femmes et a été réalisé
à environ 90%. Quant au taux global d’utilisation du
budget, il est de 88%. L’AFJ/BF à l’issue de l’exécution
des activités du projet recommande une assistance aux
victimes. «Le projet est à son terme mais les
activités de l’AFJ/BF continuent», a déclaré
Me. Franceline TOE, présidente de l’Association. Elle
s’est dite satisfaite de l’exécution du projet.
Par Ben Alex Béogo
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