L'opinion N°449
du 17 au 23 Mai 2006

Sur le Vif

Merci à tous !


Alors qu’il rentrait chez lui aux environs de minuit, après une visite à un ami pas très loin de l’Hôpital pédiatrique Charles de Gaulle où il était auparavant passé s’enquérir de l’état de santé de l’enfant d’une collègue de service qui y était hospitalisé, notre Rédacteur en chef a été, le 8 mai dernier, lâchement agressé par des malfrats qui ont emporté sa moto. Une victime de plus de l’insécurité qui sévit à Ouagadougou, et qui, en dépit des efforts des forces de l’ordre, persiste et cause presque chaque jour son lot de malheurs à d’honnêtes citoyens spoliés et traumatisés.
On peut dire qu’il y a eu plus de peur que de mal puisque les agresseurs, pour parvenir à leurs fins, ont usé d’un pistolet et d’un couteau pour brutaliser notre confrère avant de disparaître dans le noir de la nuit avec sa moto. Jusqu’au moment où nous traçons ces lignes, les déclarations administratives n’ont pour le moment rien donné, de sorte qu’au nombre des affaires pendantes il faudra ajouter celle-là et à celui des impunis les deux malfrats auteurs de ce forfait.
Même s’il ne faudra pas s’attendre à ce qu’un collectif naisse pour porter les revendications qui pourraient être attachées à cette agression, on ne peut pas ne pas remercier vivement toutes celles et tous ceux qui, sensibles à notre douleur, nous ont témoigné leur sympathie. Merci donc à tous, membres du gouvernement, hauts fonctionnaires de l’administration publique et cadres du privé, responsables et membres d’associations de la Société civile, simples citoyens, confrères, parents et amis etc. qui nous ont fait l’amabilité de nous appeler ou de passer à notre rédaction ou encore à domicile pour s’enquérir de la santé de notre collègue, s’informer davantage et nous témoigner leur solidarité. Nous ne citerons pas de noms pour ne pas en oublier. Que chacun d’eux sache que les mots et gestes qu’il a eus nous sont allés droit au cœur.
Sans trop de prétention, nous pensons que c’est le métier dans son ensemble qui a mérité l’attention dont nous avons été l’objet. Dans ce sens, tous ceux qui ont eu peur que ce soit le journaliste qui ait été visé peuvent se tranquilliser. Il n’en est rien, du moins rien ne permet de le penser et notre conviction est que notre confrère s’est simplement retrouvé au mauvais moment, au mauvais endroit.
Merci encore pour toute la sympathie que les uns et les autres ont ressentie ; qu’ils aient pu nous le témoigner ou non ! Merci d’avoir partagé notre douleur, la rendant plus supportable. Notre confrère se remet doucement. Que Dieu nous préserve de telles épreuves.

Par FAEZ

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