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Alors qu’il rentrait
chez lui aux environs de minuit, après une visite à
un ami pas très loin de l’Hôpital pédiatrique
Charles de Gaulle où il était auparavant passé
s’enquérir de l’état de santé de l’enfant
d’une collègue de service qui y était hospitalisé,
notre Rédacteur en chef a été, le 8 mai
dernier, lâchement agressé par des malfrats qui
ont emporté sa moto. Une victime de plus de l’insécurité
qui sévit à Ouagadougou, et qui, en dépit
des efforts des forces de l’ordre, persiste et cause presque
chaque jour son lot de malheurs à d’honnêtes
citoyens spoliés et traumatisés.
On peut dire qu’il y a eu plus de peur que de mal puisque
les agresseurs, pour parvenir à leurs fins, ont usé
d’un pistolet et d’un couteau pour brutaliser notre confrère
avant de disparaître dans le noir de la nuit avec sa
moto. Jusqu’au moment où nous traçons ces lignes,
les déclarations administratives n’ont pour le moment
rien donné, de sorte qu’au nombre des affaires pendantes
il faudra ajouter celle-là et à celui des impunis
les deux malfrats auteurs de ce forfait.
Même s’il ne faudra pas s’attendre à ce qu’un
collectif naisse pour porter les revendications qui pourraient
être attachées à cette agression, on ne
peut pas ne pas remercier vivement toutes celles et tous ceux
qui, sensibles à notre douleur, nous ont témoigné
leur sympathie. Merci donc à tous, membres du gouvernement,
hauts fonctionnaires de l’administration publique et cadres
du privé, responsables et membres d’associations de
la Société civile, simples citoyens, confrères,
parents et amis etc. qui nous ont fait l’amabilité
de nous appeler ou de passer à notre rédaction
ou encore à domicile pour s’enquérir de la santé
de notre collègue, s’informer davantage et nous témoigner
leur solidarité. Nous ne citerons pas de noms pour
ne pas en oublier. Que chacun d’eux sache que les mots et
gestes qu’il a eus nous sont allés droit au cœur.
Sans trop de prétention, nous pensons que c’est le
métier dans son ensemble qui a mérité
l’attention dont nous avons été l’objet. Dans
ce sens, tous ceux qui ont eu peur que ce soit le journaliste
qui ait été visé peuvent se tranquilliser.
Il n’en est rien, du moins rien ne permet de le penser et
notre conviction est que notre confrère s’est simplement
retrouvé au mauvais moment, au mauvais endroit.
Merci encore pour toute la sympathie que les uns et les autres
ont ressentie ; qu’ils aient pu nous le témoigner ou
non ! Merci d’avoir partagé notre douleur, la rendant
plus supportable. Notre confrère se remet doucement.
Que Dieu nous préserve de telles épreuves.
Par FAEZ
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