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La touche de l'UNICEF
dans les Hauts-Bassins
Visites de chantiers des complexes
scolaires et l'inauguration d'un Bi-Songo à Bobo-Dioulasso
et celle d'une école primaire à Djigouèra
(Kénédougou) réalisés par l'UNICEF.
Autant d'activités qui ont mis la région des
Hauts-Bassins sous la rampe de l'éducation du 16 au
19 juin dernier.
L'ancienne
école de Djigouèra
Dans la vision Education pour tous d'ici
2015, un des Objectifs du millénaire pour le développement
(OMD), la représentation de l'UNICEF au Burkina contribue
à une hauteur appréciable avec un plan d'urgence.
Ce plan consiste à réaliser des infrastructures
scolaires dans les localités qui en sont dépourvues
par des procédures simplifiées, c'est-à-dire
confier directement les chantiers à des entreprises
sans passer par l'Etat.
En plus de cette procédure d'attribution de marchés,
l'urgence positive de l'UNICEF priorise l'accélération
de l'éducation des filles. C'est dans ce sens qu'elle
s'emploie à la réalisation des infrastructures
scolaires et des centres d'alphabétisation à
travers le Burkina.
Le grand mérite pour cette institution spécialisée
des Nations unies à la cause des enfants aura été
cette année, sa prompte réaction suite à
la crise ivoirienne qui a engendré le rapatriement
de nos compatriotes dont la plupart sont des femmes et des
enfants dans les régions de l'Ouest et du Sud-Ouest.
Ceux-ci, dans le cas spécifique de la ville de Sya,
se sont installés dans les quartiers périphériques
à Colma et à Sarfalao. Ce qui a eu pour conséquence
les effectifs pléthoriques de 150 à 200 élèves
dans les salles de classe dans ces quartiers. Si ce n'est
que bon nombre des enfants ne sont pas scolarisés pour
insuffisance des infrastructures.
Une
vue du complexe scolaire de Colma
Cette situation ne pouvait laisser l'UNICEF
indifférente qui a à cœur le respect de tous
les droits des enfants. Elle répond donc à ce
besoin pressant de désengorger les salles de classe
en finançant la construction de deux complexes scolaires
à Colma et à Sarfalao à hauteur de près
de 100 millions, fonds collecté par le comité
UNICEF Canada. Chacun de ces complexes comprend une école
de six classes érigée en deux bâtiments
de trois classes, un Bi-Songo (maternelle) pour encadrer les
tout-petits de 0 à 6 ans, un forage pour assurer l'eau
potable aux élèves, des latrines séparées
pour les filles et les garçons, une cuisine pour la
restauration des enfants, un jardin potager pour la production
de légumes et trois dispositifs de lave-mains.
A Djigouèra, finis les cours
sous la paillote
Les
enfants de Djigouèra devant leur nouvelle école
offerte par l'UNICEF
En plus de ces deux complexes dont celui
de Colma a été visité le 17 juin par
Odile BONKOUNGOU, ministre de l'Enseignement de base et de
l'Alphabétisation, l'UNICEF a renouvelé son
soutien aux femmes rapatriées de Côte d'Ivoire
installées à Lafiabougou, un des grands quartiers
de Bobo-Dioulasso. En 2004 déjà, l'UNICF avait
permis l'alphabétisation de 600 femmes d'entre elles
en créant six centres d'alphabétisation. Et
cette année, elle a bâti pour leurs enfants un
Bi-songo d'une capacité de 200 places dans l'enceinte
de la maison de la femme de Lafiabougou. Inauguré le
18 juin par la ministre Pascaline TAMINI de l'Action sociale,
ce Bissongo constitue tout un symbole pour la représentante
résidente de l'UNICEF, Joan FRENCH qui s'émeut
en ces termes : "En 2004, je suis venue vous trouver
en pleurs, aujourd'hui je vous vois le sourire aux lèvres".
A la présidente de l'Association des femmes rapatriées
de Côte d'Ivoire, Mme Safiatou OUEDRAOGO de fondre devant
tant de générosité de l'UNICEF tout en
s'exclamant que "c'est dur de rester auprès du
pauvre parce qu'il est difficile à soutenir".
Mais enfin !
Pour un coup de veinard, c'en est un pour Djigouèra,
localité enfouie dans la province du Kénédougou,
au Nord-Est de Kourouma. Dans ce village de 946 âmes
qui a tout de même offert un colonel à l'Armée
burkinabè du nom de Honoré TRAORE, les enfants
ont comme école, une paillote de fortune. Repérée
par l'UNICEF, cette localité a bénéficié
aussi d'un complexe scolaire ayant les mêmes caractéristiques
que ceux de Colma et Salfalao. Le complexe scolaire de Djiguèra
répond donc comme les deux autres à plusieurs
vocations. Au delà d'offrir un cadre propice à
la scolarisation, il permet, avec le Bi-Songo, d'assurer un
encadrement intégré aux jeunes enfants d'âge
préscolaire. Il devrait également servir de
centre d'alphabétisation pour les femmes. Fin prêt,
il ouvrira ses portes à la rentrée scolaire
2006-2007. A son inauguration le dimanche 18 juin 2006, la
ministre Pascaline TAMINI n'a pas manqué de saluer
la mobilisation populaire autour de cette infrastructure réalisée
grâce à un don slovène à l'UNICEF/Burkina.
Pour Mme Joan FRENCH, l'UNICEF se réjouit d'œuvrer
aux côtés du gouvernement burkinabè pour
promouvoir l'éducation de base, et multiplie ses efforts
à d'autres agences pour trouver d'autres solutions
tenant compte des besoins réels des personnes concernées.o
Par Drissa TRAORE
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