L'opinion N°455
du 28 /06 au 04/07 2006

Actualité

Colloque PADEG


La nécessité pour l’Etat d’assurer la relève

Le Programme d’appui à la consolidation du processus démocratique, l’Etat de droit et la bonne gouvernance (PADEG) a organisé un colloque, le 23 juin 2006 au ministère des Affaires étrangères sur le thème «Expérience PADEG et solution post PADEG en matières de formation continue », ce colloque visait à réfléchir sur les initiatives à mener après la mise en place du PADEG. Il a regroupé d’éminentes personnalités dont les partenaires techniques et financiers.

Boureima BADINI, ministre de la Justice

En rappel, c’est dans le cadre du Plan d’action national pour la réforme de la Justice que le PADEG a été mis en place pour soutenir les efforts du ministère de la Justice. Le PADEG a axé son action sur la formation continue du personnel de Justice. Le ministre de la Justice qui a ouvert les travaux du colloque en qualité de président, a saisi l’occasion pour revenir sur l’importance de la formation continue du personnel. Boureima BADINI dira que la qualité de services juridiques et judiciaires dépend essentiellement de la qualité des femmes et des hommes de droit en termes de maîtrise des connaissances juridiques et professionnelles. C’est pourquoi, les travaux du colloque devraient permettre l’évaluation de l’impact de la formation continue organisée par le PADEG d’une part ; et la réflexion sur la problématique de l’organisation et du financement de cette formation continue d’autre part.
Au cours du colloque deux communications ont été présentées aux participants. La première portait sur la problématique de la formation continue des agents publics et la seconde sur la formation continue : « l’expérience du PADEG et les perspectives post- PADEG ». La première communication présentée par Benjamin ZIO, inspecteur du travail, spécialiste en ingénierie de la formation a permis de comprendre les nécessités de la formation continue. A ce propos, il dira que la formation professionnelle continue permet aux personnes entrées dans la vie active de continuer à se former tout au long de leur carrière afin de s’adapter à l’évolution des techniques et favoriser leur adoption au monde du travail. Mais il n’a pas manqué de relever un certain nombre de pratiques qui tendent à décrédibiliser les sessions de formation.
Ainsi, ces pratiques laissent penser que l’organisation de sessions de formation constitue une occasion privilégiée de distribution de perdiems aux agents.
La seconde communication est présentée par le président Pierre MEYER, directeur de la cellule de gestion/PADEG. Son exposé a fait ressortir l’apport du PADEG aux structures bénéficiaires. Cet apport est d’ordre financier mais également d’ordre scientifique. Ainsi le PADEG a dépensé 447 847 931F CFA pour la formation continue des agents. A ce montant il faudrait ajouter les honoraires et les frais de séjour des formateurs étrangers. Au plan scientifique les thèmes des sessions de formation ont fait l’objet de programmes annuels de formation établis par chaque structure bénéficiaire et ensuite discutés, et le cas échéant, amandés en concertation avec le PADEG. Une étude qui a été menée sur l’impact de la formation continue a permis de constater que les sessions de formation ont permis aux bénéficiaires d’acquérir une maîtrise des notions techniques et/ou de leur méthodologie de travail.
Pour sa part M. Ferdinand OUEDRAOGO, chargé de formation du PADEG dira qu’il y a un impact certain sur les structures qui ont bénéficié de ces formations. Ainsi il a exhorté l’Etat à poursuivre la formation de ses agents en incluant dans le budget le volet de la formation continue. A la fin des travaux le ministre de la Justice, garde des Sceaux, président du colloque a remercié les différents partenaires techniques et financiers pour leur soutien continu au PADEG. Pour finir, le ministre s’est dit très satisfait de l’atmosphère qui a régné lors des échanges et a ajouté que le PADEG a pleinement rempli la mission qu’il s’était assigné. C’est sur ces mots que les travaux ont été clos.

Par S. DAOUDA (stagiaire)

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