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La nécessité
pour l’Etat d’assurer la relève
Le Programme d’appui à la
consolidation du processus démocratique, l’Etat de
droit et la bonne gouvernance (PADEG) a organisé un
colloque, le 23 juin 2006 au ministère des Affaires
étrangères sur le thème «Expérience
PADEG et solution post PADEG en matières de formation
continue », ce colloque visait à réfléchir
sur les initiatives à mener après la mise en
place du PADEG. Il a regroupé d’éminentes personnalités
dont les partenaires techniques et financiers.
Boureima
BADINI, ministre de la Justice
En rappel, c’est dans le cadre du Plan d’action
national pour la réforme de la Justice que le PADEG
a été mis en place pour soutenir les efforts
du ministère de la Justice. Le PADEG a axé son
action sur la formation continue du personnel de Justice.
Le ministre de la Justice qui a ouvert les travaux du colloque
en qualité de président, a saisi l’occasion
pour revenir sur l’importance de la formation continue du
personnel. Boureima BADINI dira que la qualité de services
juridiques et judiciaires dépend essentiellement de
la qualité des femmes et des hommes de droit en termes
de maîtrise des connaissances juridiques et professionnelles.
C’est pourquoi, les travaux du colloque devraient permettre
l’évaluation de l’impact de la formation continue organisée
par le PADEG d’une part ; et la réflexion sur la problématique
de l’organisation et du financement de cette formation continue
d’autre part.
Au cours du colloque deux communications ont été
présentées aux participants. La première
portait sur la problématique de la formation continue
des agents publics et la seconde sur la formation continue
: « l’expérience du PADEG et les perspectives
post- PADEG ». La première communication présentée
par Benjamin ZIO, inspecteur du travail, spécialiste
en ingénierie de la formation a permis de comprendre
les nécessités de la formation continue. A ce
propos, il dira que la formation professionnelle continue
permet aux personnes entrées dans la vie active de
continuer à se former tout au long de leur carrière
afin de s’adapter à l’évolution des techniques
et favoriser leur adoption au monde du travail. Mais il n’a
pas manqué de relever un certain nombre de pratiques
qui tendent à décrédibiliser les sessions
de formation.
Ainsi, ces pratiques laissent penser que l’organisation de
sessions de formation constitue une occasion privilégiée
de distribution de perdiems aux agents.
La seconde communication est présentée par le
président Pierre MEYER, directeur de la cellule de
gestion/PADEG. Son exposé a fait ressortir l’apport
du PADEG aux structures bénéficiaires. Cet apport
est d’ordre financier mais également d’ordre scientifique.
Ainsi le PADEG a dépensé 447 847 931F CFA pour
la formation continue des agents. A ce montant il faudrait
ajouter les honoraires et les frais de séjour des formateurs
étrangers. Au plan scientifique les thèmes des
sessions de formation ont fait l’objet de programmes annuels
de formation établis par chaque structure bénéficiaire
et ensuite discutés, et le cas échéant,
amandés en concertation avec le PADEG. Une étude
qui a été menée sur l’impact de la formation
continue a permis de constater que les sessions de formation
ont permis aux bénéficiaires d’acquérir
une maîtrise des notions techniques et/ou de leur méthodologie
de travail.
Pour sa part M. Ferdinand OUEDRAOGO, chargé de formation
du PADEG dira qu’il y a un impact certain sur les structures
qui ont bénéficié de ces formations.
Ainsi il a exhorté l’Etat à poursuivre la formation
de ses agents en incluant dans le budget le volet de la formation
continue. A la fin des travaux le ministre de la Justice,
garde des Sceaux, président du colloque a remercié
les différents partenaires techniques et financiers
pour leur soutien continu au PADEG. Pour finir, le ministre
s’est dit très satisfait de l’atmosphère qui
a régné lors des échanges et a ajouté
que le PADEG a pleinement rempli la mission qu’il s’était
assigné. C’est sur ces mots que les travaux ont été
clos.
Par S. DAOUDA (stagiaire)
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