Le
ministre LINGANI s'inquiète du délai, mais
l'entreprise
rassure

Le
gouvernement burkinabè reste plus que convaincu que
la route du développement passe par le développement
des routes. Cela ne pouvait d'ailleurs en être autrement
pour un pays de l’hinterland africain, enclavé, et
partageant six (6) frontières. Ainsi depuis quelques
années, le pays est devenu un vaste chantier de construction
et de bitumage de routes. Ce qui n’est pas sans difficultés
quand on sait qu’on évolue dans un domaine de haute
technologie. Il faut constamment s'assurer de la qualité
des travaux sur toute la chaîne. En cela, l'affaire
du bitumage de la route Bobo-Dioulasso-Boromo avec l'entreprise
RAZEL a donné une belle leçon à tout
le monde : Gouvernement, entrepreneurs, structures de contrôle
et surveillance des travaux, partenaires techniques et financiers,
etc. Pour être prosaïque, ne dit-on pas qu’on
ne marche pas deux fois sur les bijoux de famille de l’aveugle
? En tout cas, les récurrentes sorties de terrain
du ministère en recharge des infrastructures routières
ne sont pas pour démentir le fait.
Par Idrissa BIRBA
Si
l'erreur est humaine, persister dans l'erreur devient diabolique.
Et le gouvernement ne veut plus d'erreur et d'amateurisme
dans la construction et le bitumage des routes. C'est pourquoi,
depuis quelques mois et à l'orée de la saison
des pluies, le ministre des Infrastructures et du Désenclavement,
Hyppolite LINGANI, n'a pas le sommeil tranquille. Et comme
l'autre, il veut voir pour croire. Pour cela il ne cesse
de multiplier des sorties sur des chantiers de construction,
de réfection ou de bitumage des routes. Après
les axes Ouagadougou – Koupéla et Kaya-Dori, Hyppolite
LINGANI accompagné de ses collaborateurs directs
était sur le chantier de construction et de bitumage
de la route Bobo-Dioulasso-Débougou le 22 juin dernier
et le 23 juin sur celui des travaux de renforcement de la
route nationale N°1 Bobo-Dioulasso-Sakoinsé.
La route Bobo-Dioulasso / Débougou longue de 176
km couvre environ la moitié de la route nationale
N°10 qui joint Bobo-Dioulasso à Ouahigouya selon
la direction Sud-Ouest / Nord-Est après 336 km de
parcours. Elle traverse 3 provinces (Houet-Tuy, Mouhoun),
relie deux régions (Hauts-Bassins et Boucle du Mouhoun)
et dessert directement 4 chefs-Lieux de département
(Satiri, Bondoukuy, Ouarkoye et Bekuy).
Sur
le plan économique, outre les cultures vivrières
telles le maïs, le sorgho, le riz… la zone d'influence
du projet de construction et de bitumage de la route est
une région traditionnelle de production de coton
avec 50% de la production nationale. Dans cette zone sont
installés des centres d'égrenage de coton
repartie entre Débougou, Solenzo, Houndé et
Bobo-Dioulasso.
La construction et le bitumage de cette voie permettra aussi
le transit d'une bonne partie de bovins provenant du Nord
et destinés aux principaux pays d'exportation que
sont le Ghana et la Côte d'Ivoire. Cette voix permettra
donc à cette région à forte potentiel
agricole, de bénéficier d'une infrastructure
plus propice à l'évacuation rapide de ses
produits. Elle sera créatrice de richesses pour la
collectivité et source d'élévation
du niveau de vie des populations rurales concernées
par l'accroissement des échanges.
On se le rappelle comme si c'était hier, le 5 novembre
2005, peu après 16 h, Blaise COMPAORE, alors candidat
à la présidence du Faso, avait promis à
Dédougou des Milliards de F CFA pour la construction
et le bitumage des routes dans la Boucle du Mouhoun. "Cette
région ne doit pas manquer au Burkina", avait-il
laissé entendre. Selon le candidat COMPAORE, à
l'époque, dans les cinq (5) années à
venir, les routes Dédougou-Bobo-Dioulasso, Koudougou-Dédougou
seront bitumées. Promesse électorale d'un
candidat qui aujourd’hui assume la fonction, élu
qu’il fut avec une grande majorité pour ne pas dire
plébiscité, les propos doivent être
traduits en réalité. On comprend aisément
pourquoi le ministre LINGANI a donc enfilé le bleu
de travail et parcourt les chantiers pour s’assurer que
les choses se passent dans les règles de l’art.
Les travaux de construction et de bitumage de la route Bobo-Dioulasso-Débougou
sont financés par :
-le Fonds koweïtien pour le développement économique
Arabe (F KDEA) ;
-la Banque arabe pour le développement économique
en Afrique (BADEA) ;
-la Banque islamique de développement (BID) ;
-le gouvernement du Burkina Faso.
L'entreprise chargée des travaux est la Compagnie
sahélienne d'entreprise (CSE), présente dans
plusieurs pays de la sous-région avec son siège
à Dakar. Le contrôle des travaux et la surveillance
sont assurés par le groupement CID-Maroc/CIRA-SARL.
Le montant des travaux (HT-HD) est de 15 593 207 603F CFA.
La délégation du ministre LINGANI après
un véritable parcours de combattant entre Koudougou-Dédougou
(la voiture qui nous transportait a manqué de justesse
de faire un tonneau grâce au bon Dieu et au sang-froid
du chauffeur) a fait une halte pour prendre des énergies
chez le gouverneur de la Région, avant de prendre
la route Dédougou - Bobo-Dioulasso pour une visite
qui va durer plusieurs heures.
En effet, comme Saint Thomas dans la Bible, le ministre
Hyppolite LINGANI voulait tout voir pour croire. Conséquence,
plusieurs arrêts où il touche du doigt (au
sens propre) la réalité, demande des explications
à l'entreprise et à ses techniciens, propose
le "redressement" de telle ou telle partie, demande
d'accélérer telle portion (saison des pluies
oblige). Bref, il n'y a pas eu de partie du chantier où
l'œil du ministre et les yeux de ses techniciens "ne
soient passés et repassés" pour vérifier
et s'assurer de la bonne exécution des travaux. Manifestement
au niveau du ministère des Infrastructures et du
Désenclavement, on n’oubliera pas de sitôt
l'affaire de la route Bobo-Boromo. Ce qui est d'ailleurs
une bonne chose, une belle leçon pour tous qui montre
que la confiance ne doit pas exclure le contrôle.
Ce qu'il faut aussi retenir, c'est que sur l'axe Bobo-Dioulasso-Dédougou,
tout est à reprendre, à construire. En sus
de cela plusieurs ouvrages (ponts en béton, bretelles,
retenues d'eau, travaux d'assainissement, signalisations…)
sont à construire.
Une fois à Bobo-Dioulasso après le périple,
le ministre LINGANI entouré des responsables de l'entreprise
a donné une conférence de presse pour une
appréciation des travaux. Pour lui, sur le plan technique,
pas grand chose à reprocher à l'entreprise.
Mais, le ministre LINGANI n'a pas manqué de s'inquiéter
de l'avancement global des travaux estimé à
53% avec un délai d’exécution déjà
consommé sur le marché de base qui est de
30 mois. L'entreprise a déjà consommé
88% du délai contractuel de base. Les inquiétudes
du ministre ont été partagées par les
journalistes à la conférence de presse. Dans
tous les cas, des réponses des responsables de la
CSE, on retiendra entre autres des problèmes d'acheminement
du matériel et le fait que tout était à
reprendre sur la voie. Parce que le projet de bitumage de
la route Bobo-Diouasso – Dédougou prend en compte
le bitumage de certaines voies à Bobo-Dioulasso,
3 mois supplémentaires ont été accordés
à l'entreprise. Après donc mars 2007, le gouvernement
prendra les mesures nécessaires dont entre autres
les pénalités de retard.
M. SOW et la CSE rassurent
Les inquiétudes des uns et des autres ont été
levées par M. Oumar SOW et ses collaborateurs. Pour
eux, le constat de retard n'a rien à voir avec un
problème de compétence. En effet, l'entreprise
qui a vu le jour en 1970 emploie plus de 200 personnes et
est présente dans 7 pays de la sous-région.
Elle est certifiée ISO-9001 version 2000 qui est
un label international de qualité. Elle jouit d'une
bonne réputation à travers le continent. Selon
M. SOW, ce n'est pas la première fois que l'entreprise
est face à un tel défi à relever. Elle
a d'ailleurs relevé des défis plus grands.
C'est pourquoi, les responsables de la CSE ont invité
les uns et les autres à garder le calme et la sérénité
parce que le travail sera fait et bien fait au regard de
la somme d'expériences et de compétences de
l'entreprise. Bref, les responsables de la CSE se sont voulus
rassurants tout en invitant la presse en décembre
pour constater l'évolution des travaux. En tout cas
tout laisse croire qu'ils "mettront le paquet"
pour le terme de tous les travaux prévu pour fin
mars 2007.
Exécution des travaux de la
route Bobo-Dioulasso-Dedougou
Le DGA de l'entreprise en charge des travaux (CSE), M. Oumar
SOW, donne quelques explications et des assurances
"…La compagnie sahélienne d'entreprise a vu
le jour en 1936. L'entreprise a donc 36 ans d'existence.
Aujourd'hui, elle est la première entreprise certifiée
ISO-9001-version 2000 qui a un label international de qualité.
Nous avons cette certification depuis le mois d'août
2005. Ce qui prouve que nous sommes une entreprise de norme
internationale. L'effectif global de l'entreprise est d'environ
2000 personnes et nous travaillons dans 7 pays différents.
Notre siège social est à Dakar… L'entreprise
jouit d'une bonne réputation puisque nous n'avons
jamais eu à faillir. Nous avons toujours tenu nos
engagements. Je ne dis pas que nous n'avons jamais eu de
retard et ça c'est le propre de notre métier.
Les plus grosses entreprises mondiales ont des retards sur
les chantiers et je ne vois pas pourquoi la CSE ne pourrait
pas avoir de temps en temps des retards sur des chantiers.
Comme le ministre l'a si bien dit, ce chantier-là
(NDLR-Bobo-Dédougou) n'est pas comparable à
Kaya-Dori. C'est un chantier où vous partez de zéro
(0). Vous avez plus de 1 million 900m3 de terrassement.
Ce qui demande tout de même plusieurs jours, plusieurs
mois de travail. Sachant que nous faisons 4 000 à
4 500 m3/jour de terrassement, faites le calcul. Vous voyez
que rien que pour le terrassement, vous consommez beaucoup
de délais. Ça n'explique pas le retard que
nous avons sur ce chantier-là et je profite de l'occasion
où le client est présent, la presse est présente
pour vous rassurer qu'il n'en est rien. Beaucoup d'entre
vous sont inquiets. Je le suis mais pas autant que vous.
Nous avons eu à redresser la barre dans des situations
beaucoup plus difficiles. Aujourd'hui l'objectif avant l'hivernage,
il ne reste que 100 km à faire, aujourd'hui nous
avons 52 km de revêtement, à fin juillet, je
pense qu'on arrivera à l'objectif qui reste que 100
km à faire. Ça veut dire qu'en six mois nous
allons terminer les 100 km qui restent à faire. Je
prend une cadence normale de 800 m/j pour la couche de base…
La couche de base est ce qu'il y a de plus critique dans
une route, c'est pas le revêtement. C'est la couche
de base qui dicte réellement l'avancement d'un chantier…
Nous pouvons donc faire 20 km/mois et nous pourrons boucler
les 100 km en six (6) mois. Ce ne sera pas de tout repos
et je suis venu m'enquérir moi-même des difficultés.
Il y a un renfort matériel qui sera opéré
en camions notamment… et aussi un peu d'appoint pour le
matériel de mise en œuvre… Donc je demande simplement
aux gens de garder leur sérénité et
nous pouvons faire une évaluation à mis parcours
au mois de décembre lorsque nous serons à
3 mois de boucler le chantier et je vous assure qu'on relèvera
le défi".
Propos recueillis par Idrissa BIRBA
Bitumage de la route Dédougou-Boromo
Le gouverneur de la région, Pascal BENON comblé
Le
gouverneur de la Boucle du Mouhoun, Pascal BENON était
aux côtés du ministre LINGANI pour la visite
du tronçon.
Avant de repartir à Dédougou après
avoir parcouru la distance qui relève de sa région,
le gouverneur n'a pas manqué de dire sa satisfaction
de voir ce projet se concrétiser au bénéfice
des populations de sa région : "… cette route
a démarré en février 2004, moi-même
j'ai fait deux fois le tronçon, j'ai rendu deux fois
une visite sur le chantier et la présence du ministre
aujourd'hui est vraiment une très bonne chose parce
que cela permet de faire le point de la situation et de
voir si nous sommes avancés dans le bitumage. Et
cela donne espoir à l'administration qui pourra exploiter
cette voie à bon escient… C'est vrai qu'on ne peut
pas dire que c'est un rêve réalisé parce
que la route n'est pas encore finie, nous sommes avancés,
nous espérons que l'entreprise restera dans les délais
qui sont prévus. Quant à votre question sur
la route Dédougou-Koudougou et Dédougou-Tougan,
les études sont en bonne voie, nous avons bon espoir
que la route Dédougou-Koudougou sera lancée
l'année prochaine et je pense que celle de Tougan
va commencer d'ici la fin des travaux de cette voie (Dédougou-Bobo).
Nous sommes dans l'espoir que la région sera totalement
désenclavée au bénéfice des
populations de la Boucle du Mouhoun…".
Route Bobo-Dioulasso
– Boromo – Sakoinsé
Rien ne sera plus comme avant
Faut-il encore revenir sur cette route qui a fait
couler beaucoup d'encre et de salive ? Dans tous les cas,
on peut retenir que l'itinéraire concerné
par le projet couvre la quasi-totalité de la RN°1,
Bobo-Dioulasso – Ouagadougou, hormis les 59 km entre Sakoinsé
et Ouagadougou. Les fonds disponibles permettront la réalisation
du tronçon compris entre Bobo-Dioulasso et Boromo.
C'est donc cet axe en plein renforcement que le ministre
LINGANI après une nuit à Bobo-Dioulasso, a
visité le 23 juin dernier en compagnie de ses collaborateurs
et du "tout nouveau" maire de Bobo-Dioulasso,
M. Salia SANOU.
En
rappel, la RN°1, axe essentiel à l'économie
du Burkina Faso, assure, non seulement la liaison entre
les deux (2) principales villes du pays mais constitue également
un tronçon commun aux grandes voies de transit international
qui traversent le territoire, dont notamment l'axe Bamako-Ouagadougou
(55% du trafic lourd de cet axe dessert le Mali). La route
nationale N°1 a fait l'objet d'un entretien périodique
entre Sakoinsé et Bobo-Dioulasso entre 1998 et 2003
avant même que l'entreprise RAZEL n’y fasse son oeuvre.
Le renforcement de la voie contribuera au développement
des échanges économiques donc à l'amélioration
des conditions de vie des populations directement désservies
et participera à la préservation d'un axe
de transit, essentiel pour le Mali voisin dont il constitue
actuellement le point de passage obligé pour atteindre
les trois (3) corridors d'accès aux ports de l'Atlantique
(Tema et Takoradi au Ghana, Lomé au Togo, Cotonou
au Bénin).
Une
vue du matériel du cabinet de contrôle BCEOM
à Bobo-Dioulasso
Une route pas comme les autres
Tout ce qui précède à pour conséquence
l'intensité du trafic sur cette voie avec des poids
lourds excédant la normale requise (13t à
l'essieu). La structure de chaussée actuelle ne permettra
pas de supporter durablement le trafic qui a considérablement
augmenté avec la crise au pays d'Houphouët BOIGNY,
la Côte d'Ivoire. D'où son renforcement structurel
dont les principales étapes sont :
-Recyclage général de la chaussée existante
pour l'ameublement et la mise en forme altimétrique
de la plate-forme routière, sans apport de graveleux
naturels d'emprunt mais avec préhumidification des
matériaux en place.
-Introduction du ciment sur les 20 cm de couche supérieure
par un second malaxage, après épandage du
liant hydraulique selon un dosage variable en fonction de
la qualité des sols rencontrés.
-Réalisation d'un enduit superficiel de protection
de type mono couche servant de cure à la latérite
ciment et d'étanchéité aux matériaux
fins de fondation traitée.
-Pose d'une couche de base en grave bitume sur 10 cm d'épaisseur
et pleine largeur de plate-forme, aux performances mécaniques
largement supérieures à celles de la latérite
même améliorée au ciment de la couche
sous-jacente.
-afin, en couche de roulement, mise en œuvre d'un revêtement
en béton bitumeux sur 5 cm d'épaisseur et
7m de large. Ce revêtement répond mieux aux
agressivités du trafic qu'un enduit superficiel gravillonné,
augmente sensiblement le confort de l'usage, participe à
la structure et complète l'imperméabilisation.
Données très techniques certes, mais il fallait
passer par là pour avoir un bitume dont la durée
de vie escomptée sera de 15 ans si la charge à
l'essieu (13t) est respectée. C'est donc tout ce
processus de renforcement de cet axe que le ministre LINGANI
et sa suite voulaient suivre de près.
Financer par le Fonds européen de développement
(9e FED BK 01), les travaux de renforcement de la RN1 ont
été confiés à un groupement
d'entreprises : Groupement DTP terrassement / SOGEA-SATOM/CSE
pour un montant de 44 071 421 448 F CFA. Le cabinet BCEOM
assure le contrôle des travaux.
C'est donc tout naturellement par le laboratoire de la structure
de contrôle à Bobo-Dioulasso que la visite
a commencé. Le ministre LINGANI a pu voir tout le
processus de vérification et de contrôle des
matériaux et autres utilisés pour le renforcement
de l'axe. Le cortège s'est ensuite ébranlé
vers la sortie de la ville de Bobo-Dioulasso où au
niveau de l'Arche d'entrée, il est prévu la
construction de deux voies jusqu'au rond-point de la femme.
Ce qui n'est pas pour déplaire au Maire Salia SANOU
qui était aux côtés du ministre LINGANI
tout le long du trajet.
De Bobo-Dioulasso à Boromo, le ministre a marqué
plus d'une dizaine d'arrêts pour entre autres voir
l'enduit superficiel monocouche, la chaussée renforcée,
la carrière de Sogossagasso, le poste d'enrobage,
l'atelier couche de base, la carrière de Kombia,
la base technique de l'entreprise… A toutes ces étapes,
les explications, les suggestions… n'ont pas manqué.
Le souci du ministre étant le travail et le travail
bien fait. Les installations techniques, et autres machines
ont été passées en revue. Les responsables
du groupement d'entreprises dont Mor Tall N'DIAYE et Christian
DALZAN ont été plusieurs fois interpellés
sur différents sujets touchant le chantier.
A l'issue de la visite du tronçon qui a pris fin
à Boromo, le ministre LINGANI et les responsables
des entreprises ont donné une autre conférence
de presse pour faire le point et donner certaines explications
aux journalistes. Sur cet axe, on retiendra que les travaux
avancent normalement. C'est en principe en juillet 2007
qu'est prévu la fin des travaux.
Pour le ministre LINGANI, la dynamique de renforcement des
différentes voies du Burkina Faso couvrira 1600 km
d'ici 2010. Et pour chaque chantier toutes les mesures de
contrôles et de suivis sont prises pour un travail
de qualité. Cela va se poursuivre par la formation
des agents du ministère. Des agents ont été
déjà formés au laboratoire de Rouen
en France.
En définitive, on retiendra que ces sorties de terrain
sont des initiatives louables et permettent au gouvernement
de suivre l'évolution des grands projets de développement.
Sur le terrain, on constate et on donne les directives nécessaires
pour la bonne marche des opérations. Une attitude,
des comportements qui, il faut le dire, tranchent d’avec
ceux de ces responsables qui sont installés "tranquilles"
dans leurs bureaux baignant dans un micro-climat qui fait
oublier le chaud soleil du Faso, attendant que des rapports
souvent rédigés pour plaire au "Boss"
leur parviennent. En définitive, si à quelque
chose malheur est bon, on peut dire que la douloureuse expérience
avec l’entreprise RAZEL a ouvert les yeux et plus rien ne
sera plus pris à la légère au Faso,
surtout pas dans le domaine des grandes constructions !
Par Idrissa BIRBA
Renforcement
de la RN1
Le maire Salia SANOU se prononce
Après
la visite d'une bonne partie du tronçon Bobo-Dioulasso
– Boromo en compagnie du ministre LINGANI, le maire de Bobo-Dioulasso
a accepté se prononcer sur le renforcement du tronçon.
Pour lui le bitumage Dédougou-Bobo-Dioulasso et le
renforcement de la N°1 avec deux voies et des artères
à bitumer dans "sa" ville font que son
mandat commence sur des chapeaux de roue : "…Je suis
très satisfait de ce que j'ai vu aujourd'hui et qui
est totalement différent du bitume que nous avons
l'habitude de voir. C'est du bon travail et il faut féliciter
l'entrepreneur. Parce que non seulement le matériel
est performant mais le travail est de qualité. Je
suis satisfait. Je n'ai pas encore eu le temps de visiter
la route Bobo-Dioulasso – Dédougou mais avec les
échanges que j'ai eus avec le ministre, on peut dire
que les choses avancent aussi à ce niveau, la qualité
y est. Avec toutes ces réalisations, je peux dire
que mon mandat démarre sur des chapeaux de roue,
comme on le dit. Nous sommes déjà en activités
mais l'installation aura lieu demain (NDLR-24 juin) et je
pense que nous allons continuer le travail au bénéfice
des populations…".
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