L'opinion N°455
du 28 /06 au 04/07 2006

Grand reportage

Bitumage de la route Bobo-Dioulasso – Dédougou

 

Le ministre LINGANI s'inquiète du délai, mais l'entreprise rassure

Le gouvernement burkinabè reste plus que convaincu que la route du développement passe par le développement des routes. Cela ne pouvait d'ailleurs en être autrement pour un pays de l’hinterland africain, enclavé, et partageant six (6) frontières. Ainsi depuis quelques années, le pays est devenu un vaste chantier de construction et de bitumage de routes. Ce qui n’est pas sans difficultés quand on sait qu’on évolue dans un domaine de haute technologie. Il faut constamment s'assurer de la qualité des travaux sur toute la chaîne. En cela, l'affaire du bitumage de la route Bobo-Dioulasso-Boromo avec l'entreprise RAZEL a donné une belle leçon à tout le monde : Gouvernement, entrepreneurs, structures de contrôle et surveillance des travaux, partenaires techniques et financiers, etc. Pour être prosaïque, ne dit-on pas qu’on ne marche pas deux fois sur les bijoux de famille de l’aveugle ? En tout cas, les récurrentes sorties de terrain du ministère en recharge des infrastructures routières ne sont pas pour démentir le fait.


Par Idrissa BIRBA

Si l'erreur est humaine, persister dans l'erreur devient diabolique. Et le gouvernement ne veut plus d'erreur et d'amateurisme dans la construction et le bitumage des routes. C'est pourquoi, depuis quelques mois et à l'orée de la saison des pluies, le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Hyppolite LINGANI, n'a pas le sommeil tranquille. Et comme l'autre, il veut voir pour croire. Pour cela il ne cesse de multiplier des sorties sur des chantiers de construction, de réfection ou de bitumage des routes. Après les axes Ouagadougou – Koupéla et Kaya-Dori, Hyppolite LINGANI accompagné de ses collaborateurs directs était sur le chantier de construction et de bitumage de la route Bobo-Dioulasso-Débougou le 22 juin dernier et le 23 juin sur celui des travaux de renforcement de la route nationale N°1 Bobo-Dioulasso-Sakoinsé.
La route Bobo-Dioulasso / Débougou longue de 176 km couvre environ la moitié de la route nationale N°10 qui joint Bobo-Dioulasso à Ouahigouya selon la direction Sud-Ouest / Nord-Est après 336 km de parcours. Elle traverse 3 provinces (Houet-Tuy, Mouhoun), relie deux régions (Hauts-Bassins et Boucle du Mouhoun) et dessert directement 4 chefs-Lieux de département (Satiri, Bondoukuy, Ouarkoye et Bekuy). Sur le plan économique, outre les cultures vivrières telles le maïs, le sorgho, le riz… la zone d'influence du projet de construction et de bitumage de la route est une région traditionnelle de production de coton avec 50% de la production nationale. Dans cette zone sont installés des centres d'égrenage de coton repartie entre Débougou, Solenzo, Houndé et Bobo-Dioulasso.
La construction et le bitumage de cette voie permettra aussi le transit d'une bonne partie de bovins provenant du Nord et destinés aux principaux pays d'exportation que sont le Ghana et la Côte d'Ivoire. Cette voix permettra donc à cette région à forte potentiel agricole, de bénéficier d'une infrastructure plus propice à l'évacuation rapide de ses produits. Elle sera créatrice de richesses pour la collectivité et source d'élévation du niveau de vie des populations rurales concernées par l'accroissement des échanges.
On se le rappelle comme si c'était hier, le 5 novembre 2005, peu après 16 h, Blaise COMPAORE, alors candidat à la présidence du Faso, avait promis à Dédougou des Milliards de F CFA pour la construction et le bitumage des routes dans la Boucle du Mouhoun. "Cette région ne doit pas manquer au Burkina", avait-il laissé entendre. Selon le candidat COMPAORE, à l'époque, dans les cinq (5) années à venir, les routes Dédougou-Bobo-Dioulasso, Koudougou-Dédougou seront bitumées. Promesse électorale d'un candidat qui aujourd’hui assume la fonction, élu qu’il fut avec une grande majorité pour ne pas dire plébiscité, les propos doivent être traduits en réalité. On comprend aisément pourquoi le ministre LINGANI a donc enfilé le bleu de travail et parcourt les chantiers pour s’assurer que les choses se passent dans les règles de l’art.
Les travaux de construction et de bitumage de la route Bobo-Dioulasso-Débougou sont financés par :
-le Fonds koweïtien pour le développement économique Arabe (F KDEA) ;
-la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) ;
-la Banque islamique de développement (BID) ;
-le gouvernement du Burkina Faso.
L'entreprise chargée des travaux est la Compagnie sahélienne d'entreprise (CSE), présente dans plusieurs pays de la sous-région avec son siège à Dakar. Le contrôle des travaux et la surveillance sont assurés par le groupement CID-Maroc/CIRA-SARL. Le montant des travaux (HT-HD) est de 15 593 207 603F CFA.
La délégation du ministre LINGANI après un véritable parcours de combattant entre Koudougou-Dédougou (la voiture qui nous transportait a manqué de justesse de faire un tonneau grâce au bon Dieu et au sang-froid du chauffeur) a fait une halte pour prendre des énergies chez le gouverneur de la Région, avant de prendre la route Dédougou - Bobo-Dioulasso pour une visite qui va durer plusieurs heures.
En effet, comme Saint Thomas dans la Bible, le ministre Hyppolite LINGANI voulait tout voir pour croire. Conséquence, plusieurs arrêts où il touche du doigt (au sens propre) la réalité, demande des explications à l'entreprise et à ses techniciens, propose le "redressement" de telle ou telle partie, demande d'accélérer telle portion (saison des pluies oblige). Bref, il n'y a pas eu de partie du chantier où l'œil du ministre et les yeux de ses techniciens "ne soient passés et repassés" pour vérifier et s'assurer de la bonne exécution des travaux. Manifestement au niveau du ministère des Infrastructures et du Désenclavement, on n’oubliera pas de sitôt l'affaire de la route Bobo-Boromo. Ce qui est d'ailleurs une bonne chose, une belle leçon pour tous qui montre que la confiance ne doit pas exclure le contrôle.
Ce qu'il faut aussi retenir, c'est que sur l'axe Bobo-Dioulasso-Dédougou, tout est à reprendre, à construire. En sus de cela plusieurs ouvrages (ponts en béton, bretelles, retenues d'eau, travaux d'assainissement, signalisations…) sont à construire.
Une fois à Bobo-Dioulasso après le périple, le ministre LINGANI entouré des responsables de l'entreprise a donné une conférence de presse pour une appréciation des travaux. Pour lui, sur le plan technique, pas grand chose à reprocher à l'entreprise. Mais, le ministre LINGANI n'a pas manqué de s'inquiéter de l'avancement global des travaux estimé à 53% avec un délai d’exécution déjà consommé sur le marché de base qui est de 30 mois. L'entreprise a déjà consommé 88% du délai contractuel de base. Les inquiétudes du ministre ont été partagées par les journalistes à la conférence de presse. Dans tous les cas, des réponses des responsables de la CSE, on retiendra entre autres des problèmes d'acheminement du matériel et le fait que tout était à reprendre sur la voie. Parce que le projet de bitumage de la route Bobo-Diouasso – Dédougou prend en compte le bitumage de certaines voies à Bobo-Dioulasso, 3 mois supplémentaires ont été accordés à l'entreprise. Après donc mars 2007, le gouvernement prendra les mesures nécessaires dont entre autres les pénalités de retard.

M. SOW et la CSE rassurent
Les inquiétudes des uns et des autres ont été levées par M. Oumar SOW et ses collaborateurs. Pour eux, le constat de retard n'a rien à voir avec un problème de compétence. En effet, l'entreprise qui a vu le jour en 1970 emploie plus de 200 personnes et est présente dans 7 pays de la sous-région. Elle est certifiée ISO-9001 version 2000 qui est un label international de qualité. Elle jouit d'une bonne réputation à travers le continent. Selon M. SOW, ce n'est pas la première fois que l'entreprise est face à un tel défi à relever. Elle a d'ailleurs relevé des défis plus grands. C'est pourquoi, les responsables de la CSE ont invité les uns et les autres à garder le calme et la sérénité parce que le travail sera fait et bien fait au regard de la somme d'expériences et de compétences de l'entreprise. Bref, les responsables de la CSE se sont voulus rassurants tout en invitant la presse en décembre pour constater l'évolution des travaux. En tout cas tout laisse croire qu'ils "mettront le paquet" pour le terme de tous les travaux prévu pour fin mars 2007.

Exécution des travaux de la route Bobo-Dioulasso-Dedougou
Le DGA de l'entreprise en charge des travaux (CSE), M. Oumar SOW, donne quelques explications et des assurances

"…La compagnie sahélienne d'entreprise a vu le jour en 1936. L'entreprise a donc 36 ans d'existence. Aujourd'hui, elle est la première entreprise certifiée ISO-9001-version 2000 qui a un label international de qualité. Nous avons cette certification depuis le mois d'août 2005. Ce qui prouve que nous sommes une entreprise de norme internationale. L'effectif global de l'entreprise est d'environ 2000 personnes et nous travaillons dans 7 pays différents. Notre siège social est à Dakar… L'entreprise jouit d'une bonne réputation puisque nous n'avons jamais eu à faillir. Nous avons toujours tenu nos engagements. Je ne dis pas que nous n'avons jamais eu de retard et ça c'est le propre de notre métier. Les plus grosses entreprises mondiales ont des retards sur les chantiers et je ne vois pas pourquoi la CSE ne pourrait pas avoir de temps en temps des retards sur des chantiers. Comme le ministre l'a si bien dit, ce chantier-là (NDLR-Bobo-Dédougou) n'est pas comparable à Kaya-Dori. C'est un chantier où vous partez de zéro (0). Vous avez plus de 1 million 900m3 de terrassement. Ce qui demande tout de même plusieurs jours, plusieurs mois de travail. Sachant que nous faisons 4 000 à 4 500 m3/jour de terrassement, faites le calcul. Vous voyez que rien que pour le terrassement, vous consommez beaucoup de délais. Ça n'explique pas le retard que nous avons sur ce chantier-là et je profite de l'occasion où le client est présent, la presse est présente pour vous rassurer qu'il n'en est rien. Beaucoup d'entre vous sont inquiets. Je le suis mais pas autant que vous. Nous avons eu à redresser la barre dans des situations beaucoup plus difficiles. Aujourd'hui l'objectif avant l'hivernage, il ne reste que 100 km à faire, aujourd'hui nous avons 52 km de revêtement, à fin juillet, je pense qu'on arrivera à l'objectif qui reste que 100 km à faire. Ça veut dire qu'en six mois nous allons terminer les 100 km qui restent à faire. Je prend une cadence normale de 800 m/j pour la couche de base… La couche de base est ce qu'il y a de plus critique dans une route, c'est pas le revêtement. C'est la couche de base qui dicte réellement l'avancement d'un chantier… Nous pouvons donc faire 20 km/mois et nous pourrons boucler les 100 km en six (6) mois. Ce ne sera pas de tout repos et je suis venu m'enquérir moi-même des difficultés. Il y a un renfort matériel qui sera opéré en camions notamment… et aussi un peu d'appoint pour le matériel de mise en œuvre… Donc je demande simplement aux gens de garder leur sérénité et nous pouvons faire une évaluation à mis parcours au mois de décembre lorsque nous serons à 3 mois de boucler le chantier et je vous assure qu'on relèvera le défi".
Propos recueillis par Idrissa BIRBA

Bitumage de la route Dédougou-Boromo
Le gouverneur de la région, Pascal BENON comblé

Le gouverneur de la Boucle du Mouhoun, Pascal BENON était aux côtés du ministre LINGANI pour la visite du tronçon.
Avant de repartir à Dédougou après avoir parcouru la distance qui relève de sa région, le gouverneur n'a pas manqué de dire sa satisfaction de voir ce projet se concrétiser au bénéfice des populations de sa région : "… cette route a démarré en février 2004, moi-même j'ai fait deux fois le tronçon, j'ai rendu deux fois une visite sur le chantier et la présence du ministre aujourd'hui est vraiment une très bonne chose parce que cela permet de faire le point de la situation et de voir si nous sommes avancés dans le bitumage. Et cela donne espoir à l'administration qui pourra exploiter cette voie à bon escient… C'est vrai qu'on ne peut pas dire que c'est un rêve réalisé parce que la route n'est pas encore finie, nous sommes avancés, nous espérons que l'entreprise restera dans les délais qui sont prévus. Quant à votre question sur la route Dédougou-Koudougou et Dédougou-Tougan, les études sont en bonne voie, nous avons bon espoir que la route Dédougou-Koudougou sera lancée l'année prochaine et je pense que celle de Tougan va commencer d'ici la fin des travaux de cette voie (Dédougou-Bobo). Nous sommes dans l'espoir que la région sera totalement désenclavée au bénéfice des populations de la Boucle du Mouhoun…".

Route Bobo-Dioulasso – Boromo – Sakoinsé
Rien ne sera plus comme avant

Faut-il encore revenir sur cette route qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive ? Dans tous les cas, on peut retenir que l'itinéraire concerné par le projet couvre la quasi-totalité de la RN°1, Bobo-Dioulasso – Ouagadougou, hormis les 59 km entre Sakoinsé et Ouagadougou. Les fonds disponibles permettront la réalisation du tronçon compris entre Bobo-Dioulasso et Boromo. C'est donc cet axe en plein renforcement que le ministre LINGANI après une nuit à Bobo-Dioulasso, a visité le 23 juin dernier en compagnie de ses collaborateurs et du "tout nouveau" maire de Bobo-Dioulasso, M. Salia SANOU.

En rappel, la RN°1, axe essentiel à l'économie du Burkina Faso, assure, non seulement la liaison entre les deux (2) principales villes du pays mais constitue également un tronçon commun aux grandes voies de transit international qui traversent le territoire, dont notamment l'axe Bamako-Ouagadougou (55% du trafic lourd de cet axe dessert le Mali). La route nationale N°1 a fait l'objet d'un entretien périodique entre Sakoinsé et Bobo-Dioulasso entre 1998 et 2003 avant même que l'entreprise RAZEL n’y fasse son oeuvre.
Le renforcement de la voie contribuera au développement des échanges économiques donc à l'amélioration des conditions de vie des populations directement désservies et participera à la préservation d'un axe de transit, essentiel pour le Mali voisin dont il constitue actuellement le point de passage obligé pour atteindre les trois (3) corridors d'accès aux ports de l'Atlantique (Tema et Takoradi au Ghana, Lomé au Togo, Cotonou au Bénin).

Une vue du matériel du cabinet de contrôle BCEOM à Bobo-Dioulasso

Une route pas comme les autres
Tout ce qui précède à pour conséquence l'intensité du trafic sur cette voie avec des poids lourds excédant la normale requise (13t à l'essieu). La structure de chaussée actuelle ne permettra pas de supporter durablement le trafic qui a considérablement augmenté avec la crise au pays d'Houphouët BOIGNY, la Côte d'Ivoire. D'où son renforcement structurel dont les principales étapes sont :
-Recyclage général de la chaussée existante pour l'ameublement et la mise en forme altimétrique de la plate-forme routière, sans apport de graveleux naturels d'emprunt mais avec préhumidification des matériaux en place.
-Introduction du ciment sur les 20 cm de couche supérieure par un second malaxage, après épandage du liant hydraulique selon un dosage variable en fonction de la qualité des sols rencontrés.
-Réalisation d'un enduit superficiel de protection de type mono couche servant de cure à la latérite ciment et d'étanchéité aux matériaux fins de fondation traitée.
-Pose d'une couche de base en grave bitume sur 10 cm d'épaisseur et pleine largeur de plate-forme, aux performances mécaniques largement supérieures à celles de la latérite même améliorée au ciment de la couche sous-jacente.
-afin, en couche de roulement, mise en œuvre d'un revêtement en béton bitumeux sur 5 cm d'épaisseur et 7m de large. Ce revêtement répond mieux aux agressivités du trafic qu'un enduit superficiel gravillonné, augmente sensiblement le confort de l'usage, participe à la structure et complète l'imperméabilisation.
Données très techniques certes, mais il fallait passer par là pour avoir un bitume dont la durée de vie escomptée sera de 15 ans si la charge à l'essieu (13t) est respectée. C'est donc tout ce processus de renforcement de cet axe que le ministre LINGANI et sa suite voulaient suivre de près.
Financer par le Fonds européen de développement (9e FED BK 01), les travaux de renforcement de la RN1 ont été confiés à un groupement d'entreprises : Groupement DTP terrassement / SOGEA-SATOM/CSE pour un montant de 44 071 421 448 F CFA. Le cabinet BCEOM assure le contrôle des travaux.
C'est donc tout naturellement par le laboratoire de la structure de contrôle à Bobo-Dioulasso que la visite a commencé. Le ministre LINGANI a pu voir tout le processus de vérification et de contrôle des matériaux et autres utilisés pour le renforcement de l'axe. Le cortège s'est ensuite ébranlé vers la sortie de la ville de Bobo-Dioulasso où au niveau de l'Arche d'entrée, il est prévu la construction de deux voies jusqu'au rond-point de la femme. Ce qui n'est pas pour déplaire au Maire Salia SANOU qui était aux côtés du ministre LINGANI tout le long du trajet.
De Bobo-Dioulasso à Boromo, le ministre a marqué plus d'une dizaine d'arrêts pour entre autres voir l'enduit superficiel monocouche, la chaussée renforcée, la carrière de Sogossagasso, le poste d'enrobage, l'atelier couche de base, la carrière de Kombia, la base technique de l'entreprise… A toutes ces étapes, les explications, les suggestions… n'ont pas manqué. Le souci du ministre étant le travail et le travail bien fait. Les installations techniques, et autres machines ont été passées en revue. Les responsables du groupement d'entreprises dont Mor Tall N'DIAYE et Christian DALZAN ont été plusieurs fois interpellés sur différents sujets touchant le chantier.
A l'issue de la visite du tronçon qui a pris fin à Boromo, le ministre LINGANI et les responsables des entreprises ont donné une autre conférence de presse pour faire le point et donner certaines explications aux journalistes. Sur cet axe, on retiendra que les travaux avancent normalement. C'est en principe en juillet 2007 qu'est prévu la fin des travaux.
Pour le ministre LINGANI, la dynamique de renforcement des différentes voies du Burkina Faso couvrira 1600 km d'ici 2010. Et pour chaque chantier toutes les mesures de contrôles et de suivis sont prises pour un travail de qualité. Cela va se poursuivre par la formation des agents du ministère. Des agents ont été déjà formés au laboratoire de Rouen en France.
En définitive, on retiendra que ces sorties de terrain sont des initiatives louables et permettent au gouvernement de suivre l'évolution des grands projets de développement. Sur le terrain, on constate et on donne les directives nécessaires pour la bonne marche des opérations. Une attitude, des comportements qui, il faut le dire, tranchent d’avec ceux de ces responsables qui sont installés "tranquilles" dans leurs bureaux baignant dans un micro-climat qui fait oublier le chaud soleil du Faso, attendant que des rapports souvent rédigés pour plaire au "Boss" leur parviennent. En définitive, si à quelque chose malheur est bon, on peut dire que la douloureuse expérience avec l’entreprise RAZEL a ouvert les yeux et plus rien ne sera plus pris à la légère au Faso, surtout pas dans le domaine des grandes constructions !

Par Idrissa BIRBA

Renforcement de la RN1
Le maire Salia SANOU se prononce

Après la visite d'une bonne partie du tronçon Bobo-Dioulasso – Boromo en compagnie du ministre LINGANI, le maire de Bobo-Dioulasso a accepté se prononcer sur le renforcement du tronçon. Pour lui le bitumage Dédougou-Bobo-Dioulasso et le renforcement de la N°1 avec deux voies et des artères à bitumer dans "sa" ville font que son mandat commence sur des chapeaux de roue : "…Je suis très satisfait de ce que j'ai vu aujourd'hui et qui est totalement différent du bitume que nous avons l'habitude de voir. C'est du bon travail et il faut féliciter l'entrepreneur. Parce que non seulement le matériel est performant mais le travail est de qualité. Je suis satisfait. Je n'ai pas encore eu le temps de visiter la route Bobo-Dioulasso – Dédougou mais avec les échanges que j'ai eus avec le ministre, on peut dire que les choses avancent aussi à ce niveau, la qualité y est. Avec toutes ces réalisations, je peux dire que mon mandat démarre sur des chapeaux de roue, comme on le dit. Nous sommes déjà en activités mais l'installation aura lieu demain (NDLR-24 juin) et je pense que nous allons continuer le travail au bénéfice des populations…".

Retour au sommaire




 

Liberté d'opinion....liberté d'informer

©Copyrigth : Opinion 2005 - 2006