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La problématique
du partage des sièges
Le mandat des membres de la CENI
(Commission Electorale Nationale Indépendante) arrive
à terme le 27 septembre 2006. C’est dans cette optique
qu’une rencontre d’information sur les modalités de
la désignation des nouveaux commissionnaires, a été
initiée par le ministère de l’Administration
territoriale et de la Décentralisation à l’intention
des partis politiques et des responsables de la société
civile, le 9 août 2006.
Au cours de la rencontre la polémique s’est vite invitée
au débat autour de la problématique du partage
des sièges et la question de la place de l’ADF/RDA.
A l’ouverture des discussions, le ministre délégué
chargé des collectivités locales M. Soungalo
OUATTARA, a tenu à informer les participants du renouvellement
du mandat des membres de la CENI que fixe le code électoral
tel que stipulé en son article 5 afin de permettre
aux commissionnaires de prêter serment à la date
du 28 septembre 2006. Tout en rappelant le chronogramme des
rencontres à venir, le ministre a renvoyé chaque
composante qui de la majorité , qui de l’opposition
ou des associations de la société civile aux
choix électifs de leurs représentants avant
le 14 août 2006.
Comme on le verra, les choses autant pour les hommes politiques
que ceux de la société civile ne se sont pas
faites sans difficultés. Des problèmes d’identité
ou d’appartenance des uns et des autres que certains contestent
créeront des incompréhensions, ralentissant
le processus de choix des représentants.
Si après des tractations les acteurs de la société
civile ont pu s’entendre sur le choix de leur représentant,
on attend de voir ce qu’il en sera chez les politiques surtout
de l’opposition. C’est le 12 août dernier à la
salle de conférences du ministère des Affaires
étrangères qu’a eu lieu l’élection du
seul représentant de la société civile.
5 candidats étaient en lice, M. M. Moussa Michel TAPSOBA,
Ousmane NACRO, Amado OUEDRAOGO, Celestin SAMANDOULGOU et Mme
Somkinda TRAORE). La composition du collège électoral
n’étant pas du goût de certains candidats, ceux-ci
claquent la porte et alors, Moussa Michel TAPSOBA sera élu
avec 226 voix.
Du côté des partis de l’opposition, on n’est
encore pas sorti de l’auberge avec une centaine de formations
politiques qui doivent désigner 5 représentants.
La polémique s’est instaurée autour du statut
de l’ADF/RDA dont certains récusent l’appartenance
au pôle de l’opposition. Ainsi, un parti qui participe
au gouvernement et qui a renoncé à son statut
de chef de file de l’opposition doit-il se reclamer de l’opposition
? demande Karim SANGO, secrétaire aux affaires politiques
du PAREN. A cette question Me Fahiri SOMDA, secrétaire
général de l’ADF/RDA crie au mauvais procès
fait à son parti et soutient que la loi qui détermine,
qui est l’opposition, qui est la majorité n’est pas
encore abrogée. Le secrétaire général
de l’ADF/RDA fera remarquer qu’au Burkina Faso et dans le
reste du monde aucune loi n’interdit à un parti politique
de l’opposition de soutenir la candidature d’un président
sortant. M. Sidiki BELEM Président du groupe parlementaire
ADF/RDA soutient que son parti n’a jamais quitté l’opposition.
C’est dire que ce débat n’est pas pour faciliter les
choses dans le choix des représentants de l’opposition
à la CENI. On verra bien ce que les prochains jours
donneront.o
Par Issoufou MAIGA (stagiaire)
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