L'opinion N°462
du 16 au 22 Août 2006

Actualité

Lacina TRAORE, maire de Samoroghan

“Notre souhait c'est l'union sacrée autour de la chose commune”


Lacina TRAORE, élu du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), est officiellement installé dans ses fonctions de maire de la commune rurale de Samoroghan dans le Kénédougou, région des Hauts-Bassins, le 28 juillet 2006. Il est fonctionnaire du ministère des Finances, plus précisément de la Douane. Les défis qui se présentent à son conseil municipal sont nombreux. En effet, cette région à potentialité agricole immense souffre d'un manque d'infrastructures routières, socio-sanitaire, éducatif, etc.
Ainsi pour mieux faire connaissance au nouveau bungmestre nous l'avons rendu visite afin qu'il nous parle de ses projets et comment il compte s'y prendre pour améliorer le bien-être des Samogho.

En votre qualité de premier maire de la commune rurale que vous inspire la communalisation intégrale ?
Lacina TRAORE (L.T) :
A mon sens la communalisation intégrale est une bonne chose et si elle n'existait pas il fallait la créer parce qu'elle permet aux communes rurales nouvellement créées de s'auto-gérer. C'est un processus qui permet d'amorcer un développement concerté à la base.

Vous donnez un top départ, c'est-à-dire que vous rentrez dans l'histoire du processus de la décentralisation comme un acteur de premier ordre. Comment vous sentez-vous ?
L.T :
C'est un sentiment de joie qui nous anime par le fait de me sentir soutenu par la population de la commune qui a porté son choix sur ma modeste personne. Par ce choix, je me sens impliqué aux problèmes de développement qui est un souci commun.

Votre commune compte combien de conseillers ?
L.T :
Notre commune compte 33 conseillers dont 30 du CDP et 3 du PAI (Parti africain de l'Indépendance).

C'est un nouveau processus et une nouvelle expérience, quels sont les besoins prioritaires de vos populations ?
L.T :
Tout est prioritaire. Mais nous allons nous atteler au plus pressant par l'amélioration du taux de couverture en eau potable de la santé et l'offre éducative. La zone regorge beaucoup de potentialité, agricole, forestière et l'élevage n'est pas en reste, donc s'il n'y a pas de route, il va s'en dire que l'évacuation des produits poserait un énorme problème. C'est au vue de cela que nous engageons le secteur routier dans nos priorités et avec l'Etat et les partenaires les mesures seront dégagées pour son accomplissement.

Quels sont vos projets immédiats ?
L.T :
Comme primordial, c'est d'arriver à satisfaire les besoins de la population en eau potable. Ensuite il faudra appuyer fortement le secteur de l'éducation qui est laissé à lui-même. Pour cela il nous faut booster énergiquement pour donner au secteur éducatif son éclat d'antan.

Quels fonds disposez-vous pour entamer ce vaste sentier dont vous parlez. Avez-vous des partenaires ?
L.T:
Les partenaires nous les chercherons, mais pour l'instant et comme toutes les autres communes du Burkina nous comptons d'abord sur les ressources locales nécessaires, ensuite les contributions. Nous comptons surtout énormément sur l'Etat qui est notre premier partenaire.

Vous êtes douanier de profession comment allez-vous y prendre ?
L.T :
Je profite de l'occasion pour remercier mes supérieurs hiérarchiques qui n'ont ménagé aucun effort et qui m'ont plutôt encouragé dans ce sens. Pour ce faire, je pense qu'il n'y aura pas de problème, cela n'entamera en rien ma fonction de douanier.

Quelles sont vos difficultés ?
L.T :
Les difficultés ne manqueront pas. Notre souhait c'est l'union sacrée autour de la chose commune. Nous sollicitons auprès de nos ressortissants, nos frères résidents au Burkina Faso ou à l'extérieur, leur soutien afin de réussir la mission à nous confiée.

Pouvez-vous nous dire en quelques mots les principales préoccupations e votre conseil ?
L.T:
Oui, c'est l'incompréhension de certains frères. Mais cela ne tardera pas à rentrer dans l'ordre. C'est dû tout simplement à un déficit de communication. Et pour cela nous allons faire de la communication notre cheval de bataille afin d'unir les fils et filles de Samoroghan. J'allais ajouter qu'il existe aussi un certain déficit de civisme au niveau des localités rurales et pour y remédier nous allons mener des séances de sensibilisation afin d'éradiquer l'incivisme et renforcer le patriotisme au niveau de la commune.

Avez-vous un mot à lancer à ceux qui ont placé leur confiance en vous ?
L.T :
Je remercie le journal L'Opinion, les autorités de mon administration qui m'ont soutenu depuis le début jusqu'à mon installation à la tête de la commune. Je lance un appel pressant aux filles et fils de la commune rurale de Samoroghan de se donner la main, d'être unis afin qu'ensemble on puisse relever le défi du développement pour qu'à la fin du quinquennat on se rende compte qu'il y a eu beaucoup d'amélioration et de changement dans la vie quotidienne des Samogho..o
Propos recueillis par Issoufou MAIGA( stagiaire)

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