Après 34 jours de
combats et une résolution du Conseil de Sécurité
de l’ONU qui est tout sauf contraignant, Israël a mis
un terme à son agression contre le Liban. C’est dire
si l’aventure n’a pas été de tout repos et
que le communiqué triomphaliste qu’il a livré
masque mal un échec cuisant qui fait dire que plus
jamais rien ne sera comme avant au Moyen-Orient.
Assurément le Hezbollah (le parti de Dieu) sort auréolé
de cette confrontation à plus d’un titre. En effet,
la résistance au pied-à-pied de ses combattants,
ses roquettes qui ont atteint jusque le centre de l’Etat
hébreu et surtout leur nombre, les pertes militaires
qu’il a infligées à «Sahal» (117
militaires tués au combat sur un total de 158 Israéliens
victimes de la guerre), l’adhésion du peuple libanais
à sa cause du fait des massacres et de la violence
gratuite dont Israël a fait preuve… sont des signes
qui ne trompent pas.
Plus qu’une guerre c’est à un véritable massacre
que l’Etat hébreu s’est livré au Liban. Tenez
le bilan de ses bombardements aveugles par terre, mer, air
c’est la destruction de 29 ponts, aéroports, centrales
électriques et stations de pompage d’eau ; 900 usines
; 7 000 maisons d’habitation, 73 ponts, 630 km de routes…
Des infrastructures toutes civiles qui accréditent
la thèse du crime de guerre. Les 34 jours de bombardements
ce sont aussi et surtout 1 109 Libanais massacrés
essentiellement des civils dont au moins le tiers est constitué
d’enfants ; ce sont 15 000 familles qui ont tout perdu ;
ce sont 975 334 personnes déplacées donc presque
25% de la population… au total on chiffre les destructions
à 2,5 milliards de dollars.
Les 34 jours de bombardement c’est aussi un peuple qui est
resté soudé et débout et on comprend
aisément le «V» de la victoire que les
Libanais arboraient partout même sur les ruines de
leurs maisons. «V» dressé contre Israël
mais aussi contre la toute puissante Amérique qui
a été obligée de revoir son projet
de résolution face à la détermination
des Libanais de ne pas capituler.
A la vérité Israël a tremblé,
il a douté, il a eu peur et il a pris toute la mesure
de la douleur d’être impuissant devant l’ennemi. Belle
victoire par procuration pour le peuple palestinien qui
ploie sous la férule d’un Etat inhumain et bêtement
méchant.
Rien ne sera plus comme avant. L’humanité le mérite
!
Par Faèz