Un tradipration arrêté pour avortement
Au matin du 25 juillet dernier, la population du secteur
n°1 de Mogtédo a découvert dans la rue,
aux abords d'une fontaine un corps sans vie.
C'était celui d'une femme. La police fut alertée.
D'après les informations recueillies par le commissariat,
la femme serait originaire de Boudry et aurait été
hébergée trois jours durant par un certain
Inoussa Samuel BEMBAMBA allias Guin-mess-Naba (chef des
fous en langue moré). Ce dernier jadis mécanicien,
s'est transformé en tradipraticien se disant spécialiste
dans le traitement des gens atteints de folie. La femme
avait effectué le déplacement de Mogtédo
pour se faire soigner. Mais comme son état de santé
s'aggravait, elle voulut se rendre au cabinet de soins "La
paix", situé à quelques encablures de
là. Mais elle succomba en cours de route laissant
chez son logeur-guérisseur une fillette d'environ
deux ans. Le commissaire Jules Dabulgou poussa l'enquête.
On lui révéla que le mécanicien mué
en tradipraticien illégal (ne possédant aucun
document lui autorisant l'exercice de cette profession)
pratiquait des avortements clandestins et que la pauvre
femme aurait succombé suite à cet acte ignoble.
Ce qui a conduit à l'arrestation et au déferrement
de Guin-mess-naba à la MACO. Selon le commissaire
de Mogtedo, cette situation ressemble drôlement au
cas Bildaogo qui résidait à Zam et qui s'était
spécialisé dans ce suicide d'enfant avant
leur naissance. Ce dernier fut arrêté en juin
2003 à la suite du décès d'une de ses
clientes qu'il a tentée d'enterrer seul. Bildaogo
se suicidera par la suite dans les locaux du commissariat.
Ce que la police n'avait pas su en ce moment, c'est qu'il
avait déjà un remplaçant chargé
de perpétuer son abominable œuvre. Espérons
qu'avec l'arrestation de Guin-mess-naba ça sera la
fin de la chaîne du malheur des enfants.
Accident sur l'axe Ouaga-Koupéla : un mort
quatre blessés graves
Le 1er septembre dernier, aux environs de 16h une BMW en
provenance de Pouytenga qui avait à son bord 4 personnes
est entrée en collusion, à Rapadama avec un
camion citerne en provenance de Ouaga.
L'accident a eu lieu pendant qu'il pleuvait et juste au
terminus actuel du nouveau goudron réalisé
à la faveur de la réfection de l'axe Ouaga-Koupéla.
Selon les témoins de la scène, la BMW roulait
à grande vitesse. A quelques mètres du nouveau
goudron, elle dépassa un premier camion ; puis buta
sur la monticule formée par le nouveau goudron. Ses
roues avant s'élevèrent du sol pour y retomber
quelques mètres plus loin. Le conducteur perdit alors
le contrôle de son véhicule qui poursuivait
son chemin en vitesse avec une trajectoire en zigzag sur
la voie. C'est en ce moment qu'arriva le camion citerne
et la BMW terminant sa course sous son nez.
Bilan un mort et trois blessés tous des occupants
de la BMW. Les blessés furent évacués
au centre médical de Zorgho. Selon les autochtones,
le lieu est réputé être un endroit d'accidents
mortels au vue des accidents qui s'y sont produits par le
passé. Ils citent l'exemple d'un fou qui a été
écrasé en ce lieu et d'un véhicule
de transport qui y est tombé faisant plus de 7 morts.
Changement à la tête de la BNSP
La première compagnie de la brigade nationale des
sapeurs-pompiers a connu un aménagement. Le capitaine
Ibrahim COMPAORE a été installé officiellement
le vendredi 1er septembre à la tête de cette
brigade. Composé de trois centres de secours, dont
Baskouy, Bogodogo, Sig-Noghin, la brigade de Ouagadougou
était sous les commandes du capitaine Abel ZONGO.
Ce dernier parti en République démocratique
du Congo pour une mission de maintien de paix. Le capitaine
Ibrahim COMPAORE avait alors assuré jusque-là
l'intérim. L'honneur est revenu au commandant de
la BNSP le lieutenant-colonel Silars KITA d'installer le
capitaine dans ses nouvelles fonctions. A l'occasion, il
a exhorté les soldats des trois centres de Ouagadougou
d'obéir en tout ce qu'il leur commandera pour le
bien du service. Pour sa part le nouveau commandant a dit
vouloir poursuivre l'œuvre de son prédécesseur
tout en développant des nouvelles initiatives pour
la gestion des services humains.
Rael soutient les indépendantistes de Bakassi
Rael, fondateur et chef spirituel du Mouvement raélien
international et ses membres d'origine africaine soutiennent
le peuple Bakassi pour une lutte non-violente.
Ainsi, Rael et le mouvement sont scandalisés par
les accords dit de "Greentree". En effet les accords
de "Greentree" signés le 12 juin 2006 à
New York prévoient que le Nigeria restitue la province
de Bakassi au Cameroun. Ces accords ont été
signés dans le cadre de la décision rendue
par la Cour internationale de justice, le 12 octobre 2002.
Pour Rael, ces accords sont en contradiction avec le droit
à l'autodétermination des peuples. Cette autodétermination
est inscrite aux articles 01 à 55 de la charte des
Nations unies. Ainsi donc, Rael soutient moralement les
sept chefs traditionnels dans leur combat pour l'autodétermination.
En plus, Rael salue l'action introduite par les sept chefs
devant la Haute cour fédérale d'Abuja. En
effet, les chefs traditionnels de Bakassi ont attaqué
les accords de Greentree pour anticonstitutionnalité.
Enfin Rael interpelle les Nations unies sur la nécessité
de libérer les Etats africains du joug colonial,
toute chose qui favoriserait l'essor du continent africain.
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