Des subventions accordées aux producteurs
de coton :
Blaise COMPAORE renforce sa position
Le
25 octobre 2006, le président du Faso, Blaise COMPAORE
s’est adressé par vidéo conférence
aux participants d’une rencontre internationale sur le coton.
Cette rencontre est l’initiative de l’ONG suisse IDEAS qui
avait soutenu fortement les efforts du président
du Faso, Blaise COMPAORE, dans son combat pour le respect
des règles de commerce international. La conférence
qui se tenait à Washington a été fortement
honorée par l’intervention du président Blaise
COMPAORE. Ce dernier n’a pas manqué d’interpeller
le gouvernement américain sur la nécessité
de supprimer toutes les aides accordées à
ses cotonculteurs. Pour lui, l’échec des négociations
de Hong-Kong affecte fortement les Etats africains qui fondaient
sur celles-ci tout leur espoir. Il est revenu sur l’initiative
sectorielle qui lui avait permis de défendre au nom
de ses pairs la question du coton devant les instances internationales.
Les raisons de cet engagement personnel résident
dans la ferme volonté du président à
œuvrer pour le strict respect des règles de l’OMC.
Toute chose qui contribuera à faire reculer la pauvreté
dans les Etats africains.
A titre d’exemple, Blaise COMPAORE note le recul de quatre
points de l’incidence de la pauvreté entre 2003 et
2005. Ces résultats sont dus aux performances réalisées
par le secteur agricole et à la dynamique de la filière
coton en particulier. Enfin, le président a salué
l’initiative dans la mesure où elle constitue une
autre alternative dans la lutte pour la suppression des
subventions.
Les syndicats font le bilan des négociations
Les
centrales syndicales, et syndicats autonomes se sont retrouvés
afin de faire un bilan général de la lutte
syndicale de l’année 2006.
Il ressort qu’au cours de cette année, quatre actions
d’envergure ont été menées. Il s’agit
de la grève-marche-meeting des 23 et 24 mai ; de
la marche-meeting du 10 juin ; de la marche-meeting nationale
du 1er juillet ; de la marche - meeting et de la grève
du 27 septembre 2006.
Les différentes actions sont toutes dirigées
contre la « vie chère ». En ce qui concerne
les négociations des 28 et 29 septembre 2006, les
responsables syndicaux font un bilan plus ou moins satisfaisant.
Sur les prix des hydrocarbures, il ressort un bilan partiellement
satisfaisant. En effet, les négociations ont abouti
à une diminution de 12,5 % pour le super, 9 % pour
le pétrole lampant et 15 % pour le mélange.
Sur la question des avancements, le gouvernement entend
apurer l’incidence financière d’ici 2007. Aussi au
titre de la même année le gouvernement veut
prendre des mesures pour éviter les arriérés.
Sur les dossiers sociaux, le gouvernement a annoncé
la mise en place du comité technique paritaire (gouvernement/syndicats)
pour examiner au cas par cas les différents dossiers.
Sur la question des augmentations générales
des salaires, le gouvernement a exprimé son impossibilité
d’envisager cette éventualité pour le moment,
vu l’état des finances. Il ressort aussi que les
augmentations décidées par le gouvernement
ne s’appliquent pas d’office au secteur privé mais
enfin il a été procédé à
ce sujet au relèvement du SMIG. Tous les points soulevés
par les représentants syndicaux ont fait l’objet
de traitement mais il est à noter que tous n’ont
pas été satisfaits. Ce qui a amené
donc les syndicats à réinscrire certains de
ces points dans une nouvelle plate-forme qui sera soumise
à discussion.
Le CSC dénonce la publicité de Kaïzer
Le
collège des conseillers du Conseil supérieur
de la communication s’est réuni, le jeudi 12 octobre
2006 pour sa 31e session ordinaire ; trois points étaient
inscrits à son ordre du jour. A savoir le projet
d’appel à candidature pour l’attribution de fréquences
radioélectriques, la publicité de la marque
de moto Kaïzer et une demande de renouvellement d’exploitation
d’une fréquence temporaire. Sur le premier point,
le Conseil a décidé de mettre à la
disposition des intéressés des informations
pratiques sur la typologie pour les futurs promoteurs. Sur
le second point, le Conseil a décidé que la
publicité de la marque de moto Kaïzer était
contraire à l’article 53 du code de la publicité
qui interdit d’utiliser les enfants comme acteurs principaux
pour des produits qui n’ont pas de rapport direct avec eux.
La publicité en question utilise une petite fille
qui demande à sa sœur avec qui elle sortait et se
met alors à énumérer des noms. La petite
joue, en effet, le rôle principal pour un produit
qui ne lui est pas destiné. En outre le Conseil a
déploré certaines publicités qui diffusent
des messages contraires aux bonnes mœurs et à nos
valeurs culturelles. Une concertation sera donc engagée
avec les agences de publicité pour plus de professionnalisme.
Le troisième point a donné lieu à une
décision d’audition d’abord du promoteur avant de
donner une suite à la demande. Avant de lever la
séance les conseillers ont visionné deux logiciels
de gestion du fichier audiovisuel et de la presse écrite.
Le Conseil a salué l’initiative.
Plus de trois milliards pour Rood Woko
Une mission de l’Agence française de développement
(AFD) conduite par Madame Adeline ALEYAT-DUPUIS a séjourné
à Ouagadougou du 9 au 13 octobre 2006. Cette mission
avait pour tâche de passer en revue les différents
aspects du processus afin d’éclairer l’horizon en
arrêtant une option définitive qui permettra
le bouclage du dossier. La mission a eu des entretiens avec
tous les acteurs intervenant dans le cadre de la réhabilitation
du marché central Rood Woko. La rencontre avec les
responsables de bureau d’études qui a mené
les travaux fait ressortir qu’il faut d’abord procéder
à la démolition des parties sinistrées.
Ensuite interviendra la réhabilitation générale
de l’infrastructure. Aussi le plan prévoit-il la
réhabilitation de certains marchés de quartier
pour favoriser le désengorgement du futur marché
central.
Le coût global de la réhabilitation est estimé
à plus de trois milliards de francs. Cette somme
sera financée par l’AFD à hauteur de 40 %
sous forme de prêt à la commune de Ouagadougou
et 60 % sous forme de subvention. La mission à la
fin de son séjour s’est dite très heureuse
de la franchise des débats et s’est engagée
à transmettre le dossier au conseil de surveillance
de l’institution.
Six bougies pour Ouaga Hip Hop
Du
16 au 29 octobre 2006 se tient dans la capitale du Faso
le festival international des cultures urbaines dénommé
«OUAGA HIP HOP ». Lancé en 2000 par la
structure Umané culture, le festival va gagner en
maturité et en notoriété au fil des
années. En effet en 2000 lors de la première
édition l’initiative était consacrée
essentiellement aux métiers de la musique, mais déjà
son succès avait motivé ses initiateurs à
explorer d’autres contours du Hip-Hop. L’année 2002
a véritablement révolutionné l’événement
avec l’instauration de nouvelles disciplines comme la danse,
le graffle scratch, le Slam, le cinéma qui sont en
fait toutes des disciplines Hip Hop. Dès lors, la
manifestation se positionnait comme le rendez-vous par excellence
de la culture Hip Hop et elle regroupait de plus en plus
de groupes.
Pour la 6e édition, les choses devraient se faire
en grand parce que pour un festival six ans c’est la maturité.
Ainsi le Centre culturel français est en ébullition
depuis le 16 octobre. Au menu des groupes venus de l’Afrique
et de l’Europe vont s’exprimer autour d’un idéal
commun : le Hip Hop.
Concerts, graffiti, found System, danse freestyle, clash
party, Slam, cinéma .. sont autant de moyens d’expression
pour cette 6e édition. Toute la jeunesse est invitée
à communier ensemble durant ce festival peace.
Le Premier ministre du Niger au Burkina Faso
Le Premier ministre du Niger Hama AMADOU a effectué
une brève visite à Ouagadougou le 19 octobre
2006. Il a été accueilli à sa descente
d’avion par son homologue du Burkina Ernest YONLI. Les deux
hommes ont échangé au salon d’honneur de l’aéroport.
Sur l’objet de sa visite dans notre pays, Hama AMADOU dira
être venu porter un message du président du
Niger Mamadou TANDJA au président du Faso Blaise
COMPAORE. Il a ajouté qu’entre les deux présidents,
il existe des consultations périodiques. Après
les solennités d’usage le chef du gouvernement nigérien
a été reçu par le président
du Faso. A sa sortie d’audience, Hama AMADOU dit avoir évoqué
avec le président des questions diverses concernant
la sous-région et particulièrement le problème
ivoirien. Le Premier ministre s’est réjoui de l’attitude
des chefs d’Etat de la CEDEAO. Du reste, cette position
a été entérinée par l’Union
africaine. Hama AMADOU a suggéré que les autorités
ivoiriennes fassent preuve d’entente pour ramener la paix
en Côte d’Ivoire. Les échanges avec le président
ont également porté sur les problèmes
économiques dans le cadre de l’UEMOA, la BCEAO préoccupant
au même degré le Burkina et le Niger.
CGD : L’alternance au Bénin en question
Le
Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), on
le sait, a aussi pour mission de faciliter le dialogue démocratique
entre les acteurs de la gouvernance. Dans cette dynamique,
il organise des conférences publiques et des dialogues
démocratiques sur des sujets qui intéressent
et les acteurs politiques et les acteurs de la société
civile.
Ainsi le 26 octobre dernier, à l’hôtel Splendide,
l’institution du professeur Augustin LOADA a organisé
une conférence publique sur le thème : «
l’alternance démocratique au Bénin : Comment
et pourquoi » ? Thème développé
par M. Mathias HOUNKPE, politiste, expert près le
parlement de la République du Bénin.
A cette conférence, on retiendra que le Bénin
a connu plus de 12 ans d’instabilité politique marqués
par la prise en otage du pays. L’arrivée du président
KEREKOU n’a d’ailleurs pas changé la donne dans la
mesure où le pouvoir avait confisqué les libertés
et le marasme économique était à son
comble.
La conférence nationale est venue comme une bouffée
d’oxygène qui a permis de comprendre et de mesurer
l’aspiration des Béninois à la liberté
et à la démocratie.
L’alternance au Bénin, selon le conférencier,
est soutenue par des éléments légaux
(1 mandat renouvelable, 1 fois, l’article 44 fixant l’âge
limite pour être candidat, le pluralisme intégrale),
des éléments historiques et exogènes.
Le 27 octobre, le dialogue démocratique avait pour
thème : « la réforme du système
électoral à la lumière de l’expérience
du Bénin ».
L’occasion a été donnée d’en connaître
plus sur le système électoral béninois
et en faire une approche comparative avec celui du Burkina
Faso.
par S. Daouda (stagiaire)
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