L'opinion N°473
du 1er au 07 Novembre 2006

Actualité

Semaine au pays


Des subventions accordées aux producteurs de coton :
Blaise COMPAORE renforce sa position

Le 25 octobre 2006, le président du Faso, Blaise COMPAORE s’est adressé par vidéo conférence aux participants d’une rencontre internationale sur le coton.
Cette rencontre est l’initiative de l’ONG suisse IDEAS qui avait soutenu fortement les efforts du président du Faso, Blaise COMPAORE, dans son combat pour le respect des règles de commerce international. La conférence qui se tenait à Washington a été fortement honorée par l’intervention du président Blaise COMPAORE. Ce dernier n’a pas manqué d’interpeller le gouvernement américain sur la nécessité de supprimer toutes les aides accordées à ses cotonculteurs. Pour lui, l’échec des négociations de Hong-Kong affecte fortement les Etats africains qui fondaient sur celles-ci tout leur espoir. Il est revenu sur l’initiative sectorielle qui lui avait permis de défendre au nom de ses pairs la question du coton devant les instances internationales. Les raisons de cet engagement personnel résident dans la ferme volonté du président à œuvrer pour le strict respect des règles de l’OMC. Toute chose qui contribuera à faire reculer la pauvreté dans les Etats africains.
A titre d’exemple, Blaise COMPAORE note le recul de quatre points de l’incidence de la pauvreté entre 2003 et 2005. Ces résultats sont dus aux performances réalisées par le secteur agricole et à la dynamique de la filière coton en particulier. Enfin, le président a salué l’initiative dans la mesure où elle constitue une autre alternative dans la lutte pour la suppression des subventions.

Les syndicats font le bilan des négociations
Les centrales syndicales, et syndicats autonomes se sont retrouvés afin de faire un bilan général de la lutte syndicale de l’année 2006.
Il ressort qu’au cours de cette année, quatre actions d’envergure ont été menées. Il s’agit de la grève-marche-meeting des 23 et 24 mai ; de la marche-meeting du 10 juin ; de la marche-meeting nationale du 1er juillet ; de la marche - meeting et de la grève du 27 septembre 2006.
Les différentes actions sont toutes dirigées contre la « vie chère ». En ce qui concerne les négociations des 28 et 29 septembre 2006, les responsables syndicaux font un bilan plus ou moins satisfaisant.
Sur les prix des hydrocarbures, il ressort un bilan partiellement satisfaisant. En effet, les négociations ont abouti à une diminution de 12,5 % pour le super, 9 % pour le pétrole lampant et 15 % pour le mélange. Sur la question des avancements, le gouvernement entend apurer l’incidence financière d’ici 2007. Aussi au titre de la même année le gouvernement veut prendre des mesures pour éviter les arriérés. Sur les dossiers sociaux, le gouvernement a annoncé la mise en place du comité technique paritaire (gouvernement/syndicats) pour examiner au cas par cas les différents dossiers. Sur la question des augmentations générales des salaires, le gouvernement a exprimé son impossibilité d’envisager cette éventualité pour le moment, vu l’état des finances. Il ressort aussi que les augmentations décidées par le gouvernement ne s’appliquent pas d’office au secteur privé mais enfin il a été procédé à ce sujet au relèvement du SMIG. Tous les points soulevés par les représentants syndicaux ont fait l’objet de traitement mais il est à noter que tous n’ont pas été satisfaits. Ce qui a amené donc les syndicats à réinscrire certains de ces points dans une nouvelle plate-forme qui sera soumise à discussion.

Le CSC dénonce la publicité de Kaïzer
Le collège des conseillers du Conseil supérieur de la communication s’est réuni, le jeudi 12 octobre 2006 pour sa 31e session ordinaire ; trois points étaient inscrits à son ordre du jour. A savoir le projet d’appel à candidature pour l’attribution de fréquences radioélectriques, la publicité de la marque de moto Kaïzer et une demande de renouvellement d’exploitation d’une fréquence temporaire. Sur le premier point, le Conseil a décidé de mettre à la disposition des intéressés des informations pratiques sur la typologie pour les futurs promoteurs. Sur le second point, le Conseil a décidé que la publicité de la marque de moto Kaïzer était contraire à l’article 53 du code de la publicité qui interdit d’utiliser les enfants comme acteurs principaux pour des produits qui n’ont pas de rapport direct avec eux. La publicité en question utilise une petite fille qui demande à sa sœur avec qui elle sortait et se met alors à énumérer des noms. La petite joue, en effet, le rôle principal pour un produit qui ne lui est pas destiné. En outre le Conseil a déploré certaines publicités qui diffusent des messages contraires aux bonnes mœurs et à nos valeurs culturelles. Une concertation sera donc engagée avec les agences de publicité pour plus de professionnalisme.
Le troisième point a donné lieu à une décision d’audition d’abord du promoteur avant de donner une suite à la demande. Avant de lever la séance les conseillers ont visionné deux logiciels de gestion du fichier audiovisuel et de la presse écrite. Le Conseil a salué l’initiative.

Plus de trois milliards pour Rood Woko
Une mission de l’Agence française de développement (AFD) conduite par Madame Adeline ALEYAT-DUPUIS a séjourné à Ouagadougou du 9 au 13 octobre 2006. Cette mission avait pour tâche de passer en revue les différents aspects du processus afin d’éclairer l’horizon en arrêtant une option définitive qui permettra le bouclage du dossier. La mission a eu des entretiens avec tous les acteurs intervenant dans le cadre de la réhabilitation du marché central Rood Woko. La rencontre avec les responsables de bureau d’études qui a mené les travaux fait ressortir qu’il faut d’abord procéder à la démolition des parties sinistrées. Ensuite interviendra la réhabilitation générale de l’infrastructure. Aussi le plan prévoit-il la réhabilitation de certains marchés de quartier pour favoriser le désengorgement du futur marché central.
Le coût global de la réhabilitation est estimé à plus de trois milliards de francs. Cette somme sera financée par l’AFD à hauteur de 40 % sous forme de prêt à la commune de Ouagadougou et 60 % sous forme de subvention. La mission à la fin de son séjour s’est dite très heureuse de la franchise des débats et s’est engagée à transmettre le dossier au conseil de surveillance de l’institution.

Six bougies pour Ouaga Hip Hop
Du 16 au 29 octobre 2006 se tient dans la capitale du Faso le festival international des cultures urbaines dénommé «OUAGA HIP HOP ». Lancé en 2000 par la structure Umané culture, le festival va gagner en maturité et en notoriété au fil des années. En effet en 2000 lors de la première édition l’initiative était consacrée essentiellement aux métiers de la musique, mais déjà son succès avait motivé ses initiateurs à explorer d’autres contours du Hip-Hop. L’année 2002 a véritablement révolutionné l’événement avec l’instauration de nouvelles disciplines comme la danse, le graffle scratch, le Slam, le cinéma qui sont en fait toutes des disciplines Hip Hop. Dès lors, la manifestation se positionnait comme le rendez-vous par excellence de la culture Hip Hop et elle regroupait de plus en plus de groupes.
Pour la 6e édition, les choses devraient se faire en grand parce que pour un festival six ans c’est la maturité.
Ainsi le Centre culturel français est en ébullition depuis le 16 octobre. Au menu des groupes venus de l’Afrique et de l’Europe vont s’exprimer autour d’un idéal commun : le Hip Hop.
Concerts, graffiti, found System, danse freestyle, clash party, Slam, cinéma .. sont autant de moyens d’expression pour cette 6e édition. Toute la jeunesse est invitée à communier ensemble durant ce festival peace.

Le Premier ministre du Niger au Burkina Faso
Le Premier ministre du Niger Hama AMADOU a effectué une brève visite à Ouagadougou le 19 octobre 2006. Il a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue du Burkina Ernest YONLI. Les deux hommes ont échangé au salon d’honneur de l’aéroport. Sur l’objet de sa visite dans notre pays, Hama AMADOU dira être venu porter un message du président du Niger Mamadou TANDJA au président du Faso Blaise COMPAORE. Il a ajouté qu’entre les deux présidents, il existe des consultations périodiques. Après les solennités d’usage le chef du gouvernement nigérien a été reçu par le président du Faso. A sa sortie d’audience, Hama AMADOU dit avoir évoqué avec le président des questions diverses concernant la sous-région et particulièrement le problème ivoirien. Le Premier ministre s’est réjoui de l’attitude des chefs d’Etat de la CEDEAO. Du reste, cette position a été entérinée par l’Union africaine. Hama AMADOU a suggéré que les autorités ivoiriennes fassent preuve d’entente pour ramener la paix en Côte d’Ivoire. Les échanges avec le président ont également porté sur les problèmes économiques dans le cadre de l’UEMOA, la BCEAO préoccupant au même degré le Burkina et le Niger.

CGD : L’alternance au Bénin en question
Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), on le sait, a aussi pour mission de faciliter le dialogue démocratique entre les acteurs de la gouvernance. Dans cette dynamique, il organise des conférences publiques et des dialogues démocratiques sur des sujets qui intéressent et les acteurs politiques et les acteurs de la société civile.
Ainsi le 26 octobre dernier, à l’hôtel Splendide, l’institution du professeur Augustin LOADA a organisé une conférence publique sur le thème : « l’alternance démocratique au Bénin : Comment et pourquoi » ? Thème développé par M. Mathias HOUNKPE, politiste, expert près le parlement de la République du Bénin.
A cette conférence, on retiendra que le Bénin a connu plus de 12 ans d’instabilité politique marqués par la prise en otage du pays. L’arrivée du président KEREKOU n’a d’ailleurs pas changé la donne dans la mesure où le pouvoir avait confisqué les libertés et le marasme économique était à son comble.
La conférence nationale est venue comme une bouffée d’oxygène qui a permis de comprendre et de mesurer l’aspiration des Béninois à la liberté et à la démocratie.
L’alternance au Bénin, selon le conférencier, est soutenue par des éléments légaux (1 mandat renouvelable, 1 fois, l’article 44 fixant l’âge limite pour être candidat, le pluralisme intégrale), des éléments historiques et exogènes. Le 27 octobre, le dialogue démocratique avait pour thème : « la réforme du système électoral à la lumière de l’expérience du Bénin ».
L’occasion a été donnée d’en connaître plus sur le système électoral béninois et en faire une approche comparative avec celui du Burkina Faso.
par S. Daouda (stagiaire)

Semaine au pays

Lutte contre le VIH/Sida
«Talents de jeunes » et le fonds VIH Sida II en marche

Les concasseuses de Pissy sensibiliséest

46e anniversaire de l’Armée nationale
Faire de ²l’armée un exemple pour la jeunesse

SECURITE
La formation des ressources humaines

Ganzourgou : A Mogtédo, le préfet visite les
services et les communautés religieuses

Retour au sommaire




 

Liberté d'opinion....liberté d'informer

©Copyrigth : Opinion 2005 - 2006