Faire
de ²l’armée un exemple pour la jeunesse
Demain, l’armée burkinabè célèbre
ses 46 ans. Quarante six ans au service du peuple et du
développement du pays, quarante six ans et une histoire.
Pour ce 46e anniversaire, la grande muette « a osé
» poser la problématique de la jeunesse, et
pense y apporter une contribution, pour sa résolution
heureuse.
Yéro
BOLY de la défense
L’armée, l’ensemble des forces militaires, a pour
objet d’assurer la protection des intérêts
de l’Etat. Estimée à environ 10 000 hommes,
l’armée burkinabè est réputée
pour son courage, sa discipline, sa ténacité
mais aussi et surtout sa participation au processus de développement
du pays. Les trois corps d’armée que sont l’Armée
de terre, l’Armée de l’air et la Gendarmerie nationale,
les corps paramilitaires à travers des services spécialisés
divers, apportent leur pierre à l’édification
de la nation burkinabè, de l’état de droit,
de la démocratie.
Histoire de la grande muette et de sa fête
L’armée burkinabé, on peut le dire, retrouve
sa vocation première et ses attributions constitutionnelles
que beaucoup méconnaissaient d’autant qu’ elle s’est
très tôt immiscée dans la vie politique
du pays. En effet, à la faveur du vent démocratique
qui souffle sur notre pays depuis 1991, la grande muette
comme on l’appelle se fait de mieux en mieux connaître
du peuple dont elle fait partie et pour lequel elle a été
créée le 03 août 1960 par la loi N°
74-60/AN . Ses missions, assurer la défense de l’intégrité
territoriale nationale, soutenir l’administration publique
de l’Etat, participer aux opérations de maintien
de la paix.
Née des cendres de l’armée coloniale française,
l’armée burkinabé a eu pour premier embryon,
le 1er Bataillon de Haute-Volta qui était composé
de 5 compagnies d’infanterie, soit 2 à Bobo et 3
à Ouagadougou. Le transfert de commandement entre
les autorités militaires françaises et voltaïques
s’est effectué le 1er novembre 1961. Depuis lors,
la fête anniversaire des FAN (Forces armées
nationales) est célébrée le 1er novembre
de chaque année. En 1968 sera crée le 2e Bataillon
de Haute-Volta à Bobo et à partir de 1974,
plusieurs garnisons voient le jour. La grande restructuration
de l’armée intervient en 1985 avec la création
de 6 régions militaires, 6 groupements de gendarmerie,
et deux régions aériennes. En 1994 intervient
la réduction du nombre des régions militaires
à 3 avec également la création de trois
régions de gendarmerie ayant les mêmes limites
et les mêmes chefs-lieux de poste de commandement
à savoir, Kaya, Bobo, et Ouagadougou. Le président
du Faso constitutionnellement est le chef suprême
des armées. Le ministre chargé de la défense
sous l’autorité du Premier ministre exécute
la politique de défense militaire. C’est lui qui
est chargé de l’organisation des FAN, du recrutement,
de la formation et de la gestion du personnel, ainsi que
de la réalisation des infrastructures et des équipements.
Le ministre de la Défense est assisté par
le chef d’Etat-major général des armées
qui assure la coordination des actions des grands commandements
que sont l’Armée de terre, l’Armée de l’air,
la Gendarmerie nationale, le Régiment central des
armées, les Sapeurs pompiers.
Du thème de l’anniversaire
A la faveur de leur 46e anniversaire, les Forces armées
nationales ont fait de la problématique de la jeunesse
leur préoccupation. « Forces armées
et jeunesse » tel est le thème retenu. L’objectif,
c’est, à travers un colloque, porter la réflexion
avec le ministère en charge de la jeunesse et les
différents acteurs du domaine sur la contribution
de l’Armée pour l’épanouissement de cette
frange de la population. Une démarche originale qui
vise à donner à la jeunesse bukinabè
un repère d’enseignement voire d’inspiration : Les
FAN. Toute chose qui pourra inculquer à cette jeunesse
les valeurs de civisme, de patriotisme et de respect qui
sont les principes fondateurs de la discipline, de l’honneur
et de la dignité, valeurs cardinales de l’armée
burkinbè, sa devise. A dire vrai, l’institution militaire
qui exerce dans la forme la plus active toutes les fonctions
du corps social, peut offrir en outre l’opportunité
aux jeunes d’apprendre des métiers pour mieux s’insérer
dans le circuit national de production. Il faut dire que
la nouvelle dynamique prise par l’armée burkinabé
et impulsée par les premières autorités
de ce pays ne peut qu’être salutaire pour le peuple.
D’ailleurs, très bientôt, la plus grande moitié
du ciel, les femmes, trouvera sa place dans cette armée
qui se veut véritablement nationale, démocratique
et républicaine. Le ministre de la Défense,
M. Yéro BOLY, a déjà annoncé
récemment les couleurs, des femmes seront recrutées
pour faire partie de l’effectif des Forces armées,
ce qui induit que seront revues et corrigées ou adaptées
certaines dispositions réglementaires régissant
l’organisation de ce corps social pas comme les autres.
Bonne fête à tous les officiers, sous-officiers
et hommes du rang de l’armée nationale !o
Par Frédéric ILBOUDO