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A Mogtédo,
le préfet visite les
services et les communautés religieuses
Les 9, 10 et 11 octobre 2006, le
nouveau préfet de Mogtédo, M. Fidèle
DIABOUGA, a effectué une tournée de découverte
et de soutien dans les services et au sein des communautés
religieuses de son département.
C’est en compagnie de M. Barthélemy KABORE, deuxième
adjoint du maire, que M. DIABOUGA a effectué cette
tournée dont l’objectif était de toucher du
doigt les réalités concrètes sur le terrain.
Fidèle
DIABOUGA, préfet de Mogtéodo
Ce périple de 3 jours a conduit M. le préfet
et son compagnon, au premier jour, respectivement au lycée
départemental, à l’inspection primaire, au service
de l’Environnement et du Cadre de vie, ainsi que dans quelques
écoles primaires de la place. Au lycée départemental,
selon M. Grégoire NANEMENT proviseur, le problème
majeur en cette rentrée scolaire est le manque de professeurs
de mathématiques pures et de mathématiques-SVT
(science de la vie et de la terre). Pour M. Moumini COMPAORE
chef de la Circonscription d’éducation de base de Mogtédo,
il n’enregistre ni de poste vacant, ni d’enseignant n’ayant
pas rejoint son poste.
Quant à M. Souro KONATE du service de l’Environnement,
il déplore le manque d’initiative de reboisement malgré
l’existence de 7 pépinières privées dans
la ville qui produisent des milliers de plants par an. Dans
les écoles, les problèmes se résument
au manque de tables-bancs, de documents didactiques et aux
nombreuses classes sous-paillotes.
Barthélémy
KABORE, adjoint au maire
Les problèmes majeurs se rencontrent à l’école
Mogtédo «A» où l’exploitation de
l’or se poursuit clandestinement et à l’école
Mogtédo «C» où le domaine scolaire
est occupé par des habitations, privant l’école
de terrain de sport et de cour de récréation.
Le marathon de la journée s’est terminé à
la coopérative rizicole et maraîchère
de la ville. Là, les exploitants de la plaine vivent
dans une hantise totale. Le barrage initialement prévu
pour irriguer 110 ha, irrigue de nos jours plus de 400 ha
à cause des exploitations anarchiques et illégales.
La situation ne fait que s’aggraver car un projet serait en
train d’aménager 70 ha en amont du barrage. Donc il
y a un risque certain de tarissement du barrage avant la saison
des pluies et avant la maturation du riz pluvial.
Au deuxième jour, la tournée s’est poursuivie
avec le service de l’élevage. Là, le chef de
poste a présenté brièvement son service
qui est un des 3 postes vétérinaires du Plateau
central et le seul poste de surveillance active de la région.
Le marché de bétail qui est visiblement le plus
grand dans la province souffre de 3 grands maux : le manque
de statistiques qui rend quasiment impossible son suivi et
une piste appréciation de son importance, le non-payement
des taxes au taux fixé par le conseil municipal et
enfin au manque d’abattoir.
A la police, le commissaire Jules DABILGOU se frotte les mains
car son plus grand problème qui était le manque
de personnel semble être en voie de résolution
avec les dernières affectations.
Au service de l’agriculture, tout est rose au regard de la
bonne pluviométrie de la saison. Seulement, les agents
se plaignent de l’emplacement de leur service au sein du marché.
A la caisse populaire et au lycée privé Kiéogo,
les responsables ont traduit leur joie pour ce soutien moral
de la part des autorités préfecturales et communales.
S’adressant aux élèves qui étaient bien
mobilisés pour la circonstance M. le préfet
les a invités au travail dans la discipline, car dira-t-il
«vous êtes les responsables de demain».
La ronde s’est poursuivie avec la visite au CSPS, au cabinet
de soin «La Paix» et à la représentation
de la société EODA chargée de l’électrification
de la ville. A l’image du courant qui est quasiment inexistant
dans la ville, les agents de EODA étaient absents de
leur service.
Le mercredi 11 octobre c’était au tour des confessions
religieuses de recevoir M. DIABOUGA et M. KABORE. Ce fut successivement
la mission catholique, la mission protestante, la communauté
musulmane et la communauté musulmane sunnite. Avec
les hommes de Dieu, M. le préfet a insisté sur
leur rôle prépondérant dans le maintien
de la paix et la cohésion sociale qui font du Burkina
un havre de paix. En retour, ces derniers se sont dits disponibles
à accompagner les autorités pour le bonheur
des Mogtédolais et Mogtédolaises. La communauté
musulmane a souhaité avoir un forage dans le domaine
de leur mosquée car leur site est loin des points d’eau
existants. La tournée a pris fin avec la visite des
installations de SAWES société chargée
de la distribution de l’eau courante dans la ville. Là,
les coupures intempestives d’eau dans les fontaines furent
soulevées. Pour résoudre le problème,
le préfet demande la tenue en novembre d’une rencontre
tripartite : SAWES, AUE (associations des usagers de l’eau)
et les autorités communales et prefecturales. Au terme
de cette tournée, M. DIABOUGA s’est dit satisfait de
la disponibilité et de l’abnégation des différents
acteurs qu’il a rencontrés sur le terrain.
En rappel M. DIABOUGA, en provenance de la Kompienga, a pris
service à Mogtédo le 12 août dernier en
remplacement de Mme Sidonie LANKOUANDE..
Par Lavoisier
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