L'opinion N°473
du 1er au 07 Novembre 2006

Actualité

Ganzourgou


A Mogtédo, le préfet visite les
services et les communautés religieuses

Les 9, 10 et 11 octobre 2006, le nouveau préfet de Mogtédo, M. Fidèle DIABOUGA, a effectué une tournée de découverte et de soutien dans les services et au sein des communautés religieuses de son département.
C’est en compagnie de M. Barthélemy KABORE, deuxième adjoint du maire, que M. DIABOUGA a effectué cette tournée dont l’objectif était de toucher du doigt les réalités concrètes sur le terrain.

Fidèle DIABOUGA, préfet de Mogtéodo

Ce périple de 3 jours a conduit M. le préfet et son compagnon, au premier jour, respectivement au lycée départemental, à l’inspection primaire, au service de l’Environnement et du Cadre de vie, ainsi que dans quelques écoles primaires de la place. Au lycée départemental, selon M. Grégoire NANEMENT proviseur, le problème majeur en cette rentrée scolaire est le manque de professeurs de mathématiques pures et de mathématiques-SVT (science de la vie et de la terre). Pour M. Moumini COMPAORE chef de la Circonscription d’éducation de base de Mogtédo, il n’enregistre ni de poste vacant, ni d’enseignant n’ayant pas rejoint son poste.
Quant à M. Souro KONATE du service de l’Environnement, il déplore le manque d’initiative de reboisement malgré l’existence de 7 pépinières privées dans la ville qui produisent des milliers de plants par an. Dans les écoles, les problèmes se résument au manque de tables-bancs, de documents didactiques et aux nombreuses classes sous-paillotes.
Barthélémy KABORE, adjoint au maire

Les problèmes majeurs se rencontrent à l’école Mogtédo «A» où l’exploitation de l’or se poursuit clandestinement et à l’école Mogtédo «C» où le domaine scolaire est occupé par des habitations, privant l’école de terrain de sport et de cour de récréation. Le marathon de la journée s’est terminé à la coopérative rizicole et maraîchère de la ville. Là, les exploitants de la plaine vivent dans une hantise totale. Le barrage initialement prévu pour irriguer 110 ha, irrigue de nos jours plus de 400 ha à cause des exploitations anarchiques et illégales. La situation ne fait que s’aggraver car un projet serait en train d’aménager 70 ha en amont du barrage. Donc il y a un risque certain de tarissement du barrage avant la saison des pluies et avant la maturation du riz pluvial.
Au deuxième jour, la tournée s’est poursuivie avec le service de l’élevage. Là, le chef de poste a présenté brièvement son service qui est un des 3 postes vétérinaires du Plateau central et le seul poste de surveillance active de la région. Le marché de bétail qui est visiblement le plus grand dans la province souffre de 3 grands maux : le manque de statistiques qui rend quasiment impossible son suivi et une piste appréciation de son importance, le non-payement des taxes au taux fixé par le conseil municipal et enfin au manque d’abattoir.
A la police, le commissaire Jules DABILGOU se frotte les mains car son plus grand problème qui était le manque de personnel semble être en voie de résolution avec les dernières affectations.
Au service de l’agriculture, tout est rose au regard de la bonne pluviométrie de la saison. Seulement, les agents se plaignent de l’emplacement de leur service au sein du marché. A la caisse populaire et au lycée privé Kiéogo, les responsables ont traduit leur joie pour ce soutien moral de la part des autorités préfecturales et communales. S’adressant aux élèves qui étaient bien mobilisés pour la circonstance M. le préfet les a invités au travail dans la discipline, car dira-t-il «vous êtes les responsables de demain». La ronde s’est poursuivie avec la visite au CSPS, au cabinet de soin «La Paix» et à la représentation de la société EODA chargée de l’électrification de la ville. A l’image du courant qui est quasiment inexistant dans la ville, les agents de EODA étaient absents de leur service.
Le mercredi 11 octobre c’était au tour des confessions religieuses de recevoir M. DIABOUGA et M. KABORE. Ce fut successivement la mission catholique, la mission protestante, la communauté musulmane et la communauté musulmane sunnite. Avec les hommes de Dieu, M. le préfet a insisté sur leur rôle prépondérant dans le maintien de la paix et la cohésion sociale qui font du Burkina un havre de paix. En retour, ces derniers se sont dits disponibles à accompagner les autorités pour le bonheur des Mogtédolais et Mogtédolaises. La communauté musulmane a souhaité avoir un forage dans le domaine de leur mosquée car leur site est loin des points d’eau existants. La tournée a pris fin avec la visite des installations de SAWES société chargée de la distribution de l’eau courante dans la ville. Là, les coupures intempestives d’eau dans les fontaines furent soulevées. Pour résoudre le problème, le préfet demande la tenue en novembre d’une rencontre tripartite : SAWES, AUE (associations des usagers de l’eau) et les autorités communales et prefecturales. Au terme de cette tournée, M. DIABOUGA s’est dit satisfait de la disponibilité et de l’abnégation des différents acteurs qu’il a rencontrés sur le terrain.
En rappel M. DIABOUGA, en provenance de la Kompienga, a pris service à Mogtédo le 12 août dernier en remplacement de Mme Sidonie LANKOUANDE..
Par Lavoisier

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