C’est parti pour
la 10e édition
Le SIAO 2006, on le sait, est placé sous
«le très haut patronage du chef de l’Etat».
Mais c’est le Premier ministre, Paramanga Ernest YONLI et
une forte équipe gouvernementale qui ont assisté
au top de départ de cette 10e édition du Salon.
Top départ donné par le ministre du Commerce,
Benoît OUATTARA.
Le
ministre Bénoît OUATTARA du commerce prononçant
le discors d'ouverture
Ministres, présidents d’institutions, responsables
des délégations des pays présents,
autorités coutumières et religieuses, gouverneurs
de régions… n’ont pas voulu se faire conter l’ouverture
de cette 10e édition qui marque aussi les 20 ans
du SIAO. A la suite des prestations d’artistes musiciens,
Jean-Claude BOUDA commissaire général du Salon,
prendra la parole pour situer le contexte de l’organisation
et le thème choisi pour cette édition.
L’organisation du SIAO, demande de l’argent, c’est pourquoi,
il n’a pas manqué de louer les efforts du gouvernement
qui «accompagne» financièrement le Salon.
Le gouvernement n’est-il pas le premier bailleur de fonds
du SIAO ? Tout comme le gouvernement, plusieurs autres organisations
(UNESCO, OIF, UE…) ont été remerciées
pour leurs contributions combien salvatrices pour l’évènement.
Revenant sur le thème du Salon, qui est «Artisanat
africain et commerce équitable», Jean-Claude
BOUDA dira que ce choix est une façon d’interpeller
la conscience collective pour plus de justice dans les échanges
commerciaux entre le Nord et le Sud.
Le SIAO 2006, selon lui, c’est 30 pays, 2000 artisans et
près de 400 000 visiteurs. Ce qui ne peut être
qu’un motif de satisfaction partagé par la marraine
du SIAO, Alizéta OUEDRAOGO.
En tant que marraine, elle a pris les devants pour s’excuser
auprès des différents participants sur les
imperfections qu’ils auront à constater durant ces
dix jours que durera le Salon. «L’œuvre humaine a
ses limites», dira-t-elle.
Abordant le thème, elle dira qu’«il n’est rien
d’autre que la recherche d’une juste rétribution
des artisans africains».
Le
Premier ministre YONLI Paramanga et le Commissaire général
du SIAO Jean-claude BOUDA dans un stand d'exposition
Pour un commerce équitable au niveau de l’artisanat,
il faut que les artisans proposent des produits de qualité,
il faut qu’ils soient au parfum de tout ce qui se passe
sur le marché international. En un mot, il faut la
formation des artisans. C’est ce qu’a compris le Comité
de coordination pour le développement et la promotion
de l’artisanat (CODEPA).
En effet, dans son allocution, M. Moctar DIAKHATE, secrétaire
exécutif, a fait ressortir les objectifs de son organisation.
Ainsi, l’organisation et la formation y tiennent une place
importante. Il n’a pas manqué de féliciter
le gouvernement et le président du Faso qui ont toujours
porté une oreille attentive à la problématique
de l’artisanat africain. Prenant la parole, le ministre
en charge du Commerce, Benoît OUATTARA, autorité
de tutelle avant de donner le top de départ du Salon,
a beaucoup insisté sur le thème, les enjeux
du commerce équitable pour les artisans africains
et leurs organisations pour relever les défis qui
s’imposent. Ethique, l’équité et la justice
étant les maîtres mots du commerce équitable,
il a souhaité leur prise en compte dans les échanges
commerciaux afin que les artisans puissent vivre des fruits
de leurs efforts. C’est un combat qu’il faut mener de manière
permanente. Et c’est ce qu’a compris le gouvernement du
Burkina Faso.
Par Ben Alex Béogo
Les à-côtés
de la cérémonie d’ouverture
700F d’abord…
Au SIAO, pour que votre engin à 2 roues soit en sécurité,
il faut le mettre au parking. Le prix du ticket varie entre
100 et 200F. En effet, pendant que certains parkings du
côté ouest du SIAO sont à 100F d’autres
du côté est face à la mairie de Bogodogo,
sont à 200F. Comment expliquer ces tarifs différents.
Si on ajoute ces 200 aux 500F qu’il faut débourser
pour accéder au Salon, cela fait 700F. Une somme
qui peut représenter le «nan songo» de
certaines familles. Pour une manifestation, qui se veut
populaire…
Martin a eu chaud
La «Sono de Martin» a failli gâcher la
fête. Ce n’est pas Sonia Carré d’As qui dira
le contraire. Elle qui est presque passée à
côté de son «live». «La cour
suprême» qui a senti le «danger»
a préféré un play-back. Qui est fou
! Fort heureusement, Martin, finalement a réussi
à mettre les fils là où il faut et
les discours ont pu être prononcés sans grands
accros.
Il faut cependant reconnaître que la sono n’était
pas au top.
Bétika, Burkinabè
L’artiste ivoirienne Bétika gagnerait à demander
la nationalité burkinabè. Pas une manifestation
sans Bétika. Normal, ses fans au Faso se comptent
par milliers. Ce qui a fait dire à quelqu’un que
si elle prend la nationalité burkinabè, Fakalo
deviendra Kafando et le tour est joué !
La «Cour suprême» fait attendre
le Premier ministre
Appelé par le «MC» du jour Paco DRABO
pour sa prestation, le groupe musical la Cour suprême
n’a pas pu répondre présent. Ils étaient
en «délibération» selon Paco,
ce qui a fait rire l’assistance.
Heureusement que le «trou» a été
comblé par un autre artiste. Après sa «délibération»,
la Cour suprême est sortie avec la «sentence»
et les «premières Dames» ont eu pour
leurs grades.
Sécurité du PM : “Molo-molo”
On le sait, quand le chef du gouvernement se déplace,
la sécurité ne badine pas. Nous avons failli
recevoir une «belle gifle» d’un agent de sa
sécurité, un peu trop zélé qui
oublie que nous avons été invité par
le SIAO pour faire notre travail d’ouvrier de la plume.
C’est vrai que les agents de la sécurité du
Premier ministre sont efficaces, c’est connu, mais ils gagneraient
à opter aussi pour la discrétion et le respect
des journalistes. Nous avons compris pourquoi quelqu’un
disait que c’est plus difficile de rentrer au premier ministère
qu’à la présidence du Faso. Alors messieurs
de la sécurité, du PM «molo-molo»,
tout le monde y gagnera.
Des exposants fâchés
A l’issue de la cérémonie d’ouverture, nous
avons approché quelques exposants étrangers.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces derniers sont
en «boule» parce que les stands n’étaient
pas prêts. En effet, pendant la cérémonie
d’ouverture, les coups de marteau se faisaient entendre
çà et là. «Non seulement les
stands sont chers, on a accepté payé et on
arrive rien n’est prêt, c’est vraiment pas sérieux»,
a laissé entendre une exposante d’un pays voisin.
C’est tout dire !o
Idrissa Birba
Victime de son succès
?
Le SIAO 2006 qui consacre les 20 ans de la manifestation
est émaillé de nombreux problèmes et
autres difficultés organisationnelles qui ne sont
pas passés inaperçus.
Plusieurs exposants nationaux et étrangers que nous
avons rencontrés après la cérémonie
d’ouverture le 27 octobre sont très remontés
contre le commissariat général du Salon. En
effet, après avoir payé ce qui leur est exigé,
et que d’ailleurs beaucoup trouvent exorbitant, ceux-ci
ont été ahuris de trouver des stands pas encore
au point.
Réaction on ne peut plus légitime. Alors,
se posent des questions : pourquoi jusqu’à la date
de l’ouverture du Salon, des stands ne sont pas prêts
? Le commissaire général a tenté de
s’expliquer, mais il faut savoir que la pilule passe difficilement.
Si aujourd’hui tout est presque rentré dans l’ordre,
on ne peut pas ne pas déplorer ce qui s’est passé.
Le SIAO est-il dépassé par les évènements
comme on le dit ? Est-il victime de son «gigantisme»
qui se confirme d’édition en édition ? Ou,
comme un empire, a-t-il déjà amorcé
la courbe d’après apogée ? Si tel est le cas,
il faut alors craindre le déclin. Comme l’a si bien
dit M. Jean-Claude BOUDA commissaire général
du Salon, il est important, après cette édition
et au regard des problèmes qui l’ont marquée,
de mener une réflexion approfondie sur l’avenir du
Salon. Si on demande aux artisans de se professionnaliser
pour faire face à la mondialisation et aux exigences
du commerce équitable, le SIAO, devrait d’abord donner
le bon exemple en prenant toutes les dispositions pour être
prêt, et cela passe d’abord par l’acquittement de
ce devoir qui est de doter tous les artisans en règle
avec le contrat établi, de stands bien avant le jour
même de l’ouverture du Salon.
Dans tous les cas, après cette édition, il
y a de quoi s’interroger sérieusement sur l’avenir
du Salon au risque de voir tout le capital de confiance
et de notoriété fondre comme beurre au soleil.
Gouverner, c’est prévoir. C’est aussi valable pour
le SIAO. Deux ans de préparation, ce n’est pas deux
jours de préparation. Alors, organisateurs, serrez
les coudes car le temps s’écoule comme un ruisseau
dit l’artiste et il ne peut se rattraper!o
Ben Alex BEOGO
Entre surenchère
et professionnalisme
Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou
(SIAO) a ouvert officiellement ses portes le 27 octobre
et l’événement est prévu durer jusqu’au
05 novembre 2006. Les artisans venus de trente (30) pays
vont faire découvrir leurs talents artistiques tout
en espérant conclure le maximum de contrats. Mais
il paraît qu’au-delà de cette dialectique artistique
et culturelle se cache, en fait, une course effrénée
vers le gain.
Selon
le premier responsable du SIAO, Jean-Claude BOUDA, le Salon
se chiffre aujourd’hui à plus d’un demi-milliard
en termes de frais d’organisation. Somme majoritairement
supportée par l’Etat burkinabè, le complément
étant le fruit des partenaires privés en quête
de publicité. Mais cet «investissement»
vaut la peine d’être fait dans la mesure où
la biennale de Ouagadougou apparaît comme, toute modestie
mise à part, le plus grand concert pour l’artisanat
africain. Cela est d’autant plus vrai que les chiffres sont
illustratifs du fort caractère mercantile du SIAO.
En effet, le SIAO c’est 700 millions en termes d’achats
directs sur les stands, un milliards en terme de commande
et environ dix milliards en termes de retombées directe
et indirectes sur l’économie du Burkina Faso.
Quoi de plus normal alors que le gouvernement tout entier
soit mobilisé pour la réussite de l’événement.
Le ministre du Commerce, Benoît OUATTARA s’est particulièrement
investi dans l’organisation pratique du 10e Salon. En témoignent
ses différentes rencontres avec les structures en
charge de l’organisation. On a donc assisté à
une mobilisation au sommet de l’Etat pour que le SIAO rayonne
de tous ses éclats.
Pari apparemment réussi puisque Ouagadougou accueille
aujourd’hui des hommes et femmes venus du monde entier pour
la 10e édition du Salon. Toute chose qui est une
fierté pour notre pays qui consolide sa réputation
en matière d’organisation.
Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt.
Un professionnalisme coûteux
En dix éditions, il est évident que le SIAO
a gagné en maturité et en notoriété.
Parce que finie l’époque où le Salon était
organisé à la Maison du peuple avec des hangars
et des stands de paille dressés pour la circonstance.
Le SIAO version 2006 c’est un siège construit dans
les règles modernes de l’art, c’est aussi une institution
avec un commissariat général qui assure la
permanence entre deux éditions.
Le biennale c’est aussi et surtout une ouverture sur le
monde ce qui implique la soumission aux lois du marché,
aussi sévères soient-elles.
C’est la loi du plus offrant, n’en déplaise aux petits
artisans. Il est évident donc que l’évènement
a cessé d’appartenir à ces catégories
de salons où l’on faisait la courbette aux artisans
pour qu’ils viennent exposer. Fini le temps où les
artisans étaient entièrement pris en charge
par le Salon. Nous sommes à l’ère d’un SIAO
où les stands se négocient entre trois et
sept cent mille de nos francs.
Le SIAO aujourd’hui, c’est 150 acheteurs professionnels
à la recherche d’œuvres d’art, c’est aussi un prix
d’entrée sur le site à 500F CFA.
La chose la mieux partagée par les artisans du 10e
Salon, surtout les Burkinabè et les Africains, c’est
le coût élevé des stands.
Mais hélas ! semble dire le commissaire général,
puisque le Salon est international et il ne pourrait avoir
de favoritisme pour nos artisans locaux. Il appartient à
ces derniers de suivre la marche vers le professionnalisme
voulu par le Salon ou bien c’est assister au Salon à
la télévision dans son salon. C’est dire qu’à
cette allure, les petits artisans viendraient à disparaître,
du moins du Salon pour faire places aux gros bonnets du
domaine. Pour cette édition, les organisateurs ont
retenu comme thème : «commerce équitable».
Le Salon sera donc l’occasion d’échanger sur les
effets pervers du commerce international. Ce thème
est plus d’actualité qu’il ne le laisse apparaître
de prime abord. En réalité, les effets pervers
du commerce international sont moins en cause dans la notion
de commerce équitable, c’est plutôt la volonté
de supprimer tous les intermédiaires possibles afin
que l’artisan puisse bénéficier directement
des fruits de son travail. Ainsi le SIAO apparaîtra
comme le cadre idéal où acheteurs et artisans
se rencontrent pour échanger directement sans intermédiaires.
Au regard donc de cet aspect des choses, le SIAO vaut son
pesant d’or parce que regrouper un nombre aussi élevé
d’acheteurs et d’artisans n’est pas chose aisée.
Le débat autour donc du coût de participation
n’a pas sa raison d’être.
D’autres initiatives aussi nobles que cet évènement
n’ont pas résisté à l’épreuve
du temps pour la simple et unique raison que les responsables
ont hésité à prendre les mesures adéquates
parce qu’elles paraissaient austères.
Si le SIAO veut donc demeurer la vitrine de l’artisanat
africain, il faut qu’il puisse être aux diapasons
de ses pairs. Pour cela il n’y a pas de place pour l’amateurisme
et quoi qu’on veuille, le professionnalisme a un coût.
Par S. DAOUDA
Mieux vaut prévenir…
Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou
(SIAO) se tient dans notre capitale depuis le 27 octobre
2006. Pour la dixième fois les responsables en charge
du Salon ont eu la lourde tâche d’organiser cette
rencontre qui à n’en point douter prend une envergure
considérable. Mais cette expérience ne semble
pas avoir été de mise pour l’organisation
de cette 10e édition qui bat son plein actuellement.
Le
Premier ministre, chef du Gouvernement
Certes la perfection n’est pas de ce monde dit l’adage,
mais rien ne saurait expliquer les ratés organisationnels
constatés lors de cette édition 2006 du SIAO.
Selon les responsables, les stands devraient être
attribués aux requérants depuis plus de deux
mois. Ce qui devrait permettre aux exposants d’en disposer
bien avant la date d’ouverture du salon.
Mais en réalité les choses se sont déroulées
autrement. En tout cas pour cette édition du SIAO,
des exposants se sont retrouvés sans stand au moment
où se déroulait la cérémonie
d’ouverture en présence des officiels. Une situation
très embarrassante et qui s’explique difficilement
d’autant que les intéressés seraient en règle
avec le «contrat ». Certains ne retrouvaient
pas tout simplement leur stand supposé être
monté depuis longtemps. D’autres par contre ne retrouvaient
même pas le pavillon où devrait se trouver
leur stand.
Cela a donné lieu parfois à une élévation
de ton pour dénoncer ce qu’ils appellent une incompétence
des organisateurs. Certains responsables ont voulu minimiser
le problème prétextant qu’il s’agissait de
personnes qui ne s’étaient pas acquittées
de tous les frais de location. La récurrence du problème
les a cependant amené à se rendre à
l’évidence et de tenter une autre explication. Ainsi,
il s’agirait en réalité d’exposants venus
la veille de l’ouverture du SIAO demander un stand. D’ailleurs
à leur intention, des notes de services avertissaient
de l’indisponibilité de stands en ce moment. La dixième
édition , on peut dire, a donc démarré
dans ce remue ménage faisant couler salive et sueur
et laissant l’observateur circonspect.
Il est incroyable qu’après vingt années d’existence,
le SIAO soit encore à balbutier dans son organisation.
En effet, les responsables du Salon devraient en toute logique
être aguerris dans la question de l’organisation pratique,
d’autant plus que la rencontre se tient tous les deux ans.
Toute chose qui devrait laisser le temps et assez de temps
pour peaufiner tous les petits détails.
Sur ce fait la réponse du premier responsable, M.
Jean-Claude BOUDA, laisse transparaître un débordement
du commissariat général. Pour lui, la tâche
confiée à un commissariat général
est multiple et multiforme, toute chose qui explique les
difficultés de l’organisation.
Ainsi, il est dévolu à sa structure la gestion
des infrastructures, l’organisation de la manifestation,
la gestion des affaires courantes liées au SIAO etc.
Selon Jean-Claude BOUDA la dévolution de toutes ces
compétences rend quelque peu inefficaces les actions
que mène le commissariat général. A
titre comparatif, dans les autres pays où se déroulent
ce genre de rencontres, ces compétences sont dévolues
à différentes structures. Alors, il appartient
à chacun de faire jouer sa partition dans la tenue
effective de la rencontre. Ainsi donc, le commissaire général
a souhaité que le ministère de tutelle réfléchisse
sur l’éventualité d’une « séparation
de pouvoirs ». Dans tous les cas, la 10e édition
aurait eu le mérite de lancer le débat sur
la nécessité d’une restructuration du SIAO.
La question mérite d’être approfondie afin
d’y trouver des réponses concrètes dans la
mesure où le professionnalisme s’accommode très
mal avec l’approximation. En attendant que des dispositions
dans le sens de l’amélioration soient envisagées,
bonne fête de l’artisanat à tous.
Par S. DAOUDA
Bravo au gouvernement
!
Le SIAO est à sa 10e édition. Bientôt
20 ans que le Salon existe. 20 ans ce n’est pas 20 jours.
Cette longévité dans l’histoire de l’artisanat
africain est due surtout au fait que le gouvernement du
Burkina Faso reste convaincu que par l’artisanat et grâce
à l’artisanat, l’Afrique peut se développer.
Galvanisé par cette conviction, le gouvernement n’a
cessé d’apporter son soutien matériel, technique
et surtout financier au SIAO. Les initiatives comme le SIAO,
on en a vues un peu partout en Afrique, mais, elles se sont
généralement avérées des feux
de paille.
Si près de 20 ans après «notre»
SIAO tient toujours la route, c’est que son organisation
au fil du temps est devenue une cause nationale qui engage
d’abord le chef de l’Etat, le gouvernement et tous les Burkinabè.
La position continentale et même mondiale du Salon
ne lui permet plus de reculer, ni de trébucher.
C’est pourquoi, chaque édition se présente
comme un défi à relever. A chaque édition,
l’Etat, qui est le principal bailleur du Salon joue convenablement
sa partition, aidé dans la tâche par plusieurs
partenaires techniques et financiers qui finalement ont
compris que «le Burkina ne s’amuse pas avec son SIAO».
En cette dixième édition, il ne serait donc
pas inutile de saluer tous ceux et toutes celles qui dès
le départ ont cru au Salon et qui continuent de le
soutenir d’une manière ou d’une autre. Bravo au gouvernement
et aux partenaires qui ont fait du Salon une manifestation
de référence. Bravo à «l’équipe
SIAO» qui se bat au quotidien pour son rayonnement.
Il est certain que sans cet engagement au plus haut sommet
de l’Etat, le SIAO ne serait pas cette référence
ou alors serait sur la voie du déclin après
avoir atteint son apogée. Comme quoi, avec une bonne
dose de volonté politique, on peut déplacer
des montagnes et s’éviter le supplice de Sisyphe.
Par Ben Alex Béogo
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