L'opinion N°473
du 1er au 07 Novembre 2006

SIAO – 2006

C’est parti pour la 10e édition

Le SIAO 2006, on le sait, est placé sous «le très haut patronage du chef de l’Etat». Mais c’est le Premier ministre, Paramanga Ernest YONLI et une forte équipe gouvernementale qui ont assisté au top de départ de cette 10e édition du Salon. Top départ donné par le ministre du Commerce, Benoît OUATTARA.

Le ministre Bénoît OUATTARA du commerce prononçant le discors d'ouverture

Ministres, présidents d’institutions, responsables des délégations des pays présents, autorités coutumières et religieuses, gouverneurs de régions… n’ont pas voulu se faire conter l’ouverture de cette 10e édition qui marque aussi les 20 ans du SIAO. A la suite des prestations d’artistes musiciens, Jean-Claude BOUDA commissaire général du Salon, prendra la parole pour situer le contexte de l’organisation et le thème choisi pour cette édition.
L’organisation du SIAO, demande de l’argent, c’est pourquoi, il n’a pas manqué de louer les efforts du gouvernement qui «accompagne» financièrement le Salon. Le gouvernement n’est-il pas le premier bailleur de fonds du SIAO ? Tout comme le gouvernement, plusieurs autres organisations (UNESCO, OIF, UE…) ont été remerciées pour leurs contributions combien salvatrices pour l’évènement. Revenant sur le thème du Salon, qui est «Artisanat africain et commerce équitable», Jean-Claude BOUDA dira que ce choix est une façon d’interpeller la conscience collective pour plus de justice dans les échanges commerciaux entre le Nord et le Sud.
Le SIAO 2006, selon lui, c’est 30 pays, 2000 artisans et près de 400 000 visiteurs. Ce qui ne peut être qu’un motif de satisfaction partagé par la marraine du SIAO, Alizéta OUEDRAOGO.
En tant que marraine, elle a pris les devants pour s’excuser auprès des différents participants sur les imperfections qu’ils auront à constater durant ces dix jours que durera le Salon. «L’œuvre humaine a ses limites», dira-t-elle.
Abordant le thème, elle dira qu’«il n’est rien d’autre que la recherche d’une juste rétribution des artisans africains».
Le Premier ministre YONLI Paramanga et le Commissaire général du SIAO Jean-claude BOUDA dans un stand d'exposition

Pour un commerce équitable au niveau de l’artisanat, il faut que les artisans proposent des produits de qualité, il faut qu’ils soient au parfum de tout ce qui se passe sur le marché international. En un mot, il faut la formation des artisans. C’est ce qu’a compris le Comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat (CODEPA).
En effet, dans son allocution, M. Moctar DIAKHATE, secrétaire exécutif, a fait ressortir les objectifs de son organisation. Ainsi, l’organisation et la formation y tiennent une place importante. Il n’a pas manqué de féliciter le gouvernement et le président du Faso qui ont toujours porté une oreille attentive à la problématique de l’artisanat africain. Prenant la parole, le ministre en charge du Commerce, Benoît OUATTARA, autorité de tutelle avant de donner le top de départ du Salon, a beaucoup insisté sur le thème, les enjeux du commerce équitable pour les artisans africains et leurs organisations pour relever les défis qui s’imposent. Ethique, l’équité et la justice étant les maîtres mots du commerce équitable, il a souhaité leur prise en compte dans les échanges commerciaux afin que les artisans puissent vivre des fruits de leurs efforts. C’est un combat qu’il faut mener de manière permanente. Et c’est ce qu’a compris le gouvernement du Burkina Faso.
Par Ben Alex Béogo

Les à-côtés de la cérémonie d’ouverture

700F d’abord…
Au SIAO, pour que votre engin à 2 roues soit en sécurité, il faut le mettre au parking. Le prix du ticket varie entre 100 et 200F. En effet, pendant que certains parkings du côté ouest du SIAO sont à 100F d’autres du côté est face à la mairie de Bogodogo, sont à 200F. Comment expliquer ces tarifs différents. Si on ajoute ces 200 aux 500F qu’il faut débourser pour accéder au Salon, cela fait 700F. Une somme qui peut représenter le «nan songo» de certaines familles. Pour une manifestation, qui se veut populaire…

Martin a eu chaud
La «Sono de Martin» a failli gâcher la fête. Ce n’est pas Sonia Carré d’As qui dira le contraire. Elle qui est presque passée à côté de son «live». «La cour suprême» qui a senti le «danger» a préféré un play-back. Qui est fou ! Fort heureusement, Martin, finalement a réussi à mettre les fils là où il faut et les discours ont pu être prononcés sans grands accros.
Il faut cependant reconnaître que la sono n’était pas au top.

Bétika, Burkinabè
L’artiste ivoirienne Bétika gagnerait à demander la nationalité burkinabè. Pas une manifestation sans Bétika. Normal, ses fans au Faso se comptent par milliers. Ce qui a fait dire à quelqu’un que si elle prend la nationalité burkinabè, Fakalo deviendra Kafando et le tour est joué !

La «Cour suprême» fait attendre le Premier ministre
Appelé par le «MC» du jour Paco DRABO pour sa prestation, le groupe musical la Cour suprême n’a pas pu répondre présent. Ils étaient en «délibération» selon Paco, ce qui a fait rire l’assistance.
Heureusement que le «trou» a été comblé par un autre artiste. Après sa «délibération», la Cour suprême est sortie avec la «sentence» et les «premières Dames» ont eu pour leurs grades.

Sécurité du PM : “Molo-molo”
On le sait, quand le chef du gouvernement se déplace, la sécurité ne badine pas. Nous avons failli recevoir une «belle gifle» d’un agent de sa sécurité, un peu trop zélé qui oublie que nous avons été invité par le SIAO pour faire notre travail d’ouvrier de la plume. C’est vrai que les agents de la sécurité du Premier ministre sont efficaces, c’est connu, mais ils gagneraient à opter aussi pour la discrétion et le respect des journalistes. Nous avons compris pourquoi quelqu’un disait que c’est plus difficile de rentrer au premier ministère qu’à la présidence du Faso. Alors messieurs de la sécurité, du PM «molo-molo», tout le monde y gagnera.

Des exposants fâchés
A l’issue de la cérémonie d’ouverture, nous avons approché quelques exposants étrangers.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces derniers sont en «boule» parce que les stands n’étaient pas prêts. En effet, pendant la cérémonie d’ouverture, les coups de marteau se faisaient entendre çà et là. «Non seulement les stands sont chers, on a accepté payé et on arrive rien n’est prêt, c’est vraiment pas sérieux», a laissé entendre une exposante d’un pays voisin. C’est tout dire !o
Idrissa Birba

Victime de son succès ?

Le SIAO 2006 qui consacre les 20 ans de la manifestation est émaillé de nombreux problèmes et autres difficultés organisationnelles qui ne sont pas passés inaperçus.
Plusieurs exposants nationaux et étrangers que nous avons rencontrés après la cérémonie d’ouverture le 27 octobre sont très remontés contre le commissariat général du Salon. En effet, après avoir payé ce qui leur est exigé, et que d’ailleurs beaucoup trouvent exorbitant, ceux-ci ont été ahuris de trouver des stands pas encore au point.
Réaction on ne peut plus légitime. Alors, se posent des questions : pourquoi jusqu’à la date de l’ouverture du Salon, des stands ne sont pas prêts ? Le commissaire général a tenté de s’expliquer, mais il faut savoir que la pilule passe difficilement. Si aujourd’hui tout est presque rentré dans l’ordre, on ne peut pas ne pas déplorer ce qui s’est passé.
Le SIAO est-il dépassé par les évènements comme on le dit ? Est-il victime de son «gigantisme» qui se confirme d’édition en édition ? Ou, comme un empire, a-t-il déjà amorcé la courbe d’après apogée ? Si tel est le cas, il faut alors craindre le déclin. Comme l’a si bien dit M. Jean-Claude BOUDA commissaire général du Salon, il est important, après cette édition et au regard des problèmes qui l’ont marquée, de mener une réflexion approfondie sur l’avenir du Salon. Si on demande aux artisans de se professionnaliser pour faire face à la mondialisation et aux exigences du commerce équitable, le SIAO, devrait d’abord donner le bon exemple en prenant toutes les dispositions pour être prêt, et cela passe d’abord par l’acquittement de ce devoir qui est de doter tous les artisans en règle avec le contrat établi, de stands bien avant le jour même de l’ouverture du Salon.
Dans tous les cas, après cette édition, il y a de quoi s’interroger sérieusement sur l’avenir du Salon au risque de voir tout le capital de confiance et de notoriété fondre comme beurre au soleil.
Gouverner, c’est prévoir. C’est aussi valable pour le SIAO. Deux ans de préparation, ce n’est pas deux jours de préparation. Alors, organisateurs, serrez les coudes car le temps s’écoule comme un ruisseau dit l’artiste et il ne peut se rattraper!o
Ben Alex BEOGO

Entre surenchère et professionnalisme

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a ouvert officiellement ses portes le 27 octobre et l’événement est prévu durer jusqu’au 05 novembre 2006. Les artisans venus de trente (30) pays vont faire découvrir leurs talents artistiques tout en espérant conclure le maximum de contrats. Mais il paraît qu’au-delà de cette dialectique artistique et culturelle se cache, en fait, une course effrénée vers le gain.

Selon le premier responsable du SIAO, Jean-Claude BOUDA, le Salon se chiffre aujourd’hui à plus d’un demi-milliard en termes de frais d’organisation. Somme majoritairement supportée par l’Etat burkinabè, le complément étant le fruit des partenaires privés en quête de publicité. Mais cet «investissement» vaut la peine d’être fait dans la mesure où la biennale de Ouagadougou apparaît comme, toute modestie mise à part, le plus grand concert pour l’artisanat africain. Cela est d’autant plus vrai que les chiffres sont illustratifs du fort caractère mercantile du SIAO.
En effet, le SIAO c’est 700 millions en termes d’achats directs sur les stands, un milliards en terme de commande et environ dix milliards en termes de retombées directe et indirectes sur l’économie du Burkina Faso.
Quoi de plus normal alors que le gouvernement tout entier soit mobilisé pour la réussite de l’événement. Le ministre du Commerce, Benoît OUATTARA s’est particulièrement investi dans l’organisation pratique du 10e Salon. En témoignent ses différentes rencontres avec les structures en charge de l’organisation. On a donc assisté à une mobilisation au sommet de l’Etat pour que le SIAO rayonne de tous ses éclats.
Pari apparemment réussi puisque Ouagadougou accueille aujourd’hui des hommes et femmes venus du monde entier pour la 10e édition du Salon. Toute chose qui est une fierté pour notre pays qui consolide sa réputation en matière d’organisation.
Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt.

Un professionnalisme coûteux
En dix éditions, il est évident que le SIAO a gagné en maturité et en notoriété. Parce que finie l’époque où le Salon était organisé à la Maison du peuple avec des hangars et des stands de paille dressés pour la circonstance.
Le SIAO version 2006 c’est un siège construit dans les règles modernes de l’art, c’est aussi une institution avec un commissariat général qui assure la permanence entre deux éditions.
Le biennale c’est aussi et surtout une ouverture sur le monde ce qui implique la soumission aux lois du marché, aussi sévères soient-elles.
C’est la loi du plus offrant, n’en déplaise aux petits artisans. Il est évident donc que l’évènement a cessé d’appartenir à ces catégories de salons où l’on faisait la courbette aux artisans pour qu’ils viennent exposer. Fini le temps où les artisans étaient entièrement pris en charge par le Salon. Nous sommes à l’ère d’un SIAO où les stands se négocient entre trois et sept cent mille de nos francs.
Le SIAO aujourd’hui, c’est 150 acheteurs professionnels à la recherche d’œuvres d’art, c’est aussi un prix d’entrée sur le site à 500F CFA.
La chose la mieux partagée par les artisans du 10e Salon, surtout les Burkinabè et les Africains, c’est le coût élevé des stands.
Mais hélas ! semble dire le commissaire général, puisque le Salon est international et il ne pourrait avoir de favoritisme pour nos artisans locaux. Il appartient à ces derniers de suivre la marche vers le professionnalisme voulu par le Salon ou bien c’est assister au Salon à la télévision dans son salon. C’est dire qu’à cette allure, les petits artisans viendraient à disparaître, du moins du Salon pour faire places aux gros bonnets du domaine. Pour cette édition, les organisateurs ont retenu comme thème : «commerce équitable». Le Salon sera donc l’occasion d’échanger sur les effets pervers du commerce international. Ce thème est plus d’actualité qu’il ne le laisse apparaître de prime abord. En réalité, les effets pervers du commerce international sont moins en cause dans la notion de commerce équitable, c’est plutôt la volonté de supprimer tous les intermédiaires possibles afin que l’artisan puisse bénéficier directement des fruits de son travail. Ainsi le SIAO apparaîtra comme le cadre idéal où acheteurs et artisans se rencontrent pour échanger directement sans intermédiaires.
Au regard donc de cet aspect des choses, le SIAO vaut son pesant d’or parce que regrouper un nombre aussi élevé d’acheteurs et d’artisans n’est pas chose aisée. Le débat autour donc du coût de participation n’a pas sa raison d’être.
D’autres initiatives aussi nobles que cet évènement n’ont pas résisté à l’épreuve du temps pour la simple et unique raison que les responsables ont hésité à prendre les mesures adéquates parce qu’elles paraissaient austères.
Si le SIAO veut donc demeurer la vitrine de l’artisanat africain, il faut qu’il puisse être aux diapasons de ses pairs. Pour cela il n’y a pas de place pour l’amateurisme et quoi qu’on veuille, le professionnalisme a un coût.
Par S. DAOUDA

Mieux vaut prévenir…

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) se tient dans notre capitale depuis le 27 octobre 2006. Pour la dixième fois les responsables en charge du Salon ont eu la lourde tâche d’organiser cette rencontre qui à n’en point douter prend une envergure considérable. Mais cette expérience ne semble pas avoir été de mise pour l’organisation de cette 10e édition qui bat son plein actuellement.

Le Premier ministre, chef du Gouvernement

Certes la perfection n’est pas de ce monde dit l’adage, mais rien ne saurait expliquer les ratés organisationnels constatés lors de cette édition 2006 du SIAO. Selon les responsables, les stands devraient être attribués aux requérants depuis plus de deux mois. Ce qui devrait permettre aux exposants d’en disposer bien avant la date d’ouverture du salon.
Mais en réalité les choses se sont déroulées autrement. En tout cas pour cette édition du SIAO, des exposants se sont retrouvés sans stand au moment où se déroulait la cérémonie d’ouverture en présence des officiels. Une situation très embarrassante et qui s’explique difficilement d’autant que les intéressés seraient en règle avec le «contrat ». Certains ne retrouvaient pas tout simplement leur stand supposé être monté depuis longtemps. D’autres par contre ne retrouvaient même pas le pavillon où devrait se trouver leur stand.
Cela a donné lieu parfois à une élévation de ton pour dénoncer ce qu’ils appellent une incompétence des organisateurs. Certains responsables ont voulu minimiser le problème prétextant qu’il s’agissait de personnes qui ne s’étaient pas acquittées de tous les frais de location. La récurrence du problème les a cependant amené à se rendre à l’évidence et de tenter une autre explication. Ainsi, il s’agirait en réalité d’exposants venus la veille de l’ouverture du SIAO demander un stand. D’ailleurs à leur intention, des notes de services avertissaient de l’indisponibilité de stands en ce moment. La dixième édition , on peut dire, a donc démarré dans ce remue ménage faisant couler salive et sueur et laissant l’observateur circonspect.
Il est incroyable qu’après vingt années d’existence, le SIAO soit encore à balbutier dans son organisation. En effet, les responsables du Salon devraient en toute logique être aguerris dans la question de l’organisation pratique, d’autant plus que la rencontre se tient tous les deux ans. Toute chose qui devrait laisser le temps et assez de temps pour peaufiner tous les petits détails.
Sur ce fait la réponse du premier responsable, M. Jean-Claude BOUDA, laisse transparaître un débordement du commissariat général. Pour lui, la tâche confiée à un commissariat général est multiple et multiforme, toute chose qui explique les difficultés de l’organisation.
Ainsi, il est dévolu à sa structure la gestion des infrastructures, l’organisation de la manifestation, la gestion des affaires courantes liées au SIAO etc. Selon Jean-Claude BOUDA la dévolution de toutes ces compétences rend quelque peu inefficaces les actions que mène le commissariat général. A titre comparatif, dans les autres pays où se déroulent ce genre de rencontres, ces compétences sont dévolues à différentes structures. Alors, il appartient à chacun de faire jouer sa partition dans la tenue effective de la rencontre. Ainsi donc, le commissaire général a souhaité que le ministère de tutelle réfléchisse sur l’éventualité d’une « séparation de pouvoirs ». Dans tous les cas, la 10e édition aurait eu le mérite de lancer le débat sur la nécessité d’une restructuration du SIAO. La question mérite d’être approfondie afin d’y trouver des réponses concrètes dans la mesure où le professionnalisme s’accommode très mal avec l’approximation. En attendant que des dispositions dans le sens de l’amélioration soient envisagées, bonne fête de l’artisanat à tous.
Par S. DAOUDA

Bravo au gouvernement !

Le SIAO est à sa 10e édition. Bientôt 20 ans que le Salon existe. 20 ans ce n’est pas 20 jours. Cette longévité dans l’histoire de l’artisanat africain est due surtout au fait que le gouvernement du Burkina Faso reste convaincu que par l’artisanat et grâce à l’artisanat, l’Afrique peut se développer. Galvanisé par cette conviction, le gouvernement n’a cessé d’apporter son soutien matériel, technique et surtout financier au SIAO. Les initiatives comme le SIAO, on en a vues un peu partout en Afrique, mais, elles se sont généralement avérées des feux de paille.
Si près de 20 ans après «notre» SIAO tient toujours la route, c’est que son organisation au fil du temps est devenue une cause nationale qui engage d’abord le chef de l’Etat, le gouvernement et tous les Burkinabè.
La position continentale et même mondiale du Salon ne lui permet plus de reculer, ni de trébucher.
C’est pourquoi, chaque édition se présente comme un défi à relever. A chaque édition, l’Etat, qui est le principal bailleur du Salon joue convenablement sa partition, aidé dans la tâche par plusieurs partenaires techniques et financiers qui finalement ont compris que «le Burkina ne s’amuse pas avec son SIAO».
En cette dixième édition, il ne serait donc pas inutile de saluer tous ceux et toutes celles qui dès le départ ont cru au Salon et qui continuent de le soutenir d’une manière ou d’une autre. Bravo au gouvernement et aux partenaires qui ont fait du Salon une manifestation de référence. Bravo à «l’équipe SIAO» qui se bat au quotidien pour son rayonnement. Il est certain que sans cet engagement au plus haut sommet de l’Etat, le SIAO ne serait pas cette référence ou alors serait sur la voie du déclin après avoir atteint son apogée. Comme quoi, avec une bonne dose de volonté politique, on peut déplacer des montagnes et s’éviter le supplice de Sisyphe.
Par Ben Alex Béogo

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