Personne ne se fait d’illusion
sur ce fait, surtout pas les membres de la CEI dont certains
trouvent qu’il en fait un peu trop avec sa fournée
de faux témoins au moment de leurs enquêtes et
son implication dans la présente campagne qui porte
atteinte à leur intégrité. Que dire alors
de Halidou OUEDRAOGO, président du Collectif auquel
il reproche le fait d’être l’avocat de Oumarou KANAZOE
qu’il présente comme un commanditaire du crime.
Assurément NAMA a beaucoup de choses à dire…
sur ses mensonges, ses actions dans le dossier. Il a aussi
du souci à se faire. Plus que jamais cet homme doit
parler !
Ainsi donc, ce ne serait qu’une vulgaire opération
de propagande avec pour support un véritable poker-menteur
sur fond de déliquescence du Collectif de Halidou
OUEDRAOGO, de fin de règne et de luttes de succession
qui promettent des étincelles. Une pitoyable et minable
mise en scène sur le dos de feu Norbert ZONGO, et
qui aura fait long feu en dépit du peu de scrupules
que ses géniteurs auront eu sur les méthodes
et les moyens comme pour dire avec l’autre «qu’importe
le flacon, pourvu qu’il y’ait ivresse».
En vérité, avec à la baguette d’illustres
personnages spécialistes en entourloupes tels que
Robert MENARD et Germain B. NAMA dont les états de
services dans le dossier Norbert ZONGO sont pour le moins
éloquents, il pouvait difficilement en être
autrement même si on pensait néanmoins qu’il
y avait une limite à tout. On aura eu droit à
une fin de semaine des plus cauchemardesques, qui, partie
des espoirs fous nés des promesses d’éléments
nouveaux a abouti à une vaste escroquerie après
que ceux-ci se sont révélés n’être
qu’une vaste manipulation. S’il`est acquis de tous actuellement
en commençant par les amis de ceux qui ont orchestré
cette action de pure propagande qu’il n’y a aucun élément
nouveau susceptible de faire réouvrir le dossier
Norbert ZONGO, de nombreuses interrogations sont sans réponse
quant à leurs motivations et sur les éventuelles
conséquences de cette action sur l’avenir de cette
affaire. Beaucoup de choses restent donc à découvrir
sur les fondements secrets de cette manœuvre tant il est
évident que ceux-ci sont plus déterminants
que ses objectifs avoués.
Pour les plus sceptiques il ne serait pas de trop de faire
observer que c’est Germain B. NAMA, lui-même, qui
dans les colonnes de son journal «L’Evènement»
(édition n°102 du 25 octobre 2006) évente
l’arnaque qu’il a tentée avec MENARD en dévoilant
les stratagèmes mis en place. Excès de confiance
ou excès de zèle… ? Peut-être les deux
à la fois. En page 13, monsieur n’y va pas par quatre
chemins : «La redoutable machine de propagande s’était
mise en branle dès le dépôt de la requête
de RSF…». Les contacts avec Catherine NINA de RFI,
les communiqués rédigés en diverses
langues et envoyés dans toutes les «rédactions
du monde…» etc, puis de raconter par le détail
tout le mécanisme de l’opération avant de
s’attacher à exécuter sa part de boulot tout
en écrivant noir sur blanc à propos des «nouveaux
éléments» de Robert MENARD qu’ils «se
trouvent dans les procès verbaux d’audition qui eux
sont en possession du juge d’instruction…». Donc rien
de nouveau en toute bonne conséquence, surtout pas
de faits nouveaux dont le juge d’instruction n’aurait pas
eu connaissance. Alors à quoi rime tout le ramdam
orchestré ? Un simple moyen de faire de l’agitation
et de l’intoxication à peu de frais.
Ainsi on apprend sous sa plume que le fait de faire des
déclarations contradictoires est une preuve de mensonge
et suffit pour se faire inculper et que c’est à l’inculpé
qu’il «appartient de lever les soupçons qui
pèsent sur lui».
Une manière bien curieuse d’instruire à charge
et à décharge et surtout de mettre en œuvre
la présomption d’innocence. Si ce n’est pas de l’inquisition,
ça y ressemble. A ce qu’on sache, toute personne
soupçonnée dans un délit est considérée
innocente jusqu’à ce qu’on réunisse suffisamment
de preuves pour établir sa culpabilité. Ce
n’est pas le contraire. C’est-à-dire qu’on n’accuse
pas quelqu’un pour lui dire de prouver son innocence faute
de quoi il sera condamné. Or c’est exactement ce
que la CEI a fait ! Elle a soupçonné des personnes
et leur a demandé de prouver leur innocence d’autant
qu’elle n’arrivait pas à réunir suffisamment
d’éléments pour`étayer ses accusations.
Il appartient à l’accusateur d’apporter les preuves
de ses accusations. En la matière, c’était
à la CEI de réunir tous les éléments
pouvant conforter ses opinions et non à ceux qu’elle
a accusé de rechercher et produire les preuves de
leur innocence. Or c’est ainsi qu’elle a fonctionné
devant son incapacité à prouver la culpabilité
de ceux qu’elle a donnés à la vindicte publique.
Une conception bien curieuse de l’instruction judiciaire.
Elle l’est d’autant plus que la CEI choisit délibérément
et arbitrairement qui elle veut dans le lot de tous ceux
dont les déclarations lui paraissent contradictoires.
Si ce n’était pas le cas notre «grand journaliste
d’investigation», Monsieur Germain Bittiou NAMA lui-même
aurait dû aussi figurer sur la liste des suspects
pour avoir menti plus d’une fois dans ce dossier. N’est-ce
pas lui qui avait affirmé, photo à l’appui,
que les assassins avaient utilisé une AK 47, ce qui
s’est avéré inexact par la suite ; n’est-ce
pas lui qui a découvert la 4x4 bleue utilisée
par les tueurs alors que c’était faux ; n’est-ce
pas monsieur NAMA qui approvisionnait la CEI en faux témoins
oculaires ; n’est-ce pas lui qui… En contre-vérités
et en faits insolites dans ce dossier, on peut difficilement
faire mieux que lui. Il devrait donc en toute logique, sa
logique à lui, être sommé de s’expliquer,
faute de quoi il devrait être inculpé. Il le
devrait d’autant qu’on peut lui trouver plein de raisons.
Si «devant le juge, le mensonge entraîne l’inculpation…»
Monsieur NAMA devrait être inculpé pour avoir
menti devant le juge Wens auquel il n’a pas donné
les preuves formelles qu’il disait détenir. «Last
but not the least», pourquoi Monsieur NAMA ment-il
en disant que les élucubrations de son ami MENARD
sont des faits nouveaux, alors qu’il reconnaît dans
le même temps qu’ils étaient connus du juge
?
Pour le reste, Monsieur NAMA est plus à plaindre
qu’autre chose. En effet, affirmer comme il le fait que
François COMPAORE est «le véritable
cerveau du commando de tueurs» n’est ni plus ni moins
qu’un manquement grave aux principes déontologiques
élémentaires du métier de journaliste
et il s’expose par conséquent à des poursuites
judiciaires pour diffamation. Peut-être ne se sent-il
pas concerné par ces règles dans la mesure
où il participe au fonctionnement de «la redoutable
machine de propagande mise en branle dès le dépôt
de la requête de RSF». Personne ne se fait d’illusion
sur ce fait, surtout pas les membres de la CEI dont certains
trouvent qu’il en fait un peu trop avec sa fournée
de faux témoins au moment de leurs enquêtes
et son implication dans la présente campagne qui
porte atteinte à leur intégrité. Que
dire alors de Halidou OUEDRAOGO, président du Collectif
auquel il reproche le fait d’être l’avocat de Oumarou
KANAZOE qu’il présente comme un commanditaire du
crime.
Assurément Nama a beaucoup de choses à dire…
sur ses mensonges, ses actions dans le dossier. Il a aussi
du souci à se faire. Plus que jamais cet homme doit
parler !
Par Cheick AHMED