Avantage à
SFAX
La finale aller de la champions league d’Afrique
s’est jouée dimanche dernier au Stade international
du Caire. Le tenant du titre, le Nadi Al Ahly a été
tenu en échec 1-1 sur ses bases par le cercle sportif
sfaxien du Tunisie. Cette formation qui avait déjà
donné du fil à retordre au National en matches
de poule prend un avantage certain avant le retour à
Sfax le 11 novembre prochain.
Avant cette manche aller, Al Ahly bénéficiait
de tous les suffrages quant à l’issue d’une finale
annoncée promise au vainqueur 2005. Cela fait deux
saisons que le plus grand club cairote produit un football
remarquable en tout point de vue.
Du reste, l’Egypte championne d’Afrique des nations en février
dernier s’est donnée les clés du succès
en ayant huit joueurs du National dans son onze de départ.
C’est dire si l’armada conduite sur le terrain par le duo
Mohamed BARAKAT – Mohamed Abou TREKA est impressionnante
de maîtrise et d’efficacité.
Pourtant, à force d’être présent sur
tous les fronts, Al Ahly va finir par payer un lourd tribut
aux blessures. En 2006, l’équipe n’a jamais pu aligner
son onze type, en raison d’indisponibilités récurrentes
dues à des blessures. Ainsi, seul le solide défenseur
Wael GOMA a participé à toute la campagne
africaine, Mohamed BARAKAT par exemple ne reprenant la route
des stades qu’à la faveur de la demi-finale retour
contre l’ASEC d’Abidjan. Manquant terriblement de rythme,
il a dû céder sa place à l’heure de
jeu lors de cette manche aller, où le Nadi ne fut
jamais en situation de l’emporter.
Le cercle sfaxien a surpris par son football total où
l’ensemble des onze joueurs participent au jeu aussi bien
en phase défensive qu’offensive. Très en jambe
physiquement, son terrible pressing dès le milieu
de terrain a mis au supplice le favori, au point que le
chaud public du Caire a très tôt perdu de la
voix.
C’est justement dans le combat athlétique que Sfax
a pris le dessus, surtout dans les airs où sa défense
centrale fut intraitable. Ajouter à cela sa faculté
à conserver le ballon, à fuir dans les zones
excentrées et à jouer dans les intervalles,
le National s’est très vite senti impuissant.
En tout cas, le champion en titre, nous a paru accuser une
grosse fatigue, en étant incapable de placer les
accélérations fatales dont il n’y a pas si
longtemps, il détenait seul le secret. Or, dans le
haut niveau, lorsque le physique ne suit pas, la technique
s’en remet. Témoin, les passes à contre temps,
les contrôles approximatifs et l’incapacité
à se retourner. A défaut de pouvoir se mettre
dans le sens de la marche, c’est-à-dire obliger l’adversaire
à te regarder dans le dos, le National a dû
se contenter de ce nul, qu’il a en fait arraché péniblement.
Avant d’aller à Sfax, il ne pouvait espérer
meilleur résultat et il a devant lui une douzaine
de jours pour essayer de se refaire une santé physique
et surtout mentale. Car de telles rencontres, très
engagées laissent des traces dans la tête.
D’autant plus que le National se voyait double champion
d’Afrique dès la fin des matches de poule.
Tout reste donc à faire pour cette finale car l’avantage
aux points pris par Sfax ne signifie nullement que l’affaire
pour lui est dans le sac. Pour gagner, il lui faudra jouer
son meilleur football et ne pas connaître durant 90
minutes le moindre relâchement. Fort de son vécu,
de son talent, le National est loin, malgré ce mauvais
résultat, d’avoir abdiqué. Il ira en Tunisie
pour l’emporter.
C’est pourquoi, ce retour s’annonce comme le match de l’année.
Certes, Sfax pourrait se contenter d’un nul blanc qui lui
offrira le trophée à la faveur du but réussi
à l’extérieur. Mais avec toute expérience
accumulée par le Nadi désigné club
africain du siècle dernier, les Tunisiens auront
tort de jouer le nul. S’il lui arrivait d’abandonner le
jeu à son adversaire, il ne fait aucun doute, il
court au-devant de cruelles désillusions.
Mais on sent chez lui une certaine assurance matérialisée
par les scènes de joie du staff et des joueurs au
coup de sifflet final au Caire. Ils ont laissé éclaté
un tel enthousiasme comme si la coupe avait déjà
choisi son camp. Sûr que revenir de chez Ahly avec
un nul constitue une performance de premier ordre. Toutefois
pour ce club de second zone tunisien, le plus dur est encore
devant. S’il affiche le même volume athlétique
qu’à aller, il aurait une vraie chance. A contrario,
s’il n’est pas souverain dans ce secteur, le National peut
inverser la tendance.
Pour l’heure l’avantage est aux Sfaxiens, pas seulement
en raison du score, mais surtout en raison de son jeu, car
il fut très souvent dominateur. Et comme on n’a rarement,
pour une équipe de son niveau en tout cas, l’occasion
d’être si proche du trophée de clubs le plus
convoité en Afrique, il sacrifiera tout pour ce rendez-vous
capable de changer son destin.
Contrairement à Al Ahly, Sfax ne joue pas sur tous
les tableaux. Il n’est pas tenu d’être chaque saison
champion de Tunisie puisque cette obligation revient à
l’Espérance et accessoirement à l’Etoile du
Sahel et au Club africain. Sûr en conséquence,
qu’il va snober la compétition locale pour bien préparer
ce match si capital pour lui.
Par Idriss SEMDE
SPORTISSIMO
Top de départ du Tour 2007
Le
tout nouveau directeur sportif du Tour de France, Christian
PRUDHOMME a dévoilé le parcours de l’édition
2007 mercredi dernier. Le Tour qui partira le 7 juillet
d’Angleterre arrivera le 29 juillet 2007 sur les champs
Elysées, après que le peloton ait couvert
3547 kilomètres de plat et de côte. L’édition
2007 sera courue dans le sens des aiguilles d’une montre,
ce qui veut dire que les coureurs aborderont les Alpes avant
les Pyrénées, vont franchir 21 cols et arriveront
trois fois en altitude. Pour l’heure, on ne sait pas si
l’Allemand Jan ULLRICH et l’Italien Ivan BASSO seront de
la partie. Accusés qu’ils sont dans le scandale de
dopage organisé par un laboratoire espagnol. Quatre
favoris sans eux se détachent. L’Allemand Andréa
KLODEN, le Kazakh Alexandre VINOKOUROV et les Espagnols
Alejandro VALVERDE et Oscar Pereiso SIO.
Première pour FEDERER
Il
est et de loin le meilleur joueur de tennis au monde. Mais
curieusement le Suisse Roger FEDERER n’avait jamais en sept
ans remporté le tournoi ATP de Bale, autrement dit
de sa ville natale. Aussi pour se donner tous les atouts
cette année, il a habité à l’hôtel
comme tous les autres joueurs, alors que les courts réservés
à la compétition sont situés à
quelques pas de son domicile. Il faut dire qu’il a eu raison
d’agir ainsi, puisqu’il a vaincu le signe indien en s’imposant
nettement en finale face au Chilien Fernando GONZALEZ en
trois manches 6-3, 6-2, 7-6. Roger FEDERER qui en est à
son 85e match victorieux en 2006 pour seulement 4 défaites
est le grandissime favori du tournoi de Paris-Bercy débuté
lundi dernier.
Dans un fauteuil
C’est tranquillement assis dans un fauteuil chez lui que
le Français Sebastian LOEB a empoché son troisième
titre d’affilée de champion du monde rallye des pilotes.
L’Alsacien victime d’une fracture du bras n’a pu prendre
part aux deux dernières épreuves courues en
Turquie et en Australie. Le Finlandais Marcus GRONHOLM,
son seul rival à la course au titre n’a fini que
5e après une sortie de route qui l’a retardé
de plus de 12 minutes. Or, pour espérer coiffer LOEB,
GRONHOLM devrait finir obligatoirement sur le podium en
Australie et lors des 15e et 16e courses restant à
disputer. LOEB qui a battu cette année, le record
du nombre de victoires en rallye, 28 au total contre 25
au précédent détenteur, l’Espagnol
Carlos SAINZ essayera l’année prochaine d’égaler
le record de victoires de champion du monde, quatre au total,
propriété du Finlandais Tommy MAKKINEN.
Dénouement inattendu
La dernière course de la saison 2006 de moto GP était
importante pour les deux coureurs à la lutte pour
le titre de champion du monde. L’Italien Valentino ROSSI,
1er au classement avec 8 points d’avance sur l’Américain
Nicky HAYDEN. Rossi, cinq fois de suite champion du monde
dans la catégorie reine partait naturellement avec
les faveurs des connaisseurs. Hélas pour le docteur,
il chute dès le 4e tour et ne pourra plus revenir
dans la course, terminant finalement à la 13e place.
Son concurrent lui finit 3e d’une course gagnée par
l’Australien Troy BAYLISS. HAYDEN gagne à 23 ans
son premier titre de champion du monde des 500 cm3.
Coup d’envoi hier
Le
top de départ de la saison 2006-2007 de la NBA, le
championnat américain de basket ball a été
donné hier. Pour une des rares fois, il est hasardeux
de dégager des favoris, tant les mouvements de gros
calibres à l’inter-saison se sont fait rares. A noter
seulement le passage du pivot des Détroit Pistons,
Ben WALLACE chez les Chicago Bulls. Ce qui fait de l’ancienne
équipe de Michael JORDAN, un des prétendants
à l’Est avec le champion en titre en titre, les Miami
Heat. Les Heat qui ont gardé leurs deux stars Shaquille
O’NEIL et Dwayne WADE vont tenter de remporter une deuxième
bague d’affilée. A l’Ouest, trois franchises se détachent.
Le finaliste de l’année dernière les Dallas
Mavericks, les San Antonio Spurs de Tony PARKER et les Phœnix
Suns.
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