L'opinion N°473
du 1er au 07 Novembre 2006

Sport

Finale ligue africaine des champions 2006


Avantage à SFAX

La finale aller de la champions league d’Afrique s’est jouée dimanche dernier au Stade international du Caire. Le tenant du titre, le Nadi Al Ahly a été tenu en échec 1-1 sur ses bases par le cercle sportif sfaxien du Tunisie. Cette formation qui avait déjà donné du fil à retordre au National en matches de poule prend un avantage certain avant le retour à Sfax le 11 novembre prochain.

Avant cette manche aller, Al Ahly bénéficiait de tous les suffrages quant à l’issue d’une finale annoncée promise au vainqueur 2005. Cela fait deux saisons que le plus grand club cairote produit un football remarquable en tout point de vue.
Du reste, l’Egypte championne d’Afrique des nations en février dernier s’est donnée les clés du succès en ayant huit joueurs du National dans son onze de départ. C’est dire si l’armada conduite sur le terrain par le duo Mohamed BARAKAT – Mohamed Abou TREKA est impressionnante de maîtrise et d’efficacité.
Pourtant, à force d’être présent sur tous les fronts, Al Ahly va finir par payer un lourd tribut aux blessures. En 2006, l’équipe n’a jamais pu aligner son onze type, en raison d’indisponibilités récurrentes dues à des blessures. Ainsi, seul le solide défenseur Wael GOMA a participé à toute la campagne africaine, Mohamed BARAKAT par exemple ne reprenant la route des stades qu’à la faveur de la demi-finale retour contre l’ASEC d’Abidjan. Manquant terriblement de rythme, il a dû céder sa place à l’heure de jeu lors de cette manche aller, où le Nadi ne fut jamais en situation de l’emporter.
Le cercle sfaxien a surpris par son football total où l’ensemble des onze joueurs participent au jeu aussi bien en phase défensive qu’offensive. Très en jambe physiquement, son terrible pressing dès le milieu de terrain a mis au supplice le favori, au point que le chaud public du Caire a très tôt perdu de la voix.
C’est justement dans le combat athlétique que Sfax a pris le dessus, surtout dans les airs où sa défense centrale fut intraitable. Ajouter à cela sa faculté à conserver le ballon, à fuir dans les zones excentrées et à jouer dans les intervalles, le National s’est très vite senti impuissant.
En tout cas, le champion en titre, nous a paru accuser une grosse fatigue, en étant incapable de placer les accélérations fatales dont il n’y a pas si longtemps, il détenait seul le secret. Or, dans le haut niveau, lorsque le physique ne suit pas, la technique s’en remet. Témoin, les passes à contre temps, les contrôles approximatifs et l’incapacité à se retourner. A défaut de pouvoir se mettre dans le sens de la marche, c’est-à-dire obliger l’adversaire à te regarder dans le dos, le National a dû se contenter de ce nul, qu’il a en fait arraché péniblement.
Avant d’aller à Sfax, il ne pouvait espérer meilleur résultat et il a devant lui une douzaine de jours pour essayer de se refaire une santé physique et surtout mentale. Car de telles rencontres, très engagées laissent des traces dans la tête. D’autant plus que le National se voyait double champion d’Afrique dès la fin des matches de poule.
Tout reste donc à faire pour cette finale car l’avantage aux points pris par Sfax ne signifie nullement que l’affaire pour lui est dans le sac. Pour gagner, il lui faudra jouer son meilleur football et ne pas connaître durant 90 minutes le moindre relâchement. Fort de son vécu, de son talent, le National est loin, malgré ce mauvais résultat, d’avoir abdiqué. Il ira en Tunisie pour l’emporter.
C’est pourquoi, ce retour s’annonce comme le match de l’année. Certes, Sfax pourrait se contenter d’un nul blanc qui lui offrira le trophée à la faveur du but réussi à l’extérieur. Mais avec toute expérience accumulée par le Nadi désigné club africain du siècle dernier, les Tunisiens auront tort de jouer le nul. S’il lui arrivait d’abandonner le jeu à son adversaire, il ne fait aucun doute, il court au-devant de cruelles désillusions.
Mais on sent chez lui une certaine assurance matérialisée par les scènes de joie du staff et des joueurs au coup de sifflet final au Caire. Ils ont laissé éclaté un tel enthousiasme comme si la coupe avait déjà choisi son camp. Sûr que revenir de chez Ahly avec un nul constitue une performance de premier ordre. Toutefois pour ce club de second zone tunisien, le plus dur est encore devant. S’il affiche le même volume athlétique qu’à aller, il aurait une vraie chance. A contrario, s’il n’est pas souverain dans ce secteur, le National peut inverser la tendance.
Pour l’heure l’avantage est aux Sfaxiens, pas seulement en raison du score, mais surtout en raison de son jeu, car il fut très souvent dominateur. Et comme on n’a rarement, pour une équipe de son niveau en tout cas, l’occasion d’être si proche du trophée de clubs le plus convoité en Afrique, il sacrifiera tout pour ce rendez-vous capable de changer son destin.
Contrairement à Al Ahly, Sfax ne joue pas sur tous les tableaux. Il n’est pas tenu d’être chaque saison champion de Tunisie puisque cette obligation revient à l’Espérance et accessoirement à l’Etoile du Sahel et au Club africain. Sûr en conséquence, qu’il va snober la compétition locale pour bien préparer ce match si capital pour lui.
Par Idriss SEMDE

SPORTISSIMO

Top de départ du Tour 2007
Le tout nouveau directeur sportif du Tour de France, Christian PRUDHOMME a dévoilé le parcours de l’édition 2007 mercredi dernier. Le Tour qui partira le 7 juillet d’Angleterre arrivera le 29 juillet 2007 sur les champs Elysées, après que le peloton ait couvert 3547 kilomètres de plat et de côte. L’édition 2007 sera courue dans le sens des aiguilles d’une montre, ce qui veut dire que les coureurs aborderont les Alpes avant les Pyrénées, vont franchir 21 cols et arriveront trois fois en altitude. Pour l’heure, on ne sait pas si l’Allemand Jan ULLRICH et l’Italien Ivan BASSO seront de la partie. Accusés qu’ils sont dans le scandale de dopage organisé par un laboratoire espagnol. Quatre favoris sans eux se détachent. L’Allemand Andréa KLODEN, le Kazakh Alexandre VINOKOUROV et les Espagnols Alejandro VALVERDE et Oscar Pereiso SIO.

Première pour FEDERER
Il est et de loin le meilleur joueur de tennis au monde. Mais curieusement le Suisse Roger FEDERER n’avait jamais en sept ans remporté le tournoi ATP de Bale, autrement dit de sa ville natale. Aussi pour se donner tous les atouts cette année, il a habité à l’hôtel comme tous les autres joueurs, alors que les courts réservés à la compétition sont situés à quelques pas de son domicile. Il faut dire qu’il a eu raison d’agir ainsi, puisqu’il a vaincu le signe indien en s’imposant nettement en finale face au Chilien Fernando GONZALEZ en trois manches 6-3, 6-2, 7-6. Roger FEDERER qui en est à son 85e match victorieux en 2006 pour seulement 4 défaites est le grandissime favori du tournoi de Paris-Bercy débuté lundi dernier.

Dans un fauteuil
C’est tranquillement assis dans un fauteuil chez lui que le Français Sebastian LOEB a empoché son troisième titre d’affilée de champion du monde rallye des pilotes. L’Alsacien victime d’une fracture du bras n’a pu prendre part aux deux dernières épreuves courues en Turquie et en Australie. Le Finlandais Marcus GRONHOLM, son seul rival à la course au titre n’a fini que 5e après une sortie de route qui l’a retardé de plus de 12 minutes. Or, pour espérer coiffer LOEB, GRONHOLM devrait finir obligatoirement sur le podium en Australie et lors des 15e et 16e courses restant à disputer. LOEB qui a battu cette année, le record du nombre de victoires en rallye, 28 au total contre 25 au précédent détenteur, l’Espagnol Carlos SAINZ essayera l’année prochaine d’égaler le record de victoires de champion du monde, quatre au total, propriété du Finlandais Tommy MAKKINEN.

Dénouement inattendu
La dernière course de la saison 2006 de moto GP était importante pour les deux coureurs à la lutte pour le titre de champion du monde. L’Italien Valentino ROSSI, 1er au classement avec 8 points d’avance sur l’Américain Nicky HAYDEN. Rossi, cinq fois de suite champion du monde dans la catégorie reine partait naturellement avec les faveurs des connaisseurs. Hélas pour le docteur, il chute dès le 4e tour et ne pourra plus revenir dans la course, terminant finalement à la 13e place. Son concurrent lui finit 3e d’une course gagnée par l’Australien Troy BAYLISS. HAYDEN gagne à 23 ans son premier titre de champion du monde des 500 cm3.

Coup d’envoi hier
Le top de départ de la saison 2006-2007 de la NBA, le championnat américain de basket ball a été donné hier. Pour une des rares fois, il est hasardeux de dégager des favoris, tant les mouvements de gros calibres à l’inter-saison se sont fait rares. A noter seulement le passage du pivot des Détroit Pistons, Ben WALLACE chez les Chicago Bulls. Ce qui fait de l’ancienne équipe de Michael JORDAN, un des prétendants à l’Est avec le champion en titre en titre, les Miami Heat. Les Heat qui ont gardé leurs deux stars Shaquille O’NEIL et Dwayne WADE vont tenter de remporter une deuxième bague d’affilée. A l’Ouest, trois franchises se détachent. Le finaliste de l’année dernière les Dallas Mavericks, les San Antonio Spurs de Tony PARKER et les Phœnix Suns.

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