Qu'il peut être perspicace
le citoyen lambda !Tenez ; samedi 21 octobre dernier à
la suite de la "revue de presse" en langue nationale
d'une des nombreuses radios FM de la capitale, un homme
attablé, dans un de ces innombrables "kiosques"
aux noms évocateurs de la foi religieuse des Burkinabè
a lâché ceci : "Il ment comme un sorcier
!". Puis d'ajouter dans la foulée "N'est-ce
pas dans son village que son "ami" a été
tué ? Il croit qu'on boit l'eau par les narines ou
quoi ? Combien y a-t-il de villages dans le pays pour que
ce soit dans son village!!!". Un autre d'ajouter dans
la foulée "pour oser accuser aussi bêtement
KANAZOE dans cette affaire ce type-là doit forcément
se reprocher quelque chose dans ce qui s'est passé…
Ce n'est pas la peine !".
Aussi sec le débat a pris de l'ampleur reléguant
en fond sonore la revue de presse. "On a compris ;
il veut lui aussi se faire appeler par KANAZOE". Le
moins que l'on puisse dire c'est que l'opinion publique
a des avis très tranchés sur la dernière
sortie de Robert MENARD, œuvrant à l'occasion en
tandem avec Germain B. NAMA, le pourvoyeur de la CEI en
témoins. Vous l'aurez compris, le "il"
qui soulève l'ire des uns et des autres c'est ce
dernier et l'objectif de ces propos très vifs, son
article qui incrimine Oumarou KANAZOE dans le drame de Sapouy.
Autant dire que l'opération de propagande qu'il conduit
avec MENARD tourne en eau de boudin et qu'elle vient comme
une preuve supplémentaire de ce que les premiers
coupables dans l'Affaire Norbert ZONGO sont sous nos yeux
et sont au nombre de ceux qui cherchent à en profiter
pour leur propre programme de développement. Les
Burkinabè ne sont pas dupes et à force de
s'échiner comme ils le font, certains activistes
vont convaincre le dernier cercle de ceux qui sont encore
réservés.
N'est-il pas vrai que les coupables des crimes sont à
rechercher au nombre de ceux auxquels ils profitent ? Tout
le ramdam qu'ils font devrait inciter à regarder
un peu de plus près dans leurs affaires.
Le bon peuple ne s'y est pas trompé. Il va si souvent
chercher de quoi forger ses opinions si près de nous
que nous y perdons notre latin au point d'en rire… Et pourtant
!